Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes depuis 2016, le Rhapsody d'Alex Staropoli avec son line-up tout neuf continuait sa route en occupant le créneau du Power symphonique de facture traditionnel avec son The Eighth Mountain sorti en début d'année, Fabio Lione était bien au chaud chez Angra et besognait ses autres projets parallèles de temps en temps, et Luca Turilli était... complètement inoccupé depuis l'arrêt des activités de son Rhapsody personnel, c'est justement ça qui allait mettre en péril l'équilibre du Rhapsodyverse™, car vous imaginez bien que ce bon vieux Turilli n'allait pas rester inactif très longtemps, et vous savez ce que fait Turilli quand il a besoin de monter un nouveau groupe? bah ouais, il remonte un Rhapsody tout neuf, l'annonce de la tournée de réunion entre Turilli et Lione ne pouvait que mener vers un autre cash-grab facile et la sortie d'un album histoire de continuer à soutirer du pognon aux fans, c'est donc parti pour les aventures dans le Rhapsodyverse épisode 354, Turilli/Lione Rhapsody - Zero Gravity, fausse renaissance et évolution crapoteuse, parce que ouais, c'est une bien belle daube qui nous est offerte ici.
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dimanche 28 juillet 2019
[Chronique] Turilli/Lione Rhapsody - Zero Gravity (Rebirth And Evolution)
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jeudi 30 mai 2019
[Chronique] Fleshgod Apocalypse - Veleno
On avait quitté Fleshgod Apocalypse il y a trois ans sur un quatrième album, King, qui était, à défaut d'être brillant, enfin écoutable, pour la première fois depuis le premier album Oracles, les italiens n'avaient pas accouché d'une horrible chiasse dégueulasse mal produite et inaudible comme il l'avait fait avec Labyrinth, avec un songwritting qui se décidait enfin à intégrer vraiment les éléments symphoniques et le travail d'un producteur qui connaissait son boulot, King était un honnête petit disque de Death symphonique pas honteux.
Et puis le groupe a traversé une période de turbulences avec le départ de deux de ses guitaristes/chanteurs, Cristiano Trionfera et Tommaso Riccardi, qui laissait penser à une reprise en main totale de l'entreprise par l'omniprésent Francesco Paoli, cette période d'incertitudes expliquerait peut-être l'absence totale d'évolution dans un album qui se veut avant tout rassurant à défaut d'aller de l'avant.
Et puis le groupe a traversé une période de turbulences avec le départ de deux de ses guitaristes/chanteurs, Cristiano Trionfera et Tommaso Riccardi, qui laissait penser à une reprise en main totale de l'entreprise par l'omniprésent Francesco Paoli, cette période d'incertitudes expliquerait peut-être l'absence totale d'évolution dans un album qui se veut avant tout rassurant à défaut d'aller de l'avant.
samedi 19 août 2017
[Découverte] Order ov Riven Cathedrals - The Discontinuity's Interlude
On peut dire que Order ov Riven Cathedrals est le genre de groupe qui aime bien le mystère vu le peu d'informations que l'on trouve sur le projet, on sait juste que c'est un duo italien composé de 12 et de En sabah Nur et que The Discontinuity's Interlude est leur premier album, ou premier EP, j'en sais trop rien puisqu'avec une petite trentaine de minutes au compteur on doit être pile entre les deux, mais à la limite on s'en fout, car tout ce que vous devez savoir, c'est que ça poutre, c'est déjà pas mal non?
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mercredi 8 février 2017
[Chronique] Aborym - Shifting.negative
Mais qu'est-ce qui a pu se passer dans la tête de Fabban?
Fabban, c'est le seul membre permanent d'Aborym, la tête pensante, le chef, la seule chose constante dans un projet qui a toujours manqué de constance justement, mais c'est aussi ce qui faisait le charme d'Aborym, car Fabban a toujours été radical dans ses choix, qu'ils soient bons ou mauvais, et chaque album apportait son lot de changements, dans la musique où dans un line-up qui a toujours été à géométrie variable.
Le fait que Shifting.Negative soit différent d'un Dirty sorti il y a déjà quatre ans ne sera pas une surprise pour qui a suivi un peu la trajectoire d'Aborym, ce qui est plus surprenant, c'est l'ampleur du désastre, car n'y allons pas par quatre chemins, Shifting.Negative est tout simplement l'Illud Divinum Insanus d'Aborym, rien que ça.
Fabban, c'est le seul membre permanent d'Aborym, la tête pensante, le chef, la seule chose constante dans un projet qui a toujours manqué de constance justement, mais c'est aussi ce qui faisait le charme d'Aborym, car Fabban a toujours été radical dans ses choix, qu'ils soient bons ou mauvais, et chaque album apportait son lot de changements, dans la musique où dans un line-up qui a toujours été à géométrie variable.
Le fait que Shifting.Negative soit différent d'un Dirty sorti il y a déjà quatre ans ne sera pas une surprise pour qui a suivi un peu la trajectoire d'Aborym, ce qui est plus surprenant, c'est l'ampleur du désastre, car n'y allons pas par quatre chemins, Shifting.Negative est tout simplement l'Illud Divinum Insanus d'Aborym, rien que ça.
vendredi 21 octobre 2016
[Chroniques?] MoRkObOt & Bangladeafy
Aujourd'hui ça va être assez particulier, puisqu'on aura non pas une mais deux mini-chroniques de groupes de zinzins de l'espace, d'un côté les italiens de MoRkObOt et de l'autre les américains de Bangladeafy.
Si j'ai réuni ces deux groupes en une seule chronique, c'est qu'il y a une raison quand même, donc la voici, dans les deux cas, y'a pas de guitares, ce qui est, vous l'admettrez, particulier, ce n'est pas la première fois que je vous parle d'un truc sans guitare d'ailleurs, remember Snakefeast, mais dans le cas présent, avec ces deux groupes, on est dans le bizarre et l'expérimental, ouais, du genre à te vriller le cerveau en deux temps trois mouvements, du coup comme c'est super bizarre et, il faut bien l'admettre, super clivant, je ne noterai pas les disques, de toute façon c'est sur bandcamp et vous pourrez écouter tout ça... ou pas.
Si j'ai réuni ces deux groupes en une seule chronique, c'est qu'il y a une raison quand même, donc la voici, dans les deux cas, y'a pas de guitares, ce qui est, vous l'admettrez, particulier, ce n'est pas la première fois que je vous parle d'un truc sans guitare d'ailleurs, remember Snakefeast, mais dans le cas présent, avec ces deux groupes, on est dans le bizarre et l'expérimental, ouais, du genre à te vriller le cerveau en deux temps trois mouvements, du coup comme c'est super bizarre et, il faut bien l'admettre, super clivant, je ne noterai pas les disques, de toute façon c'est sur bandcamp et vous pourrez écouter tout ça... ou pas.
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mercredi 1 juin 2016
[Chronique] Lacuna Coil - Delirium
Je ne sais même plus pourquoi tous les deux ans je m'entête à vous pondre une chronique du nouvel album de Lacuna Coil, peut-être parce qu'à une époque j'ai bien aimé ce groupe, espérant qu'un jour les italiens parviennent enfin à ressortir un bon disque, même pas un très bon disque hein, juste un disque correct qui faille la peine d'être écouté.
Le dernier disque qui ne soit pas honteux de la part de Lacuna Coil date de 2002, Comalies, ça fait quasiment quinze ans putain, et depuis, que dalle, Cristina Scabbia est devenue une somptueuse cougar, et Lacuna Coil a pleinement réussi à s'imposer sur le marché américain en vendant son cul au Nü Metal, Karmacode, l'acte de décès artistique officiel de Lacuna Coil, qui n'a fait que s'enfoncer dans la médiocrité alternative à mesure que le groupe vendait des disques par palettes en Amérique du nord.
Pourtant, cette fois-ci, j'avais espoir que Delirium allait être bon, pas parce que le précédent disque Broken Crown Halo montrait des signes d’amélioration, mais parce que le groupe semblait enfin vouloir se tirer les doigts du cul pour nous pondre un album différent... Enfin ça, c'était Scabbia en interview qui annonçait du neuf et un concept ambitieux qui allait se ressentir sur la musique, cool!... mais non, rien n'a changé chez Lacuna Coil et c'est toujours de la merde...
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mardi 9 février 2016
[Chronique] Fleshgod Apocalypse - King
On ne va pas se mentir, je n'avais pas du tout l'intention de chroniquer ce nouveau Fleshgod Apocalypse, car avec Labyrinth, leur précédente livraison, on avait touché le fond d'un océan de merde indescriptible, bref, j'avais perdu tout espoir concernant les italiens, pourtant, c'était pas mal avant, enfin, Oracles surtout, le premier album, et puis il y a eu Agony, c'était moins bien, et donc la catastrophe planétaire Labyrinth, trois disques finalement assez différents, mais avec un point commun, celui d'avoir été enregistrés avec une patate, ouais, produire un album correctement n'a jamais été le point fort du groupe, ce n'était pas forcément gênant avec Oracles, mais par la suite, l'intégration au tractopelle d'éléments symphoniques avait transformé le son de Fleshgod Apocalypse en une bouillie sonore quasiment inaudible sur Labyrinth, ajoutons à un son de merde des compositions simplistes consistant à plaquer des tonnes d'éléments symphoniques et trois styles de vocaux différents sur un Death le plus brutal possible, et on obtient un gigantesque cataclysme sonore.
Pourtant, je vais vous parler de ce nouveau disque, parce que quelque chose à changé chez les italiens...
Pourtant, je vais vous parler de ce nouveau disque, parce que quelque chose à changé chez les italiens...
lundi 18 janvier 2016
[Chronique] Rhapsody of Fire - Into the Legend
Cela faisait quelques temps qu'on avait plus trop entendu parler de Rhapsody of Fire, qui vivait depuis le grand schisme de 2011 dans l'ombre de l'autre Rhapsody de Luca Turilli, là ou son ancien guitariste avait brillé avec son Ascending to Infinity, Staropoli et ses potes avaient répondu par un piteux Dark Wings of Steel, avantage Turilli, et la messe semblait dite, sauf que... non en fait, rien n'est jamais gravé dans le marbre dans cet affrontement épique entre les deux titans du kitsch.
L'année dernière, Luca Turilli s'était pris les pieds dans le tapis avec un Prometheus quelque peu daubé, en tout cas largement en dessous de son précédent album, mais de là à espérer que Rhapsody of Fire puisse reprendre l'avantage, il y avait une marge, et là, sans spoiler, je vous l'annonce direct, Into the Legend est plutôt une réussite, le genre d'album que l'on n'osait plus espérer de la part d'un groupe que l'on pensait définitivement à la ramasse, les temps changent, et il ne faut jamais enterrer ces italiens amateurs de dragons magiques et de légendes douteuses.
L'année dernière, Luca Turilli s'était pris les pieds dans le tapis avec un Prometheus quelque peu daubé, en tout cas largement en dessous de son précédent album, mais de là à espérer que Rhapsody of Fire puisse reprendre l'avantage, il y avait une marge, et là, sans spoiler, je vous l'annonce direct, Into the Legend est plutôt une réussite, le genre d'album que l'on n'osait plus espérer de la part d'un groupe que l'on pensait définitivement à la ramasse, les temps changent, et il ne faut jamais enterrer ces italiens amateurs de dragons magiques et de légendes douteuses.
mardi 20 octobre 2015
[Chronique] Sadist - Hyaena
Sadist a toujours été un groupe assez intéressant à voir en live, car voir le guitariste Tommy Talamanca jongler entre sa guitare et son clavier, voir même parfois jouer des deux à la fois, reste une expérience plutôt fascinante, mais bon, on ne va pas réduire le combo italien à un simple gimmick scénique, Sadist est avant tout un très bon groupe de Death/Jazz, qui avait complètement disparu de la circulation depuis la sortie de Season in Silence en 2010, le groupe donnait tellement peu de nouvelles qu'il était tout à fait possible qu'ils avaient encore splitté.
Bref, Season in Silence, c'était pas génial, oh bien sûr, il y avait de très bons trucs dedans, mais tout ça côtoyait le plus que moyen, ou plutôt le bordélique, à force de plonger dans le Jazz et d'expérimenter, Sadist s'était un peu perdu dans l'overdose de complexité, nous donnant un album plutôt illisible, certains diront que c'est pour ça qu'ils aiment Sadist, le groupe n'en fait qu'à sa tête et n'en a rien à foutre d'être bankable ou attirant (ils nous avaient déjà habitué à des changements stylistiques majeurs, passant du Death bizarre au Thrash avant de tomber dans le Jazz/Death), mais à force d'être trop élitiste, on finit par se couper de sa base, cinq ans plus tard, après être sorti par la petite porte, Sadist pète un carreau et revient par la fenêtre, pour une opération rachat? oui et non, mais plutôt non en fait...
samedi 27 juin 2015
[Chronique] Luca Turilli's Rhapsody - Prometheus, Symphonia Ignis Divinus
L'affrontement entre les deux versions de Rhapsody suite au grand Schisme de 2011 avait rapidement tourné à l'avantage de la version de Luca Turilli, à un Ascending to Infinity ambitieux, over the top et bigger than life, Rhapsody of Fire version Staropoli avait répondu par un minuscule Dark wings of Steel bien trop fidèle au dogme orignal et revenant à un Power Metal symphonique plus simple et musclé qui n'avait pas enthousiasmé grand monde, d'un coté, un Rhapsody ambitieux porté par Turilli et soutenu par le tout puissant Nuclear Blast, de l'autre un Rhapsody sans imagination justement viré par Nuclear Blast après le Schisme, j'ai comme dans l'idée que le label allemand a misé sur le bon cheval cette fois-ci, mais laissons de côté ces querelles de clochers et les comparaisons, elles n'auront pas lieux d'être dans cette chronique.
Bref, avec Asending to Infinity, Luca Turilli avait quasiment inventé un nouveau genre de Power Metal Symphonique, le Power Metal cinématographique épique, qui est finalement assez simple à définir, vous prenez du Rhapsody of Fire, et vous poussez tout à fond! Plus d'orchestrations, plus de chœurs, plus d'opéra, et plus de tout en fait, Luca Turilli se veut le Michael Bay du Power Metal, des tonnes et des tonnes d'explosions et d'effets spéciaux destinés à en mettre plein les yeux, un véritable blockbuster musical doublé d'un certain délire mégalomane, Ascending to Infinity était particulièrement jouissif, et un vrai tour de force, car Luca Turilli réussissait là où d'autres avaient échoué avant lui (au hasard, Nightwish...), conserver un son très orienté Metal tout en faisant dans la surenchère orchestrale, avec un réel souffle épique, du coup, on attendait beaucoup de ce second album, et immanquablement, ce sera moins bien...
Bref, avec Asending to Infinity, Luca Turilli avait quasiment inventé un nouveau genre de Power Metal Symphonique, le Power Metal cinématographique épique, qui est finalement assez simple à définir, vous prenez du Rhapsody of Fire, et vous poussez tout à fond! Plus d'orchestrations, plus de chœurs, plus d'opéra, et plus de tout en fait, Luca Turilli se veut le Michael Bay du Power Metal, des tonnes et des tonnes d'explosions et d'effets spéciaux destinés à en mettre plein les yeux, un véritable blockbuster musical doublé d'un certain délire mégalomane, Ascending to Infinity était particulièrement jouissif, et un vrai tour de force, car Luca Turilli réussissait là où d'autres avaient échoué avant lui (au hasard, Nightwish...), conserver un son très orienté Metal tout en faisant dans la surenchère orchestrale, avec un réel souffle épique, du coup, on attendait beaucoup de ce second album, et immanquablement, ce sera moins bien...
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jeudi 9 avril 2015
[Chronique] Ad Nauseam - Nihil Quam Vacuitas Ordinatum Est
"Mode: tendance temporaire dans les références ou comportements collectifs, propre à une période donnée et liée à un phénomène d'imitation. Les modes peuvent exister dans divers domaines, notamment artistiques.
Une tendance est un phénomène observé sur un groupe particulier, groupe qui fait partie d'un autre groupe plus important. Souvent abordée sous l'angle des statistiques, une tendance est surtout très utilisée pour orienter la production de biens et services."
Il y a toujours eu des modes dans le Metal, des tendances aussi, que cela soit dans le Metal au sens général du terme, ou dans les sous-genres, par exemple, la mode dans le Death Metal actuellement est de pomper Gorguts, euh, pardon, plutôt de proposer un Death Metal technique aux structures non-linéaires que l'on pourra qualifier de Death Metal abstrait, même s'il est tout à fait possible d'appeler ça le Post-Death Metal, peut importe que l'on accole à tout ça le terme progressif, ce ne change pas grand chose à la tendance actuelle, difficile de nier également l'influence énorme de Gorguts sur cette tendance.
Si je vous parle de ça, c'est bien entendu car Ad Nauseam a parfaitement étudié le marché du Death Metal, le constat est simple, pour sortir de la masse, il vaut mieux pratiquer un Death abstrait élitiste et complexe, ce qui correspond à la demande actuelle, surtout que je genre est particulièrement bien vu de la part des faiseurs d'opinion des internets, plutôt que de faire dans le Death Brutal et prosaïque, pour l'instant cette élitisme n'est pas encore devenu le nouveau mainstream, mais c'est en passe de le devenir, l'entreprise italienne de démolition cryptique et labyrinthique Ad Nauseam positionne donc son produit sur le créneau du Death haut de gamme, loin de la plèbe pratiquant du Death bas-de-plafond, où finalement, tout se jouera sur la capacité du groupe à apporter sa pierre à l'édifice et à se démarquer, car il est très facile de tomber dans le piège de la copie pure et simple...
vendredi 3 avril 2015
[Chronique] Cyrax - Pictures
Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d'un groupe bizarre et inclassable, au moins... une semaine, fichtre, ça date.
Bref, Voilà Cyrax, un groupe de Milan qui nous délivre son second album après un premier effort, Reflections, qui avait fait son petit effet il y a deux ans, enfin, tout du moins dans les milieux autorisés et de bons goûts puisque malgré ses qualités, Cyrax reste confiné dans une certaine clandestinité, et j'espère que Pictures changera la donne pour l'orchestre de Lombardie, car je ne vois pas trop comment on pourrait rester de marbre devant ce disque, à la seule condition de faire preuve d'un tant soit peu d'ouverture d'esprit, car Cyrax n'est, bien entendu, pas votre groupe de Metal conventionnel...
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vendredi 13 février 2015
[Chronique] Mourning Mist - Mourning Mist
Cela faisait au moins un mois que je ne vous avais pas parlé d'Avant-garde, il est temps de remédier à cela et de replonger dans le Metal que l'on qualifiera poliment de "différent", même si cette fois-ci ce sera un peu moins drastique que du Sludge sans guitares.
Bref, Mourning Mist, avec sa pochette faite maison sous Paint (image d'un bas relief de la Cathédrale d'Orvieto pour ceux que ça intéresse), vient d'Italie avec son premier album sous le bras, bien décidé à démontrer qu'au pays de Rhapsody (et ses trop nombreux dérivés) on pouvait aussi faire preuve d'ouverture d'esprit et de liberté créative.
Ce quatuor sort un peu de nulle part avec des membres sans vraiment de références (A part le bassiste Kvasir qui joue également chez Abhor, le genre de groupe connu seulement pas environ trois pèlerins férus d'underground transalpin), et cet album éponyme est donc naturellement le tout premier enregistrement du groupe, même pas une petite démo avant, que dalle, voilà le premier album, démerdez-vous avec ça.
Vu la pochette et la police utilisée pour le nom du groupe, ça ressemble à du Black, et c'est un peu le cas, mais comme j'ai utilisé le terme avant-garde en avant-propos, vous vous imaginez bien qu'il y a embrouille, donc ouais, y'a du Black, et du Doom aussi, et surtout, du violon, plein de violon, utilisé de manière assez singulière, autant vous dire que c'est du bizarre et qu'il faut considérer ce premier disque, une récurrence dans ce genre de production, davantage comme un premier essai expérimental plutôt que comme une oeuvre pleinement aboutie, le raffinement, ça viendra plus tard, aujourd'hui, c'est la version de travail un peu brute de décoffrage...
Bref, Mourning Mist, avec sa pochette faite maison sous Paint (image d'un bas relief de la Cathédrale d'Orvieto pour ceux que ça intéresse), vient d'Italie avec son premier album sous le bras, bien décidé à démontrer qu'au pays de Rhapsody (et ses trop nombreux dérivés) on pouvait aussi faire preuve d'ouverture d'esprit et de liberté créative.
Ce quatuor sort un peu de nulle part avec des membres sans vraiment de références (A part le bassiste Kvasir qui joue également chez Abhor, le genre de groupe connu seulement pas environ trois pèlerins férus d'underground transalpin), et cet album éponyme est donc naturellement le tout premier enregistrement du groupe, même pas une petite démo avant, que dalle, voilà le premier album, démerdez-vous avec ça.
Vu la pochette et la police utilisée pour le nom du groupe, ça ressemble à du Black, et c'est un peu le cas, mais comme j'ai utilisé le terme avant-garde en avant-propos, vous vous imaginez bien qu'il y a embrouille, donc ouais, y'a du Black, et du Doom aussi, et surtout, du violon, plein de violon, utilisé de manière assez singulière, autant vous dire que c'est du bizarre et qu'il faut considérer ce premier disque, une récurrence dans ce genre de production, davantage comme un premier essai expérimental plutôt que comme une oeuvre pleinement aboutie, le raffinement, ça viendra plus tard, aujourd'hui, c'est la version de travail un peu brute de décoffrage...
vendredi 4 avril 2014
[Chronique] Shores of Null - Quiescence
Marre de chroniquer des albums de merde, comme annoncé lundi, après une semaine à thème qui m'a vu plonger dans le néant daubesque et la déchéance musicale, il est temps de revenir à chroniquer de bons disques.
Shores of Null donc, groupe italien qui déboule avec son premier album sous le bras, Quiescence, sorti chez Candlelight la semaine dernière, un jeune groupe, formé en 2013, mais à priori pas un groupe de débutants, puisque composé de membres issus de différents groupes de la scène italienne... que je ne connais absolument pas, ça commence mal, mais peut-on me reprocher ma méconnaissance de combos de l'underground rital comme Embrace of Disharmony ou Il Grande Scisma d'Oriente, et encore moins un groupe de prog qui s'appelle Zippo, dont est issu le chanteur, je ne pense pas, de toute façon on s'en tape un peu, non? Intéressons-nous plutôt à Shores of Null, un groupe pas du tout nul... (Lol, mdr, désolé, ça au moins, c'est fait)
Shores of Null donc, groupe italien qui déboule avec son premier album sous le bras, Quiescence, sorti chez Candlelight la semaine dernière, un jeune groupe, formé en 2013, mais à priori pas un groupe de débutants, puisque composé de membres issus de différents groupes de la scène italienne... que je ne connais absolument pas, ça commence mal, mais peut-on me reprocher ma méconnaissance de combos de l'underground rital comme Embrace of Disharmony ou Il Grande Scisma d'Oriente, et encore moins un groupe de prog qui s'appelle Zippo, dont est issu le chanteur, je ne pense pas, de toute façon on s'en tape un peu, non? Intéressons-nous plutôt à Shores of Null, un groupe pas du tout nul... (Lol, mdr, désolé, ça au moins, c'est fait)
jeudi 27 mars 2014
[Chronique] Lacuna Coil - Broken Crown Halo
Nous sommes en 2014 et Lacuna coil sort encore des albums, c'est comme ça, on y peut rien...
Ouais, je suis motivé à ce point là à l'idée de chroniquer le nouvel album des italiens, d'ailleurs, j'ai eu la tentation de vous resservir ma chronique de Dark Adrenaline en me contentant de modifier les titres des chansons, parce que sans surprise, Broken Crown Halo est la copie carbone de Dark Adrenaline, ni plus, ni moins, et l'immobilisme est un art délicat que ne maîtrisent que peu de groupes, car dans la plupart des cas, l'usure de la répétition va immanquablement se faire sentir au bout d'un moment, et l'on peut résumer Broken Crown Halo que par une sentence irrévocable: c'est pareil, mais en moins bien...
Amon amarth a au moins la décence de varier ses tempo d'album en album, de façon à masquer plus ou moins la répétition, chez Lacuna Coil, ce n'est même pas le cas, les italiens n'en ont plus rien à foutre de leur art, aucune surprise, aucune volonté d'aller de l'avant, aucune prise de risque ou évolution notable, que dalle, et j'ai presque le sentiment que les italiens ont enregistré une centaine de titres il y'a dix ans et que désormais ils se contentent d'en prendre une dizaine au hasard afin de sortir un album, faisant de Broken Crown Halo un simple produit de consommation courante à destination des masses...
Ouais, je suis motivé à ce point là à l'idée de chroniquer le nouvel album des italiens, d'ailleurs, j'ai eu la tentation de vous resservir ma chronique de Dark Adrenaline en me contentant de modifier les titres des chansons, parce que sans surprise, Broken Crown Halo est la copie carbone de Dark Adrenaline, ni plus, ni moins, et l'immobilisme est un art délicat que ne maîtrisent que peu de groupes, car dans la plupart des cas, l'usure de la répétition va immanquablement se faire sentir au bout d'un moment, et l'on peut résumer Broken Crown Halo que par une sentence irrévocable: c'est pareil, mais en moins bien...
Amon amarth a au moins la décence de varier ses tempo d'album en album, de façon à masquer plus ou moins la répétition, chez Lacuna Coil, ce n'est même pas le cas, les italiens n'en ont plus rien à foutre de leur art, aucune surprise, aucune volonté d'aller de l'avant, aucune prise de risque ou évolution notable, que dalle, et j'ai presque le sentiment que les italiens ont enregistré une centaine de titres il y'a dix ans et que désormais ils se contentent d'en prendre une dizaine au hasard afin de sortir un album, faisant de Broken Crown Halo un simple produit de consommation courante à destination des masses...
mardi 4 mars 2014
[Chronique] Destrage - Are You Kidding Me? No.
L'Italie, le pays des pizza, des pâtes, du Br00tal Death bas-de-plafond et surtout du Power Metal où des quadragénaires nous content les aventures de valeureux guerriers dégommant à l'épée des dragons magiques, j'exagère un peu bien sûr, mais métalliquement parlant, c'est à peu près ça, et pas grand chose d'autre.
Heureusement, en cherchant bien, on trouve quand même des trucs intéressants, on connaissait déjà Ephel Duath, mais on connait surement moins, dans un genre différent et tout aussi barré, les milanais de Destrage, auteurs de deux premiers albums en 2009 (Urban Being) et 2010 (The King Is Fat'N'Old) qui avaient vaguement attiré l'attention à l'époque pour leur folie furieuse, il se passait quelque chose d'intéressant en Italie, et puis... plus grand chose, on avait perdu la trace de Destrage.
Enfin, pas tout à fait, le groupe ayant participé au curieux projet Princess Ghibli (en compagnie, entre autres, de Disarmonia Mundi), où des groupes ritals reprenaient à la sauce Metal des chansons tirés de films produit par le studio Ghibli, dont Ponyo sur la falaise.
Heureusement, après ces conneries, Destrage est ENFIN de retour et peut reprendre sa conquête du monde, car Are You Kidding Me? No ne risque pas de laisser indifférent et ne va pas décevoir ceux qui avait aimé The King is Fat'N'Old il y a quatre ans, surtout qu'en fait, c'est encore mieux...
vendredi 22 novembre 2013
[Chronique] Rhapsody of Fire - Dark Wings of Steel
Voici enfin le grand retour du maître absolu du Power Metal Symphonique, souvent kitsch mais jamais véritablement ridicule (même si la frontière est mince entre la gloire et la gaudriole, surtout quand on parle d'Italiens faisant des chansons sur des dragons magiques ou autres légendes douteuses), Rhapsody of Fire, anciennement Rhapsody tout court, se décide enfin a donner une suite à un correct sans plus From Chaos to Eternity sorti en 2011, qui était lui même une quasi copie carbone d'un The Frozen Tears of Angels sorti un an plus tôt, à croire que passé les coups d'éclat discographiques, Rhapsody est entré dans une sorte de léthargie qui le pousse à sortir plus ou moins le même albums depuis quelques temps déjà.
De la constance, certes, et pourtant, ça partait mal cette affaire, car pour ceux qui ne le savent pas, Rhapsody of Fire a été l'acteur du split, amical malgré tout, le plus ridicule de ces dernières années, puisque après le départ en 2011 de son mythique guitariste fondateur, nous nous retrouvons actuellement avec deux Rhapsody, le Rhapsody de Luca Turilli (qui a aussi emmené le bassiste Patrice Guers dans ses bagages), qui nous a balancé un putain d'album l'année dernière avec Ascending to Infinity, et donc le Rhapsody of Fire du clavieriste Alex Staropoli et du chanteur Fabio Lione, dont la mission avec ce Dark Wings of Steel (surement le titre d'album le plus cliché de l'année) est de répondre au brillant premier assaut de Turilli, et on ne va pas se mentir, y'a pas vraiment match, Turilli sort pour l'instant vainqueur de la guerre des Rhapsody...
De la constance, certes, et pourtant, ça partait mal cette affaire, car pour ceux qui ne le savent pas, Rhapsody of Fire a été l'acteur du split, amical malgré tout, le plus ridicule de ces dernières années, puisque après le départ en 2011 de son mythique guitariste fondateur, nous nous retrouvons actuellement avec deux Rhapsody, le Rhapsody de Luca Turilli (qui a aussi emmené le bassiste Patrice Guers dans ses bagages), qui nous a balancé un putain d'album l'année dernière avec Ascending to Infinity, et donc le Rhapsody of Fire du clavieriste Alex Staropoli et du chanteur Fabio Lione, dont la mission avec ce Dark Wings of Steel (surement le titre d'album le plus cliché de l'année) est de répondre au brillant premier assaut de Turilli, et on ne va pas se mentir, y'a pas vraiment match, Turilli sort pour l'instant vainqueur de la guerre des Rhapsody...
mardi 13 août 2013
[Chronique] Fleshgod Apocalypse - Labyrinth
En 2011, je m'étais fait plein de nouveaux amis après avoir commis l'impardonnable, écrire une chronique négative de l'album de Fleshgod Apocalypse, un véritable sacrilège alors que l'album était encensé par la critique aux quatre coins du globe, mais j'assume, Agony, c'était bidon, du Hollywood Death Metal de baltringue, de la poudre aux yeux avec une couche dégoulinante d'orchestrations symphoniques enrobant des riffs simplistes, un blockbuster musical estival qui en met certes plein les yeux, mais dont la vacuité est sans égale, du bourrinage baroque aux grosses ficelles.
Pourtant, ce nouvel album, j'y ai cru, en me disant qu'Agony n'était peut-être qu'un brouillon, et qu'un groupe qui avait accouché d'un album comme Oracles pouvait réussir à mêler sa brutalité à ses aspirations orchestrales neo-classiques, monumentale erreur, Labyrinth est loin de remonter le niveau...
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