Phlebotomized, voilà un nom que personne n'avait entendu depuis bien longtemps, depuis 1997 précisément, l'année où le groupe hollandais a décidé de lâcher l'affaire après une carrière bien trop courte et bien trop discrète à mon goût, car vous ne le savez peut-être pas, mais Phlebotomized est l'un des groupes les plus importants des années 90, principalement grâce à un premier album, Immense Intense Suspense sorti en 1994, qui a contribué à dessiner les contours de ce qui deviendra par la suite le Death symphonique, Phlebotomized fait parti de ces groupes qui ont marqué leur époque en défrichant de nouveaux territoires, ils sont d'ailleurs allés beaucoup plus loin que le Death/Doom symphonique en 1997 en sortant un Skycontact davantage avant-gardiste et psychédélique qui avait pas mal décontenancé certains fans à l'époque, ces fans seront donc heureux d'apprendre que l'histoire ne reprendra pas là où elle s'était arrêtée...
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vendredi 18 janvier 2019
[Chronique] Phlebotomized - Deformation Of Humanity
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mercredi 21 mars 2018
[Chronique] Oceans of Slumber - The Banished Heart
Il y a deux j'avais été plutôt dur avec Winter, un second album d'Oceans of Slumber qui était marqué par un changement de style drastique après un premier album quelque peu rustique, l'arrivée d'une chanteuse, et l'ouverture à des influences bien plus diverses, malheureusement tout ça n'avait pas trop tenu la route et en dehors de deux-trois morceaux où le groupe parvenait à faire tenir ensemble tout un tas de genres différents dans des structures cohérentes, Winter était plombé par un manque de cohésion certain, un agencement des morceaux foireux, et une propension à l'ennui, à de trop rares moments Oceans of Slumber parvenait à faire converger son Doom/Death progressif et ses aspirations Rock atmosphérique, et quand c'était le cas, putain que c'était bon, et globalement, c'est tout ce que j'espérais de The Banished Heart que Oceans of Slumber trouve enfin la formule magique et parvienne à équilibrer leur tambouille sur l'intégralité d'un album.
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samedi 17 mars 2018
[Chronique] On Thorns I Lay - Aegean Sorrow
La sortie d'un nouvel d'On Thorns I Lay et l'existence même du groupe en 2018 tient d'un miracle ou d'un bug dans la matrice tant le combo grec avait complètement foutu en l'air sa carrière il y a une grosse dizaine d'années quand il s'est dit que faire de la pop de merde était une bonne idée quand t'as une fan base qui vient du Doom/Death, bien sûr, vous allez me dire que pour Anathema ça avait marché, mais chez les anglais la mue avait pris plus de temps, fut également douloureuse, mais surtout, le résultat final était cool, quand On Thorns I Lay a sorti Egocentric en 2003, c'était un gigantesque tas de merde, partir d'un Doom/Death plutôt primitif pour allez vers le Metal gothique, pourquoi pas, ça tenait encore la route, mais franchir la ligne rouge pour donner dans une sorte de mauvais Radiohead en vaguement plus Heavy était une décision rédhibitoire qui a fait imploser le groupe au point qu'on pensait bien ne plus jamais avoir de nouvelles des hellènes.
jeudi 31 août 2017
[Chronique] Paradise Lost - Medusa
Depuis son album éponyme en 2005, Paradise Lost avait bien redressé la barre après de longues années de perdition sur les routes de l'Electro/Pop/Goth honteuse (on parle quand même d'un groupe dont l'ambition à un moment était de devenir une sorte de nouveau Depeche Mode, autant dire qu'on partait de très loin et que le groupe était descendu bien bas), enchaînant les pavés sur le chemin de la résurrection, avec comme point culminant Faith Divides Us et Tragic Idol, malheureusement, on est chez Paradise Lost et la constance n'est pas vraiment le genre de la maison, c'est ainsi qu'il y a deux ans, The Plague Within voyait le groupe se vautrer dans du Doom/Death bourrin et ultra bancal avec un Nick Holmes qui growlait comme jamais, The Plague Within, plus qu'un disque globalement médiocre, était une curieuse impasse artistique qu'on avait pas vu venir, Paradise Lost embrassait la mode actuelle des groupes approchant de la trentaine d'années de carrière et qui essaie par tous les moyens de redevenir le groupe qu'il n'est plus depuis bien trop longtemps en nous faisant le coup du retour aux sources, bref, The Plague Within était nul, et si vous voulez savoir à quelle sauce vous allez être mangé avec Medusa, c'est bien simple, c'est globalement la même recette qu'il y a deux ans, mais c'est quand même un peu moins nul, Paradise Lost viens de sortir un album moyen, ça a au moins le mérite de redresser la barre et il faudra s'en satisfaire cette fois-ci...
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samedi 12 mars 2016
[Chronique] Oceans of Slumber - Winter
Le changement, c'est maintenant! ... Enfin, dans le cas des américains d'Oceans of Slumber, le changement, c'était l'année dernière avec la sortie de l'EP Blue, dont le but était principalement de présenter sa nouvelle chanteuse, mais pas seulement, le changement de vocaliste était un geste fort et cet EP laissait présager d'un changement de direction plus ou moins radical, en tout cas, on se doutait bien que les texans ne souhaitaient pas franchement rester ancrés bien longtemps dans le Death/Doom mélodique et progressif (avec chanteur du coup) qui avait pourtant rendu son premier album Aetherial aussi passionnant et prometteur, surtout que généralement, le choix de passer d'un chant masculin à un chant féminin s'accompagne souvent d'une volonté de se rapprocher d'un public bien plus mainstream, et malheureusement, c'est globalement ce qui arrive à Oceans of Slumber avec Winter, qui est typiquement le genre d'album qui aurait pu (dû?) être excellent, malgré le changement de direction artistique, mais qui s'avère finalement très frustrant à écouter, et donc quelque peu décevant pour un groupe dont on espérait bien mieux.
mercredi 4 novembre 2015
[Chronique] Draconian - Sovran
Le délicieux charme des groupes à formule, où malgré les évolutions (ou pas selon les cas), on reste toujours plus ou moins dans les mêmes stéréotypes, Draconian est ce genre de groupe, très facile à décrire en plus, du Doom/Death mêlé à du Goth romantique, quelques orchestrations, du chant de gonzesse en duo avec un homme des cavernes pour le fameux effet Le Belle et la Bête, emballé c'est pesé, ça roule tout seul, stéréotypé comme formule, mais dans le cas des suédois de Draconian, ça a toujours fonctionné malgré tout, c'est surement ce qui s'appelle avoir la classe.
Cela faisait quatre ans qu'on avait plus de nouvelles des suédois, depuis le vraiment pas mal A Rose for the Apocalypse, les mecs avaient disparu de la circulation, et on a même perdu en route la chanteuse Lisa Johansson, sale coup dur, on connait pas mal de groupes qui ne se sont jamais relevés du départ de leur chanteuse, bon, pas Draconian, exit la blonde suédoise, welcome la brune sud-africaine, de toute façon, les cheveux noirs ça colle mieux avec le Goth de corbeaux, surtout que de gothique il en sera pas mal question avec ce nouvel album, coller à la formule ne va pas empêcher Draconian de continuer sa, légère, évolution.
Cela faisait quatre ans qu'on avait plus de nouvelles des suédois, depuis le vraiment pas mal A Rose for the Apocalypse, les mecs avaient disparu de la circulation, et on a même perdu en route la chanteuse Lisa Johansson, sale coup dur, on connait pas mal de groupes qui ne se sont jamais relevés du départ de leur chanteuse, bon, pas Draconian, exit la blonde suédoise, welcome la brune sud-africaine, de toute façon, les cheveux noirs ça colle mieux avec le Goth de corbeaux, surtout que de gothique il en sera pas mal question avec ce nouvel album, coller à la formule ne va pas empêcher Draconian de continuer sa, légère, évolution.
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jeudi 26 février 2015
[Chronique] Endlesshade - Wolf Will Swallow The Sun
Vu la médiocrité ambiante ces temps-ci, j'ai du aller farfouiller sur Bandcamp pour vous trouver un disque pas trop mauvais et suffisamment intéressant pour justifier d'en faire une chronique, je ne vais pas jusqu'à dire qu'il n'y a que du bon sur Bandcamp, loin de là même, mais parfois, en fouillant bien, on trouve une pépite qui vaut le coup de dépenser quelques euros, c'est le cas d'Endlesshade qui nous vient d'Ukraine et qui m'a fortement aguiché avec sa délicieuse pochette énigmatique.
Wolf Will Swallow the Sun est d'ailleurs le tout premier album de ce sextuor œuvrant dans la catégorie Doom/Death à tendance atmosphérique, et vu que je prends la peine de vous en parler, c'est pas mauvais du tout, pas forcément brillant, mais suffisamment solide pour vous occuper pendant quelques pluvieuses soirées hivernales, et c'est aussi l'occasion de vous faire découvrir un truc plutôt inconnu...
Wolf Will Swallow the Sun est d'ailleurs le tout premier album de ce sextuor œuvrant dans la catégorie Doom/Death à tendance atmosphérique, et vu que je prends la peine de vous en parler, c'est pas mauvais du tout, pas forcément brillant, mais suffisamment solide pour vous occuper pendant quelques pluvieuses soirées hivernales, et c'est aussi l'occasion de vous faire découvrir un truc plutôt inconnu...
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