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mercredi 5 septembre 2018

[Chronique] Omnium Gatherum - The Burning Cold

Omnium Gatherum a une trajectoire très typique du second couteau qui aurait largement pu mériter mieux avec des circonstances différentes, seulement voilà, les planètes ne se sont pas alignées et la carrière du groupe finlandais n'a jamais explosé, il faut dire qu'il est arrivé exactement au moment où la hype Death mélodique commençait à montrer de sérieux signes de faiblesse, le fait que leurs premiers albums n'aient pas été particulièrement passionnants n'a pas aidé non plus à leur enlever l'étiquette d'énième groupe de Melodeath qui arrive avec la masse sans pouvoir s'en extirper, c'est con, car on peut facilement imaginer que si le groupe avait débuté sa carrière début 2000 avec un album de la trempe de New World Shadows, celle-ci aurait été forcément différente, pas de bol le disque est sorti en 2011 et c'était trop tard, Omnium Gatherum restera surement à jamais cet excellent groupe de Death mélodique ayant sorti un chef-d'oeuvre au mauvais moment et qui a raté le coche...

mercredi 25 avril 2018

[Chronique] Barren Earth - A Complex of Cages

Formé il y a déjà une bonne dizaine d'années, Barren Earth s'est l'air de rien forgé une discographie plus qu'honnête, ce qui n'était pas forcément attendu de la part de ce qui est encore aujourd'hui un supergroupe, ce genre de projet ayant généralement tendance à être des one-shot à durée de vie très limitée, les finlandais semblent se complaire à se réunir tous les deux-trois ans pour sortir un album de très haute qualité dans un genre bien défini qui n'évolue pas vraiment, mais ce n'est pas vraiment ce qu'on recherche dans un album de Barren Earth, vous aimez le Prog? le Death méoldique avec du Doom? et bien voilà, c'est exactement ce que vous aurez une fois de plus avec A Complex of Cage, la recette habituelle concoctée par des types malins qui savent très bien doser leur musique pour éviter le sentiment de répétition, c'est toujours la même chose, mais un poil différent...

mercredi 21 mars 2018

[Chronique] Oceans of Slumber - The Banished Heart

Il y a deux j'avais été plutôt dur avec Winter, un second album d'Oceans of Slumber qui était marqué par un changement de style drastique après un premier album quelque peu rustique, l'arrivée d'une chanteuse, et l'ouverture à des influences bien plus diverses, malheureusement tout ça n'avait pas trop tenu la route et en dehors de deux-trois morceaux où le groupe parvenait à faire tenir ensemble tout un tas de genres différents dans des structures cohérentes, Winter était plombé par un manque de cohésion certain, un agencement des morceaux foireux, et une propension à l'ennui, à de trop rares moments Oceans of Slumber parvenait à faire converger son Doom/Death progressif et ses aspirations Rock atmosphérique, et quand c'était le cas, putain que c'était bon, et globalement, c'est tout ce que j'espérais de The Banished Heart que Oceans of Slumber trouve enfin la formule magique et parvienne à équilibrer leur tambouille sur l'intégralité d'un album.

jeudi 25 janvier 2018

[Chronique] Orphaned Land - Unsung Prophets & Dead Messiahs

En trois décennies et malgré très peu d'albums quand on regarde bien la discographie, Orphaned Land s'est hissé au sommet de la hiérarchie du Couscous Metal™, ce genre mêlant Metal et sonorités Folk orientales qui dans le cas des israéliens a pris des contours progressifs et n'a cessé d'évoluer d'album en album, leader d'un genre qu'il a lui même contribuer à créer et à façonner, une évolution qui a suivie la volonté du groupe de créer la musique la plus universelle possible à même de propager son message utopiste de paix et d'unité entre les peuples, All is One en 2013 répondait à cet impératif d'universalité, une orientation accessible, commerciale bien sûr, sans que cela soit un mal dans ce cas précis, qui a permis le groupe de grandir et de se développer encore et de s'établir comme la référence du Prog saveur orientale, cinq ans plus tard Orphaned Land est de retour, bien décidé à prouver qu'il peut survivre au départ de son guitariste fondateur Yossi Sassi...

samedi 13 janvier 2018

[Chronique] Watain - Trident Wolf Eclipse

Avec The Wild Hunt, sorti il y a déjà cinq ans, Watain nous avait pondu un album controversé et particulièrement clivant, qui finalement était à l'image de la carrière de ce gang suédois de bikers du Black Metal à l'hygiène tout ce qu'il y a de plus douteuse, difficile à suivre, constamment tiraillé entre le trve Black, sa volonté de plaire à un public mainstream, et son appétence pour les expérimentations, ce qui nous avait donné un album bancal à mort de Trve Black Thrash Grand Public Expérimental (ouais, tout ça) foutraque et schizophrénique.
Cinq ans plus tard, que reste-t-il des expérimentations de The Wild Hunt? rien.
Bah ouais, si vous vous attendiez à un pas supplémentaire vers le mainstream ou encore plus d'expérimentations, c'est raté, Trident Wolf Eclipse est un disque tout ce qu'il y a de plus classique pour du Watain, et un certain retour à un Black direct et sans concessions, même si comme d'habitude avec Watain, on aura toujours un doute concernant la sincérité de la démarche.

jeudi 7 septembre 2017

[Chronique] Arch Enemy - Will to Power

Dix ans, cela fait désormais dix ans que le navire Arch Enemy est inexorablement en perte de vitesse, dix ans déjà depuis la sortie de Rise of the Tyrant, le dernier disque pleinement satisfaisant d'Arch Enemy, et une décennie à voir un Michael Amott perdre en inspiration à chaque album, même le changement de chanteuse, en échangeant la bonne vieille Gossow pour un modèle canadien plus jeune et plus rutilant, n'y aura rien fait, War Eternal était juste un album d'Arch Enemy pas top où le groupe appliquait sa formule en déroulant ses gimmicks habituels, partant de là, il n'y avait pas grand chose à attendre de ce nouveau disque qui arrive avec sa pochette remplie de tous les pires clichés, au moins vous êtes prévenu par le visuel, l'originalité et la prise de risque ne sont pas au menu de cette cuvée 2017, ce qui dévient une sale habitude...

vendredi 17 mars 2017

[Chronique] Svart Crown - Abreaction

On récapitule la carrière de Svart Crown depuis 2008, Ages of Decay, c'était cool mais brouillon, Witnessing the Fall, c'était une bonne grosse baffe dans la gueule, puis Profane, c'était aussi une bonne grosse baffe dans la gueule, en même pas dix ans, le groupe de JB Le Bail est devenu l'un des plus beaux fleurons du Metal hexagonal, un groupe qui joue gros avec son quatrième album puisque cette fois-ci, Svart Crown joue dans la cour des grands depuis sa signature avec le tout puissant Century Media qui a flairé la bonne affaire, nouveau label, changement de stature, il va falloir assurer et ne pas se vautrer, ça tombe bien, JB Le Bail n'est pas du genre à se déballonner, mieux encore, plutôt que d'assurer, il va continuer à faire évoluer son bébé, Abreaction, ça ressemble à du Profane, mais ça va encore un peu plus loin.

jeudi 3 novembre 2016

[Chronique] Dark Tranquillity - Atoma

Que faire maintenant?
C'est la question sur laquelle je concluais il y a trois ans ma chronique de Construct, ouais, que faire quand ça fait vingt-cinq ans que t'es là, que t'as déjà sorti dix albums, que t'as déjà tout fait dans un genre que tu as contribué à faire naître, faisant de toi une sorte de parrain de toute la scène Death mélodique.
A toutes ses questions, Dark Tranquillity n'avait pas choisi de répondre il y'a trois ans, préférant botter en touche et se lancer dans une espèce de trip rétrospectif annonçant une fin de carrière en douceur, des albums en forme de best-of retraçant toutes les époques du groupes, malgré tout en se concentrant davantage sur le troisième, celle qui débute globalement avec Fiction en 2017, ce son Dark Tranquillity moderne préférant un certain minimalisme aux compositions alambiquées sera bien évidemment la base de ce que sera Atoma, c'était déjà le cas avec Construct, et comme ce dernier, on va souvent regarder dans le rétroviseur pendant la cinquantaine de minutes du trajet, faudrait faire gaffe et jeter un coup d’œil devant soi à un moment donné, un ravin est si vite arrivé...

vendredi 7 octobre 2016

[Chronique] Asphyx - Incoming Death

Dans un monde sur-saturé de groupes, anciens ou nouveaux, de Death Metal old school, on peut toujours compter sur Asphyx pour te mettre une bonne tartine de poutre dans la gueule de temps en temps, c'est inéluctable, l'apocalypse nucléaire pourrait détruire le monde que ça n'empêcherait pas Asphyx et Van Drunen de continuer, increvable comme un cafard, toujours enragé malgré les années qui passent, Asphyx, c'est la boite de cassoulet dans le placard, on oublie un peu qu'elle est là, mais quand on la sort parce qu'on a la flemme de faire les courses, ça fait le boulot, c'est sans surprise mais c'est solide, avec quand même quelques petits trucs en plus sur la concurrence des boites de cassoulet premier prix, un savoir-faire inégalable et le growl écorché de Van Drunen, de quoi rester toujours au dessus de la mêlée, et Incoming Death ce sera ça, du Death crasseux, organique, sans fioritures, du genre qui te bourre la gueule pendant une bonne quarantaine de minutes, et c'est tout, ouais, c'est tout...

vendredi 30 septembre 2016

[Chronique] Insomnium - Winter's Gate

Vous vous souvenez de Shadows of the Dying Sun il y a deux ans? c'était pas trop mal mais il fallait bien avouer que les finlandais d'Insomnium s'était engagé sur le terrain glissant de l'immobilisme comme finalement un paquet de groupe de Death mélodique avant lui, un choix safe à court terme mais dangereux sur le long terme, car après tout, qui a vraiment envie d'écouter le même album tous les deux ans? C'est bien la lassitude qui prend le pas sur l'attrait de la nouveauté à chaque sortie d'album, et l'on se retrouve dans cette situation où on écoute chaque nouvel album sans être pleinement convaincu, en se rappelant de cette époque révolue où un groupe était réellement bluffant.
Novateur, Insomnium ne l'a jamais été, mais il a toujours été garant d'un certain état d'esprit, d'un MeloDeath intense et très chargé émotionnellement, typiquement finlandais donc, un Insomnium qui avait décidé de ne plus rien changer à la formule, du moins c'était le cas il y a deux ans, car aujourd'hui, il va se passer quelque chose d'assez inattendu avec Winter's Gate, Insomnium va prendre des risques! ... en fait pas trop, mais il va parvenir à camoufler le caractère prévisible de sa musique en nous proposant un concept album, on pourrait parler d'un cache-misère, mais la dimension épique de Winter's Gate va faire tourner la machine à un régime correct.

samedi 30 juillet 2016

[Chronique] Witherscape - The Northern Sanctuary

"Les bonnes vieilles recettes d'autrefois du père Swanö"
C'est par cette phrase que j'avais conclu ma chronique du premier album de Witherscape, The Inheritance, il y a déjà trois ans, le disque était bon, vachement bon même, mais sans trop de surprises, car après tout, il ne s'agissait que d'un mix entre du Edge of Sanity et du Nightingale.
Malgré tout, comme Edge of Sanity n'existe plus, et surtout, comme Opeth ne joue plus du tout de Prog Death et fait de la merde, Witherscape arrivait à point nommé pour occuper un créneau délaissé, un Death Progressif à l'ancienne, rassemblant subtilement toutes les influences disséminées tout au long de la très très longue discographie du légendaire suédois, on pourrait presque considérer Witherscape comme étant une sorte de chaînon manquant entre Edge of Sanity, Nightingale, Moontower, une oeuvre somme en quelque sorte, d'un Swanö n'ayant plus rien à prouver, à part le fait qu'il est encore capable de pondre des putain de bonnes chansons...

mercredi 1 juin 2016

[Chronique] Lacuna Coil - Delirium

Je ne sais même plus pourquoi tous les deux ans je m'entête à vous pondre une chronique du nouvel album de Lacuna Coil, peut-être parce qu'à une époque j'ai bien aimé ce groupe, espérant qu'un jour les italiens parviennent enfin à ressortir un bon disque, même pas un très bon disque hein, juste un disque correct qui faille la peine d'être écouté.
Le dernier disque qui ne soit pas honteux de la part de Lacuna Coil date de 2002, Comalies, ça fait quasiment quinze ans putain, et depuis, que dalle, Cristina Scabbia est devenue une somptueuse cougar, et Lacuna Coil a pleinement réussi à s'imposer sur le marché américain en vendant son cul au Nü Metal, Karmacode, l'acte de décès artistique officiel de Lacuna Coil, qui n'a fait que s'enfoncer dans la médiocrité alternative à mesure que le groupe vendait des disques par palettes en Amérique du nord.
Pourtant, cette fois-ci, j'avais espoir que Delirium allait être bon, pas parce que le précédent disque Broken Crown Halo montrait des signes d’amélioration, mais parce que le groupe semblait enfin vouloir se tirer les doigts du cul pour nous pondre un album différent... Enfin ça, c'était Scabbia en interview qui annonçait du neuf et un concept ambitieux qui allait se ressentir sur la musique, cool!... mais non, rien n'a changé chez Lacuna Coil et c'est toujours de la merde...

dimanche 10 avril 2016

[Chronique] Moonsorrow - Jumalten aika

Moonsorrow est grand, Moonsorrow est le groupe le plus épique de l'univers, Moonsorrow est une légende, ouais ouais, on connait, tout le monde sort les même qualificatifs à chaque sortie d'album, des sorties d'ailleurs de plus en plus espacées dans le temps, puisque désormais il semble qu'il faille attendre quatre ou cinq ans pour avoir un nouveau disque, comme quoi en plus d'être un titan, Moonsorrow est un malin qui sait très bien une chose, c'est qu'il risque de lasser si il reprenait un rythme de production plus soutenu, ce n'est pas que l'orchestre finlandais fait toujours la même chose, mais un peu quand même, malgré tout; C'est ainsi, Moonsorrow évolue toujours largement au dessus des autres, inégalable, intouchable, mais évoluant dans toutes les limitations inhérentes à son genre, Jumanten Aika, c'est un peu ça, le roi en pleine opération de sécurisation des frontières.

samedi 12 mars 2016

[Chronique] Oceans of Slumber - Winter

Le changement, c'est maintenant! ... Enfin, dans le cas des américains d'Oceans of Slumber, le changement, c'était l'année dernière avec la sortie de l'EP Blue, dont le but était principalement de présenter sa nouvelle chanteuse, mais pas seulement, le changement de vocaliste était un geste fort et cet EP laissait présager d'un changement de direction plus ou moins radical, en tout cas, on se doutait bien que les texans ne souhaitaient pas franchement rester ancrés bien longtemps dans le Death/Doom mélodique et progressif (avec chanteur du coup) qui avait pourtant rendu son premier album Aetherial aussi passionnant et prometteur, surtout que généralement, le choix de passer d'un chant masculin à un chant féminin s'accompagne souvent d'une volonté de se rapprocher d'un public bien plus mainstream, et malheureusement, c'est globalement ce qui arrive à Oceans of Slumber avec Winter, qui est typiquement le genre d'album qui aurait pu (dû?) être excellent, malgré le changement de direction artistique, mais qui s'avère finalement très frustrant à écouter, et donc quelque peu décevant pour un groupe dont on espérait bien mieux.

jeudi 28 janvier 2016

[Chronique] Borknagar - Winter Thrice

S'il y avait bien UN album que j'attendais avec impatience en ce début d'année, voir même cette année tout court, c'était bien ce nouveau Borknagar, pensez-vous, j'avais élu Urd meilleur album de l'année en 2012, ce qui représente un sacré exploit vu que, vous le savez, je suis particulièrement exigeant.
Bref, Urd était un disque tout ce qu'il y a de plus monumental, du genre à marquer durablement une discographie, qui soulevait malgré tout quelques interrogations, notamment sur la capacité de l'orchestre norvégien à faire mieux, on va aller droit au but, Winter Thrice n'est pas meilleur que Urd, en fait, et c'est bien là ou se situe le cœur du problème, Winter Thrice est juste tout aussi bon que Urd, comment le fait qu'un disque qui soit aussi bon que son brillant prédécesseur peut constituer un problème? je vais tenter de vous expliquer ça...

mardi 6 octobre 2015

[Chronique] Queensryche - Condition Human

L'album éponyme de Queensrÿche sorti en 2013 avait prouvé une chose, que débarrassé de son encombrant leader tyrannique (et à la ramasse), le reste de la troupe était parfaitement capable de raccrocher les wagons et de faire re-sonner le groupe comme au bon vieux temps des années 80, et c'était un bon disque malgré toutes les limites de la manœuvre, car même si Queensrÿche a désormais retrouvé un excellent chanteur, de même que la volonté de retourner à ses racines Heavy/Prog, l'album de 2013 n'était que ça, un trip un peu passéiste destiné à rassurer les fans en leur donnant précisément ce qu'ils n'avaient pas eu durant les dix dernières années du règne de Geoff Tate.
2015, après un nouveau détour par les tribunaux, afin de s'assurer de la propriété du nom Queensrÿche (en fait ils ont surement payé une rançon à ce vieux brigand de Tate, en autorisant ce dernier à utiliser le nom Operation: Mindcrime pour son groupe solo de merde...), revoilà le légendaire combo américain (ouais, c'est légendaire dans la mesure où Operation Mindcrime est le meilleur album de Metal jamais composé) pour ce qui est... un nouveau trip dans le passé.

mercredi 5 août 2015

[Chronique] Krisiun - Forged In Fury

Quand on parle de Metal brésilien, on pense tout de suite à Sepultura ou Angra, le nom de Krisiun viendra toujours après, même chez les personnes de bon goût, pourtant, la petite affaire familiale des frangins Camargo/Kolesne roule sa bosse depuis pile-poil 25 ans, 25 ans à galérer dans l'underground, à tourner inlassablement tous les ans, peu importe le lieu, du plus petit club minable aux plus grands festivals, en passant par tous les petits fest mineurs dans des destinations exotiques, Krisiun y a forcément joué au moins une fois, d'ailleurs tout le monde a déjà vu Krisiun au moins une fois dans sa vie, et il a forcément pris une baffe, car Krisiun ne fait pas dans demi-mesure, pratiquant un Death intransigeant, violent, massif, 25 ans d'abnégation et de passion... pour acquérir ce petit statut de groupe culte du Death, peu importe que le groupe n'est jamais sorti un album définitif qui aurait pu le faire sortir d'un certain underground, Krisiun est toujours là, et rien ne l'arrêtera.
Quatre ans après un The Great Execution qui marquait une petite inflexion dans le style pratiqué, voilà Forged in Fury, qui sans surprise va continuer dans la même voie que son prédécesseur, à savoir un Death un peu plus mid-tempo, histoire d'entériner le fait que les frangins n'ont pas trop envie de revenir à la sauvagerie de leurs débuts, sauf que... contrairement à un The Great Execution qui parvenait à emmener le groupe dans des sphères plus lourdes tout en conservant presque intacte la violence habitulle du combo, Forged in Fury est en quelque sorte l'album du coup de mou, pas que ce soit mauvais, mais c'est quand même moins bien qu'avant...

lundi 1 juin 2015

[Chronique] Paradise Lost - The Plague Within

J'aurais toujours une affection particulière pour Paradise Lost, un groupe que je suis quasiment depuis le début quand j'étais gamin, l'un des seuls groupes dont j'ai toute la discographie en physique (l'autre étant Dark Tranquillity), bref, cela fait de moi ce qu'on appelle un fanboy, même si je suis le premier à condamner fermement l'orientation prise et le caractère indigne des albums post One Second (que j'aime bien pour le coup, même si ça m'a pris du temps).
Depuis son album éponyme en 2005 où le redressement était perceptible, Paradise Lost a enchaîné les pavés sur le chemin de résurrection, avec les très bons In Requiem, Faith Divides Us, et le point culminant que représentait un Tragic Idol que l'on espérait plus, avec une trame générale qui se dessinait, le retour progressif de Paradise Lost dans le giron du Metal en général, et du Death/Doom en particulier, sans pour autant renier ce que l'on qualifiera d'expérimentations les errements de la période noire du groupe (Host et Believe in nothing en tête).
Partant de là, il y avait de quoi être excité quand Paradise Lost nous annonçait un retour au Doom/Death originel, le fait que Nick Holmes avait recommencé à utiliser son growl chez Bloodbath était un point rassurant, sauf que voilà, comme d'habitude avec ce genre de déclarations, ce n'est jamais la vérité, Paradise Lost ne sera plus jamais le Paradise Lost du débuts des années 90, et The Plague Within est une vaine tentative de recoller à un passé depuis trop longtemps révolu.

lundi 27 avril 2015

[Chronique] Tribulation - The Children of the Night

N'y allons pas par quatre chemins, le Revival du Death Old-School, c'est de la merde, point barre, la nostalgie à deux balles, c'est pour les gamins idéalisant une époque qu'ils n'ont pas connu, pourtant, le Old School est à la mode, pas seulement dans le Death, ce qui implique que de nouveaux venus arrivent pour ressasser de vieilles recettes avec un son moderne, et que de vieilles gloires en profitent pour revenir en douce en surfant sur la vague.
Le Revival Death Old-School, c'est de la merde, mais malgré tout, il y a trois groupes qui sont sortis du lot avec une trajectoire identique, Morbus Chron, Horrendous, et Tribulation, avec à chaque fois la même histoire, un premier album à l'ancienne et bourrin où l'on sent quand même qu'il se passe quelque chose de différent, et un second disque qui pousse l'expérimentation plus loin en poussant le Death dans une autre direction, Sweven ou Ecdysis répondaient à cet impératif de ne pas s'enfermer dans des codes rigides, d'aller plus loin que la plupart des groupes de Death à l'ancienne, respectueux du genre, mais avec une vision plus large, c'était également le cas pour les suédois de Tribulation avec son second album The Formulas of Death, on était encore dans le Death, mais avec une réelle dimension progressive et une particulièrement gouleyante vibe psychédélique vintage et horrifique.
Partant du fait que Tribulation est un de mes chouchous du Death, vous vous imaginez bien que j'attendais beaucoup de ce troisième album, et comme le veut la tradition, quand t'attends trop d'un disque, t'es forcement déçu, malheureusement, The Children of the Night vient confirmer la règle...

jeudi 22 janvier 2015

[Chronique] Napalm Death - Apex Predator - Easy Meat

Encore une légende au menu de la chronique du jour, et de l'authentique cette fois, pas une petite légende frelatée au statut douteux, non, Napalm Death est du genre à avoir participé à l'élaboration d'un genre, ce qui n'est pas rien (en compagnie de Repulsion, Carcass, et un peu Terrorizer aussi), également un groupe que presque tout le monde respecte et qui fait l'unanimité, ce qui est plutôt rare de nos jours, bref, il est difficile de ne pas aimer Napalm Death.
Véritable institution du Grindcore depuis une bonne trentaine d'années, on ne peut pas vraiment dire que les anglais aient jamais véritablement déçu tout au long de leur discographie, même si l'on oubliera bien volontiers les errements artistiques de la fin des années 90 et du début des années 2000, quasiment une décennie de perdue avant le retour en forme en 2005 avec The code is Red, le début de l'âge moderne pour Napalm Death, le moment où ils se sont dit qu'il ne servait plus à rien d'expérimenter et que s'en tenir à ce qu'il savaient faire de mieux était le bon plan pour continuer une petite carrière sans décevoir personne, et sur chaque album depuis 2005, c'est la même chose, du classique Napalm Death, avec tout le savoir-faire des anglais, avec à chaque fois quelques incartades bizarres le temps de deux-trois titres, partant de là, si vous avez suivi Napalm Death ces dix dernières années, vous savez déjà à quoi vous en tenir...