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dimanche 21 juillet 2019

[Chronique] Damim - A Fine Game Of Nil

Cela fait bien plus de dix ans qu'on avait pas eu de nouvelles de Dāmim, enfin, plutôt de Dām, le patronyme que le groupe utilisait lors de sa donc première incarnation jusqu'en 2016 et sa réactivation post-hiatus, Dām n'avait sorti que deux albums en 2005 et 2007, ça commence à dater, et le changement de nom signifie peut-être que des trucs se sont passés en coulisse, ou que Nathanael Underwood souhaitait donner une toute nouvelle impulsion/orientation à son projet, car c'est bien ce qu'est Dāmim, le vecteur de la vision toute personnelle d'Underwood, musicien plus connu pour ses participations sporadiques à Akercocke, lui qui s'était retrouvé temporairement bassiste sur l'excellent album come-back des anglais il y a deux ans, ça n'a pas duré et c'est donc Dāmim qui s'est retrouvé réactivé pour un troisième tour de piste, ou un premier selon la manière dont on voit les choses, une chose est sûre cependant, c'est musicalement... bizarre, mais on en attendait pas moins de la part du bonhomme.

mercredi 17 avril 2019

[Chronique] Waste of Space Orchestra - Syntheosis

Cet album de Waste of Space Orchestra est probablement l'un des albums les plus attendus de l'année par tous les amateurs de la frange Metal orientée machin psychédélique avant-gardiste, un objet musical difficilement identifiable qui est le fruit d'une collaboration finlandaise entre Dark Buddha Rising et Oranssi Pazuzu, à l'origine un projet commissionné par le Festival Roadburn pour une prestation live lors de l'édition 2018, ce qui devait être éphémère semble désormais s'inscrire dans une certaine réalité, et plutôt que nous servir une captation live de la performance, les finlandais se sont enfermés en studio pour livrer une lecture plus approfondie du concept développé à l'origine, et partant de là, quand on parle de concept et qu'on inclut le Black psychédélique d'Oranssi Pazuzu et le Sludge/Doom de Dark Buddha Rising, on obtient une mixture progressive incroyablement dense et compliquée à appréhender, ce qui n'empêchera pas Syntheosis d'être une réussite en tout point pour qui décidera de se perdre dans ce labyrinthe sonore.

vendredi 18 janvier 2019

[Chronique] Phlebotomized - Deformation Of Humanity

Phlebotomized, voilà un nom que personne n'avait entendu depuis bien longtemps, depuis 1997 précisément, l'année où le groupe hollandais a décidé de lâcher l'affaire après une carrière bien trop courte et bien trop discrète à mon goût, car vous ne le savez peut-être pas, mais Phlebotomized est l'un des groupes les plus importants des années 90, principalement grâce à un premier album, Immense Intense Suspense sorti en 1994, qui a contribué à dessiner les contours de ce qui deviendra par la suite le Death symphonique, Phlebotomized fait parti de ces groupes qui ont marqué leur époque en défrichant de nouveaux territoires, ils sont d'ailleurs allés beaucoup plus loin que le Death/Doom symphonique en 1997 en sortant un Skycontact davantage avant-gardiste et psychédélique qui avait pas mal décontenancé certains fans à l'époque, ces fans seront donc heureux d'apprendre que l'histoire ne reprendra pas là où elle s'était arrêtée...

vendredi 30 novembre 2018

[Chronique] Sigh - Heir to Despair

Difficile de décrire la carrière de Sigh à ce stade de son histoire tant le groupe de Mirai Kawashima apparaît plus insaisissable que jamais après presque trente ans d'existence, Sigh est indescriptible depuis ses débuts en 1990 et personne ne semble en mesure d'en donner une grille de lecture aujourd'hui, Sigh se traîne aussi une discographie complètement disparate et hétéroclite où le pire côtoie le meilleur, avec de fugaces moments de génies qui semblent être chez le fan largement suffisants pour éclipser les larges passages à vide qualitatifs et ses albums au mieux passables comme autant d'expérimentations ratées, Sigh étant un groupe aussi bizarre qu'innovant qui a toujours eu le mérite d'essayer de nouvelles choses, et tant pis le fort taux d'échec, la discographie de Sigh peut être résumer par les deux derniers albums, In Somniphobia était un putain de coup de génie, un album éblouissant et presque l'accomplissement de toute la trajectoire du groupe, à son opposé, l'album suivant Graveward était... une merde ¯\_(ツ)_/¯

jeudi 15 novembre 2018

[Chronique] A Forest of Stars - Grave Mounds and Grave Mistakes

Quand on parle de A Forest of Stars sur ce blog on ne plaisante pas, c'est du sérieux, car pour qu'un "gros connard qui n'aime rien"™ (sic) comme moi offre à leur album précédent le titre d'album de l'année 2015, c'est que Beware the Sword you cannot see était, et est toujours d'ailleurs, un putain de bon disque qui déchire sa mère la pute, mais vous le savez très bien si vous me suivez un peu, je ne suis pas du genre à tenir compte des statuts des groupes que je chronique, et ce ne serait pas la première fois que je déverse un peu de bile sur un album après avoir encensé le précédent, il faut dire aussi que quand on atteint des sommets, généralement la suite a tendance à être un peu en dessous et à provoquer un désagréable sentiment de déception, fort heureusement, de déception il ne sera pas DU TOUT question avec nos amis britanniques de The Gentleman's Club of A Forest of Stars, Grave Mounds and Grave Mistakes n'est pas meilleur, n'est pas moins bon non plus, il est juste à l'image de la discographie du groupe, à savoir un autre disque à la fois étrangement familier mais fondamentalement différent dans son approche, tout en conservant le style tout à fait particulier du groupe, car ouais, vous ne trouverez pas un groupe qui fait du A Forest of Stars, eux seuls sont capables d'atteindre ce nouveau de raffinement dans leur Black à la théâtralisation avant-gardiste aussi excentrique qu'il peut être déconcertant...

samedi 10 novembre 2018

[Chronique] Madder Mortem - Marrow

Madder Mortem est peut-être l'un des meilleurs groupes parmi les plus inconnus de Norvège, cela fait vingt ans que le groupe existe, sort des disques excellents et uniques, en étant quand même passé par Peaceville et century Media, et pourtant... tout le monde s'en fout de Madder Mortem à part une poignée d'initiés, on a même failli les perdre en route après un Eight Ways en 2009 qui fut suivi d'une bien trop longue période de silence, il aura fallu attendre 2016 et la sortie de Red in Tooth and Claw, un disque encore une fois bien différent des précédents, pour qu'on ait des nouvelles et que Madder Mortem fasse, un peu, parler de lui, l'approche un peu plus accessible de l'album et la signature sur un petit label comme Dark Essence qui semble s'occuper enfin correctement d'eux a permis au groupe de toucher un public plus large, Marrow arrive seulement deux ans après et semble bien décidé à capitaliser sur ce petit succès, mais comme toujours avec les norvégiens, il n'était pas question de refaire deux fois le même disque, ils ont juste décidé de sortir l'un de leur meilleur album cette année, rien que ça.

jeudi 30 août 2018

[Découverte] Panegyrist - Hierurgy

Ce mois-ci on s'emmerde salement avec tout un tas d'albums pas intéressants qui sortent et dont je n'ai pas du tout envie de parler, c'est pour ça qu'aujourd'hui on va causer d'un album sorti en mai dernier, je l'avais mis de côté en cas de période de vaches maigres comme c'est le cas en ce moment, et croyez moi, ce sera plus intéressant qu'une chronique crapoteuse sur le quarante-troisième album de Primal Fear.
Bref, Panegyrist donc, est un jeune groupe de Black Metal avant-gardiste qui a ajouté à la bizarrerie inhérente au genre qu'il pratique un bon gros concept obtus et difficilement compréhensible à base de théosis et de spiritualisme transcendantal avec un soupçon de perennis philosophia, ou un truc comme ça, et vice-versa voir tout le contraire, parce que bon, je ne vais pas vous la faire à l'envers, j'ai absolument rien compris au truc, on va résumer ça à un album qui traite de la relation entre l'homme et dieu et ça ira très bien, si vous voulez vous triturer le cerveau y'a les paroles sur Bandcamp.

mardi 31 juillet 2018

[Chronique] Imperial Triumphant - Vile Luxury

Il n'aura pas fallu longtemps pour qu'Imperial Triumphant se débarrasse de son étiquette très réductrice de clone américain de Deathspell Omega, et même si la référence est restée un élément du son particulier des américains, Imperial Triumphant est désormais une entité en tout point singulière et presque inimitable.
Imperial triumphant évolue dans cette petite niche de groupe abstrait mêlant Black tortueux et torturé, Death technique dissonant à la Gorguts, et sonorités et constructions expérimentales, son précédent album Abyssal Gods était d'ailleurs une sacré claque dans la gueule d'Art noir avant-gardiste qui n'avait pas laissé indifférent les amateurs de brutalité extrême non-linéaire, et après avoir écouté son EP Inceste il y a deux ans, il y avait peu de doute qu'Abyssal Gods n'était qu'une étape dans la carrière du groupe et que Vile Luxury allait être un peu différent, car il suit en quelque sorte la seule constante dans l'évolution d'Imperial Triumphant, l'immersion de plus en plus profonde dans le bizarre et l'avant-garde jazzy, avec un groupe qui continue inlassablement de sonder les ténèbres les plus cauchemardesques et de retranscrire ses visions névrotiques en musique, tout ça pour vous prévenir que ce ne sera pas vraiment pour tout le monde...

mardi 12 juin 2018

[Chronique] The Konsortium - Rogaland

On ne peut pas dire que les norvégiens aient été les plus productifs depuis la sortie de leur premier album éponyme qui date déjà de 2011, on peut même dire qu'ils ont absolument rien branlé depuis et que l'annonce de la préparation d'un second album avait surpris un peu tout le monde, mais bon, puisque Teloch, l'un des instigateurs du projet et membre le plus connu en compagnie du batteur Dirge Rep, a du temps libre pendant le petit break actuel de Mayhem, voilà donc que vient de sortir ce Rogaland qui ne va pas trop chambouler ceux qui avaient apprécier le premier effort, c'est toujours du Black/Thrash typiquement norvégien, mais du Black/Thrash à la The Konsortium, diaboliquement in your face avec une petite touche d'avant-garde, et cette fois-ci, le développement de quelques éléments folk dans la tambouille.

samedi 10 février 2018

[Chronique] Portal - Ion

Portal a toujours été ce groupe australien mystérieux de Death abstrait noisy blackisé à la densité infernale doublée d'une exemplaire non-linéarité dans la construction de pièces ridiculement chaotiques, bref, de véritables terroristes sonores depuis leur premier album Seepia il y a plus de quinze ans... et une trajectoire en chute libre aussi, car Portal s'est lentement mais surement enfermé dans son propre intégrisme sonore au point qu'il ne restait plus grand chose de palpable dans un Vexovoid comme point culminant d'un maelstrom sonore complètement déstructuré, comme si la volonté de créer des ambiances suffocantes et pernicieuses pouvait se suffire à elle-même au détriment des bases Death Metal désormais anéanties dans un nexus cataclysmique.
Après ce qui peut donc être considéré comme une véritable déconvenue, il était peut-être temps pour Portal de se recentrer sur l'essentiel, et de finalement rebâtir ce qu'ils avaient progressivement annihilé, à moins que ce soit autre chose, car après toutes les expérimentations douloureuses, ION pourrait également être la première étape d'une reconstruction totale apte à emmener le groupe dans une autre dimension...

dimanche 24 décembre 2017

[Chronique] Diablo Swing Orchestra - Pacifisticuffs

Diablo Swing Orchestra est un groupe étrangement clivant, la musique pratiquée par les suédois est du genre qu'on aime ou qu'on déteste, avec presque rien au milieu, c'est marrant pour un projet aussi positif qui se veut particulièrement fun et sans prise de tête; sorti en 2012, Pandora's Piñata avait créé deux types de réactions, amour inconditionnel ou détestation, j'étais plutôt dans le premier camp, il faut dire que l'album, marqué par quelques évolutions notables, pas toujours acceptées par certains cependant, faisait office d'aboutissement dans le cheminement stylistique des suédois, qui avaient complètement disparu de la circulation après ce cycle Pandora's Piñata, au point qu'on était pas sûr du réel statut du groupe ou d'une éventuelle mise en chantier d'un quatrième album, qui vient donc tout juste de sortir après des tonnes de changements...

mercredi 18 octobre 2017

[Découverte] Urarv - Aurum

Le retour de ce bon vieux Aldrahn au sein de Dødheimsgard n'aura pas duré très longtemps, à peine trois ans, juste le temps de sortir le phénoménal A Umbra Omega, avant que Vicotnik et Aldrahn ne prennent de nouveau des chemins séparés, fort heureusement, celui qui est le meilleur vocaliste de Black Avant-gardiste norvégien (désolé Garm) depuis plus de vingt ans n'est pas du genre à se tourner les pouces et à glander dans son coin, c'est ainsi que voici le premier album d'Urarv qui déboule quelques mois après une première demo en forme de carte de visite qui aura permis au groupe de signer chez Svart Records, et comme il s'agit d'un disque d'Aldrahn, Aurum sera bien évidemment bizarre et différent de ce que vous auriez pu éventuellement attendre du projet, ce n'est pas non plus du Dødheimsgard même si quelques références seront naturellement au programme, Ararv est... quelque chose d'autre.

mardi 10 octobre 2017

[Chronique] Vulture Industries - Stranger Times

On avait bien compris avec The Tower, sorti il y a déjà quatre ans, que les norvégiens de Vulture Industries n'avaient plus trop envie de s'éterniser dans le petit giron du Black Metal et que son Prog avant-gardiste avait probablement besoin de plus d'espace pour s'exprimer librement, le fait que le chanteur Bjørnar Nilsen assouvisse désormais ses pulsions brutales au sein de Black Hole Generator ne laissant pas entrevoir non plus un retour en arrière.
Il va falloir s'y faire, les racines extrêmes du projet, bien que toujours présentes par moment, ne seront désormais plus qu'une référence parmi d'autres pour un groupe caméléon bien décidé à poursuivre son évolution, Stranger Times s'inscrira dans cette démarche d'adoucissement sur la forme et de développement de ramifications davantage rock et progressives, un autre moyen d'expression en quelque sorte, sans forcément renier le passé, mais toujours tourné vers l'avenir.

mercredi 20 septembre 2017

[Chronique] Akercocke - Renaissance in Extremis

Je dois bien vous avouer que je n'avais jamais imaginé avoir à chroniquer un jour un nouvel album d'Akercocke, dix ans après leur dernier album et cinq ans après un split jamais officiellement annoncé, le groupe avait disparu dans l'indifférence générale, Jason Mendonça semblant avoir totalement disparu de la circulation, laissant un vide immense que n'a surement pas réussi à combler Voices, sorte de mauvais ersatz créé par d'anciens membres du groupe dont on espère qu'il sera définitivement mis au repos, parce que cela n'a plus aucun sens depuis que le singe est enfin sorti de sa cage, Mendonça s'est enfin décidé à se remettre au boulot, et allons droit au but, Renaissance in Extremis est l'un des plus brillants comeback de ces dernières années, rien que ça, Akercocke n'est pas revenu pour plaisanter, mais ça on en avait l'habitude.

mercredi 9 août 2017

[Chronique] The Soundbyte - Solitary IV

C'est un peu triste que The Third and the Mortal n'existe plus, bon, cela fait déjà plus de dix ans mais le groupe a laissé un vide chez tous les amoureux de Doom aux penchants atmosphériques et avant-gardistes, heureusement que ce bon vieux Trond Engum est encore là avec son projet solo The Soundbyte pour entretenir la flamme car ses anciens collègues n'ont pas été très actifs depuis le split, Solitary IV est donc, comme indiqué subtilement dans le titre du disque même si les précédents ne s'appelaient pas Solitary, le quatrième album du projet, et autant vous prévenir tout de suite, on ne sera pas forcément dans le monde du Metal avec ce disque, enfin, un peu quand même, mais sans y être vraiment...

mardi 30 mai 2017

[Chronique] Ulsect - Ulsect

Formé autour d'un ancien bassiste de Textures et surtout de deux membres actuels des excellents Dodecahedron, le projet Ulsect a de quoi intriguer et créer de la hype avec son line-up et une signature chez Season of Mist pour directement un premier album sans passer par la case EP, il faut dire aussi que c'est presque vendu comme un super-groupe vu comment le label insiste sur le fait que les gars d'Ulsect sont chez d'autres groupes, ce qui va être important pour d'autres raisons que les triviales questions promotionnelles, il y aura beaucoup de Dodecahedron et de Textures chez Ulsect, quelle putain de surprise...

mercredi 10 mai 2017

[Chronique] Artificial Brain - Infrared Horizon

Au même titre qu'il existe une scène Avant-Garde Black Metal, bien que personne n'arrive véritablement à la définir vu qu'on classe dans la catégorie tous les trucs bizarres qui n'entrent dans aucune autre case, s'est développée depuis quelques années une espèce de scène Death avant-gardiste qui rassemble tous les combos touchant au Tech Death abstrait ou au post-Death dissonant tous très très fortement influencés par Gorguts et Demilich.
Sorti de nulle part il y a quelques années, Artificial Brain avait très sérieusement botté des culs en 2014 avec son premier album Labyrinth Constellation en ajoutant à la tambouille Tech-Death bizarre pas mal de références SF à la Nocturnus, et après un tel disque, il allait sans dire que le suivant était particulièrement attendu par les fans du genre, au point de faire de ce second album d'Artificial Brain l'un des albums les plus attendus de l'année, et autant le dire tout de suite, si vous avez aimé Labyrinth Constellation, il va être bien difficile de faire la fine bouche devant Infrared Horizon.

mercredi 19 avril 2017

[Chronique] Fjoergyn - Lvcifer Es

Étonnante carrière que celle des allemands de Fjoergyn, ce groupe existe depuis quasiment quinze ans, a déjà sorti un paquet d'albums, celui-ci étant le cinquième, et pourtant, il semble que personne ne le connaisse, ou tout le monde s'en cogne, cela va souvent de pair d'ailleurs, je dois bien vous avouer que même si je suis versé dans le Black Avant-Gardiste, je n'avais que de succincts souvenirs de Fjoergyn, ah c'est peut-être ça le problème en fait, Fjoergyn fait du Black d'Avant-Garde, ça n'a pas toujours été le cas, mais ça l'est définitivement aujourd'hui, même si une fois de plus, comme avec tous les groupes du genre qui se respectent, il y a eu évolution avec Lvcifer Es, et on tient peut-être le disque qui pourrait enfin lancer une carrière moins confidentielle pour nos teutons, ou pas, ça reste de l'Avant-garde après tout...

samedi 1 avril 2017

[Chronique] Dodecahedron - Kwintessens

Sortant de nulle part avec son premier album éponyme sous le bras en 2012, Dodecahedron surpris tout son monde et botté un très grand nombre de culs avec son Black Metal bizarre qui appartient à cette niche de Metal abstrait très à la mode en ce moment, sorte de réponse Black Metal à Gorguts ou Portal, sans oublier les nombreuses références au maître Deathspell Omega voir le plus fou, et il faut bien l'avouer plus visionnaire que nos hollandais, Jute Gyte.
Malgré ce name-dropping massif, Dodecahedron n'est pas forcément un clone, le groupe étant parvenu à se forger un son propre, singulier et reconnaissable à défaut d'être franchement unique, et même si les hollandais sont assez proche stylistiquement d'un Krallice, ce n'est jamais vraiment Krallice, Dodecahedron fait du Dodecahedron avec sa vision du Tech Black abstrait, sa propre philosophie, qui semble s'affirmer encore davantage avec cet album numéro deux qui a beaucoup de temps à arriver.

mercredi 21 décembre 2016

[Chronique] Black Hole Generator - A Requiem for Terra

On a tellement attendu cet album de Black Hole Generator qu'on avait fini par oublier que le groupe existait, bref, cela fait dix ans de trou noir depuis la sortie en 2006 de la Démo Black Karma, mais il faut dire que l'initiateur du projet Bjørnar Nilsen a été très occupé par son groupe principal Vulture Industries.
Si vous étiez trop jeune pour avoir connu Black Karma, sachez que c'était bien gouleyant et que la démo avait fait bander direct tous les amateurs de Black industriel raw et sauvage, après dix ans, même si Nilsen est toujours le seul maître à bord du projet, les choses ont changé, et donc allons droit au but, A Requiem for Terra n'a presque rien à voir avec Black Karma, plutôt que le Black Indus brutal et viscéral attendu, Black Hole Generator va se montrer éclectique et davantage vagabonder dans l'Avant-Garde.