samedi 25 octobre 2014

[Chronique] At The Gates - At War With Reality

Jack Bauer a fait son retour cette année, et même si cette nouvelle saison de 24 contenait tous les ingrédients classiques de la série, manipulation, trahison, torture, action, violence, terrorisme, paranoïa, quelque chose clochait cette fois-ci, et ce qui empêchait de savourer ce retour, c'était tout simplement le fait que le contexte avait changé, Jack Bauer, c'était le héros de l’Amérique post 11 septembre, une période très précise, et 24 collait à son époque, sauf qu'en 2014, Jack Bauer apparaissait plus comme une relique d'un temps révolu, le retour d'un héros dont finalement plus personne n'avait besoin, 24, malgré ses qualités, et aussi ses défauts, posait le problème du contexte et de la pertinence alors que le monde avait changé depuis sa première saison.
Pourquoi je vous parle d'une série télé en introduction d'une chronique? tout simplement car le retour d'At The Gates pose le même problème de pertinence par rapport au contexte d'où il est issu, At the Gates, c'est Jack Bauer qui veut vivre un autre jour, faire la même chose qu'il y a 20 ans, mais en 2014, et même si le groupe a de nombreuses qualités, le contexte n'est plus du tout le même qu'à l'époque, At War With Reality a beau avoir toutes les qualités qu'on attendait de lui, et même être un disque plus que correct, il n'en demeure pas moins que son impact est bien moins important qu'avant, At the Gates n'est désormais plus vraiment pertinent, le retour d'un héros dont on a plus besoin en quelque sorte...

jeudi 23 octobre 2014

[Chronique] Obituary - Inked In Blood

Résumer la carrière d'Obituary est chose assez aisée, Slowly we Rot, et point barre, c'est tout, rien d'autre à signaler, vous allez me dire que Cause of Death c'était pas mal non plus, mais cet album étant principalement un clone du premier disque avant tout révélateur du fait qu'Obituary était incapable de changer et d'évoluer.
Le reste de la discographie? des albums médiocres, au mieux passables si on est vraiment conciliant, dont il n'y a rien à retenir, Obituary est la preuve que l'on peut bâtir une carrière sur la base d'un seul bon disque, suffisant pour rendre le groupe culte, et c'est ainsi qu'Obituary appartient à cette caste de groupes de légende dont le seul fait de gloire est d'avoir sorti le bon disque au bon moment, et dont la discographie n'est pas à la hauteur de la-dite légende.
25 ans tout juste après son unique fait de gloire, Obituary est de retour après une période de silence où, soyons réalistes, il ne manquait à personne, et malgré sa discographie foireuse, il conserve son statut culte et une aura suffisante pour que ses fans lui filent du blé par une campagne de crowdfunding servant à financer un nouveau méfait (ce qui n'empêchera pas le groupe de signer chez Relapse une fois l'enregistrement terminé hein...), comme quoi le fait de ne sortir que des purges quelconques ne semblent pas refroidir le fan de base.
Bref, 25 ans après son seul bon disque, Obituary est-il capable de nous ressortir un chef d'oeuvre? non. Inked in Blood est-il un bon disque? non, même pas...

lundi 20 octobre 2014

[Chronique] Slipknot - .5: The Gray Chapter

Depuis un mois qu'a activement débutée la promotion du nouvel album du groupe de Corey Taylor, Slipknot a été davantage occupé à:
- Promouvoir son Festival en promettant de brûler de la merde de chameaux H24 pendant trois jours.
- Présenter ses nouveaux masques.
- Préserver le mystère concernant l'identité de ses nouveaux membres.
Parler de musique et de l'évolution artistique du groupe avec ce nouvel album? L.O.L
Bref, six ans après le déjà pas très glorieux All Hope is Gone, et comme ce n'est pas le décès de Paul Gray qui allait empêcher le groupe de cachetonner sortir des disques, voilà que Slipknot est de retour, en ayant pris soin de gentiment prier son batteur Joey Jordison d'aller se faire foutre, loin, très loin, parce que c'est pas tout ça, mais faut faire du blé, et il n'était pas question pour Slipknot d'attendre que son batteur soit disponible.
Qu'est-ce que Slipknot en 2014? un groupe qui n'en a plus rien à branler de faire de la musique et qui vient faire du blé en capitalisant sur son statut de groupe iconique du Neo Metal, en misant tout sur l'imagerie et le marketing, donc ouais, .5: The Gray Chapter (notons la subtile référence à son bassiste décédé pour jouer sur l’empathie du public) est un naufrage absolu pour le groupe américain, et tout simplement une gigantesque daube qui pue les excréments de chameaux, une merde que rien ne viendra sauver tout au long de cette longue heure de purge, c'est ainsi, Slipknot s'est chié dessus et a étalé sa merde partout...

dimanche 19 octobre 2014

TV Metal (2014 - Semaine 42)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...
Bref, toutes les vidéos Metal de la semaine, le meilleur et surtout le pire, c'est maintenant!

Le nouvel At The Gates se dévoile encore un peu plus par le biais de ce clip en noir et blanc avec plein d'effet ésotérique où l'on retrouve Tomas Lindberg abandonné dans un désert rocailleux, mouais, c'est pas génial, et je ne vais pas trop vous parler du morceau vu que ma chronique de l'album arrive ces jours prochains...