jeudi 26 février 2015

[Chronique] Endlesshade - Wolf Will Swallow The Sun

Vu la médiocrité ambiante ces temps-ci, j'ai du aller farfouiller sur Bandcamp pour vous trouver un disque pas trop mauvais et suffisamment intéressant pour justifier d'en faire une chronique, je ne vais pas jusqu'à dire qu'il n'y a que du bon sur Bandcamp, loin de là même, mais parfois, en fouillant bien, on trouve une pépite qui vaut le coup de dépenser quelques euros, c'est le cas d'Endlesshade qui nous vient d'Ukraine et qui m'a fortement aguiché avec sa délicieuse pochette énigmatique.
Wolf Will Swallow the Sun est d'ailleurs le tout premier album de ce sextuor œuvrant dans la catégorie Doom/Death à tendance atmosphérique, et vu que je prends la peine de vous en parler, c'est pas mauvais du tout, pas forcément brillant, mais suffisamment solide pour vous occuper pendant quelques pluvieuses soirées hivernales, et c'est aussi l'occasion de vous faire découvrir un truc plutôt inconnu...

mardi 24 février 2015

[Chronique] Ensiferum - One Man Army

On vit une époque formidable où peut importe la qualité, si t'as le bon gimmick, c'est susceptible de cartonner, le gros gimmick en ce moment, ce sont les vikings, que ce soit à la télé ou dans le Metal, il suffit d'utiliser l'imagerie viking pour que ça se vende, le port de la barbe est bien sûr un plus histoire de faire mouiller les pucelles, ça tombe bien, il y en a plein dans le Metal, et ça marche sur les beaufs aussi, et là encore ça tombe bien, ce sont les beaufs qui font tourner le business Metal.
Tout n'est pas à jeter dans le Folk, bien entendu, mais malheureusement, bon Folk contre mauvais Folk, c'est toujours le mauvais Folk qui gagne, car plus accessible, plus facile à écouter pour les beaufs et les gamins qui regardent Vikings à la télé et qui sont naturellement fan d'Amon Amarth (rigolez pas, y'en a même qui appelle ça du Viking Metal) rien que pour l'image véhiculée, le Folk d'obédience germano-scandinave a le vent en poupe, l'imagerie viking aussi, pas besoin de se faire chier à bosser sa musique, un riff moisi, des chœurs catchy, des orchestrations en masse pour faire épique, des rythmes simples, et ça se vend tout seul, c'est précisément ce qu'a parfaitement compris Ensiferum, la merde se vend bien, pourquoi se faire chier à faire de la bonne musique?

dimanche 22 février 2015

TV Metal (2015 - Semaine 8)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...
Bref, toutes les vidéos Metal de la semaine, le meilleur et surtout le pire, c'est maintenant!

On attaque cette édition avec le tout nouveau single de Linkin Park... Ah merde? non? ah ouais, c'est du In flames en fait, mais y'a pas de couilles, y'a pas de Metal, et encore moins de MeloDeath, c'est juste de la grosse merde honteuse, je vous renvoie à la lecture de ma chronique du dégueulassement dégueulasse Siren Charms...

[Chronique] Imperial Triumphant - Abyssal Gods

On peut toujours compter sur le label italien Code666 pour nous délivrer notre dose de Metal bizarre à chaque début d'année, et ça tombe bien, puisque le mois de février est toujours un mois assez pauvre en sorties d'albums sympa, et bon, dans la mesure où j'aime le Metal et que j'aime aussi le bizarre, ce label et moi sommes faits pour nous aimer.
Après un premier album Abominamentvm en 2012 qui était donc... euh ouais, bizarre, et un EP en 2013, le très bien nommé Goliath, revoilà Imperial Triumphant et son Black Metal avant-gardiste étrange pour de nouvelles aventures dans la noirceur absolue des ténèbres, car c'est bien de ça dont il s'agit avec Abyssal Gods, tout ce que les américains font ici, ils le faisaient déjà en 2012, sauf que pour ce deuxième effort, Imperial Triumphant s'enfonce encore plus loin dans les enfers, Abyssal Gods est plus sombre encore, plus violent, encore plus torturé et schizophrène, et l'on a quasiment affaire au paroxysme de la musique d'Imperial Triumphant, où chaque élément d'Abominamentvm est poussé à l'extrême, amateur de musique non linéaire et de dissonances déstructurées, ceci est pour toi...