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mardi 10 octobre 2017

[Chronique] Vulture Industries - Stranger Times

On avait bien compris avec The Tower, sorti il y a déjà quatre ans, que les norvégiens de Vulture Industries n'avaient plus trop envie de s'éterniser dans le petit giron du Black Metal et que son Prog avant-gardiste avait probablement besoin de plus d'espace pour s'exprimer librement, le fait que le chanteur Bjørnar Nilsen assouvisse désormais ses pulsions brutales au sein de Black Hole Generator ne laissant pas entrevoir non plus un retour en arrière.
Il va falloir s'y faire, les racines extrêmes du projet, bien que toujours présentes par moment, ne seront désormais plus qu'une référence parmi d'autres pour un groupe caméléon bien décidé à poursuivre son évolution, Stranger Times s'inscrira dans cette démarche d'adoucissement sur la forme et de développement de ramifications davantage rock et progressives, un autre moyen d'expression en quelque sorte, sans forcément renier le passé, mais toujours tourné vers l'avenir.

vendredi 20 janvier 2017

[Chronique] Sepultura - Machine Messiah

C'est la première "grosse" sortie de l'année, et comme il s'agit de Sepultura, il est évident que ça va diviser, car le monde se sépare en deux catégories, les fanatiques du gros sac-poubelle brésilien Max Cavalera et de son frangin qui a retourné sa veste, et ceux qui n'ont pas quitté le navire après Roots, je ne vais pas trop revenir sur ça, je vous renvoie à mon introduction de l'album précédent de Sepultura où je vous explique globalement où je me situe là-dedans.
Bref, The Mediator Between Head And Hands Must Be The Heart, c'était un disque cool, et plutôt clivant, comme tout ce qu'à pu faire Sepultura depuis une vingtaine d'années, pour aborder ce nouvel album, il faut bien être conscient d'une chose, Sepultura n'en a absolument rien à branler de ce que pensent les gens, et pas seulement les haters pro-Cavalera, Kisser et ses potes se voyant davantage comme une force créative qui se remet constamment en question plutôt que comme un groupe qui se doit de ne pas prendre de risque afin de défendre son héritage, on ne peut au moins pas leur enlever ça, leur volonté d'avancer et de regarder devant soi, tant pis si ça choque les gens, tant pis également si, comme c'est le cas avec Machine Messiah, l'expérience part un peu en vrille en cours de route.

vendredi 9 décembre 2016

[Chronique] Aenaon - Hypnosophy

C'est toujours compliqué de chroniquer un album d'Avant-Garde, parce que vous voyez, il y en a de deux types, premièrement il y a le bon, c'est le groupe d'Avant-Garde, les gars font des trucs bizarres, mais c'est cool, et il y a le mauvais, eux aussi ils font des trucs bizarres, mais euh... voilà quoi, c'est mauvais... ok, j'admets, c'est pas évident de les différencier, et il est plutôt question de ressenti, de présence ou non de ligne directrice, de cohérence dans l'incohérence, de substance, ou d'une certaine justification dans le fait de partir complètement en vrille, c'est toujours flou hein? pas grave, la seule chose que vous devez savoir, c'est que Aenaon, c'est le bien, car ça pourrait être très mauvais, dans le genre bordel incompréhensible, mais grâce au talent, tous les éléments hétéroclites que va utiliser le groupe vont s'imbriquer à la perfection pour former un tout digeste et agréable, même si je vous concède que si vous êtes réfractaire au genre, Hypnosophy ne va pas vous faire changer d'avis, ouais, je m'adresse principalement ici aux fans de projets zinzins, mais les autres, restez quand même, peut-être arriverais-je à vous convaincre.

vendredi 21 octobre 2016

[Chroniques?] MoRkObOt & Bangladeafy

Aujourd'hui ça va être assez particulier, puisqu'on aura non pas une mais deux mini-chroniques de groupes de zinzins de l'espace, d'un côté les italiens de MoRkObOt et de l'autre les américains de Bangladeafy.
Si j'ai réuni ces deux groupes en une seule chronique, c'est qu'il y a une raison quand même, donc la voici, dans les deux cas, y'a pas de guitares, ce qui est, vous l'admettrez, particulier, ce n'est pas la première fois que je vous parle d'un truc sans guitare d'ailleurs, remember Snakefeast, mais dans le cas présent, avec ces deux groupes, on est dans le bizarre et l'expérimental, ouais, du genre à te vriller le cerveau en deux temps trois mouvements, du coup comme c'est super bizarre et, il faut bien l'admettre, super clivant, je ne noterai pas les disques, de toute façon c'est sur bandcamp et vous pourrez écouter tout ça... ou pas.

samedi 21 mai 2016

[Chronique] Howls of Ebb - Cursus Impasse: The Pendlomic Vows

Ce second album des américains de Howls of Ebb fait partie des albums que j'attendais avec impatience cette année, par forcément car j'espérais une suite logique à leur premier album Vigils of the 3rd Eye, mais plutôt parce que leur EP The Marrow Veil paru l'année dernière laissait apparaître une orientation tout ce qu'il y avait de plus intrigante, il n'en reste pas moins que le premier album est encore aujourd'hui un putain de bon disque de Death/Black flirtant avec une certaine forme d'Avant-garde bizarre, mais à partir de l'EP, il y avait de quoi s'attendre à quelque chose d'un peu plus étrange encore, et... c'est le cas, ouais, le trio devenu depuis peu duo est encore allé plus loin.

mardi 10 novembre 2015

[Chronique] Genevieve - Escapism

Dans ce monde de merde pataugeant dans la médiocrité, on peut toujours compter sur Grimoire Records pour nous fournir notre dose de bidules sortant de l'ordinaire, le mode de fonctionnement du label est d'ailleurs assez particulier, puisque c'est également un studio, et chaque album qui sort chez Grimoire est également enregistré dans le-dit studio et très souvent produit par le boss Noel Mueller.
Ce n'est pas la première fois que je vous parle d'un des groupes de ce label, par le passé on avait déjà eu les premiers albums de Wrought Iron et de Snakefeast, dans des genres différents mais avec des points communs, un certain niveau d'excellence et la volonté de proposer quelque chose de... différent, pour ne pas dire totalement weirdo dans le cas de Snakefeast.
Bref, avec la sortie du premier album des américains de Genevieve, c'est l'occasion pour moi de vous balancer une petite chronique découverte, plutôt concise, d'un album qui en vaut la peine, et qui va également nécessiter un peu de courage, car là encore, c'est du bizarre et du pas du tout évident à appréhender.

mardi 31 mars 2015

[Chronique] Liturgy - The Art Work

S'il y a bien un groupe détesté par les Trve du Black Metal, c'est bien Liturgy, un groupe dont on a bien du mal à savoir si c'est un Troll ou un véritable projet artistique, il faut dire aussi que son leader Hunter Hunt-Hendrix cristallise la haine des trve par son discours pompeux et abscons, c'est au moins la seule chose qui rapproche Liturgy du Black, le fait d'avoir un leader attention whore qui se recherche la lumière à tout prix et qui se prend ridiculement trop au sérieux.
Bref, après Renihilation et Aesthethica, il était difficile de dire si le groupe était une blague ou non, mais ça c'était avant, car pour son troisième album, Liturgy enlève définitivement le masque, et il n'y a désormais plus aucun doute, Hunter Hunt-Hendrix est un Troll, et The Art Work est une gigantesque merde, mais pas une petite hein, un furoncle, une daube, du n'importe quoi, c'est un peu comme si Liturgy voulait aussi redéfinir à lui seul le concept même d'album de merde, et il y parvient sans mal, The Art Work, c'est l'alpha et l'oméga de la merde, impossible de descendre plus bas, à moins de s'enregistrer en train de chier sur un tambour, mais ce sera peut-être pour le quatrième album...

vendredi 27 mars 2015

[Chronique] Dødheimsgard - A Umbra Omega

Il est des albums qui ne sont pas évidents à chroniquer, qui demandent un certain temps d'adaptation, et qui ne se laissent pas apprivoiser facilement, ça fait à peu près dix jours que traîne cette chronique à l'état de brouillon sans que je puisse ne serait-ce que pondre une seule ligne correcte, c'est vous dire la perplexité dans laquelle m'a plongée ce nouveau Dødheimsgard.
Parfois, il faut prendre son temps, si j'avais chroniqué cet album le lendemain de ma première écoute, je me serais planté en vous disant tout le mal que j'en pensais, c'est ainsi, la première écoute d'A Umbra Omega fut douloureuse, très douloureuse même, mais malgré tout, j'avais un doute, qui m'a poussé à mettre cette chronique de côté ainsi que l'album, afin d'y revenir plus tard, et petit à petit, le doute s'est lentement dissipé dans mon esprit, il fallait bien une dizaine de jours et de très nombreuses écoutes pour se faire un avis avant l'illumination, d'ailleurs, j'ai supprimé le premier brouillon et toutes mes notes pour repartir de zéro, à tête reposée, et avec un avis radicalement différent que lors de ma première écoute, A Umbra Omega est bien une tuerie de la part du groupe de Vicotnik, mais une tuerie largement moins évidente que les précédentes...

mardi 6 janvier 2015

[Chronique] Snakefeast - The Pythoness

C'est la grande rentrée 2015 pour ce blog après quelques jours de repos bien mérités, et pour célébrer ça en beauté, rien de mieux qu'une chronique, ce qui est toujours une bonne idée.
Enfin, quand je dis bonne idée, faut voir, car aujourd'hui nous allons parler d'un groupe que l'on qualifiera de très particulier qui risque de diviser et de laisser perplexe certains d'entre-vous qui se décideraient à l'écouter, car ce groupe pratique un Metal très peu orthodoxe.
Snakefeast, tout droit venu de Baltimore, nous propose avec The Pythoness son premier album via les toujours excellents Grimoire Records, le groupe se compose du bassiste Carson Korman, du batteur Dave Cavalier, le chant étant assuré par le boss du label himself Phil Doccolo, à ce trio s'ajoute un violoncelliste ainsi que deux saxophonistes pour le fun, vous ne remarquez rien? il ne manquerait pas un truc dans la composition du groupe? Voilà, vous venez de comprendre la particularité majeure de Snakefeast...

samedi 25 janvier 2014

[Chronique] Aenaon - Extance

Décidément, en ce début d'année, la Grèce est en train de devenir une place forte du Metal Expérimental d'Avant-Garde, car Mesdames et Messieurs, après Hail Spirit Noir et son excellent Oi Magoi, et en attendant d'avoir des nouvelles de Transcending Bizarre?, voici un autre fleuron hellénique du Metal en mode zinzin de l'espace, Aenaon, qui nous revient avec son second album, Extance.
Cendres et Sang m'avait plutôt séduit en 2011, un disque que j'avais trouvé à l'époque particulièrement prometteur mais peut-être un peu trop confus et délirant, avec un côté raw qui le rendait un peu trop brut de décoffrage, quoiqu'il en soit, mes attentes étaient très élevées pour ce second album, et vous le savez bien, c'est généralement le meilleur moyen d'être déçu, tant il est dangereux d'en attendre trop d'un album, Extance va-t-il réussir l'exploit de me satisfaire, voyons cela...

mercredi 25 septembre 2013

[Chronique] Orbweaver – Strange Transmissions from the Neuralnomicon [EP]

Je l'admets, ça ne parle pas beaucoup de l'Underground sur ce blog, par manque de temps surement, rappelez-vous que je suis tout seul, et que la charge de travail est déjà conséquente, mais franchement, l'underground est souvent loin d'être aussi passionnant qu'il n'y parait, surtout dans le Metal extrême, qui pullule de groupes tout à fait respectables, certes, mais dont l'intérêt est plus que limité, après tout, si ces groupes de Death ou de Black sont indépendants et sortent des albums de manière confidentielle, c'est qu'il y a une raison, fort heureusement, entre des groupes obscurs de Brutal Death italiens ou polonais et de Black allemand, il arrive que l'on tombe par hasard dans l'Underground sur une pépite, un trésor qui rayonne dans l'obscurité et qui ne demande qu'à ce qu'on s'intéresse à son cas, c'est le cas des floridiens d'Orbweaver, qui font dans le Tech-Death, mais qui n'est pas vraiment votre groupe de Tech-Death traditionnel, Orbweaver est... différent, et son premier EP s'inscrit dans une veine plutôt expérimentale, qui démontre d'emblée une personnalité plutôt affirmé...

lundi 23 septembre 2013

[Chronique] Vulture Industries - The Tower

Youpi! Arcturus est de retour!
Oups, désolé, c'est Vulture Industries qui revient, autant pour moi.
La nature est bien faite quand même, et semble avoir toujours horreur du vide, car aussitôt Arcturus mort et enterré (enfin à peu près, le cadavre bouge encore), émergea le remplaçant bien décidé à occuper le trône laissé vacant du Black avant-gardiste norégien, en la personne des déglingos de Vulture Industries.
Simple copie d'Arcturus alors? NON! ce serait trop simple, Vulture Industries développe sa propre personnalité et en quelque sorte sa propre vision du Black Metal expérimental symphonique avant-gardiste industriel théâtral (ouais, c'est long, mais c'est tout ça à la fois), même si j'admets que les deux premiers albums étaient marqués par l'influence de La Masquerade Infernale (faute d'orthographe incluse, sont pas doués en français chez Arcturus), avec un côté théâtral exacerbé, et d'ailleurs surement un peu trop cinglé et barré sur le second disque The Malefactor's Bloody Register qui avait tendance à partir dans le délire glauque total alors que le premier essai, The dystopia Journals, était un poil plus calme.
Mais ça, j'ai presque envie de dire, c'était avant, car vous vous doutez bien que Vulture Industries n'est pas vraiment le genre de groupe à sortir deux fois le même disque, et donc, ouais, voici la phrase qui fait frémir: Vulture Industries évolue! (là vous devez être bouche-bée et dire oooooohhh, normalement)