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dimanche 15 septembre 2019

[Chronique] Sonata Arctica - Talviyö

La carrière de Sonata Arctica depuis une douzaine d'années se résume à une seule déclaration d'intention à chaque nouvel album: On ne veut plus faire du putain de Power Metal!
Pourquoi pas après tout, chacun son évolution, le problème dans le cas de Sonata Arctica, c'est que le groupe n'a aucune putain d'idée de ce vers quoi il doit tendre et évoluer, il n'a peut-être pas non plus le talent pour le faire, ce qui nous a donné des incartades progressives souvent foireuses, des déclinaisons Hard Rock débiles, du rock symphonique, et on a même eu un très paradoxal et opportuniste retour en arrière où le groupe revenait à l'ancienne formule le temps d'un Pariah's Child qui était un véritable non-sens au vu de la trajectoire des finlandais.
Bref, ne leur parlez plus de Power Metal, car avec Talviyö ça va chier, Sonata Arctica va enfin trouver sa voie et la formule magique qui leur permettra de sortir un gigantesque et intemporel album de Rock symphonique progressif... HAHAHAHAHAHAHA LOL NON! Je n'ai aucune putain d'idée de ce qu'ont essayé de faire les finlandais avec ce disque, et je suis persuadé qu'eux non plus n'en savent foutrement rien, ne vous laissez pas avoir par cette pochette bleutée hivernale rappelant Ecliptica, on est à la complète opposée.

dimanche 28 juillet 2019

[Chronique] Turilli/Lione Rhapsody - Zero Gravity (Rebirth And Evolution)

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes depuis 2016, le Rhapsody d'Alex Staropoli avec son line-up tout neuf continuait sa route en occupant le créneau du Power symphonique de facture traditionnel avec son The Eighth Mountain sorti en début d'année, Fabio Lione était bien au chaud chez Angra et besognait ses autres projets parallèles de temps en temps, et Luca Turilli était... complètement inoccupé depuis l'arrêt des activités de son Rhapsody personnel, c'est justement ça qui allait mettre en péril l'équilibre du Rhapsodyverse™, car vous imaginez bien que ce bon vieux Turilli n'allait pas rester inactif très longtemps, et vous savez ce que fait Turilli quand il a besoin de monter un nouveau groupe? bah ouais, il remonte un Rhapsody tout neuf, l'annonce de la tournée de réunion entre Turilli et Lione ne pouvait que mener vers un autre cash-grab facile et la sortie d'un album histoire de continuer à soutirer du pognon aux fans, c'est donc parti pour les aventures dans le Rhapsodyverse épisode 354, Turilli/Lione Rhapsody - Zero Gravity, fausse renaissance et évolution crapoteuse, parce que ouais, c'est une bien belle daube qui nous est offerte ici.

jeudi 30 mai 2019

[Chronique] Fleshgod Apocalypse - Veleno

On avait quitté Fleshgod Apocalypse il y a trois ans sur un quatrième album, King, qui était, à défaut d'être brillant, enfin écoutable, pour la première fois depuis le premier album Oracles, les italiens n'avaient pas accouché d'une horrible chiasse dégueulasse mal produite et inaudible comme il l'avait fait avec Labyrinth, avec un songwritting qui se décidait enfin à intégrer vraiment les éléments symphoniques et le travail d'un producteur qui connaissait son boulot, King était un honnête petit disque de Death symphonique pas honteux.
Et puis le groupe a traversé une période de turbulences avec le départ de deux de ses guitaristes/chanteurs, Cristiano Trionfera et Tommaso Riccardi, qui laissait penser à une reprise en main totale de l'entreprise par l'omniprésent Francesco Paoli, cette période d'incertitudes expliquerait peut-être l'absence totale d'évolution dans un album qui se veut avant tout rassurant à défaut d'aller de l'avant.

jeudi 21 février 2019

[Chronique] Diabolical - Eclipse

Authentique second couteau de la scène Black/Death suédoise, Diabolical est pourtant un groupe assez différent dans son genre, car plutôt que de nous sortir les mêmes albums tous les deux ans comme tous les gros tâcherons du genre, le groupe a choisi d'espacer les sortis et de prendre son temps pour nous proposer des albums très distincts, d'abord particulièrement ancré dans le Black à ses débuts, Diabolical s'était plutôt orienté vers un Blackened Death très inspiré par Behemoth avant de nous sortir en 2013 un gros pavé de Death symphonique avec un Neogenesis que je considère aujourd'hui encore comme le meilleur album du groupe, en plus d'être le plus ambitieux de leur discographie, de quoi en tout cas avoir des attentes assez élevées alors que déboule six ans plus tard cet Eclipse qui sera une fois de plus assez différent de ce qu'à pu faire le groupe auparavant.

mercredi 30 janvier 2019

[Chronique] Within Temptation - Resist

Au fur et à mesure des années, Within Temptation est devenu une grosse entreprise qui fonctionne pas trop mal, il faut dire aussi que ça fait plus de quinze ans que le groupe n'a eu de cesse de se transformer en groupe de pop électronique, délaissant de plus en plus le Metal symphonique qui avait fait sa réputation, c'est un choix malin commercialement parlant hein, la musique de Within Temptation s'adressant à un public majoritairement féminin tout aussi ménopausé que la musique du groupe, l'adoucissement du son s'est fait au même rythme que la transformation de Sharon Den Adel en une sorte d'héroïne pop/rock à laquelle son cœur de cible peut facilement s'identifier, et puis ça tombe bien, la musique flasque en pleine descente d'organe, ça passe super bien en fond sonore dans la cuisine (#Sexisme #GrosBeauf).
Alors qu'on avait connu un très très léger retour à certaines sonorités vaguement plus métalliques avec l'album précédent Hydra (toute proportion gardée, car ça restait malgré tout de la merde), Resist va reprendre sa marche en avant en direction des confins de l'abîme de la nullité profonde pour ce qui sera en tout point le pire album de l'histoire du groupe, et on parle d'un groupe qui a sorti un furoncle honteux comme The Unforgiving, il faut dire aussi que Resist n'est tout simplement pas un album de Metal...

mardi 8 mai 2018

[Chronique] Dimmu Borgir - Eonian

Tiens c'est marrant, j'entends partout que cette année c'est le grand retour de Dimmu Borgir après huit ans d'absence, huit ans? vous êtes sûrs de vous là? parce que bon, ça fait peut-être huit ans depuis Abrahadabra, mais ça fait surtout pile-poil quinze ans qu'on a pas entendu un vrai bon Dimmu Borgir satisfaisant, In Sorte Diaboli c'était super moyen, Stormblåst MMV c'était le réenregistrement cash-grab facile du premier album, et ça nous ramène à 2003, Death Cult Armageddon, le dernier disque des norvégiens qu'il n'est pas totalement honteux d'écouter.
Huit ans depuis Abrahadabra donc, ce disque super vilain qui voyait le groupe délaisser de plus en plus le Black Metal pour un merdier symphonique à gros budget putassier, un album marqué par les départs de Vortex et de Mustis, et bien entendu encore davantage gâché par la présence que l'on qualifiera poliment de crispante et clivante d'un Snowy Shaw for heureusement absent de cette nouvelle livraison, et Eonian, c'est le Titanic de Dimmu Borgir, un naufrage insensé qu'on avait vu venir de loin vue la trajectoire de ce qui reste du groupe depuis une quinzaine d'années, autant le dire tout de suite, c'est une belle grosse merde qu'il vaut éviter à tout prix.

mardi 17 avril 2018

[Chronique] Kamelot - The Shadow Theory

Immobilisme: Disposition à se satisfaire de l'état présent des choses, à refuser le mouvement ou le progrès.
Ouais, c'est avec cette définition que je souhaitais commencer cette chronique aujourd'hui, afin bien sûr de vous faire partager mon excitation à l'idée de vous parler de ce nouvel album de Kamelot, l'enthousiasme de retrouver enfin un groupe qui fait globalement du surplace depuis une dizaine d'années, appliquant désormais sans aucune volonté de faire autre chose la formule dégrossie avec Ghost Opera, plus d'orchestrations, plus de trucs gothiques/romantiques pour plaire à la ménagère, et putain, même la pochette est sur le même modèle que celles de la période Tommy Karevik depuis Silverthorn, un personnage féminin avec une tonne de photoshop par dessus, même l'identité visuelle du groupe fait du surplace, et partant de là, il n'y a aucune doute sur le contenu de ce nouveau produit musical délivré sans âme par les industries Kamelot, un Power Metal surchargé, sombre, mou du genou, conformiste, dogmatique, qui continue d'enfoncer encore un peu plus le groupe dans une impasse créative dans laquelle il semble se complaire, monde de merde, qu'est-ce que je fous là...

samedi 11 novembre 2017

[Chronique] Moonspell - 1755

Il y a une chose à savoir avec Moonspell, c'est que les portugais ne feront jamais mieux que Wolfheart et Irreligious, les deux premiers albums qui remontent déjà à plus de vingt ans, ceux-là même qui ont permis au groupe de se créer un statut de groupe culte, Moonspell est probablement lui-aussi au courant puisqu'il semble n'avoir jamais vraiment essayer de faire mieux, préférant les nombreuses bifurcations et changements de styles plus ou moins heureux depuis vingt ans, cette inclinaison aux changements et aux mutations explique surement la discographie en dent de scie des portugais, où il semble que chaque pic, plus ou moins haut, est immédiatement suivi d'une baisse de qualité dès l'album, plus ou moins médiocre, suivant, ce qui tombe bien dans le cas présent puisque le disque précédent Extinct étant un bonne grosse foirade, il y a une bonne probabilité que ce nouvel album 1755 soit plutôt bon, car même si l'on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé avec Moonspell, ils ont le bon goût de ne jamais faire de la merde trop longtemps.

jeudi 3 août 2017

[Chronique] Wintersun - The Forest Seasons

Arnaque:
(Argot) Escroquerie, tromperie, l’œuvre d'un filou.
(Par extension) Offre commerciale disproportionnée ou inéquitable, à l'avantage majoritaire du vendeur.
Ouais, cette chronique commence foutrement bien, mais le terme résume assez bien la situation, et le pourquoi du comment de l'existence même de ce troisième album de Wintersun, The Forest Seasons n'est pas la suite de Time I, il n'est pas ce fameux disque trop complexe à produire qui révolutionnera l'industrie du disque (sic), non, The Forest Seasons est juste un produit destiné a faire les poches des pigeons fan de Jari Mäenpää, bien sûr que c'est une merde, mais une merde du grand génie visionnaire (sic) Jari Mäenpää, alors que le fan s'estime heureux que le grand Jari choisisse sa bouche pour lui pisser dedans pendant qu'il lui vide son portefeuille.

mercredi 19 avril 2017

[Chronique] Fjoergyn - Lvcifer Es

Étonnante carrière que celle des allemands de Fjoergyn, ce groupe existe depuis quasiment quinze ans, a déjà sorti un paquet d'albums, celui-ci étant le cinquième, et pourtant, il semble que personne ne le connaisse, ou tout le monde s'en cogne, cela va souvent de pair d'ailleurs, je dois bien vous avouer que même si je suis versé dans le Black Avant-Gardiste, je n'avais que de succincts souvenirs de Fjoergyn, ah c'est peut-être ça le problème en fait, Fjoergyn fait du Black d'Avant-Garde, ça n'a pas toujours été le cas, mais ça l'est définitivement aujourd'hui, même si une fois de plus, comme avec tous les groupes du genre qui se respectent, il y a eu évolution avec Lvcifer Es, et on tient peut-être le disque qui pourrait enfin lancer une carrière moins confidentielle pour nos teutons, ou pas, ça reste de l'Avant-garde après tout...

dimanche 9 avril 2017

[Chronique] Schattenvald - V

C'est une chronique que j'aurais presque pu caser dans la catégorie découverte tant la musique des allemands est méconnue dans nos contrées, pourtant, comme le nom de l'album l'indique subtilement, il s'agit déjà du cinquième album pour Schattenvald, à l'origine une création solitaire du multi-instrumentaliste Nachtsturm devenu duo depuis l'arrivée du chanteur Iskharian il y a cinq ans.
Comme vous l'avez sans doute deviné avec la pochette, Schattenvald fait du Black Metal, mais pas n'importe lequel, vu qu'ils appellent ça du Upper Franconian Black Metal, ne vous triturez pas trop le cerveau, à part définir l'origine géographique du combo (la Haute-Franconie en Bavière donc, pour les plus fins observateurs), l'étiquette ne sert pas à grand chose, si ce n'est également nous dire que que ça va parler de l'histoire de cette région dans des lyrics en allemands que je ne comprends pas, vivement qu'un groupe de Black du Pas-de-Calais prenne l'étiquette du Trve Ch'ti Black Metal et nous fasse des morceaux épiques sur les mineurs et l'alcoolisme...

samedi 25 mars 2017

[Chronique] Demonic Resurrection - Dashavatar

Du Metal qui sent le curry et le poulet Tandoori, on en a déjà eu dans le passé, on citera volontiers les russes de Kartikeya pour le Melodeath ou les tchèques de Cult of Fire pour le Black Metal épicé aux charmes de l'orient, avec Demonic Resurrection, on franchit un pas et on monte d'une caste dans la street-cred puisque là pour le coup le groupe vient de là-bas, d'Inde, et ce ne sont pas des cochons, puisque le groupe de Demonstealer, plus ou moins le seul membre permanent du projet, s'est taillé une assez jolie réputation avec ses quatre premiers albums, principalement dans un registre Black/Death symphonique très marqué par Cradle of Filth qui, étrangement, n'explorait pas franchement la riche histoire de sa région d'origine, n'intégrant que très peu de sonorités exotiques, si j'insiste sur ce point-là dans cette introduction, vous avez deviné, c'est qu'avec ce cinquième album, ça a changé, et Demonic Resurrection nous propose presque un album qui pourrait être sponsorisé par l'office du tourisme du Maharashtra tant il est imprégné de saveurs exotiques.

dimanche 8 mai 2016

[Chronique] Malevolentia - République

La France a toujours produit des tonnes de groupes de Black depuis plus de vingt ans, mais paradoxalement très peu dans le domaine du Black symphonique, il faut dire aussi que c'est un genre un peu plus compliqué qui nécessite plus de travail, et surement plus de budget, que le simple fait d'enregistrer une tape à l'arrache dans une cave, et depuis le décès d'Anorexia Nervosa, c'était un peu le désert dans le giron du Black sympho franchouillard, ça tombe bien, il y a Malevolentia qui débarque avec son troisième album, un groupe qui avance à un rythme de sénateur vu qu'il leur faut en moyenne cinq ans pour sortir un album, je vous parlais d'Anorexia Nervosa et ce n'est pas innocent, la trajectoire et l'évolution du combo de Franche-Comté les amène précisément du côté de l'orchestre du Limousin.

samedi 5 mars 2016

[Chronique] Myrath - Legacy

Pour un tunisien, une traversée du désert ne devrait pas prendre trop de temps, sauf pour Myrath, qui était complètement sorti du radar depuis 2011 et la sortie de Tales of the Sand, les mecs avaient tellement bien disparu qu'on pensait leur carrière ensablée à tout jamais, c'était dommage quand même, parce que Myrath c'était quand même vachement bien, à condition évidemment d'aimer le Power progressif et les saveurs orientales, bah ouais, car comme tout un tas de groupes d'Afrique du nord ou du moyen-orient, la dimension Folk est omniprésente, façonnant l'identité des groupes de ces régions.
Bref, Myrath a traversé son désert et nous revient avec un quatrième album, qui est à la fois dans une certaine zone de confort, tout en étant marqué d'une profonde évolution...

mardi 9 février 2016

[Chronique] Fleshgod Apocalypse - King

On ne va pas se mentir, je n'avais pas du tout l'intention de chroniquer ce nouveau Fleshgod Apocalypse, car avec Labyrinth, leur précédente livraison, on avait touché le fond d'un océan de merde indescriptible, bref, j'avais perdu tout espoir concernant les italiens, pourtant, c'était pas mal avant, enfin, Oracles surtout, le premier album, et puis il y a eu Agony, c'était moins bien, et donc la catastrophe planétaire Labyrinth, trois disques finalement assez différents, mais avec un point commun, celui d'avoir été enregistrés avec une patate, ouais, produire un album correctement n'a jamais été le point fort du groupe, ce n'était pas forcément gênant avec Oracles, mais par la suite, l'intégration au tractopelle d'éléments symphoniques avait transformé le son de Fleshgod Apocalypse en une bouillie sonore quasiment inaudible sur Labyrinth, ajoutons à un son de merde des compositions simplistes consistant à plaquer des tonnes d'éléments symphoniques et trois styles de vocaux différents sur un Death le plus brutal possible, et on obtient un gigantesque cataclysme sonore.
Pourtant, je vais vous parler de ce nouveau disque, parce que quelque chose à changé chez les italiens...

lundi 18 janvier 2016

[Chronique] Rhapsody of Fire - Into the Legend

Cela faisait quelques temps qu'on avait plus trop entendu parler de Rhapsody of Fire, qui vivait depuis le grand schisme de 2011 dans l'ombre de l'autre Rhapsody de Luca Turilli, là ou son ancien guitariste avait brillé avec son Ascending to Infinity, Staropoli et ses potes avaient répondu par un piteux Dark Wings of Steel, avantage Turilli, et la messe semblait dite, sauf que... non en fait, rien n'est jamais gravé dans le marbre dans cet affrontement épique entre les deux titans du kitsch.
L'année dernière, Luca Turilli s'était pris les pieds dans le tapis avec un Prometheus quelque peu daubé, en tout cas largement en dessous de son précédent album, mais de là à espérer que Rhapsody of Fire puisse reprendre l'avantage, il y avait une marge, et là, sans spoiler, je vous l'annonce direct, Into the Legend est plutôt une réussite, le genre d'album que l'on n'osait plus espérer de la part d'un groupe que l'on pensait définitivement à la ramasse, les temps changent, et il ne faut jamais enterrer ces italiens amateurs de dragons magiques et de légendes douteuses.

samedi 27 juin 2015

[Chronique] Luca Turilli's Rhapsody - Prometheus, Symphonia Ignis Divinus

L'affrontement entre les deux versions de Rhapsody suite au grand Schisme de 2011 avait rapidement tourné à l'avantage de la version de Luca Turilli, à un Ascending to Infinity ambitieux, over the top et bigger than life, Rhapsody of Fire version Staropoli avait répondu par un minuscule Dark wings of Steel bien trop fidèle au dogme orignal et revenant à un Power Metal symphonique plus simple et musclé qui n'avait pas enthousiasmé grand monde, d'un coté, un Rhapsody ambitieux porté par Turilli et soutenu par le tout puissant Nuclear Blast, de l'autre un Rhapsody sans imagination justement viré par Nuclear Blast après le Schisme, j'ai comme dans l'idée que le label allemand a misé sur le bon cheval cette fois-ci, mais laissons de côté ces querelles de clochers et les comparaisons, elles n'auront pas lieux d'être dans cette chronique.
Bref, avec Asending to Infinity, Luca Turilli avait quasiment inventé un nouveau genre de Power Metal Symphonique, le Power Metal cinématographique épique, qui est finalement assez simple à définir, vous prenez du Rhapsody of Fire, et vous poussez tout à fond! Plus d'orchestrations, plus de chœurs, plus d'opéra, et plus de tout en fait, Luca Turilli se veut le Michael Bay du Power Metal, des tonnes et des tonnes d'explosions et d'effets spéciaux destinés à en mettre plein les yeux, un véritable blockbuster musical doublé d'un certain délire mégalomane, Ascending to Infinity était particulièrement jouissif, et un vrai tour de force, car Luca Turilli réussissait là où d'autres avaient échoué avant lui (au hasard, Nightwish...), conserver un son très orienté Metal tout en faisant dans la surenchère orchestrale, avec un réel souffle épique, du coup, on attendait beaucoup de ce second album, et immanquablement, ce sera moins bien...

lundi 4 mai 2015

[Chronique] Kamelot - Haven

L'immobilisme est quelque chose de confortable pour un groupe, quand on a trouvé une formule qui marche, commercialement du moins, il est tentant de vouloir la répéter afin de maintenir sa position et de rassurer les fans, malgré tout, c'est un cercle vicieux où l'on a vite fait de se mordre la queue, car l'immobilisme engendre la lassitude, chez le public, évidemment, à part chez la frange la plus fidèle qui sera heureuse d'écouter toujours le même album tous les deux-trois ans en se disant que même si ce n'est pas flamboyant, ça pourrait être pire, mais cette lassitude risque de toucher également le groupe, qui, tellement enfermé dans ses habitudes de travail, ainsi que dans le confort d'utiliser une recette qui fonctionne, ne se mettra jamais en danger.
C'est précisément là où en est Kamelot, à ce point de sa carrière, le groupe n'a aucune volonté de modifier quoi que ce soit à sa musique, cet immobilisme dure depuis Ghost Opera, c'est à ce moment là que le groupe s'est arrêté dans son évolution, depuis, Kamelot stagne, avec son Power Metal sombre et mou du genou, tellement conformiste et dogmatique qu'il en devient désormais impossible de lui accoler l'étiquette Progressive comme c'était le cas avant, Kamelot a un son reconnaissable, une identité, qui ne sera pas modifié avec Haven, l'habitude et le confort faisant que le groupe pense qu'il n'a plus rien à prouver, à tort évidemment, car à trop vouloir répéter sa formule, les américains vont irrémédiablement se mordre la queue et sombrer dans la platitude et l'ennui, avec un album marqué par le sceau de la lassitude et du Statu quo...

vendredi 20 mars 2015

[Chronique] Nightwish - Endless Forms Most Beautiful

Nightwish au départ c'était pas trop mal puis c'est parti en couilles, à partir de Once globalement, quand le groupe s'est dit qu'ajouter de la grosse pop dégueulasse à son Metal déjà pas trop couillu et easy listening était bien plus vendeur, bingo, faire de la merde c'est le jackpot assuré, bien vu, après tout, les fans de Nightwsish sont tellement cons qu'ils sont capables de tout pardonner, même un changement de chanteuse dans des conditions troubles, les avantages d'un public mainstream amateur de soupe.
Bref, après l'intermède Anette Olzon, virée comme une merde en pleine tournée, elle même succédant à une Tarja Turunen... également virée comme une merde (sérieusement, les finlandais ont pris des cours chez Anthrax pour la gestion de leurs vocalistes ou quoi?), troisième étape dans la carrière du groupe de Tuomas Holopainen, puisque c'est la géante batave Floor Jansen qui reprend le flambeau, une arrivée qui fait de Floor la membre du groupe ayant plus de virilité que tous les autres réunis, mais un bon choix quand même, car après tout, j'adore Floor Jansen, surement la plus compétente pour assurer à la fois les voix d'opéra de Tarja et les morceaux plus pop de la période Olzon, enfin, une bonne idée, à la base, on verra plus tard que tout ne se passe pas comme prévu.
Donc voilà, après l'horrible mi-album mi-bande originale de film Imaginaerum sorti en 2011 et qui m'avait valu l'ire des fans du combo finlandais, Nightwish va-t-il redresser la barre? coupons court à tout suspense, la réponse est non, et un gros non en plus, car Endless Forms Most Beautiful est un autre disque complètement foiré à ajouter au passif déjà bien chargé de Nightwish...

mercredi 18 février 2015

[Chronique] Death Karma - The History of Death & Burial Rituals Part I

Cult of Fire étant quelque peu au repos depuis la sortie de son impressionnant मृत्यु का तापसी अनुध्यान en 2013, il faut bien que les mecs s'occupent (ok, ils ont sorti un EP l'année dernière, mais un peu anecdotique), et plutôt que de faire comme la plupart des tchèques, à savoir regarder du Hockey sur glace et boire de la bière, les mecs ont décidé de monter un autre groupe, enfin, deux tiers de Cult of Fire seulement, Death Karma étant composé du batteur Tom Coroner et d'Infernal Vlad pour tout le reste, afin de... euh... comment, dire ça, ah ouais, faire du Cult of Fire en plus Death, je simplifie un peu, mais on est pas si loin de la vérité, même si, on y reviendra, il y a d'autres éléments dans la tambouilles des tchèques.
On y reviendra plus tard, car on va commencer cette chronique avec le gros point noir, le truc qui fâche, le défaut tellement dégueulasse qui risque de gâcher l'intégralité de l'album, ce qui n'est quand même pas rien...