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mercredi 30 janvier 2019

[Chronique] Within Temptation - Resist

Au fur et à mesure des années, Within Temptation est devenu une grosse entreprise qui fonctionne pas trop mal, il faut dire aussi que ça fait plus de quinze ans que le groupe n'a eu de cesse de se transformer en groupe de pop électronique, délaissant de plus en plus le Metal symphonique qui avait fait sa réputation, c'est un choix malin commercialement parlant hein, la musique de Within Temptation s'adressant à un public majoritairement féminin tout aussi ménopausé que la musique du groupe, l'adoucissement du son s'est fait au même rythme que la transformation de Sharon Den Adel en une sorte d'héroïne pop/rock à laquelle son cœur de cible peut facilement s'identifier, et puis ça tombe bien, la musique flasque en pleine descente d'organe, ça passe super bien en fond sonore dans la cuisine (#Sexisme #GrosBeauf).
Alors qu'on avait connu un très très léger retour à certaines sonorités vaguement plus métalliques avec l'album précédent Hydra (toute proportion gardée, car ça restait malgré tout de la merde), Resist va reprendre sa marche en avant en direction des confins de l'abîme de la nullité profonde pour ce qui sera en tout point le pire album de l'histoire du groupe, et on parle d'un groupe qui a sorti un furoncle honteux comme The Unforgiving, il faut dire aussi que Resist n'est tout simplement pas un album de Metal...

vendredi 18 janvier 2019

[Chronique] Phlebotomized - Deformation Of Humanity

Phlebotomized, voilà un nom que personne n'avait entendu depuis bien longtemps, depuis 1997 précisément, l'année où le groupe hollandais a décidé de lâcher l'affaire après une carrière bien trop courte et bien trop discrète à mon goût, car vous ne le savez peut-être pas, mais Phlebotomized est l'un des groupes les plus importants des années 90, principalement grâce à un premier album, Immense Intense Suspense sorti en 1994, qui a contribué à dessiner les contours de ce qui deviendra par la suite le Death symphonique, Phlebotomized fait parti de ces groupes qui ont marqué leur époque en défrichant de nouveaux territoires, ils sont d'ailleurs allés beaucoup plus loin que le Death/Doom symphonique en 1997 en sortant un Skycontact davantage avant-gardiste et psychédélique qui avait pas mal décontenancé certains fans à l'époque, ces fans seront donc heureux d'apprendre que l'histoire ne reprendra pas là où elle s'était arrêtée...

mercredi 1 novembre 2017

[Chronique] Vuur - In This Moment We Are Free - Cities

Depuis son départ de The Gathering il y a déjà dix ans, Anneke van Giersbergen s'est clairement investie dans deux carrières très distinctes, la pop/folk acoustique, d'abord sous le nom d'Agua da Annique puis sous son propre nom, qui ne m'intéresse pas du tout et dont je me contrefous, et, plus intéressant pour moi, ses multiples participations prog métalliques, principalement chez Devin Townsend ou chez Arjen Lucassen avec Ayreon et plus récemment The Gentle Storm, permettant à la batave de se bâtir une sacré discographie, malgré tout difficile à suivre et disparate (et surement difficile à monétiser en live...), c'est ainsi qu'arrive Vuur, le tout nouveau groupe d'Anneke qui a pour but de rassembler toutes les aspirations Heavy et purement Heavy de la hollandaise, et qui nous livre ici un pur produit musical formaté que toute l'émotion et la sensibilité du chant d'Anneke auront du mal à sublimer...

mardi 30 mai 2017

[Chronique] Ulsect - Ulsect

Formé autour d'un ancien bassiste de Textures et surtout de deux membres actuels des excellents Dodecahedron, le projet Ulsect a de quoi intriguer et créer de la hype avec son line-up et une signature chez Season of Mist pour directement un premier album sans passer par la case EP, il faut dire aussi que c'est presque vendu comme un super-groupe vu comment le label insiste sur le fait que les gars d'Ulsect sont chez d'autres groupes, ce qui va être important pour d'autres raisons que les triviales questions promotionnelles, il y aura beaucoup de Dodecahedron et de Textures chez Ulsect, quelle putain de surprise...

samedi 1 avril 2017

[Chronique] Dodecahedron - Kwintessens

Sortant de nulle part avec son premier album éponyme sous le bras en 2012, Dodecahedron surpris tout son monde et botté un très grand nombre de culs avec son Black Metal bizarre qui appartient à cette niche de Metal abstrait très à la mode en ce moment, sorte de réponse Black Metal à Gorguts ou Portal, sans oublier les nombreuses références au maître Deathspell Omega voir le plus fou, et il faut bien l'avouer plus visionnaire que nos hollandais, Jute Gyte.
Malgré ce name-dropping massif, Dodecahedron n'est pas forcément un clone, le groupe étant parvenu à se forger un son propre, singulier et reconnaissable à défaut d'être franchement unique, et même si les hollandais sont assez proche stylistiquement d'un Krallice, ce n'est jamais vraiment Krallice, Dodecahedron fait du Dodecahedron avec sa vision du Tech Black abstrait, sa propre philosophie, qui semble s'affirmer encore davantage avec cet album numéro deux qui a beaucoup de temps à arriver.

vendredi 7 octobre 2016

[Chronique] Asphyx - Incoming Death

Dans un monde sur-saturé de groupes, anciens ou nouveaux, de Death Metal old school, on peut toujours compter sur Asphyx pour te mettre une bonne tartine de poutre dans la gueule de temps en temps, c'est inéluctable, l'apocalypse nucléaire pourrait détruire le monde que ça n'empêcherait pas Asphyx et Van Drunen de continuer, increvable comme un cafard, toujours enragé malgré les années qui passent, Asphyx, c'est la boite de cassoulet dans le placard, on oublie un peu qu'elle est là, mais quand on la sort parce qu'on a la flemme de faire les courses, ça fait le boulot, c'est sans surprise mais c'est solide, avec quand même quelques petits trucs en plus sur la concurrence des boites de cassoulet premier prix, un savoir-faire inégalable et le growl écorché de Van Drunen, de quoi rester toujours au dessus de la mêlée, et Incoming Death ce sera ça, du Death crasseux, organique, sans fioritures, du genre qui te bourre la gueule pendant une bonne quarantaine de minutes, et c'est tout, ouais, c'est tout...

dimanche 4 mai 2014

[Chronique] Epica - The Quantum Enigma

On ne va pas se mentir, on s'était salement ennuyé il y a deux ans avec le Requiem for the Indifferent des hollandais, peu inspiré, décousu, trop long, Epica s'était vautré, et pour la première fois, on avait le sentiment que les bataves étaient arrivés au bout de leur formule et que malgré quelques tentatives de changement, le groupe était incapable de se renouveler, proposer des titres très longs, pourquoi pas, seulement voilà, Epica n'est pas un groupe de Prog, et il est bien incapable de tenir sur la durée de très longues chevauchées, surtout que la débauche d'orchestrations en tout genre ne parvenait pas à masquer l'indigence des compositions de Mark Jansen.
Surement conscient de cet état de fait, Jansen et compagnie ont tout simplement fait la seule chose possible pour eux après un premier échec, faire marche arrière, et revenir aux bases, une méthode qui n'est jamais payante, plus un aveu d'impuissance face à la créativité qui s'étiole qu'un véritable choix artistique, et c'est presque sans surprise que The Quantum Enigma est un album fade, plat, et convenu, même pas une déception, car pour être déçu, encore fallait-il attendre quelque chose...

mercredi 22 janvier 2014

[Chronique] Within Temptation - Hydra

S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher à Within Temptation, c'est de ne jamais se cacher sur ses intentions, qu'on aime ou pas le résultat final, le groupe a toujours eu le mérite d'assumer ses différents positionnements au gré de ses albums, ainsi que sa transformation en groupe radio-friendly plus à même de générer un maximum de cash au sein d'un public plus large, surement plus apte a accepter sans broncher la soupe fadasse des derniers albums.
Après le coup de force Mother Earth en 2000, on a senti le vent tourner avec The Silent Force, le combo hollandais n'allait pas trop traîner ses guêtres trop longtemps dans la sphère métallique, c'est ainsi que Within Temptation s'est transformé radicalement avec les deux daubes ignobles qu'étaient The Heart of Everything et The Unforgiving, de Metal, il n'en était presque plus question, de symphonique plus trop non plus avec The Unforgiving, et c'est ainsi que Within Temptation se positionnait sur un créneau surement beaucoup plus rentable commercialement, le Metal pour ménagère de moins de 50 ans, en gros, du non-Metal qui cherche à tout pris à rester cataloguer Metal alors qu'il n'en a presque plus aucun attribut, ni même l'esprit, donc ouais, c'est de la soupe pop vaguement Metal, gentille, easy-listening et facilement consommable pour la ménagère aimant les mélodies catchy et la musique facilement assimilable dès la première écoute, superficielle et sans réelle profondeur, mais de quoi en vendre des palettes et faire de Sharon den Adel une espèce d'idole pop-rock en laquelle peut aisément se reconnaître son cœur de cible.
Une fois de plus, et comme annoncé, Hydra est un poil différent de ses prédécesseurs, on est toujours dans la pop ultra catchy, mais cette fois-ci, le Metal symphonique est de retour... un peu, mais pas trop quand même, faut pas déconner non plus, trop de Metal risque d'effrayer la ménagère...

vendredi 3 janvier 2014

[Chronique] Legion of the Damned - Ravenous Plague

Quoi de mieux pour commencer qu'un bon vieux groupe de tâcherons, une catégorie pour laquelle il est difficile d'éprouver autre chose que de l'affection, un peu comme Dew-Scented dans le Thrash ou un Blood Red Throne dans le Death, les hollandais de Legion of the Damned sont d'authentiques seconds couteaux, un groupe que vous avez surement déjà vu au moins une fois en première partie d'un plus gros poisson, ouais, ce groupe qui envoie le pâté et qui semble pouvoir enchaîner des titres en forme de baffe dans la gueule toute la nuit si nécessaire, le groupe qu'on écoute depuis la buvette en se disant Tiens, c'est pas mal ce truc, je m’intéresserai peut-être davantage à ce qu'ils font, avant de finalement oublier leur existence, ne restant qu'un vague souvenir de groupe sympa qui envoie du gros, et c'est à peu près tout.
Un groupe qui ne changera pour ainsi dire jamais sa formule, Legion of the Damned, c'est du Thrash/Death à l'ancienne, de l'agression constante et rustique, bricolé avec amour par de vieux routiers du genre, car ces types sont dans le circuit depuis plus de vingt ans, enfin, surtout le chanteur Maurice Swinkels et le batteur Erik Fleuren, les deux seuls présents depuis le début, une carrière commencée dans un Thrash relativement blackisé en 92 sous le nom d'Occult, avant de se réorienter vers un son un peu plus Death en changeant de nom en 2005, et pour son sixième album, déjà, les hollandais ont comme prévu décidé de ne rien changer...

mardi 5 novembre 2013

[Chronique] Pestilence - Obsideo

Rares sont les groupes qui réussissent un retour au premier plan après une longue séparation, et Pestilence... n'est malheureusement pas de ceux-là.
Il faut dire aussi que Pestilence n'est pas non plus un gros groupe légendaire ayant révolutionner quoique ce soit, juste un bon petit groupe ayant pondu trois bons disques vers la fin des années 80/début des années 90, dont un excellent Consuming Impulse (sur lequel chantait Martin Van Drunen d'ailleurs), la suite sera un peu moins glorieuse, Pestilence s'enfonçant de plus en plus dans un Death progressif et jazzy, très proche d'un Atheist ou d'un Cynic, une évolution qui nous donnera un Spheres qui aura divisé les fans du groupes pour son approche hermétique et démonstrative, un Thrash/Tech cérébral en forme de masturbation intellectuelle, curieux point final avant un split que l'on pensait définitif.
Pourtant, alors que le groupe ne manquait à personne, Patrick Mameli décidait de ressusciter la bête une quinzaine d'années plus tard avec son pote Patrick Uterwijk, afin de nous offrir un Resurrection Macabre pas génial du tout, à peine passable, où Pestilence œuvrait encore dans le Tech/Death prog/Jazz avec un son plus moderne, on aurait pu en rester là, mais en 2011, Mameli allait nous délivrer le pire album du groupe avec Doctrine, médiocre, sans intérêt, et quasiment insultant, car ce bon vieux Patrick délivrait l'une des pires prestations vocales de toute l'histoire du Death Metal, et après une telle débâcle, autant dire que je n'attendais pas grand chose d'Obsideo, et c'est à peu près ce que j'ai eu...

vendredi 25 octobre 2013

[Chronique] Hail of Bullets - III: The Rommel Chronicles

Je commençais vraiment à me faire du soucis, vous vous rendez compte que cela faisait au moins... UN AN! qu'on avait pas eu de nouvelles de Martin Van Drunen, le mythique hurleur hollandais qui accumule les sorties à un rythme démentiel depuis quelques années, dont deux rien que pour 2012, du sérieux avec l'énorme Deathhammer d'Asphyx, et du plus fun avec Grand Supreme Blood Court, sorte de side project monté avec d'anciens et d'actuels Asphyx, après ses deux sorties, logiquement, Van Drunen est de retour avec son pote Ed Warby ou encore le fidèle Paul Baayens (Asphyx) pour un nouveau tour de piste de Hail of Bulletsn parce que bon, le Death old school avec du groove et du Doom, c'est bien gentil, mais c'est encore mieux avec des tanks!
Je dis souvent que la nature à horreur du vide, c'est une nouvelle fois vrai ici, car Bolt Thrower ayant décidé de se la couler douce en prenant une quasi-retraite bien méritée, réapparaissant de temps en temps en mode Blitzkrieg pour quelques festivals, Hail of Bullets est apparu pile au bon moment pour reprendre le flambeau du War Death Metal à l'ancienne, brutal et quasiment minimaliste dans son approche, un Death de vétérans, implacable et imperturbable, qui puise directement son inspiration dans la seconde guerre mondiale, avec une petite différence par rapport à Bolt Thrower, qui a une vision un peu plus "philosophique" de la guerre, avec une certaine hauteur, les hollandais vous emmène au cœur du conflit, dans les tranchées, Hail of Bullets, c'est du sang et des bombes, c'est un peu plus terre à terre, avec, genre oblige, peu d'évolution stylistique entre les albums, sauf que cette fois-ci, The Rommel Chronicles, c'est pareil qu'avant, mais en un peu moins bien...

mercredi 28 août 2013

[Chronique] ReVamp - Wild Card

Peu après le split surprise d'After Forever, Floor Jansen s'était vite remise au boulot en montant un nouveau groupe, sortant presque dans la foulée le premier album de ReVamp, premier essai prometteur qui laissait augurer du meilleur pour la géante hollandaise, et puis tout s'est arrêté un peu brutalement, Jansen étant victime d'un Burnout qui la mettant sur la touche un long moment, le genre de maladie de gonzesse typique, ça et le syndrome pré-menstruel.
Bref, aussitôt remise, Floor Burnout Jansen (ça fait un joli surnom en fait) s'est attaquée au processus de composition d'un second album de ReVamp l'année dernière, en compagnie de l'ancien claviériste d'After Forever Joost Van Den Broek, avant de le mettre de côté pour jouer les dépanneuses du côté de Nightwish.
Ce n'est donc que maintenant que voit le jour Wild Card, un disque à l'image de la chanteuse batave, puissant et très varié...

dimanche 11 mars 2012

Epica - Requiem for the Indifferent






En à peine quatre albums studio, Epica est devenu la référence du Metal Symphonique à chanteuse, After Forever ayant mis la clé sous la porte, Within Temptation étant devenu un vulgaire groupe de pop se vautrant dans le easy-listening, et Nightwish étant... Nightwish (sic), il ne reste donc plus que Epica et ses innombrables clones disséminés dans toute l'Europe.
Bref, quand on pense Metal Symphonique, on pense Epica, le groupe étant plus ou moins devenu le maître étalon du genre, qui sert de point de comparaison quand il s'agit d'écouter un autre groupe du style, ce qui pose finalement un problème, car quand on évolue dans un genre aussi codifié aux limites aussi définies, qu'a-t-on encore à dire quand il s'agit de sortir un cinquième album, comment évoluer?
Globalement, par le passé, Epica répondait à cette question en faisant évoluer sa tambouille très légèrement, soit plus mélodique, soit plus bourrin, mais il est évident que cela n'allait pas suffire indéfiniment.
C'est toute la problématique de ce Requiem for the Indifferent, reprendre tous les éléments ayant fait le succès du groupe, et tous ses codes, afin d'en faire quelque chose de neuf, ou tout du moins de montrer que le groupe avance encore.
Et bien, c'est raté...

mercredi 7 mars 2012

Asphyx - Deathhammer






Des retours de vieilles gloires, il y en a un paquet dernièrement, mais des retours réussis, presque pas, et le premier qui me cite Pestilence a droit à un coup de hache rouillé dans la gueule.
Bref, tout ça pour dire que Asphyx signait en 2009 avec Death... The brutal way un retour en force inattendu, toujours emmené par le mythique Martin Van Drunen (également hurleur pour Hail of bullets, et qui était de la partie sur les deux premiers albums de Pestilence)
Asphyx, c'est du lourd, c'est du Death Metal old school, mais pas seulement, car une bonne dose de Doom enveloppe le tout, donnant un délicieux arrière-goût boueux, ici, ce n'est pas l’originalité qui est à l'honneur, non, la musique d'Asphyx est viscérale et te lacère les entrailles sans états d'âme, et de ce point de vue là, Deathhammer, deuxième album post-réunion des hollandais, est une franche réussite, plus subtile qu'il n'y parait au premier abord...