lundi 24 novembre 2014

[Chronique] Centinex - Redeeming Filth

Il y a des choses dans ma vie que je ne parviendrais jamais vraiment à expliquer de manière rationnelle, mon attraction pour les nanards horrifiques de série Z, mon dégoût profond du vin et de ses dérivés, et donc, ce qui nous intéresse ici, ma fascination pour Centinex, qui doit surement être l'un des seuls groupes de Death Metal dont j'ai toute la discographie, ce qui doit faire de moi un fan du groupe, pourtant, Centinex, c'est la seconde division du Death Metal européen dans tout sa splendeur.
Centinex est-il véritablement un groupe culte? mouais, bof, pas sûr de ça, Centinex a toujours plus ou moins végété dans l'underground sans jamais vraiment faire d'éclat, livrant quand même quelques albums plutôt moyens, malgré tout, Centinex avait une chose pour lui, la volonté de faire un Death typiquement suédois en y incorporant pas mal d'éléments très audacieux et parfois à la limite du progressif, à la limite seulement hein, Centinex n'a jamais été non plus le groupe le plus novateur du genre, et après un début de carrière très influencé par Grave ou Dismember, le groupe s'est ensuite dirigé vers un Death teinté de MeloDeath et de Thrash qui fonctionnait par intermittence en fonction de leur faculté ou non à y intégrer des choses un peu plus aventureuses.
Partant de là, malgré mon amour pour le groupe, le split en 2006 ne m'avait pas troublé plus que ça, une bonne partie du groupe était parti fonder Demonical, et c'était bien comme ça, fin de l'histoire, ce qui ne m’empêcha pas d'être à la fois excité et perplexe par l'annonce du retour de Centinex en janvier dernier, malheureusement, même si je n'attendais pas de miracle de ce retour, je n'étais surement pas préparé à une telle débâcle, ne tournons pas autour du pot, Redeeming Filth est un ratage dans les grandes largeurs...

dimanche 23 novembre 2014

TV Metal (2014 - Semaine 47)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...
Bref, toutes les vidéos Metal de la semaine, le meilleur et surtout le pire, c'est maintenant!

On attaque avec un clip de Triptykon tout ce qu'il y a de plus simple, vu qu'on y voit le groupe jouer dans le noir, avec un petit filtre pour rendre tout ça un peu plus dark, mouais, c'est pas génial, et je vous renvoie à la chronique du dernier album, Melana Chasmata...

vendredi 21 novembre 2014

[Chronique] Thy Darkened Shade - Liber Lvcifer I: Khem Sedjet

Le Black Metal est certainement le genre où l'on est le plus susceptible de rencontrer de sacré cinglés, on se souvient bien sur de l'illustre Jon Nödtveidt qui, après son séjour en prison, avait sombré dans une sorte de fanatisme religieux sectaire à base d'occultisme et de dragon anti-cosmique qui transparaissait énormément dans les paroles de Reinkaos, mais il est loin d'être le seul.
Aujourd'hui, on file en Grèce pour prendre des nouvelles de Thy Darkened Shade, un duo composé du chanteur The A (euh...ok) et surtout du cinglé en chef qui s'occupe de tout le reste et de la composition, Semjaza, un illuminé fanatique, membre fondateur de l'Order of Promethean Fyre (Yolo!), qui déclare donc le temps d'une longue et hilarante interview: "To speak the truth, every single song I compose [...] is an actual ritual that summons certain forces into Malkuth and into my being" ou encore "My music/lyrics are a magical diary for me, they reveal in a way the revelations that happen before my eyes, as given by my Gods through my vessel", Euh... ouais, bon, ça vous place un peu le niveau du gars, complètement barré dans un trip occultiste satanique abscons, d'ailleurs, ce n'est pas du Black mais du "Acausal Necrosophic Black Metal" maintenant, c'est quoi donc? aucune idée, mais une chose est sûre, c'est que Liber Lvcifer I: Khem Sedjet, second album du duo hellénique, est un très gros, et excellent, pavé de Metal extrême satanique en forme d'expérience transcendantale mystique...

lundi 17 novembre 2014

[Chronique] Bloodbath - Grand Morbid Funeral

Nick Holmes est un chanteur de merde qui va pourrir Bloodbath, ce type est incapable de chanter, il sait pas growler, balh blah blah...
Rigolez pas, ce genre de commentaires représente une partie assez importante des réactions des fans de Bloodbath suite à l'annonce du nouveau chanteur, puisqu'au cas où vous auriez hiberné dans une grotte ces deux derniers mois, Mikael Åkerfeldt n'est plus de la partie et a donc été remplacé par le chanteur de Paradise Lost, choix surprenant et assez couillu de la part du groupe suédois, mais finalement très logique.
J'admets que j'étais également perplexe à ce sujet, après tout, le dernier album de Paradise Lost où Nick Holmes chantait du Death Metal, c'était Gothic en 91, ça date, et j'imagine que la partie de carrière où Paradise Lost faisait de l'Electro Goth a du jouer dans la perception négative qu'ont eu les gens quand ils ont appris la nouvelle.
En même temps, ce choix est plutôt logique, Bloodbath est un super groupe, il fallait une légende au chant, et légendaire, Nick Holmes l'est, et il ne faut pas oublier une chose, c'est que Bloodbath, c'est avant tout Anders "Blakkheim" Nyström et Jonas Renkse, deux Katatonia, et devinez quelle était l'influence majeure de Katatonia à ses débuts? yep, Paradise Lost.
Bref, Grand Morbid Funeral est là, et vous savez ce qu'a changé l'arrivée de Nick Holmes dans la musique de Bloodbath? RIEN. C'est aussi simple que ça, ce n'est pas mieux qu'avant, ce n'est pas moins bien qu'avant, c'est juste du Bloodbath...