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lundi 22 avril 2019

[Chronique] Black Sites - Exile

Sorti il y a déjà deux ans, le premier album de Black Sites, In Monochrome, était marqué par une réelle dichotomie, ou l'on se demandait si on était face à une continuité de Trials ou si la volonté de Mark Sugar, chanteur/guitariste/tête pensante, était de faire quelque chose de différent, un peu des deux probablement, Sugar n'était pas décidé à trancher à l'époque et cette indécision avait quelque peu impacté la cohérence de l'ensemble par un certain manque de direction.
Difficile de dire si In Monochrome était une sorte de quatrième album de Trials sorti sous un autre nom ou un autre projet bien distinct destiné à voguer vers d'autres horizons, on sera heureux d'apprendre que c'est la seconde voie qui a été empruntée avec cet Exile à la curieuse pochette qui sent bon le cochon grillé.

mercredi 21 novembre 2018

[Chronique] Azusa - Heavy Yoke

J'espère que vous aviez apprécié l'album come-back d'Extol sorti il y a déjà cinq ans, parce que comme c'est parti on est pas sûr d'en avoir un autre, le groupe est reparti en hibernation et ne donne plus aucun signe de vie.
La raison pour laquelle je vous parle d'Extol en intro de cette chronique d'Azusa est que justement on trouve dans ce nouveau projet la batteur David Husvik et l'ancien guitariste de la formation norvégienne Christer Espevoll, deux membres originaux d'Extol qui ont récupéré dans l'aventure l'ancien bassiste de The Dillinger Escape Plan Liam Wilson et, plus surprenant, la chanteuse Eleni Zafiriadou qui nous vient du groupe de pop Sea + Air, ce premier album Heavy Yoke est finalement conforme à ce qu'on pouvait en attendre, ouais, Azusa c'est tout simplement Extol avec une chanteuse...

vendredi 20 janvier 2017

[Chronique] Sepultura - Machine Messiah

C'est la première "grosse" sortie de l'année, et comme il s'agit de Sepultura, il est évident que ça va diviser, car le monde se sépare en deux catégories, les fanatiques du gros sac-poubelle brésilien Max Cavalera et de son frangin qui a retourné sa veste, et ceux qui n'ont pas quitté le navire après Roots, je ne vais pas trop revenir sur ça, je vous renvoie à mon introduction de l'album précédent de Sepultura où je vous explique globalement où je me situe là-dedans.
Bref, The Mediator Between Head And Hands Must Be The Heart, c'était un disque cool, et plutôt clivant, comme tout ce qu'à pu faire Sepultura depuis une vingtaine d'années, pour aborder ce nouvel album, il faut bien être conscient d'une chose, Sepultura n'en a absolument rien à branler de ce que pensent les gens, et pas seulement les haters pro-Cavalera, Kisser et ses potes se voyant davantage comme une force créative qui se remet constamment en question plutôt que comme un groupe qui se doit de ne pas prendre de risque afin de défendre son héritage, on ne peut au moins pas leur enlever ça, leur volonté d'avancer et de regarder devant soi, tant pis si ça choque les gens, tant pis également si, comme c'est le cas avec Machine Messiah, l'expérience part un peu en vrille en cours de route.

mardi 4 mars 2014

[Chronique] Destrage - Are You Kidding Me? No.

L'Italie, le pays des pizza, des pâtes, du Br00tal Death bas-de-plafond et surtout du Power Metal où des quadragénaires nous content les aventures de valeureux guerriers dégommant à l'épée des dragons magiques, j'exagère un peu bien sûr, mais métalliquement parlant, c'est à peu près ça, et pas grand chose d'autre.
Heureusement, en cherchant bien, on trouve quand même des trucs intéressants, on connaissait déjà Ephel Duath, mais on connait surement moins, dans un genre différent et tout aussi barré, les milanais de Destrage, auteurs de deux premiers albums en 2009 (Urban Being) et 2010 (The King Is Fat'N'Old) qui avaient vaguement attiré l'attention à l'époque pour leur folie furieuse, il se passait quelque chose d'intéressant en Italie, et puis... plus grand chose, on avait perdu la trace de Destrage.
Enfin, pas tout à fait, le groupe ayant participé au curieux projet Princess Ghibli (en compagnie, entre autres, de Disarmonia Mundi), où des groupes ritals reprenaient à la sauce Metal des chansons tirés de films produit par le studio Ghibli, dont Ponyo sur la falaise.
Heureusement, après ces conneries, Destrage est ENFIN de retour et peut reprendre sa conquête du monde, car Are You Kidding Me? No ne risque pas de laisser indifférent et ne va pas décevoir ceux qui avait aimé The King is Fat'N'Old il y a quatre ans, surtout qu'en fait, c'est encore mieux...

vendredi 14 février 2014

[Chronique] Stam1na - SLK

Stam1na est l'un des secrets le mieux gardé de Finlande, car malgré plus de quinze ans d'existence, le succès du groupe n'a jamais dépassé le cadre de son pays d'origine, et on ne peut pas vraiment dire que cela soit dû à la piètre qualité de leurs albums, dans la mesure où c'est le contraire, les albums de Stam1na sont tous pour la plupart largement au dessus de la moyenne, surtout Nocebo, l'album qui m'avait fait découvrir le groupe en 2012, une authentique tuerie, qui malheureusement n'a semble-t-il pas permis au groupe de gagner en reconnaissance en dehors de ses frontières.
Il faut dire aussi que la barrière de la langue semble être un frein à l'expansion du groupe en dehors de ses terres, c'est ainsi, Stam1na s'exprime exclusivement en finnois, et à moins d'être finlandais, personne n'y comprend rien, et quand on écoute ce que cela donne quand le chanteur daigne chanter un titre en anglais comme c'était le cas sur un titre de l'album précédent, ça ne change rien à l'affaire tant le gaillard à un accent très prononcé, bref, Stam1na est un groupe finlandais, qui ne n'aura jamais la reconnaissance qu'il mérite en dehors de sa Finlande natale, cet album étant une fois de plus mal ou pas du tout distribué dans nos contrées, mais je vous en parle quand même, car après l'incroyable Nocebo, j'attendais énormément de ce nouvel album, surement trop, car SLK, malgré de très nombreuses qualités, est tout simplement moins bon, dans un style différent, car Stam1na est un vrai groupe caméléon qui n'aime pas trop faire deux fois le même disque...

lundi 3 juin 2013

Chronique: Caligula - Greastets Hits


Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand on me parle de Caligula, mon petit cerveau deglingué l'associe immédiatement au fist-fucking, ben ouais, c'est comme ça, pour moi Caligula c'est le film avec Malcolm McDowell, et pas forcement un groupe belge de Nawak Metal.
Bref, ce Caligula vient de Belgique, du côté de Liège, et si vous suivez ce blog régulièrement (et franchement, si ce n'est pas le cas, vous devriez, au vu de sa grande qualité), vous savez déjà que j'ai kiffé la vibe aver leur premier album Not too short to be great, un bon disque d'ailleurs, c'était pas le disque de l'année non plus, mais l'ensemble avait suffisamment de qualités pour convertir Caligula en groupe à suivre à l'avenir, et il n'a pas fallu attendre longtemps pour avoir des nouvelles des belges, qui remettent le couvert avec un très bizarrement nommé Greastets Hits, qui, on ne va pas se mentir, fait presque passer le premier album pour une demo…

mercredi 27 mars 2013

[Chronique] Hyperdump - Syncretism [EP]


Même si je n'avais pas chroniqué le premier album d'Hyperdump, Rational Pain, celui-ci s'était fait une petite place dans mon bilan de la scène française 2012, sous l’appellation "Le p'tit groupe sympa à suivre dans le futur", j'avais particulièrement apprécié ce premier disque des picards, qui proposaient un Metal hybride à mi-chemin entre le Modern Metal et Faith no More, et même si tout n'était pas parfait, notamment un petit côté décousu et parfois quelque peu fouillis, ce qui est plus que pardonnable pour un premier essai, l'ensemble se faisait suffisamment accrocheur et intéressant pour que j'y revienne régulièrement, et surtout dont j'avais hâte d'avoir des nouvelles au plus vite.
Et l'attente fut heureusement courte, car en ce début 2013, un an après, Hyperdump est de retour avec un EP, que vous allez devoir acheter, parce que je vous le dis, on a affaire à de la bonne grosse tuerie, en plus, vous n'avez aucune excuse puisque le bouzin est vendu au prix absolument ridicule de 2€ (disponible ici).

samedi 23 mars 2013

[Chronique] Pryapisme - Hyperblast Super Collider


Vous le savez si vous suivez ce blog régulièrement (si ce n'est pas le cas, c'est mal), je suis particulièrement friand de groupes que l'on qualifiera de "différents", même si paradoxalement je peux être très conservateur concernant pas mal de trucs.
Nonobstant mon élitisme de merde de donneur de leçon façon troll, j'adore ce qui sort de l'ordinaire, les explorateurs zinzins de l'espace du Metal qui mélange tout et n'importe quoi en véritable savants fous métalliques  j'avoue que c'est mon péché mignon, et autant dire qu'avec les français de Pryapisme, j'ai été servi en terme de Nawak Metal déglingué.
Pourtant, je n'avais jamais sauté le pas avant cet Hyperblast Super Collider, leur second album, j'avais bien écouté deux-trois trucs par-ci par-là, mais sans avoir véritablement envie d'approfondir davantage, mais bon, comme le bouzin était vendu huit euros chez Apathia Records, il aurait été dommage de passer à côté d'une bonne affaire, parce que putain, Pryapisme, ça bute du poney sévèrement, même si ça ne plaira surement pas à tout le monde...