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vendredi 14 septembre 2018

[Chronique] Satan - Cruel Magic

Difficile de faire plus culte que les anglais de Satan quand on parle de NWOBHM, difficile aussi de faire plus chaotique comme carrière, car malheureusement, malgré la brillance de son premier opus de 1983 Court in the Act, Satan a eu une trajectoire intermittente et fragmentée, entre changements de personnels, changements de nom s'accompagnant souvent de changements de style, il est quasiment impossible de résumer tout ça de manière claire et c'est bien évidemment ce qui a empêché le groupe d'avoir la carrière qu'il aurait du avoir, lui offrant juste le statut de groupe culte et légendaire.
Pourtant, contre toute attente, et après trente ans de bordel, il y a eu un miracle, Satan est parvenu à revenir avec son line-up de 83 afin de s'offrir l'un des plus improbables come-back de l'histoire du Heavy Metal, car Satan n'est pas revenu pour prendre des chèques en festival en jouant sur la fibre nostalgique comme des vieux cyniques, Satan est revenu pour botter des culs à la chaîne et donner la leçon aux petits cons du neo-vintage, avec sincérité et intégrité, et l'amour du travail bien fait, les excellents Life Sentence en 2013 et Atom by Atom deux ans plus tard ne faisant que renforcer leur statut de légende...

mercredi 16 mai 2018

[Chronique] Angelus Apatrida - Cabaret de la Guillotine

Il y a une dizaine d'années le Thrash était partout, toute une nouvelle génération de jeunes groupes biberonnée au Thrash des années 80 formait un mouvement que l'on a subtilement appelé le Re-Thrash, c'était pas du génie, juste de vieilles recettes passées sous le spectre de la modernité avec des productions puissantes et actuelles, mais le mouvement apportait un vent de fraîcheur à une scène qui en avait bien besoin, les labels se sont mis à signer tout et n'importe quoi du moment que le groupe jouait pas trop mal et avait un nom cool, et même certains vieux seconds couteaux oubliés depuis la fin des années 80 en avaient profité pour tenter un comeback, et puis comme toutes les modes, la hype s'est lentement mais surement éteinte, le Re-Thrash est presque mort, et seuls quelques gros poissons (et encore, gros à l'échelle du Thrash, donc ceux qui gagnent à peine de quoi payer le loyer chaque mois avec leur musique) subsistent, Angelus Apatrida est de ceux là, l'une des forces majeures d'un mouvement aujourd'hui en état de mort cérébrale, un groupe dans une situation particulière, puisque les espagnols sont depuis quelques temps à la recherche du son de la maturité, et autant le dire tout de suite, ce n'est pas avec Cabaret de la Guillotine qu'ils l'ont trouvé.

mercredi 14 mars 2018

[Chronique] Judas Priest - Firepower

La carrière de Judas Priest depuis vingt-cinq ans ressemble à une mauvaise franchise de slashers de série B (ou Z plutôt), à chaque fois tu crois que le bogeyman est mort à la fin du film mais il revient toujours pour un film suivant toujours plus nul que le précédent.
Judas Priest était donc mort en 1992 quand Rob Halford s'était barré, mais il est revenu à la vie dix ans plus tard après l'échec de la carrière solo du Metal God, Judas Priest était également mort en 2008 après le dégueulasse Nostradamus, Judas Priest était re-re-mort vers 2011 après le départ de K.K Downing et la grosse arnaque de sa putain de """tournée d'adieux""" où ils ont fait passé les fans à la caisse tout en sachant très bien que ce n'était pas encore tout à fait terminé, et puis il y a eu Redeemer of Souls, encore une autre dégueulasserie où le groupe était vieux, usé, fatigué, à la ramasse et incapable de sortir un bon riff, cette fois on pouvait penser que c'était la bonne... sauf que non, et vous savez ce qui se passe quand une franchise autrefois à succès est au fond du trou et qu'il faut continuer à faire du pognon? ouais, tout à fait, c'est l'heure du reboot!!!!

jeudi 22 février 2018

[Chronique] Visigoth - Conqueror's Oath

Le problème avec les groupes de Heavy-Retro ou de Neo-vintage, c'est qu'ils ont, pour la plupart, énormément de mal à produire un deuxième album qui soit aussi bon que le premier, ou tout du moins un second album qui apporterait une certaine plus-value, car c'est bien gentil de vouloir revenir trente ans en arrière et reproduire l'esthétique des années 80 en piquant les riffs et les structures des grands anciens sans malheureusement en avoir l'attitude, c'est d'ailleurs très facile et à la mode en ce moment, mais quand il s'agit d'aller plus loin que de la pompe en forme d'hommage, tout de suite ça a tendance à se chier dessus, bref, Visigoth avait déboulé en 2015 avec un The Revenant King comme une réponse américaine à Grand Magus, un Heavy/Doom évidemment à l'ancienne et particulièrement référencé qui avait fait son petit effet à l'époque, et un groupe qui doit donc passer le test du fameux second album avec Conqueror's Oath, réussite ou pas?

lundi 6 novembre 2017

[Chronique] Sons of Crom - The Black Tower

Il y a déjà trois ans j'étais tombé sous le charme du premier album de Sons of Crom, un duo composé d'un finlandais et d'un suédois qui revisitait avec son Riddle of Steel la période viking de Bathory en y ajoutant deux-trois trucs à eux et une petite pincée de modernité, pas beaucoup cependant, Sons of Crom demeurant un fan absolu de l'oeuvre de Quorthon et son Heavy/Doom épique à forte coloration Folk restait malgré tout dans le trip nostalgique de la vague neo-vintage, ceci n'a pas forcément changé avec ce nouvel album, The Black Tower est toujours aussi influencé par Conan le Barbare et Bathory, mais cette fois-ci avec encore plus d'influences versées dans le chaudron, donnant un curieux amalgame qui s'avérera parfois... étrange.

mercredi 21 juin 2017

[Chronique] Kobra and the Lotus - Prevail I

C'est l'histoire d'un groupe de Power mélodique très influencé par le Heavy traditionnel que le label veut à tout prix transformer en un nouvel Amaranthe ou un nouveau Delain, parce qu'il semblerait qu'on ait pas déjà suffisamment de groupes de merde en ce moment.
Ce groupe tiraillé entre velléités métalliques et... la necessité de faire du pognon pour lui et pour label afin que l'affaire soit viable, c'est Kobra and the Lotus, petit groupe canadien sympa de Heavy à l'ancienne qui surfe sur la vague d'un certain revival du Metal traditionnel à chanteuse, parce que ouais, si vous n'avez pas compris, Kobra and the Lotus est un groupe qui vaut pour la personnalité et le charisme de sa chanteuse (notons qu'en languge de chroniqueur, si on vous dit qu'une chanteuse est charismatique, c'est juste une manière polie de dire qu'elle est bonne), ce qui explique surement la volonté du label de markéter le groupe comme une espèce de nouveau Lacuna Coil, quoi, elle est plus assez fraîche pour vous la Scabbia? il vous faut le modèle blond et plus jeune? putain de jeunisme...

jeudi 15 juin 2017

[Chronique] Unleash the Archers - Apex

Fun, sympa, sans réellement de consistance, voilà ce qu'est Unleash the Archers depuis dix ans, un groupe de Power sympa qui a déjà sorti trois albums tous facilement oubliable malgré une certaine qualité et un bon petit potentiel sympathie, il faut dire aussi que la bande à Brittney Slayes (ouais c'est du Power et y'a donc du nom de scène bien kitsch) ne se prend pas du tout au sérieux et a toujours pratiqué une certaine forme d'auto-dérision plutôt rafraîchissante dans le genre, le fait de naviguer dans certains délires nerdy lui a permis de ce créer sa petite niche confortable dans le Power Metal épique kitsch à mort et over-the-top, trop confortable peut-être, car pour fêter ses dix ans de carrière, Unleash the Archers a décidé de sortir un album sérieux, plutôt une bonne idée dans la mesure où Apex est clairement le meilleur disque du groupe à ce jour, et oserai-je dire, le premier qui puisse vraiment être qualifier de très bon.

samedi 25 juin 2016

[Chronique] Denner / Shermann - Masters of Evil

Bon, et sinon ça en est où Mercyful Fate?
Nulle part? Toujours pas?
Ça commence à faire long quand même...
Bref, quelque chose me dit que ça sent pas bon et qu'on est pas près d'avoir du neuf du côte de Mercyful Fate, et que ça n'arrivera jamais, heureusement, voilà le premier album de Denner/Shermann, qui comme son nom l'indique subtilement, est composé de... Denner et Shermann (duh!), les deux guitaristes du line-up classique de Mercyful Fate, enfin réunis de nouveau après la courte incartade Force of Evil il y a déjà plus de dix ans, et comme l'indique la pochette, réalisée également par Thomas Holm, qui ressemble quand même vachement à celle de Don't Break the Oath, aujourd'hui on va parler de Heavy Metal à l'ancienne, ne cherchez pas une once de modernité ici, ce n'est absolument pas le but du projet...

lundi 18 janvier 2016

[Chronique] Rhapsody of Fire - Into the Legend

Cela faisait quelques temps qu'on avait plus trop entendu parler de Rhapsody of Fire, qui vivait depuis le grand schisme de 2011 dans l'ombre de l'autre Rhapsody de Luca Turilli, là ou son ancien guitariste avait brillé avec son Ascending to Infinity, Staropoli et ses potes avaient répondu par un piteux Dark Wings of Steel, avantage Turilli, et la messe semblait dite, sauf que... non en fait, rien n'est jamais gravé dans le marbre dans cet affrontement épique entre les deux titans du kitsch.
L'année dernière, Luca Turilli s'était pris les pieds dans le tapis avec un Prometheus quelque peu daubé, en tout cas largement en dessous de son précédent album, mais de là à espérer que Rhapsody of Fire puisse reprendre l'avantage, il y avait une marge, et là, sans spoiler, je vous l'annonce direct, Into the Legend est plutôt une réussite, le genre d'album que l'on n'osait plus espérer de la part d'un groupe que l'on pensait définitivement à la ramasse, les temps changent, et il ne faut jamais enterrer ces italiens amateurs de dragons magiques et de légendes douteuses.

mercredi 6 janvier 2016

[Chronique] Primal Fear - Rulebreaker

Inébranlable, inoxydable, insubmersible, indécrottable, revoilà Primal Fear, ouais, encore, pour ce qui est en train de devenir un vieux marronnier de ce blog, tous les deux ans en janvier, je vous chronique la nouvelle livraison des allemands pour débuter l'année, on y peut rien, c'est comme ça, la horde teutonne d'über-warriors du Heavy Metal ne lâchera jamais l'affaire et reviendra inlassablement à l'assaut, tant pis si de plus en plus de monde s'en bat les couilles sévère, bah ouais, ça devient un peu lassant à la longue.
Bref, je vous renvoie à la chronique du précédent album Delivering the Black pour une présentation plus exhaustive du groupe, on va tout de suite attaquer cette chronique, où, bien entendu, j'aurai tout a fait pu vous ressortir tout ce que j'avais écrit il y a deux ans tant ce Rulebreaker est en tout point similaire à son prédécesseur.

vendredi 23 octobre 2015

[Chronique] Vhöl - Deeper Than Sky

Plus qu'un super-groupe, Vhöl est surtout un collectif rassemblant plein de gens biens, l'excellente bassiste de Hammers of Misfortune Sigrid Sheie, l'excellent guitariste John Cobbett, également chez les Hammers, l'excellent batteur d'Agalloch Aesop Dekker, et l'excellent chanteur de Yob, Mike Scheidt, ce qui nous fait un sacré paquet d'excellentes personnes dans un seul groupe, conséquence logique, le premier album éponyme du groupe sorti en 2013 était excellent, pour que je place ça aussi haut dans mon Top 20 de fin d'année, vous imaginez bien que ça défonçait ta mère.
Deux ans plus tard, même groupe pour un album sensiblement différent du premier, avec le même niveau d'excellence? bah ouais, pas de suspense ici, Deeper than Sky c'est à la fois complètement différent et assez proche du premier album, on ne pourra pas leur reprocher d'avoir fait deux fois le même disque, et ce qui est tout bonnement ridicule, c'est que même si la formule a changé, c'est toujours aussi bien.

mercredi 23 septembre 2015

[Chronique] Metal Allegiance - Metal Allegiance

Les temps sont durs ma bonne dame, y'a plus de saison, tout augmente, c'était mieux avant, et surtout, surtout, y'a plus d'argent dans le Metal, enfin, dans la musique en général, mais c'est particulièrement criant dans le Metal, et de ce fait, les musiciens se doivent de trouver d'autres sources de revenus en dehors de leurs groupes respectives, c'est ainsi qu'on a assisté à l'émergence de tout un tas de All-star bands, bah ouais, vous prenez quelques musiciens connus pour un projet en commun, et vous pouvez être sûr que ça va attirer les fans des différents groupes, d'emblée, le marché est assez large et vous trouverez toujours des couillons pour acheter n'importe quelle galette sur laquelle joue leur guitariste ou chanteur préféré, c'est aussi un bon plan pour les labels qui trouvent un produit très facile à marketer, il suffit de mettre l'accent sur l'aspect événementiel du projet et de jouer sur le côté all-stars, tout le monde y gagne, sauf généralement le fan qui se retrouve généralement à écouter une merde.

vendredi 11 septembre 2015

[Chronique] Stratovarius - Eternal

Il est loin le temps de l'âge d'or du Power Speed mélodique, ça fait plus de dix ans que le monde entier est passé à autre chose, ce qui n'empêche pas Stratovarius de continuer l'aventure, pourquoi? bof, je ne sais pas trop, le fait que le groupe ait encore une fan-base plus ou moins conséquente doit permettre au combo finlandais de tirer encore suffisamment de revenus, capitaliser sur son âge d'or et sa réputation doit être une stratégie commerciale acceptable.
Après le chaos aux alentours de 2004/2005, qui avait accouché d'un album éponyme en forme de suicide artistique suivit du départ de son maître à penser Timo Tolkki, Stratovarius avait miraculeusement survécu et avait su remonter la pente avec un nouveau guitariste et deux albums pas mauvais du tout, Polaris et Elysium, le groupe avait recommencé à émuler la formule Tolkki de la fin des années 90, comme une base sûre et confortable à laquelle il fallait revenir en cas de problème, c'était pas brillant, mais le fan était content de retrouver un peu d'allant chez son ancien groupe de Speed mélodique préféré, et puis il y a eu Nemesis, une foirade qui prouvait une fois de plus que quand Stratovarius essayait de changer sa formule, ça partait immédiatement en couilles, et suivant la tradition du groupe quand ça va mal, vous savez déjà ce qu'il va se passer avec Eternal, ouais, c'est l'heure du rétropédalage et du fameux retour aux notions de base.

samedi 10 janvier 2015

[Chronique] Satan's Host - Pre-dating God (part 1 & 2)

La vie est un éternel recommencement.
Où en serait Satan's Host si Harry Conklin (Jag Panzer, Titan Force) n'était pas revenu au bercail en 2009? surement nulle part, surement encore en train de faire du Black/Death plutôt médiocre et quelconque, une bonne idée qu'a eu le guitariste Patrick Evil que de rapatrier son chanteur original, surement le vocaliste le plus sous-estimé du Power Metal.
Avec ce bon vieil Harry, alias Leviathan Thisiren, alias encore The Tyrant (ouais, on aime bien les pseudo à la con chez Satan's Host, dont un batteur qui s'appelle Evil Little Hobbit, #Facepalm), le combo américain est finalement revenu à ce qu'il sait faire de mieux, du Power Metal Evil et menaçant, qui bien évidemment nous renvoie au premier album, Metal from Hell (1986), un Power Metal, assez théâtral, où viennent se greffer de discrètes mais gouleyantes références au Black/Death qui les a occupé pendant la dizaine d'années de la période L.C.F. Elixir (décidément, ce groupe à des chanteurs aux pseudos bien bizarres).
By the end of the Devil, puis Virgin Sails en 2013, avaient démontré la capacité de Satan's Host à se réinventer, à changer, pour le meilleur, et deux ans plus tard, c'est par un double album chargé jusqu'à la gueule que les américains font leur retour dans les bacs... Wait, un double album? alors que le principal reproche que l'on pouvait émettre à l’encontre de Virgin Sails était justement sa longueur excessive? curieuse idée, et bien entendu, vous tenez là le premier défaut de ce double album des américains, le premier, car pour la première fois depuis le retour de Conklin, on retiendra plus les défauts que les qualités de ce Pre-dating God.

vendredi 5 décembre 2014

[Chronique] Primordial - Where Greater Men Have Fallen

La grande question qui se pose à chaque nouvel album de Primordial, est de savoir si un jour les irlandais sortiront un mauvais disque, car difficile de trouver plus consistant dans le Metal actuel que la horde emmenée par Alan Averill, surtout depuis 2007 et la sortie de l'immense monument To the Nameless Dead.
L'appréhension est d'autant plus légitime que, soyons sérieux, il est très peu probable que Primordial atteigne à nouveau un tel niveau de qualité, mais fort heureusement, surement conscient de cet état de fait, les irlandais ont, depuis 2007, choisi de rester dans la même veine que To the Nameless Dead, ce qui nous a donné un Redemption at the Puritan's Hand particulièrement bon, mais également un peu en dessous de son illustre prédécesseur, comme quoi il est difficile d'enchaîner après un chef-d'oeuvre, désormais, chaque nouvel album de Primordial sera comparé à To the Nameless Dead, c'est dommage et quelque peu réducteur, mais c'est ainsi.
Heureusement, Primordial est un groupe talentueux et plutôt malin, du genre à poursuivre sur la même voie, mais en apportant quelques petits changements mineurs à leur musique, pas grand chose, certes, mais juste ce qu'il faut pour que chaque nouvel album se suffise à lui même sans que l'on soit trop tenté de le comparer avec son encombrant aîné.
C'est précisément ce que fait Where Greater Men Have Fallen, déjà le huitième album mine de rien, perpétuer la légende, œuvrer dans un style très caractéristique, sans forcément faire dans la simple redite, en parvenant à donner à ce nouveau disque une personnalité propre, et à ce petit jeu-là, de plus grands hommes sont tombés là où Primordial parvient à maintenir un niveau de qualité largement supérieur à la concurrence...

mardi 2 décembre 2014

[Chronique] Panzer - Send Them All To Hell

Les temps sont durs, c'est la crise, les ventes de disques continuent de s'écrouler, et la surproduction actuelle contribue à diminuer encore davantage les revenues des groupes, la solution que certains ont trouvé est d'ajouter encore à la surproduction en se lançant dans des projets annexes, et c'est donc sans surprise que l'on assiste à la création de super-groupes rassemblant quelques légendes le temps d'un projet éphémère destiné à cachetonner sur le dos des fans.
Marketé par Nuclear Blast comme le nouveau super-groupe légendaire germanique qui va vous défoncer la gueule avec du réchauffé, voici le très originalement nommé Panzer, enfin, non en fait, les gars se sont surement rendus compte en cours de route que le nom Panzer était déjà utilisé par au moins une bonne centaine de groupe dans le monde, ils ont du rajouter à l'arrache un complément dans le logo, officieusement, c'est Panzer tout court, officiellement, ce sera donc The German Panzer pour éviter les problèmes juridiques.
Bref, ce Panzer rassemble un trio de légende, le chanteur bassiste de Destruction, Schmier, et deux Accept, le batteur Stefan Schwarzmann et surtout le guitariste Herman Frank, un peu sous exploité dans son groupe d'origine et bien décidé à démontrer à Wolf Hoffmann qu'il sait aussi composer du bon Heavy Metal, ah oui, j'vous l'avais pas dit, mais Panzer, c'est pas du Thrash à la Destruction, c'est du bon vieux Heavy à l'ancienne...

mardi 11 mars 2014

[Chronique] Nocturnal Breed - Napalm Nights

Après avoir sortie trois albums en peu de temps vers la fin des années 90, la horde norvégienne Nocturnal Breed est devenue un groupe de feignasse, ayant désormais adopté un rythme confortable d'un album tous les sept ans, un rythme donc ferait bien de s'inspirer quelques groupes qui nous abreuvent de sorties médiocres, car avec Nocturnal Breed, l'attente n'est jamais vaine.
C'est ainsi qu'en 2007, sept ans donc après The Tool of the Trade, Nocturnal Breed avait balancé pour son quatrième album un redoutable méfait avec Fields of Rot, une dizaine de mandales Thrash/Black qui pourrait être résumée par l'hymne d'ouverture Wicked, Vicious and violent, du Thrash/Black, mais pas seulement, car les norvégiens développaient déjà un sérieux penchant pour le Rock 'n' Roll old school d'obédience Motorheadienne, et c'est ce point là qui est important avec Napalm Nights, car Nocturnal Breed n'avait pas du tout envie de nous balancer un simple Fields of Rot II, et les sept ans d'attente auront permis au groupe d'opérer une évolution drastique dans leur tambouille, faisant de Napalm Nights un disque différent, mais malgré tout toujours aussi impactant...

vendredi 23 août 2013

[Chronique] Annihilator - Feast

Il y a bien longtemps qu'Annihilator n'a pas sorti un Grand disque... oups, en fait Jeff Waters n'a pas sorti un disque à la hauteur de sa légende depuis... son premier album, Alice in Hell, et même si Never, Neverland était excellent, c'était un poil moins bien.
C'est un peu ça Annihilator, un groupe qui n'aura jamais confirmé les grands espoirs nés de son premier album, et dont la discographie ressemble à des montagnes russes, alternants entre une tripotée de daubes souvent dégueulasses (Refresh the Demon et Remains surtout) et une longue liste d'albums au mieux moyens voir à peine passables, même si Waking the Fury était plutôt bon malgré un son de guitare difficile à appréhender.
La constante n'a jamais été la qualité première de Jeff Waters, mais même s'il a usé un nombre assez incroyable de chanteurs et de musiciens en trente ans de carrière, difficile de ne pas trouver le bonhomme sympathique, une personnalité atypique, un type un peu cinglé, mais surtout un immense guitariste capable de quelques coups de génie de temps en temps.
Inconstante est la discographie d'Annihilator, et bien évidemment, inconstant sera son quatorzième album qui nous intéresse ici, Feast...

mardi 20 août 2013

[Chronique] Watain - The Wild Hunt

A défaut d'être un génie, Watain a toujours été très malin, un élève appliqué, sérieux, appliquant consciencieusement la formule du Black mélodique à la suédoise héritée de Dissection ou de Naglfar, qui a toujours su très bien utiliser les codes et l'imagerie du Black Metal pour se bâtir une renommée qui fait des suédois le plus gros groupe de Black actuellement dans le business, Cradle of Filth étant à la ramasse, Dimmu Borgir ne sachant plus où il en est, et Satyricon faisant du mauvais Black n' Roll, la nature ayant horreur du vide, Watain, est là pour occuper le trône du Trve Black Metal grand public (sic).
Après Rabid Death's Curse et Casus Luceferi, Watain a vite compris qu'il allait falloir être un peu moins cradingue s'il voulait devenir le leader d'une scène Black en déliquescence désertée par ses pères fondateurs norvégiens, plus présentable en quelque sorte, moins raw, moins méchant, et cela nous a donné Sworn to the Dark et surtout Lawless Darkness, deux albums un peu plus accessibles, pas mauvais du tout, qui permettaient à Watain de franchir un pallier supplémentaire et de faire régulièrement la couverture de Decibel, objectif atteint, mais il faut croire que ce n'était pas suffisant pour le trio, car The Wild Hunt va bien plus loin encore dans l'abandon du Black Metal pur et dur...

lundi 1 août 2011

[SW] Los Clasicos


Il faut bien commencer quelque part, donc par le début, c'est surement une bonne idée.
Nous allons donc commencer par les 3 dinosaures du Heavy Ibérique, les 3 plus old school, Angeles del Infierno, Baron Rojo, et Obus, voix haut perchée, cuir, coiffure improbable avec moustache, ça sent bon les eighties avec tous ces clichés, c'est vintage, mais non dénué de qualité.
Autre particularité, le chant en espagnol, tradition qui se perpétue encore actuellement, rares sont les groupes à s'exprimer en anglais.