lundi 22 décembre 2014

[Bilan 2014] Top 10 - Les meilleurs albums français

C'est parti pour une semaine de listes à la con en forme de Bilan de l'année, et avant le grand Top 20 que vous attendez tous et qui sera publié pour célébrer dignement la naissance du Nazaréen, on va s'intéresser aux groupes français.
Franchement, ce ne fut pas une grosse année pour la scène hexagonale, j'avais même pensé à ne vous faire qu'un Top 1 avec seulement le vainqueur, mais finalement, plus qu'une liste des meilleurs albums français de l'année, voici un Top 10 des albums français les moins mauvais de 2014, comme ça c'est un peu plus clair et ça en dit long sur le niveau des albums cette année.
Benighted n'est pas dans la liste, bah ouais, faut pas déconner, Carnivore Sublime est juste un album de plus dans leur discographie, Alcest fait de la merde, je n'ai pas du tout accroché au nouveau The Great Old Ones alors que j'avais aimé le premier album, et le nouveau Grorr est complètement foiré, que reste-t-il? AqMe? LOL! ou pire encore un N.K.V.D. qui a sorti sans conteste l'album le plus ennuyeux de l'année?
Bref, j'ai gratté les fonds de tiroirs pour vous sortir ce qui est de loin le meilleur album de l'année, suivi des neufs moins mauvais que j'ai écouté, alors, qui pour succéder à Ad Patres et Pryapisme?
And the Winner is......

dimanche 21 décembre 2014

TV Metal (2014 - Semaine 51)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...
Bref, toutes les vidéos Metal de la semaine, le meilleur et surtout le pire, c'est maintenant!

On attaque avec du très très lourd, le premier extrait de Deadly Scenes, le nouvel album des joyeux zigotos de 6:33 dont la sortie est prévue le 12 janvier chez les toujours excellents Kaotoxin, un véritable court-métrage vous est proposé afin de vous donner envie d'acheter le bouzin, et vu la qualité du truc, il faudrait être profondément idiot pour ne pas le pré-commander, êtes-vous idiot? non, donc c'est ici que ça se passe: Preorder!

[Chronique] Angra - Secret Garden

Angra avait tellement disparu ces dernières années que l'on m'aurait annoncé son split, ça ne m'aurait pas surpris, surtout qu'on avait un peu touché le fond avec Aqua en 2010, un disque enfanté dans la douleur pour un groupe dont certaines rumeurs annonçaient le split, déjà, en 2007, des problèmes de management ayant provoqué un hiatus de deux ans.
Aqua donc, disque plutôt médiocre et dernier album de l'époque Edu Falaschi, le chanteur qui avait pris la relève d'Andre Matos en 2001 avec un certain succès, du moins sur album, car ce brave Edu avait un gigantesque problème malgré tout, son incapacité à chanter correctement en live, ce qui faisait un peu tâche pour un groupe plutôt dépendant de son vocaliste pour faire passer de l'émotion.
Aqua mis à part, je dois bien vous avouer que j'ai bien aimé la période post-Matos d'Angra, Rebirth était un bon disque de retour, Temple of Shadows un putain de bon disque de Power prog, et Aurora Consurgens était un poil moins bon mais dans la lignée de cet Angra 2.0 qui avait au moins le mérite de rompre avec ce qu'ils faisaient dans les années 90, et tant pis si leur musique était moins catchy, Angra gagnait en richesse, et puis Aqua, le coup d'arrêt, le départ d'Edu Falaschi, quatre ans de quasi silence pour que sorte ce nouvel album avec un line-up évidemment remanié, et un Angra qui joue très gros avec ce disque qui doit permettre de remettre le groupe sur les rails, surement est-ce pour cela que l'album sort d'abord au Japon (mi-janvier pour l'Europe), histoire de se rassurer dans un pays où le groupe est peut-être moins cramé qu'ailleurs et jouit toujours d'un certain crédit, le retour triomphant ou l'oubli en quelque sorte... bon, ce sera l'oubli alors...

mercredi 17 décembre 2014

[Chronique] Strynn - Alienation

Aujourd'hui on va plonger dans les abysses de l'Underground avec un groupe que vous ne connaissez peut-être pas, ce qui est surement mieux pour votre santé mentale (et une preuve de bon goût...), avec le second album des jeunes et fringants bordelais de Strynn, évoluant dans le Vrai Noir Metal Souterrain à l'ancienne, ouais, de la grande douceur une fois encore, vu que le groupe est plus partisan de vous enfoncer de force des cannelés cloutés dans le rectum que de se lancer dans de longues discussions pompeuses sur l’œnologie.
Strynn s'était déjà fait, un peu, remarqué l'année dernière avec la sortie de son premier opus, Decadence, un album plutôt influencé par le Black old school que l'on qualifiera de classique, une petite vaguelette dans le petit océan du Black franchouillard pour un effort solide malgré tout, pas de quoi non plus s'exploser le Stryng de plaisir (désolé), mais Decadence montrait déjà un certain penchant plus qu'appréciable pour l’extrémisme sonore, et c'est presque tout naturellement que ce second opus, Alienation, va aller beaucoup plus loin que son prédécesseur dans l'hermétisme et la violence, voyant Strynn s'engager dans un genre tout particulier (et une étiquette que je viens d'inventer), le Br00tal Drone Black Nihiliste, tout un programme...