lundi 26 janvier 2015

[Chronique] 6h33 - Deadly Scenes

Vous devez le savoir depuis le temps, je suis assez bon public concernant les groupes barrés et l'avant-garde en général, j'ai une affection particulière pour les zinzins de l'espace qui repoussent les limites et explorent de nouveaux horizons.
Bref, cet album des français de 6h33, je l'attendais de pied ferme, comme du pain béni, ça devait être génial, révolutionnaire, novateur, je l'avais même précommandé chez Kaotoxin, en version bundle en plus, c'est vous dire si j'étais confiant, sauf que voilà, j'ai tout essayé, je l'ai écouté plein de fois, j'ai tout fait pour aimer Deadly Scenes, pour essayer d'en sortir au moins quelque chose de positif, et non, rien, que dalle, j'ai beau l'écouter encore et encore, il n'y a presque rien à sauver du naufrage Deadly Scenes, un authentique échec de la scène nawak française, à mon grand regret, une énorme déception...

dimanche 25 janvier 2015

TV Metal (2015 - Semaine 4)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...
Bref, toutes les vidéos Metal de la semaine, le meilleur et surtout le pire, c'est maintenant!

A moins que vous n'ayez hiberné dans une grotte depuis un an, vous avez forcément remarqué le succès de Babymetal l'année dernière, Kiss aussi, et quand y'a de l'argent à se faire, Simmons et Stanley sont toujours dans les parages pour prendre une part du gâteau, l'opportunisme habituel du groupe ne surprend même plus, bref, dans un souci de faire du blé, Kiss s'est associé à un groupe de J-Pop de gamines et le résultat est une gigantesque merde, même le clip en fait des tonnes dans le WTF nippon à tel point que cela apparaît forcé et donc ridicule, allez hop, poubelle...

jeudi 22 janvier 2015

[Chronique] Napalm Death - Apex Predator - Easy Meat

Encore une légende au menu de la chronique du jour, et de l'authentique cette fois, pas une petite légende frelatée au statut douteux, non, Napalm Death est du genre à avoir participé à l'élaboration d'un genre, ce qui n'est pas rien (en compagnie de Repulsion, Carcass, et un peu Terrorizer aussi), également un groupe que presque tout le monde respecte et qui fait l'unanimité, ce qui est plutôt rare de nos jours, bref, il est difficile de ne pas aimer Napalm Death.
Véritable institution du Grindcore depuis une bonne trentaine d'années, on ne peut pas vraiment dire que les anglais aient jamais véritablement déçu tout au long de leur discographie, même si l'on oubliera bien volontiers les errements artistiques de la fin des années 90 et du début des années 2000, quasiment une décennie de perdue avant le retour en forme en 2005 avec The code is Red, le début de l'âge moderne pour Napalm Death, le moment où ils se sont dit qu'il ne servait plus à rien d'expérimenter et que s'en tenir à ce qu'il savaient faire de mieux était le bon plan pour continuer une petite carrière sans décevoir personne, et sur chaque album depuis 2005, c'est la même chose, du classique Napalm Death, avec tout le savoir-faire des anglais, avec à chaque fois quelques incartades bizarres le temps de deux-trois titres, partant de là, si vous avez suivi Napalm Death ces dix dernières années, vous savez déjà à quoi vous en tenir...

lundi 19 janvier 2015

[Chronique] Marduk - Frontschwein

Marduk fête cette année ses 25 ans, putain, à l'échelle du Black Metal moderne c'est presque depuis la nuit des temps, Marduk a toujours été là, fidèle au poste, et a toujours su faire passer la pilule lors de ses nombreux changements stylistiques, surtout lors de sa première année d'existence, Marduk ne semble pas vouloir raccrocher ses rangers, ni même remiser au placard son crucifix, toujours fermement enfoncé dans le cul d'une demoiselle depuis la demo Fuck me Jesus, un peu comme Excalibur, et j'imagine que celui qui parviendra à le retirer du fondement de la gente dame deviendra le nouveau roi du Black Metal.
Car le roi vacille et le royaume est en péril depuis une dizaine d'années, l'usure du pouvoir surement, car Marduk s'enfonce depuis quelques albums dans la monotonie, et qu'importe si Serpent Sermon en 2012 redressait, un tout petit peu, la barre, le ver est dans le fruit, et les suédois se retrouvent confronté à la vision de leur décrépitude, un combat que l'on sait perdu d'avance, mais cela ne va pas empêcher Marduk de continuer de capitaliser sur sa légende et son statut de groupe culte se battre contre l'adversité, que le groupe n'ait plus d'idées ni même l'envie de se surpasser, il va falloir se taper cette nouvelle purge attaque du Panzer satanique suédois, ne vous inquiétez pas, ça ne fait pas mal, en tout cas beaucoup moins qu'avant, et l'on s'en remettra vite, bienvenue sur le front du cochon (Je ne parle absolument PAS allemand, mais cette traduction à l'arrache de Frontschwein me fait marrer), un endroit curieux où l'on va assister aux tristes manœuvres d'un géant suédois qui tourne en rond...