lundi 27 avril 2015

[Chronique] Tribulation - The Children of the Night

N'y allons pas par quatre chemins, le Revival du Death Old-School, c'est de la merde, point barre, la nostalgie à deux balles, c'est pour les gamins idéalisant une époque qu'ils n'ont pas connu, pourtant, le Old School est à la mode, pas seulement dans le Death, ce qui implique que de nouveaux venus arrivent pour ressasser de vieilles recettes avec un son moderne, et que de vieilles gloires en profitent pour revenir en douce en surfant sur la vague.
Le Revival Death Old-School, c'est de la merde, mais malgré tout, il y a trois groupes qui sont sortis du lot avec une trajectoire identique, Morbus Chron, Horrendous, et Tribulation, avec à chaque fois la même histoire, un premier album à l'ancienne et bourrin où l'on sent quand même qu'il se passe quelque chose de différent, et un second disque qui pousse l'expérimentation plus loin en poussant le Death dans une autre direction, Sweven ou Ecdysis répondaient à cet impératif de ne pas s'enfermer dans des codes rigides, d'aller plus loin que la plupart des groupes de Death à l'ancienne, respectueux du genre, mais avec une vision plus large, c'était également le cas pour les suédois de Tribulation avec son second album The Formulas of Death, on était encore dans le Death, mais avec une réelle dimension progressive et une particulièrement gouleyante vibe psychédélique vintage et horrifique.
Partant du fait que Tribulation est un de mes chouchous du Death, vous vous imaginez bien que j'attendais beaucoup de ce troisième album, et comme le veut la tradition, quand t'attends trop d'un disque, t'es forcement déçu, malheureusement, The Children of the Night vient confirmer la règle...

dimanche 26 avril 2015

TV Metal (2015 - Semaine 17)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...
Bref, toutes les vidéos Metal de la semaine, le meilleur et surtout le pire, c'est maintenant!

C'est le 4 mai que sort le nouveau Kamelot, et comme prévu... bah ça sonne comme du Kamelot, avec un Tommy Karevik qui officie toujours dans son rôle de clone de Roy Khan, et concernant la vidéo, on est dans le thème Science-fiction, ce n'est pas particulièrement beau sans être trop moche, on pourrait dire la même chose du single, pas particulièrement bon mais pas mauvais, comme un random single de Kamelot...

samedi 25 avril 2015

[Chronique] Nightrage - The Puritan

Il fut un temps où Nightrage, c'était quelque chose les enfants, enfin, le temps d'un album en fait, le premier, quand un all-star band au casting prestigieux sortait le meilleur album d'At the Gates post-Split d'At the Gates avec Sweet Vengeance, dernier soubresaut d'une scène MeloDeath qui commençait déjà en 2003 à sérieusement perdre en pertinence. 
Sweet Vengeance, c'est le meilleur album d'At the Gates que ce dernier n'a jamais sorti, avec son line-up de folie réunissant les fines lames grecques Marios Iliopoulos et Gus G, le cogneur danois Per M. Jensen, le mercenaire frenchie Brice Leclercq à la basse, et bien entendu le légendaire Tomas Lindberg au chant, accompagné en guest par Tom Englund, bref, du lourd de chez lourd, pour un unique tour de force, car l'album suivant Descent into Chaos, c'était quand même largement moins bien malgré un line-up toujours aussi impressionnant.
Depuis, c'est la longue descente dans l'oubli, Nightrage n'est plus un all-star band, n'étant désormais plus que le groupe de Marios Iliopoulos accompagné de mercenaires plus ou moins connu et dont le line-up varie selon les années, et tant pis si Insidious redressait quelque peu la barre en 2011, c'est dans une certaine indifférence que sortait l'album, il faut dire que le MeloDeath, c'est plus ce que c'était ma bonne dame, le genre est désormais daté, et n'intéresse plus que les nostalgiques d'une époque révolue, mais le fait que le public soit passé à autre chose ne va pas empêcher le guitariste grec de continuer l'aventure malgré tout, le mec est du genre obstiné et ne lâche pas l'affaire facilement, pourtant, après avoir écouté ce nouvel album, il faudrait peut-être penser à mettre la clé sous la porte, car ce Nightrage n'a vraiment plus rien de pertinent à proposer, rien en tout cas pour relancer l'intérêt autour du groupe...

mardi 21 avril 2015

[Chronique] Sigh - Graveward

S'il y a bien un album que j'attendais cette année, c'était bien celui-là, pas seulement car j'avais adoré le précédent In Somniphobia, mais pour l'ensemble de leur oeuvre, car même si c'est parfois bordélique, souvent bancal, parfois brillant aussi, on peut être sûr qu'il va toujours se passer quelque chose sur les albums des japonais, on peut être également à peu près sûr que chaque nouvel album sera différent du précédent, sans pour autant renier l'identité de sigh.
Bref, Graveward, ça sentait bon la nouvelle dose de folie furieuse à base de Black Thrash symphonique Heavy Jazz cacophonique, ouais, Sigh, c'est un peu une fanfare de kermesse psychédélique nippone, que l'on range volontiers dans la catégorie Avant-garde tant le niveau de bizarrerie et d'inventivité est élevé, je tenais d'emblée à vous dire mon admiration pour le combo japonais avant de démarrer cette chronique, qui sera largement moins positive que prévu, car à défaut d'un nouveau tour de force, Graveward s'avère quelque peu foiré, et parfois embarrassant pour la bande à Mirai Kawashima, y'a des trucs bien aussi, mais les réussites de ce nouvel album ne permettront pas de combler le sentiment de déception que j'éprouve à son écoute.