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vendredi 30 novembre 2018

[Chronique] Sigh - Heir to Despair

Difficile de décrire la carrière de Sigh à ce stade de son histoire tant le groupe de Mirai Kawashima apparaît plus insaisissable que jamais après presque trente ans d'existence, Sigh est indescriptible depuis ses débuts en 1990 et personne ne semble en mesure d'en donner une grille de lecture aujourd'hui, Sigh se traîne aussi une discographie complètement disparate et hétéroclite où le pire côtoie le meilleur, avec de fugaces moments de génies qui semblent être chez le fan largement suffisants pour éclipser les larges passages à vide qualitatifs et ses albums au mieux passables comme autant d'expérimentations ratées, Sigh étant un groupe aussi bizarre qu'innovant qui a toujours eu le mérite d'essayer de nouvelles choses, et tant pis le fort taux d'échec, la discographie de Sigh peut être résumer par les deux derniers albums, In Somniphobia était un putain de coup de génie, un album éblouissant et presque l'accomplissement de toute la trajectoire du groupe, à son opposé, l'album suivant Graveward était... une merde ¯\_(ツ)_/¯

mardi 21 avril 2015

[Chronique] Sigh - Graveward

S'il y a bien un album que j'attendais cette année, c'était bien celui-là, pas seulement car j'avais adoré le précédent In Somniphobia, mais pour l'ensemble de leur oeuvre, car même si c'est parfois bordélique, souvent bancal, parfois brillant aussi, on peut être sûr qu'il va toujours se passer quelque chose sur les albums des japonais, on peut être également à peu près sûr que chaque nouvel album sera différent du précédent, sans pour autant renier l'identité de sigh.
Bref, Graveward, ça sentait bon la nouvelle dose de folie furieuse à base de Black Thrash symphonique Heavy Jazz cacophonique, ouais, Sigh, c'est un peu une fanfare de kermesse psychédélique nippone, que l'on range volontiers dans la catégorie Avant-garde tant le niveau de bizarrerie et d'inventivité est élevé, je tenais d'emblée à vous dire mon admiration pour le combo japonais avant de démarrer cette chronique, qui sera largement moins positive que prévu, car à défaut d'un nouveau tour de force, Graveward s'avère quelque peu foiré, et parfois embarrassant pour la bande à Mirai Kawashima, y'a des trucs bien aussi, mais les réussites de ce nouvel album ne permettront pas de combler le sentiment de déception que j'éprouve à son écoute.

mercredi 26 février 2014

[Chronique] Babymetal - Babymetal

Vous trouvez que le Metal tourne en rond et ne va nulle part, vous en avez marre d'écouter des vieux groupes nous servir leur soupe fadasse et réchauffée? Vous tombez bien, car voici le renouveau du Metal, et le futur du Metal nous vient du pays du soleil levant, trois jeunes artistes nippones ont décidé de monter un groupe et de regarder vers l'avenir, oui, la nouvelle génération est là et le Metal entre dans une nouvelle ère de progrès et de prospérité!
Euh... en fait, non, les trois nippones sortant du casting ne sont là que pour faire joli et en guise de groupe, on a toute une armée de producteurs qui a monté cette mascarade de toutes pièces pour générer des revenus, aucune sincérité dans la démarche artistique, car c'est d'un pur produit commercial dont il est question ici, un produit qui correspond bien au marché nippon mais dont le succès a dépassé les frontières auprès des amateurs toujours plus nombreux de japaniaiseries occidentaux...

dimanche 1 avril 2012

Sigh - In Somniphobia






Sigh a toujours été un cas à part sur la scène Metal, roulant sa bosse depuis 1990, avec un premier album pur Black Metal (mais déjà un poil bizarre) sorti sur le Label d'Euronymous, Deathlike Silence Productions, le combo japonais n'a jamais fait les choses comme tout le monde, passant du black au Rock Psychédélique en passant par le Heavy typé NWOBHM, chaque album est différent, bien que conservant une certaine identité, qui fait que malgré tout, le son du groupe demeure facilement identifiable.
Sigh est donc un groupe caméléon, hybride, qui aime expérimenter, surprendre, voyager là où on ne l'attend pas, tout en maintenant une certaine qualité tout au long de sa déjà conséquente discographie, avec en point d'orgue le merveilleux Imaginary Sonicscape.
Dernièrement, avec Hangman's Hymn et Scenes from Hell, le groupe naviguait dans une sorte de Black Metal orchestral baroque, avec plus ou moins de succès, car je n'avais pas accroché plus que ça à Scenes from Hell, que je trouve encore aujourd'hui un peu bancal et trop bordelique, mais ce n'est pas cette relative déception qui m'a empêché de me procurer le nouvel album qui nous intéresse ici, In Somniphobia, neuvième album du quintette japonais, qui une fois de plus prend tout le monde à contre-pied...

vendredi 28 octobre 2011

Japaniaiseries


Bon, on ne peut pas dire que le Japon se fasse remarquer par la qualité de ses groupes de Metal, d'ailleurs, je n'y connais pas grand chose, à part les médiocres X Japan, médiocres mais adulés par les hipsters fan de japanim' qui de toute façon vénèrent toutes les merdes sortant de ce pays (de la même manière que Maximum the hormone ou Dir en grey), ou encore Galhammer et surtout les surcôtés de Boris.
Bref, à part les excellents (mais pas tout le temps) Sigh, le Metal nippon, c'est globalement de la merde, mais malgré tout, parfois, on trouve des trucs bizarres qui à défaut d'être brillant, sont souvent à hurler de rire...