dimanche 29 mai 2011

[Serie TV] Spartacus - Gods of the Arena


La première saison de Spartacus, Blood and Sand, avait fait son petit effet l'année dernière, adorée par les uns, détestée par les autres, la série de la petite chaîne Starz ne laissait pas indifférent, et avait connu un succès assez inespéré.
Fort de ce succès, Starz nous propose cette année, non pas une saison 2 (Andy Whitfield, alias Spartacus, souffrant d'un cancer, ayant dû déclarer forfait, entraînant son remplacement et un retard dans la production), mais une préquelle, afin de nous faire patienter.
L'histoire de ce Spartacus: Gods of the Arena se situe donc quelques années avant l'arrivée de Spartacus, et nous propose de suivre un autre Gladiateur, Gannicus, et de nous éclairer sur le passé des personnages.
Nous allons donc apprendre comment Quintus prend le contrôle du ludus, l'origine de sa rivalité avec Solonius, l'arrivée de Crixus (alors jeune et chevelu) et pourquoi il se tape Lucretia, comment Oenomaus devient Doctore, on encore pourquoi Ashur à une jambe en vrac.


Ce prequel reprend donc tous les ingrédients de la première saison, du sexe, du sang, de la bidoche, de la vulgarité, de la violence, et des gros fights entre gladiateurs.
Il serait idiot de comparer cette série à Rome, Starz n'est pas HBO, et Spartacus reste une série Low-cost, et d'ailleurs les 2 séries ont des objectifs diamétralement opposés.
Là ou Rome proposait une reconstitution ultra pointue, et tentait de coller au plus près de l'Histoire, Spartacus est juste un divertissement 100% fun, et n'a pas d'autre prétention.
Bien sûr, on peut toujours critiquer la série de Starz sur plusieurs points, son côté voyeur, gratuitement provocateur, les scènes de sexe très explicites (ben ouais, on voit des zizis), ses combats ultra-brutaux à la Mortal Kombat, le côté cheap de la mise en scène et des décors (c'est parfois encore plus moche que 300), et certains acteurs assez mauvais, sans oublier le côté gay du truc, avec tous ces gladiateurs bodybuildés et huilés qui passent leur temps en slip...
Mais franchement, je m'en fous, ça ne vole pas bien haut, mais le côté fun de l'ensemble m'éclate, et satisfait mes besoins primaires, un divertissement sans prise de tête, à prendre au dixième degré.
Ah, j'oubliai, Lucretia est jouée par Lucy Lawless, on voit dont Xena la guerrière à poil, et ça, c'est bien...

Seulement 6 épisodes, contre 13 pour la première saison, ça fait court, me suis-je dit en piratant me procurant (aucune idée si ça passe sur une chaîne française) ce Gods of the Arena.
Va-t-il tenir ses promesses, et me fournir ma dose de gore/sexe/violence?
Dans l'ensemble, oui, et même plus encore, car ces 6 épisodes, nous seulement répondent à plein de questions, mais vont également un peu plus loin dans la psychologie des personnages.(un tout petit peu, faut pas déconner quand même hein)
Pas de Spartacus cette année, nous allons donc suivre un autre gladiateur, le celte Gannicus, campé par Dustin Clare, blond, musclé, épilé, avec sa bonne gueule de surfeur/glandeur australien.
Ça tombe bien, Gannicus est une sorte de rock star de l’arène, champion du ludus de Batiatus, il combat nonchalamment, picole et se tape des putes.
Au niveau du Background, pas de dépaysement, les même décors ont été utilisés, le même ludus, et les mêmes rues, et aussi les même effets spéciaux (ouais, les décors sont toujours très moches).
Mais en dehors de ça, ce Gods of the Arena ce distingue un peu par son approche un peu plus subtile, avec un aspect psychologique plus poussé; En effet, connaissant les évènements dramatiques du final de la première saison, les actes et paroles de Quintus et Lucretia, cherchant à tout prix à s’élever dans une société figée, prennent un autres sens.
On retrouve donc les machinations de Quintus, contre ses rivaux, Tullius et Vettius, afin d'obtenir le primus lors des prochains jeux, et on apprend également qu'avant de devenir ennemis, il était amis avec Solonius, qui le trahira.
De ce point de vue, Quintus (John Hannah) n'a pas changé, il est toujours la même ordure, le type qui n'hésitera pas à vous poignarder dans le dos pour arriver à ses fins.
J'ai toujours un peu de mal avec ce personnage, John Hannah en fait des tonnes, dans son attitude, dans son langage ordurier, il est énervant et il est difficile d'éprouver envers lui une quelconque empathie, même si cette saison change quelque peu la donne.
En effet, sa relation envers son père, Titus, le vrai propriétaire du Ludus, plus calme, plus vieille école, et se satisfaisant de sa place dans la société, est intéressante, tant il nous éclaire sur sa vraie personnalité, bien moins simpliste qu'il n'y paraît, et explique en partie ses agissement au cours de la Blood and Sand.
Certes, Quintus est ambitieux, avide, mais après tout, ne serait-il pas simplement un fils souhaitant juste que son père soit fier de lui?
En dehors de cette relation père-fils, la série se concentre sur la relation entre Quintus et son épouse Lucretia.
Bien sûr, il est prêt à tout pour réussir, mais jamais il ne sacrifiera son mariage, et il faut noter que le personnage de Lucretia est également plus fouillé.
Sa volonté d'aider son mari, de le soutenir (en transformant sa maison en une sorte de maison close pour notable), mais aussi son désir d'enfant, qui la poussera a demander à Crixus de la féconder, malgré son dégoût original envers cet esclave.
... STOOOOOOP!!!
Merde, je suis en train de trop intellectualiser cette série, bientôt on va se croire sur un blog spécialisé prétentieux avec des types qui vous explique que ce regard de Don Draper à la fin de l'épisode 17 de Mad Men combiné à sa manière de tenir son verre de scotch et au fait qu'il pleuve démontre toute l'ambiguïté de la relation qu'il entretient avec un père qu'il n'a jamais connu...
Donc voilà, en dehors de ça, Spartacus tient ses promesses en terme d'action et et violence.
Mutilation, hémorragie massive, amputation à la hache, coeur arraché, tout y passe pour notre plus grand plaisir.
Gannicus fait un héros acceptable, lui aussi non exempt d'ambiguïtés, qui certes n'atteint pas le charisme de Spartacus, mais fait le boulot de manière correcte.
Sa rivalité grandissante envers Crixus est d'ailleurs l'une des bonnes surprises de cette saison, un Crixus différent, plus homme des cavernes, mais déjà ambitieux.

Ce Spartacus: Gods of the Arena est donc un excellent prequel, qui remplit pleinement son office, en expliquant le background des personnages, sans pour autant mettre de côté son spectacle sanglant grand-guignolesque jouissif.
Un divertissement idéal pour se vider la tête, c'est brutal, violent, mais aussi un peu moins bas-de-plafond que prévu.

jeudi 26 mai 2011

TV Metal

A partir de maintenant, je ferai régulièrement un point sur les sorties vidéo, parce que bon, la musique, c'est bien, les clips vidéo, c'est mieux intéressant aussi, même si j'admets que dans le metal, en dehors de la traditionnelle vidéo du groupe jouant seul dans un entrepôt/hangar/usine/forêt, ou alors la compilation de live avec la chanson plaqué dessus, il ne reste souvent que les clips réalisés foirés à la chaîne par Patric Ullaeus...
C'est parti pour cette première fournée de nouveautés, et comme c'est la première fois, y'en a plein!

Nader Sadek - Sulffer

Des nouvelles de Nader Sadek, le nouveau super groupe all-stars de la mort, avec Steve tucker (ex-Morbid Angel), Rune Blasphemer Eriksen (Ava Inferi, Ex-Mayhem), Flo Mounier (Cryptopsy), et Nader Sadek lui-même (qui ne fait pas grand chose à part s'occuper des visuels et de la direction artistique je crois)
Un clip conceptuel, avec un type masqué gueulant seul dans une grotte, un papillon géant qui bat des ailes, et des images bizarres... j'ai rien compris, mais musicalement, c'est pas dégueulasse, ça ressemble beaucoup à du Morbid Angel, et bon, vu le CV des gars, ça devrait donner un résultat au moins correct.

Endstille - Anomie

Tiens, des allemands dans une usine désaffectée qui jouent du Raw Black en crachant du sang et en fumant des clopes comme des rebelles, chouette.
Musicalement, c'est du Endstille, pas très subtil et directement dans la gueule.

Sabaton - Screaming Eagles

Sabaton ne plaisante pas quand il s'agit de tourner une vidéo et d'en mettre plein les yeux, après Uprising (avec Peter Stormare!!), les suédois en treillis sont de retour pour nous parler un peu de Bastogne.
Trip Seconde guerre mondiale oblige, ça pète dans tous les sens, pour un résultat dantesque, le titre est bon d'ailleurs, comme l'album.

Alestorm - Shipwrecked

C'est le moment de faire péter la bouteille de rhum et de se bouger le cul avec cette vidéo d'Alestorm et son metal pirate festif.
Au menu, des pirates (sic), des filles de joie, et un nain qui joue du violon, visuellement, c'est très moche, mais 200% fun.

In Flames - Deliver us

Tiens, Patric Ullaeus qui massacre une nouvelle vidéo d'In Flames...
Des gars dans une grande roue et des feux d'artifices, bof
Et la musique? bof également.

Amorphis - You I Need

Un chasseur avec une arbalète seul dans un monde en ruine qui trouve une sirène dans un coffre de bagnole et la remet à la flotte...
A part ça, c'est du Amorphis, donc c'est très bon.

Shining - Förtvivlan, Min Arvedel

Ah ouais quand même, première vidéo de l'histoire de Shining, et c'est du lourd, drogue et auto-mutilation, pour un résultat... dérangeant.
En tout cas, la chanson est très bonne, j'ai hâte d'écouter l'album.

Arkona - Stenka Na Stenku

J'adore Arkona, c'est entraînant, ça donne envie de sauter partout et gueulant n'importe quoi en russe.
Moins fan des gaillards torses nus qui font de la lutte dans la campagne par contre, mais le titre est pile poil ce que j'attends d'Arkona.

samedi 21 mai 2011

[Serie TV] The Cape


C'est la merde, j'vous l'dit ma bonne dame, la police, les politiciens, tous sont corrompus jusqu'à la moelle, les gens ne respectent plus rien, la société tombe en ruine, alors le monde a besoin d'un héros, un vrai, un type droit et intègre, un modèle pour nos enfants, une personne quelqu'un que redonnera espoir à la population de Palm City...
C'est personne... et bien ce ne sera pas Vince Faraday, aka The Cape.
De toute façon, super-héros et télévision ne font pas bon ménage, cette Cape daubesque n'en est qu'une preuve supplémentaire.
On avait eu le droit à Heroes, qui avait enchaîné le bon et le moins bon avant de se terminer sur une saison finale calamiteuse, et plus récemment le nullissime No Ordinary Family, qui je l'espère (et c'est fort probable) ne connaîtra pas une seconde saison.
Ah, j'oubliais le meilleur, le mythique/hilarant/nul/culte Black Scorpion, série Z fauchée en 22 épisodes produite par Roger Corman pour Sci-Fi, un show ultra-cheap, mais qui faisait preuve d'un second degré certain, et surtout, il y avait les miches de Michelle Lintel (quelqu'un à des nouvelles d'elle?) moulées dans un costume en latex (miam)

Bref, tout ça n'est guère reluisant et laissait augurer du pire pour cette production NBC, et il faut bien admettre que la série tient ses promesse, en terme de médiocrité bien sûr.

Le pitch à l'arrache?
Vince Faraday est un flic intègre, marié et père d'un gamin, mais qui décide de quitter la police corrompue afin de bosser pour une entreprise de sécurité privée, ARK, dirigée par le milliardaire Peter Fleming. (cherchez pas, c'est lui le méchant)
Le gentil Vince se fait piéger par le machiavélique Chess, qui n'est autre que Peter Fleming, et à la suite de ce traquenard, tout la ville (et sa famille) croit que Faraday est le Chess, et qu'il est mort.
C'est con...
Mais heureusement, Vince se retrouve au "Carnival of Crime", un cirque underground (pour ne pas dire, dans les égouts) dont les membres sont spécialisés dans l'attaque de banques, et dirigé par Max Malini, qui va l’entraîner à utiliser une mystérieuse cape; ça tombe bien, Vince est super chaud pour se venger.
C'est ainsi que Vince Faraday devient The Cape, justicier sombre et torturé (sic) en quête de vengeance et de retrouvailles avec sa famille... bof


Bon, ok, le pilote n'était si mauvais que ça, je l'admet, même si le rythme de narration est assez bizarre, car chaque épisode est divisé en chapitres, il parait que c'est censé être présenté comme un Comic, mais comme je n'y connais rien en comics, je ne vais pas approfondir la chose.
Quoiqu'il en soit, ce chapitrage provoque un beau bordel, tant les ellipses sont atrocement nombreuses, on passe donc du coq à l'âne, sans prévenir, sans réelle continuité, on fait des sauts dans le temps, Vince pense à un plan, et hop, on se retrouve dans le repaire du méchant de service.
Ça fonctionnait pas trop mal dans le pilote, même si ça donne l'impression que l'entrainement de Vince à maîtriser la cape et d'autres techniques de combat et d'illusion prend en gros 10minutes chrono.
Donc voilà, c'est fait, aidé par les truands du cirque, Max le chef, un illusionniste, un nain et une acrobate (ouais, ils sont que 4 dans le cirque), Vince est devenu The Cape, mais il est aussi aidé par la mystérieuse Orwell, Blogueuse dénonçant le crime et la corruption à Palm City.

Une fois le pilote passé, pas génial mais agréable, la série va lentement sombrer vers la médiocrité et le grand n'importe quoi, et accumuler les séquences absolument pas crédibles, le tout évidemment ruiné par le rythme épileptique dû aux ellipses.
Du côté des acteurs, c'est clairement pas la joie.
David Lyons en The Cape joue comme une patate, et son jeu d'acteur et forcé et limité, plutôt problématique quand la série est supposée mettre en scène un héros torturé et sombre, sa version du personnage torturé consistant à mettre une capuche et prendre un air méchant.
Le personnage d'Orwell est campé par Summer Glau, qui semble avoir pris un abonnement à ce genre de production et doit ambitionner de devenir une sorte de fantasme ultime pour geek, après ses "performances" dans Firefly, Serenity, Sarah Connor Chronicles, les 4400, et poussant même le vice jusqu'à apparaître dans un épisode de Big bang theory.
James Frain à une bonne gueule de méchant de service, et relève un peu le niveau, et semble s'amuser à cabotiner en en faisant des tonnes.
On a bien sûr droit à une galerie de méchants ultra-caricaturaux, Scales, une brute avec une peau de serpent (lol), quelques tueurs embauchés pour buter Vince, ou encore un magicien russe s'appelant Molotov (re-lol), de toutes façons, ils sont tous soit nuls, soit cons, soit les deux à la fois.
Au niveau de l'histoire, on suit vaguement The Cape botter des culs et poursuivre sa vengeance, tout en tentant de reprendre contact avec sa famille, avec un scénario qui est juste ridicule.
Vince déguisé en The cape parlant régulièrement avec son fils, qui doit être un peu débile quand même, car il ne se semble pas reconnaître la voix de son propre père ni son visage, sachant que le masque de Vince, c'est juste un bandeau sur les yeux... (sa femme non plus ne se doute de rien)
La structure elliptique des épisodes rend le tout vraiment indigeste, et assez peu compréhensible, de plus, quasiment tous les choix que fait Vince sont illogiques, ce qui fait qu'on s'énerve au fur et à mesure, en pestant devant l'incompétence crasse de ce héros de pacotille, et de ses ennemies aussi hein.
Les épisodes sont mal dosés, certains passages, pourtant importants, sont ultra rapides, d'autres, anecdotiques, prennent des heures, notamment la révélation du secret d'Orwell, parce que faut pas nous prendre pour des cons, on le sait depuis le début que c'est la fille de Chess.
La série ne trouve jamais le ton juste, il y a de l'action, un peu de papotage, un peu d'humour pas toujours drôle, la série est supposée être sombre, mais pas tant que ça finalement, la mayonnaise ne prend jamais.
Bizarrement, le dernier épisode est assez distrayant, il s'y passe plein de trucs, de l'action, des révélations... certes, tout ça est téléphoné, et même si on flirte avec le ridicule, il est moins vomitif que le reste de la série, même si le fait que cet épisode soit le dernier, et donc une délivrance après des heures de souffrance, doit influencer mon jugement.
Les scènes d'actions sont plutôt bien foutues, mais ne compensent pas un scénario indigent, même si parfois, certains passages ont de la gueule, surtout quand la série se concentre plus sur son atmosphère (la partie sur Lich notamment) plutôt que sur son héros, ce qui n'est que trop rarement le cas.
Ce qui ne fait que renforcer le sentiment de gâchis d'une série qui n'aura jamais su trouver le ton juste, qui hésite constamment entre série d'action fun et série plus sombre et fouillée, et ne choisit jamais sa voie...

A éviter...

lundi 16 mai 2011

Septic Flesh - The Great Mass

Septic Flesh est de retour, pour ce qui est pour moi l'un des albums les plus attendu de l'année, tant le précédent, Communion, l'album de la reformation, avait été un choc.
Les grecs étaient revenus d'entre les morts avec un trop court chef d'oeuvre de death brutal et symphonique, et poursuivaient leur évolution de la plus belle des manières.
Je me demandais comment Septic Flesh pouvait aller plus loin, et après écoute de The Great Mass, il faut bien se rendre à l'évidence, cette huitième offrande surpasse Communion de la tête et des épaules.

C'est bien simple, tous les éléments présents sur Communion sont ici accentués, plus violent, plus malsain, plus symphonique, Septic Flesh a accouché d'un monstre qui détruit tout sur son passage, bien aidé il est vrai par l'orchestre philharmonique de Prague et un vrai choeur de 30 personnes.
L'album débute par un The Vampire From Nazareth grandiose qui donne le ton d'entrée et remplit pleinement son office.
Après une chant féminin introductif, Spiros déboule des enfers et nous plonge en plein cauchemar, secondé par un riff et une rythmique que n'auraient pas renié Behemoth, les orchestrations sont grandioses, et parfaitement intégrées à la musique.
Si vous ne secouez pas la tête à 1'12 quand Sotiris gueule The nectar of the gods!!!!!, c'est que vous êtes mort.
2'50 de folie brutale avant que Sotiris ne prenne le relais pour la fin du morceau, une fin tranquille et aérienne de toute beauté, We offer the sun...
Septic Flesh enfonce le clou sur le titre suivant, A great Mass of Death, brutal, mais avec une longue interlude au milieu du morceau, avant de repartir à l'assaut pour un final grandiose.
Pyramid God déboule avec des sonorités évoquant parfois Revoltion DNA et aussi quelques rythmes un peu plus industriels.
Ce qui choque le plus sur cet album, c'est l'utilisation de l'orchestre, traité comme un instrument à part entière, et qui est complètement intégré au Death metal du groupe, on est très loin de l'utilisation habituelle qui en est faite chez par exemple un Dimmu borgir, où il n'est finalement qu'un outil donnant artificiellement du relief à des compositions plates et basiques.
Septic Flesh n'est pas seulement qu'un groupe de Death générique avec un orchestre, car en faisant abstraction de ce dernier, on découvre un travail énorme au niveau des riffs de Chris Antoniou et de Sotiris, à la fois groovy, mélodiques et souvent complexes et très variés, sans oublier le jeu de batterie très chiadé de Fotis Bernardo, capable de blast-beats furieux mais que sait aussi se montrer plus discret quand il le faut.
Il est bon de noter que les grecs ne se contentent pas de répéter la même formule tout au long des 10 titres de l'album, en n'hésitant pas à s'engager sur des chemins plus tortueux, comme Mad Architect, The Undead keeps Dreaming ou Apocalypse.
Septic Flesh démontre beaucoup de maturité dans ses compositions, chaque titre est très riche, très varié, les orchestrations sont grandioses, et l'alternance entre les growls de Spiros et le chant clair de Sotiris est parfait, le tout bien entendu soutenu par le choeur et les chants féminins.
La production est énorme, massive, très claire, chaque partie est parfaitement audible, et on se surprend à découvrir de nouvelle choses à chaque écoute, un détail par-ci par-là, car l'album est beaucoup moins direct et évident que Communion, moins facile d'accès, mais aussi beaucoup plus riche et plus épique.
Il se passe beaucoup plus de choses au sein des morceaux, et sincèrement, prendre autant d'éléments disparates et réussir à assembler le tout sans que ça tourne au n'importe quoi, c'est quand même très fort.

En conclusion, The Great Mass est une putain de boucherie, avec un équilibre parfait entre le death très brutal et les parties plus atmosphériques, un disque aux multiples textures et très varié, sans réellement de temps faibles.
Brutal, mélodique, grandiose, emphatique, malsain, Septic Flesh s'est transformé en une sorte de Behemoth Symphonique, et c'est une réussite totale.

Un Triomphe!
5/5

(Note: Je me suis procuré la version Digipack Cd/Dvd, pas de bonus track, mais un excellent making of bien fichu, et un artwork de toute beauté)

mercredi 4 mai 2011

Necros Christos - Doom of the Occult


Il y a 4 ans, Necros Christos déboulait des méandres de l'underground avec son premier album sous le bras, Triune Impurity Rites, précédé d'une avalanche de split/EP/demo en tout genre et d'une réputation plus que flatteuse chez les trve fans de l'occulte qui s'était jetés dessus pour le porter en triomphe, et il faut bien avouer que pour cette fois, ils avaient à peu près raison.
Autant le dire, j'avais adoré ce premier album, son Doom-Death Über Occvlt faisait mouche, tout en étant finalement pas si original que ça.
Necros Christos, c'est un peu comme le Tofu, seul, c'est ultra fadasse, ça n'a aucun goût, aucune saveur, mais avec le bon mélange d'épice ou la bonne marinade, ça peut le faire.
Ce qui fait la force de ce groupe, c'est plus la forme que le fond finalement, parce que bon, les riffs tournent un peu en rond, le chant est linéaire au possible, mais NC a eu cette bonne idée de laisser tout ça macérer assez longtemps dans un jus putride et pestilentiel, et force est de constater qu'ils avaient trouvé la bonne recette, rendant leur tambouille originale.
Globalement, ce premier concept-album était carré, massif, une grosse heure de Ritual Doom Death satanique et occulte, 23 titres, avec ses interludes, ses portes, ses passages, ses références ésotériques, le tout s'imbriquant à merveille, une sorte de messe noire gravée sur CD.

Alors 4 ans plus tard, que nous réserve Necros Christos avec sa seconde offrande?
En gros, le même principe, de nouveau 23 titres, un nouveau concept album morbide, avec cette question que je me suis posée après la première écoute: Et si Necros Christos s'était planté?
Le groupe à globalement fait évoluer sa recette, légèrement moins brutal, un peu plus atmosphérique, plus occult trve evil, un peu plus lent, plus doom, même si heureusement on a droit à quelques passages plus rapides, et franchement, plus chiant.
On retrouve tous les éléments du premiers disque, mais on y accroche beaucoup moins, est-ce à cause de l'effet de surprise aujourd'hui dissipé? peut être, car les défauts bien planqués hier apparaissent désormais au grand jour.
Cette fois-ci, je me suis surpris à en avoir franchement marre des interludes, on arrive quand même à 23 plages pour seulement 9 chansons, pour un total de 73 minutes!
Les riffs tournent un peu plus en rond, les solos semblent tous sonner de manière identique, le chant devient même pénible à force, trop monolithique, et la batterie a perdu un peu de sa lourdeur.
L'album défile, et on n'accroche à rien, tout apparaît un peu trop lisse et monotone.
Necros Christos semble un peu coincé au milieu de son propre cauchemar, en voulant pousser encore plus loin sa démarche occulte, il s'est un peu perdu et perd également l'auditeur en route.
Et que c'est loooooong!
Bien sûr, on pourrait dire exactement la même chose de tous les groupes de Death/Drone qui joue lentement, mais le manque d'inspiration est ici plus flagrant, ce Doom of the Occult porte bien son nom, plus Doom, plus Occulte, mais aussi plus ennuyeux et souvent très prévisible.
Heureusement, NC sait toujours composer des riffs assez catchy et groovy, c'est ce qui sauve ce disque du naufrage, mais ceux-ci manquent parfois de variété, ce qui renforce ce sentiment d'ennui.
Je parlais de manque d'inspiration, mais peut être que le problème est tout autre, j'ai ce sentiment bizarre que tout est un peu trop calculé, trop méticuleux, trop carré, et presque trop propre, la production est très (trop) clinique, un choix assez étrange pour ce type de musique.

En conclusion, ce Doom of the Occult est l'une des (petites) déceptions de l'année, non pas que tout soit à jeter, c'est même parfois très bon, les gars savent toujours composer des putains de riffs, mais je n'adhère pas (plus) à la démarche de Necros Christos.
Ce disque manque un peu de folie, et est surtout bien trop long, la musique a beaucoup perdu de son impact, même si d'un autre côté, les amateurs d'expériences occultes (et les fans hardcore du groupe) seront surement ravis de cette orientation, moi je passe, et je me dis que finalement, avec 25-30 minutes de moins, on aurait surement évité pas mal de redites et je me serais moins ennuyé.

Un peu le cul entre deux chaises, parfois génial, parfois très chiant...
3/5

Samael - Lux Mundi


Au secours, Samael est de retour, et ça fait peur, surtout après la daube monumentale qu'était le pitoyable et ridicule Above. (ouais, j'suis dur)
Parce que bon, j'étais quand même tombé dans le panneau en 2009 en achetant Above avec son joli sticker vantant le retour aux sources, qui sentait quand même bien l'arnaque, mais j'avais naïvement confiance, et j'avais surtout envie d'y croire.
Above était grotesque, vide, quasiment inaudible, et en guise de "retour aux sources" nous offrait une immonde bouillie sonore indigeste envoyé dans ta face à 200 à l'heure.
Je ne me rappelais plus trop des premiers Samael mais je n'avais pas le sentiment que ça blastait comme des débiles pendant 40minutes, j'avais le souvenir d'un truc beaucoup plus lent.
Au fait, contrairement à beaucoup de personnes, je n'aime pas trop ces premiers disques, Passage et Eternal sont pour moi ce qu'ils ont fait de mieux, je considère juste Ceremony of Opposites comme étant le moins médiocre de leurs travaux antérieurs.

Alors voilà, j'étais donc anxieux avant d'écouter cette nouvelle livraison, grosse daube? déception? chef d'oeuvre?
Enfin la suite du duo Passage/Eternal? (Car franchement, Reign of Light et Solar Soul, même si pas mauvais, marquaient quand même une sérieuse baisse de régime dans la discographie des suisses)
Premier titre, j'ai eu peur pendant 2 secondes, mais ce Luxferre remet tout de suite les pendules à l'heure, un bon titre sans trop de surprises mais on reconnait le trademark du vrai Samael que j'aime, c'est varié, parfois un peu speed, le refrain est très bon, c'est accrocheur, et je suis un peu rassuré.
More light on the path that I walk!
L'album est assez sombre, très orienté mid tempo, et on retrouve l'utilisation des claviers typique de la grande époque, ça change d'Above, et surtout au niveau de l'atmosphère générale, on retrouve un Samael plus froid et oppressant, au revoir les trips orientaux/bizarres/pénibles des albums précédents, et ce n'est pas plus mal.
Surtout, certains titres auraient tout aussi bien leur place sur Passage, comme Of War, In the Deep, ou encore Antigod, des titres assez lents, martiaux, et grandiloquents, même si ça sent le déjà entendu, ce qui me semble être le gros défauts du disque.
On a de très bon titres, The Shadow of the Sword, avec son tempo assez speed et son refrain plus "chanté" par un Vorph en grande forme, précédant un excellent In the deep, écrasant à souhait (Et son Call me Samael!!! assez jouissif), un Soul Invictus plus Indus et très martial, ou encore In gold we trust, très varié et rythmé.
Mais le meilleur étant à venir avec le dernier titre, le gigantesque The Truth is Marching On, de loin le titre le plus intéressant, le plus riche de la galette, très speed, avec beaucoup de variations, peut être la meilleure chanson de Samael depuis au moins 10 ans. (peut être)

Alors voilà, en conclusion, ce Lux Mundi est vraiment excellent, les orchestrations sont grandioses, les riffs accrocheurs, les refrains facilement mémorisables, on passe un très bon moment, sans réellement de temps morts, même si l'ensemble manque un peu d'originalité.
Les suisses font machine arrière et propose donc un album plus que solide; en tout cas, ça fait plaisir de voir Samael retrouver ses fondamentaux après les errements de Solar Soul et la catastrophe Above.

Un bon cru.
4/5

lundi 2 mai 2011

Réorientation vers une certaine vacuité...

Ce blog a changé depuis quelques temps.
Chaque chose a sa place désormais, je conserve d'autres écrits pour d'autres lieux, et ici, il n'y aura plus que de la merde des chroniques, sur un peu tout et n'importe quoi, mais ayant trait principalement à la musique et parfois à certaines daubes télévisuelles voire même cinématographiques si je suis de bonne humeur.
Il y aura aussi parfois d'autres trucs plus légers concernant ma vie de merde, parfois...

Certes, je conçois que l'idée même d'un blog de chroniques est totalement foireuse sur le fond et également sur la forme.
Après tout, qui suis-je pour critiquer et donner mon avis sur une oeuvre?
D'un autre côté, vous n'êtes pas obliger de me lire, alors...
La Chronique/Critique sur un sujet aussi flou que la musique est un exercice périlleux et assez vain quand on y pense.
Peut-on être objectif?
Bien sûr que non, et c'est finalement ce qui est drôle, car il va de soi que de ma perspective, j'ai toujours raison, mon jugement est définitif, et si vous n'êtes pas d'accord... allez vous faire foutre.
(ouais, je suis un gros con)
Ok, je suis très impoli, mais à quoi bon discuter et débattre sur un sujet forcément subjectif comme la musique.
Tout le monde a son avis, et heureusement d'ailleurs, mais j'aime à croire que je suis le seul à détenir la vérité, et de toute façon, votre avis, je m'en tape.
(Mais quelle prétention!!! vous pouvez commencer à m'insulter, faites-vous plaisir)
Après tout, nous sommes dans un monde où tout le monde a son avis sur tout et n'importe quoi, et peut l'exprimer même s'il ne maîtrise pas le sujet.
Magie de l'internet 2.0...
Au moins ici, vous êtes prévenu, et je tiens à ajouter que contrairement à d'autres, je connais un peu mon sujet.
Ce blog sera donc empreint de second degré, de jugements de valeur qui n'engagent que moi, de superficialité, rendant mon entreprise complètement vaine et biaisée.
Quand je donne mon avis sur un disque, je n'essaie pas d'être objectif (ce qui est assez stupide en parlant d'une chronique musicale), je ne fais que donner mon point de vue, personnel, influencé par mon propre background, ma propre vision des choses, et mes quelques connaissances sur le sujet.
Bien sûr, ceci doit être encadré par une mise en perspective et un petit travail de contextualisation.
Mon domaine d'expertise sera donc le Heavy Metal, je baigne dedans depuis de nombreuses années, et j'en consomme en très grande quantité, ce qui ne fait pas de moi un expert, (contradiction inside), loin de là, et ne justifie pas vraiment le fait de donner mon avis sur des disques, mais j'aime écrire et faire partager ce que j'écoute, le pire comme le meilleur, les découvertes, les coups de coeurs, et aussi les coups de gueule.
Il va de soi que j'ai un certain parti pris sur la forme, le ton est offensif, et même parfois condescendant, le tout dans un style exécrable, car oui, c'est écrit totalement à l'arrache...
De plus, je mets des notes, et là pour le coup, c'est totalement subjectif, et n'a que peu d'intérêt, ce n'est même pas une tentative de "quantifier" la qualité de la musique, cela sert juste à donner un ordre d'idée, sachant qu'un 2.5 peut être à la fois une bonne note où une mauvaise, en fonction de ce qui est dit dans la chronique, tout est question d'interprétation...

Alors voilà, en conclusion, si vous êtes d'accord avec mes chroniques, tant mieux pour vous, si non, ce n'est pas mon problème, nous ne sommes pas ici pour débattre, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, ce genre de débat est de toute façon stérile et ne mène à rien.
Ce blog a beau être public, il n'en reste pas moins mon petit espace personnel sur lequel je règne en maître absolu.
D'ailleurs, plus haut il est écrit Misanthropie et Heavy Metal, ça se passe de commentaires...

Prochainement, Chroniques de Septic Flesh, Samael, et Necros Christos, On rigolera bien en vomissant sur la série The Cape, et j'aurai quelques petits trucs à dire sur le film The Troll Hunter.