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mardi 17 avril 2018

[Chronique] Kamelot - The Shadow Theory

Immobilisme: Disposition à se satisfaire de l'état présent des choses, à refuser le mouvement ou le progrès.
Ouais, c'est avec cette définition que je souhaitais commencer cette chronique aujourd'hui, afin bien sûr de vous faire partager mon excitation à l'idée de vous parler de ce nouvel album de Kamelot, l'enthousiasme de retrouver enfin un groupe qui fait globalement du surplace depuis une dizaine d'années, appliquant désormais sans aucune volonté de faire autre chose la formule dégrossie avec Ghost Opera, plus d'orchestrations, plus de trucs gothiques/romantiques pour plaire à la ménagère, et putain, même la pochette est sur le même modèle que celles de la période Tommy Karevik depuis Silverthorn, un personnage féminin avec une tonne de photoshop par dessus, même l'identité visuelle du groupe fait du surplace, et partant de là, il n'y a aucune doute sur le contenu de ce nouveau produit musical délivré sans âme par les industries Kamelot, un Power Metal surchargé, sombre, mou du genou, conformiste, dogmatique, qui continue d'enfoncer encore un peu plus le groupe dans une impasse créative dans laquelle il semble se complaire, monde de merde, qu'est-ce que je fous là...

jeudi 23 novembre 2017

[Chronique] Cavalera Conspiracy - Psychosis

Cela fait longtemps que je n'ai pas chroniqué une bonne grosse bouse, vous savez, pas seulement un mauvais disque, ça il y en a toujours, mais une merde irrécupérable et honteuse, tellement puante qu'elle redéfinit à elle le seule le concept même d'album de merde, ces albums sont rares, très rares même, et cette raréfaction de chroniques d'albums de merde à une explication, car tout est de la faute d'une personne, le gros Max Cavalera, notre sac poubelle brésilien préféré, qui a ralenti sa production de merdes, la dernière fois que nos routes s'étaient croisées, c'était il y a deux ans avec le tout bonnement ignoble Archangel, et depuis plus rien, il faut dire que ce gros tas à la ramasse était trop occupé à faire du cash-grab facile en reprenant Roots en live, une stratégie payante puisque le Metal a la bonne idée d'avoir des fans suffisamment teubés pour payer afin de voir une idole rincée jouer un album de Neo Metal vaguement culte, bref, le Max a fait du pognon, et il est temps désormais de relancer Cavalera Conspiracy, le projet vendu par Max et son management comme étant le vrai Sepultura puisqu'il y a aussi le frangin DJ Iggor dedans, ça aurait pu être un album de Soulfly, mais comme l'idée de Max est de surfer sur la vague nostalgique vu qu'il reprend des vieilleries, vaut mieux choisir le projet en duo avec le frangin, ce qui ne fait aucune putain de différence puisque sans surprise, Psychosis est une gigantesque merde.

mardi 24 octobre 2017

[Chronique] Samael - Hegemony

Quand on parle de Samael on pense directement à la trajectoire du groupe pendant les années 90, c'est pendant cette décennie que le groupe a tiré ses meilleures cartouches, en partant d'un Black Metal obscur qui a évolué progressivement en une entité Industrielle cosmique qui aura culminé avec le duo Passage/Eternal.
Et puis il y a eu les années 2000, des albums moyens, et la grosse tâche Above qui était une bouillie de Black bourrin et bruitiste, heureusement qu'en 2011 Lux Mundi relançait quelque peu la machine que l'on croyait définitivement grippée et prête à mettre au rebut, remettant le groupe sur de bons rails en empruntant la voie de la nostalgie, car c'est bien de ça qu'il s'agit chez les suisses, revenir à tout prix à la formule qui aura fait son succès à la fin des années 90, Hegemony continuera sur cette tendance, avec peut-être plus de réussite encore que Lux Mundi, mais avec toutes les limitations inhérentes à ce genre d'entreprise.

jeudi 12 octobre 2017

[Chronique] Satyricon - Deep Calleth upon Deep

Je dois bien vous avouer que je n'avais pas franchement prévu de vous chroniquer ce nouveau disque de Satyricon, en fait, je n'avais même pas envie de l'écouter après le carnage et la médiocrité de leur album éponyme de 2013 qui avait vu Frost et Satyr tomber tête la première dans le post-Black honteux, avouez que ça la foutait mal pour un groupe aussi influent du Black Metal norvégien qui n'a eu de cesse depuis 2002 de se ramollir et de sombrer dans la nullité, d'abord dans le Black 'n' Roll puis dans le post-Black, navigant dans un progressif de baltringue à fort niveau de pédanterie.
Bref, malgré ça, par curiosité, j'me suis tapé Deep Calleth Upon Deep et sa pochette de feignasse piqué à Munch, et vous savez quoi? bah c'était moins mauvais que prévu, ça reste pas terrible hein, mais y'a un peu de mieux, peut-être que le traitement qu'a reçu Satyr pour soigner sa tumeur au cerveau lui a remis également la tête un peu à l'endroit.

mercredi 21 juin 2017

[Chronique] Kobra and the Lotus - Prevail I

C'est l'histoire d'un groupe de Power mélodique très influencé par le Heavy traditionnel que le label veut à tout prix transformer en un nouvel Amaranthe ou un nouveau Delain, parce qu'il semblerait qu'on ait pas déjà suffisamment de groupes de merde en ce moment.
Ce groupe tiraillé entre velléités métalliques et... la necessité de faire du pognon pour lui et pour label afin que l'affaire soit viable, c'est Kobra and the Lotus, petit groupe canadien sympa de Heavy à l'ancienne qui surfe sur la vague d'un certain revival du Metal traditionnel à chanteuse, parce que ouais, si vous n'avez pas compris, Kobra and the Lotus est un groupe qui vaut pour la personnalité et le charisme de sa chanteuse (notons qu'en languge de chroniqueur, si on vous dit qu'une chanteuse est charismatique, c'est juste une manière polie de dire qu'elle est bonne), ce qui explique surement la volonté du label de markéter le groupe comme une espèce de nouveau Lacuna Coil, quoi, elle est plus assez fraîche pour vous la Scabbia? il vous faut le modèle blond et plus jeune? putain de jeunisme...

jeudi 15 juin 2017

[Chronique] Unleash the Archers - Apex

Fun, sympa, sans réellement de consistance, voilà ce qu'est Unleash the Archers depuis dix ans, un groupe de Power sympa qui a déjà sorti trois albums tous facilement oubliable malgré une certaine qualité et un bon petit potentiel sympathie, il faut dire aussi que la bande à Brittney Slayes (ouais c'est du Power et y'a donc du nom de scène bien kitsch) ne se prend pas du tout au sérieux et a toujours pratiqué une certaine forme d'auto-dérision plutôt rafraîchissante dans le genre, le fait de naviguer dans certains délires nerdy lui a permis de ce créer sa petite niche confortable dans le Power Metal épique kitsch à mort et over-the-top, trop confortable peut-être, car pour fêter ses dix ans de carrière, Unleash the Archers a décidé de sortir un album sérieux, plutôt une bonne idée dans la mesure où Apex est clairement le meilleur disque du groupe à ce jour, et oserai-je dire, le premier qui puisse vraiment être qualifier de très bon.

dimanche 14 mai 2017

[Chronique] Life of Agony - A Place Where There’s No More Pain

On pourra toujours dire que Life of Agnony a sorti deux très bons disques il y a plus de vingt ans avant que sa carrière ne parte complètement en couilles, deux bons disques ouais, pas des disques géniaux hein, juste deux albums d'alternatif collant parfaitement à leur époque, River Runs Red en 93 et Ugly en 95, une époque où justement la scène de New York était en ébullition et fournissait tout un tas de combos dérivés du Hardcore qui fusionnait avec tout ce qui passait dans le coin, du gothique, du hip-hop, de l'électronique, ou dans le cas de Life of Agony, du Grunge, et on a bien cru que la carrière du groupe allait à tout jamais se résumer à ces deux premiers albums, car à partir d'un Soul Searching Sun en 1997 plutôt mauvais qui avait pris les fans au dépourvu, tout est parti en vrille avec les multiples allées et venues de Keith Caputo et de ses problèmes personnels, un split suivi d'une reformation et la sortie de Broken Valley en 2005 suivi d'un nouveau split et d'une nouvelle reformation il y a trois ans, bref, un beau bordel qui fait qu'on espérait pas grand chose d'un nouveau disque de Life of Agony.

mercredi 6 juillet 2016

[Chronique] Be'lakor - Vessels

Il n'est pas évident d'être un groupe de Death mélodique en 2016, principalement car le pic de popularité du genre remonte globalement au début des années 2000, depuis, le genre vivote avec des groupes en constante baisse de popularité, un état des lieux plutôt triste, mais cela n'a pas empêché l'apparition de groupes plutôt intéressants, principalement du côté de la Finlande, et parmi tous ses groupes, on voit se dessiner un schéma identique, ces groupes ont du mal une fois passée la barre des dix ans de carrière, lassitude, routine, manque de reconnaissance, font que les groupes de Death mélodique sont confrontés au défi de se renouveler pour continuer d'exister, dans le meilleur des cas, car la plupart du temps, on ne change rien et on bricole toujours la même tambouille pour ne pas perde les auditeurs en route, ce qui n'est jamais une bonne idée, stagnation ou évolution, deux chemins possibles, tous deux risqués...

mercredi 4 novembre 2015

[Chronique] Draconian - Sovran

Le délicieux charme des groupes à formule, où malgré les évolutions (ou pas selon les cas), on reste toujours plus ou moins dans les mêmes stéréotypes, Draconian est ce genre de groupe, très facile à décrire en plus, du Doom/Death mêlé à du Goth romantique, quelques orchestrations, du chant de gonzesse en duo avec un homme des cavernes pour le fameux effet Le Belle et la Bête, emballé c'est pesé, ça roule tout seul, stéréotypé comme formule, mais dans le cas des suédois de Draconian, ça a toujours fonctionné malgré tout, c'est surement ce qui s'appelle avoir la classe.
Cela faisait quatre ans qu'on avait plus de nouvelles des suédois, depuis le vraiment pas mal A Rose for the Apocalypse, les mecs avaient disparu de la circulation, et on a même perdu en route la chanteuse Lisa Johansson, sale coup dur, on connait pas mal de groupes qui ne se sont jamais relevés du départ de leur chanteuse, bon, pas Draconian, exit la blonde suédoise, welcome la brune sud-africaine, de toute façon, les cheveux noirs ça colle mieux avec le Goth de corbeaux, surtout que de gothique il en sera pas mal question avec ce nouvel album, coller à la formule ne va pas empêcher Draconian de continuer sa, légère, évolution.

lundi 4 mai 2015

[Chronique] Kamelot - Haven

L'immobilisme est quelque chose de confortable pour un groupe, quand on a trouvé une formule qui marche, commercialement du moins, il est tentant de vouloir la répéter afin de maintenir sa position et de rassurer les fans, malgré tout, c'est un cercle vicieux où l'on a vite fait de se mordre la queue, car l'immobilisme engendre la lassitude, chez le public, évidemment, à part chez la frange la plus fidèle qui sera heureuse d'écouter toujours le même album tous les deux-trois ans en se disant que même si ce n'est pas flamboyant, ça pourrait être pire, mais cette lassitude risque de toucher également le groupe, qui, tellement enfermé dans ses habitudes de travail, ainsi que dans le confort d'utiliser une recette qui fonctionne, ne se mettra jamais en danger.
C'est précisément là où en est Kamelot, à ce point de sa carrière, le groupe n'a aucune volonté de modifier quoi que ce soit à sa musique, cet immobilisme dure depuis Ghost Opera, c'est à ce moment là que le groupe s'est arrêté dans son évolution, depuis, Kamelot stagne, avec son Power Metal sombre et mou du genou, tellement conformiste et dogmatique qu'il en devient désormais impossible de lui accoler l'étiquette Progressive comme c'était le cas avant, Kamelot a un son reconnaissable, une identité, qui ne sera pas modifié avec Haven, l'habitude et le confort faisant que le groupe pense qu'il n'a plus rien à prouver, à tort évidemment, car à trop vouloir répéter sa formule, les américains vont irrémédiablement se mordre la queue et sombrer dans la platitude et l'ennui, avec un album marqué par le sceau de la lassitude et du Statu quo...

lundi 9 mars 2015

[Chronique] Moonspell - Extinct

Moonspell a tout au long de sa carrière toujours pris un malin plaisir à prendre ses fans à revers avec des changements de directions parfois très abrupts, surtout dans les années 90, où après Wolfheart et Irreligious, les portugais ont laissé libre court à leurs envies avec les curieux Sin/Pecado et The Butterfly Effect, opportunisme ou véritable volonté d'explorer de nouveaux horizons, peut-être les deux à la fois, qui sait.
Quoi qu'il en soit, la suite ne fut pas une partie de plaisir, Darkness and Hope et The antidote montraient un groupe constamment le cul entre deux chaises, galérant entre le Black originel et la Pop Gothique, Memorial était un album de bourrin trop bas-de-plafond pour être satisfaisant, et il faudra attendre le très satisfaisant recyclage Under Satanæ pour que Moonspell se remette en selle, Night Eternal montrait du mieux, servant de prélude à l'excellent double album Alpha Noir/Omega White, le retour en grande forme de Moonspell que l'on attendait plus vraiment, surtout après plus de vingt ans de carrière, deux disques se répondant, l'un très "Metal" dans l'esprit, puissant, sombre, racé, et l'autre plus orienté Gothique, délicat et éthéré, les deux facettes d'une même pièce en quelque sorte, et bien que l'album Alpha Noir se suffise à lui-même, Omega White (au départ un disque bonus sur l'édition limitée) apportait une excellente plus-value, notamment par la passionnante dichotomie qu'il créait.
Comme dit plus haut, la carrière de Moonspell est remplie de changements de direction, plus ou moins heureux selon les cas, et c'est presque naturellement, le manque de constance étant la marque de fabrique des portugais, que ce nouvel album, Extinct, sera assez différent d'Alpha Noir, ce qui ne serait pas un problème s'il était bon, ce qui est loin d'être le cas ici...

vendredi 6 février 2015

[Chronique] Thulcandra - Ascension Lost

Pauvre Thulcandra, Steffen Kummerer (la tête pensante d'Obscura) a beau aujourd'hui se démener en interview afin de défendre l'authenticité du projet, le mal est fait depuis bien longtemps, dès le premier album Fallen Angel's Dominion, à une époque où, maladroitement peut-être, Kummerer passait son temps à clamer son amour et son admiration pour Dissection, faisant passer le groupe pour une sorte de groupe hommage au combo mythique de Jon Nödtveidt, il n'en fallait pas plus pour que dans l'esprit des gens, l'on passe de groupe hommage à... gros plagiat de Dissection.
La même musique, les magnifiques pochettes bleutées de Necrolord, il était tentant de parler de copie, et ce n'était pas particulièrement faux tant Thulcandra manquait cruellement de personnalité, et ce n'est pas le second album Under a Frozen sun qui allait y changer quelque chose malgré le très léger changement de direction, il faut dire que faire une reprise d'Unanimated participait à la confusion entourant ce que voulait vraiment faire Thulcandra, un hommage, une copie de qui vous savez, un groupe souhaitant s'affranchir de ses influences bien trop pesantes? aucune idée, et j'imagine que le but de cet album est de répondre à cette problématique, ou tout du moins de dissiper le flou concernant ce qu'est vraiment Thulcandra...

mardi 4 novembre 2014

[Chronique] Cavalera Conspiracy - Pandemonium

On aurait pu penser qu'avec la purge Killer be Killed, Max Cavalera avait déjà remplit son quota de daube annuel, monumental erreur pour ceux, dont moi, qui croyait que le sac poubelle brésilien allait, enfin, lever le pied.
Bref, quand ce n'est pas Soulfly, c'est Cavalera Conspiracy, deux groupes qui font la même chose avec le même amour du travail bâclé et qui permettent à Max d'être en tournée sans arrêt et de se payer des tacos, un Cavalera Conspiracy dont le seul argument de vente est la réunion des frangins Cavalera, c'était sympa lors du premier album, mais depuis, difficile de trouver un quelconque intérêt au projet, tant celui-ci est devenu redondant et vide de sens.
Pourtant, j'y ai cru un peu à ce disque, car le gros Max nous avait vendu ça en nous faisant miroiter un album de Grindcore, après tout, la science des slogans adolescents concis et directs aurait pu trouver un réceptacle pertinent dans le cadre de chansons plus courtes et sauvages, sauf que de Grindcore, il n'en sera malheureusement pas question avec Pandemonium, qui n'est qu'une nouvelle purge à mettre au crédit du prélat défraîchi brésilien et de ses sbires, car au final, trop peu de choses séparent Cavalera Conspiracy des dernières productions de Soulfly, dont Savages, ouais, c'est toujours la même daube dégueulasse...

vendredi 27 juin 2014

[Chronique] Vintersorg - Naturbål

Alors qu'on attend depuis deux ans un nouvel album d'Otyg (sans que l'on ne voit rien venir), voir même quelques nouvelles d'un prochain Borknagar (ça c'est pas grave, on a eu l'album de Cronian l'année dernière), c'est bien avec son projet solo (qui est en fait un duo depuis bien longtemps) que nous revient Mr Vintersorg afin de poursuivre sa quadrilogie sur les éléments, et surtout afin de nous prouver une fois encore qu'il n'est nullement question d'évoluer, et que la stagnation lui convient assez bien.
C'est bien le problème chez Vintersorg depuis quelques années, Andreas Hedlund n'évolue plus, n'expérimente plus, et a choisi de se tenir à une formule qu'il avait dégrossi avec Solens Rötter, qui était un album un peu charnière dans la discographie du groupe, une sorte de synthèse entre le Folk/Black des deux premiers albums, et les expérimentations progressives de sa trilogie "scientifique", pas totalement Cosmic Genesis qui était un album un peu hybride déjà, mais surtout Visions from the Spiral Generator et The Focusing Blur, une phase d'expérimentations diverses qui avait donc abouti à cette nouvelle formule de Vintersorg telle qu'on la connait depuis 2007, et qui fut perfectionnée avec Jordpuls, seulement voilà, les albums passent, et même si Vintersorg maintient un niveau de qualité contant, le groupe ne propose rien de neuf, Naturbål est donc brillant, comme d'habitude, mais pas franchement intéressant...

jeudi 8 mai 2014

[Chronique] Arkona - Yav

Arkona a toujours eu un peu le cul entre deux chaises, constamment partagé entre le fait de développer un Pagan Metal original et personnel, et également la volonté de plaire au folkeux de base, ouais, le débile bourré en kilt qui s'éclate sur des chansons à boire simplistes, d'ailleurs, pour avoir vu le groupe deux-trois fois sur scène, j'ai toujours trouvé dommage que les russes mettent l'accent sur les titres les plus Patrick Sebastien de leur répertoire, alors que leur musique est souvent radicalement différente sur album.
Il y a trois ans, Slovo était marqué par cette dichotomie, et cette volonté de rassembler les deux franges du public Folk païen, l'ivrogne et le rêveur, un qui attend de l'efficacité pure et simple en en ayant rien à foutre que le groupe déverse tous les clichés de la chanson à boire, et l'autre qui attend de longs titres sombres, épiques, ambitieux et contemplatif, de ce fait, Slovo était bancal, plutôt bon, mais une fois encore, les russes ne semblaient pas foutus de choisir dans quelle direction aller, toujours avec cette volonté de ménager la chèvre et le chou, ce qui est rarement une bonne idée, avec Yav, la donne est différente, et ce nouvel album marque un réel tournant stylistique dans la discographie des russes...

vendredi 3 janvier 2014

[Chronique] Legion of the Damned - Ravenous Plague

Quoi de mieux pour commencer qu'un bon vieux groupe de tâcherons, une catégorie pour laquelle il est difficile d'éprouver autre chose que de l'affection, un peu comme Dew-Scented dans le Thrash ou un Blood Red Throne dans le Death, les hollandais de Legion of the Damned sont d'authentiques seconds couteaux, un groupe que vous avez surement déjà vu au moins une fois en première partie d'un plus gros poisson, ouais, ce groupe qui envoie le pâté et qui semble pouvoir enchaîner des titres en forme de baffe dans la gueule toute la nuit si nécessaire, le groupe qu'on écoute depuis la buvette en se disant Tiens, c'est pas mal ce truc, je m’intéresserai peut-être davantage à ce qu'ils font, avant de finalement oublier leur existence, ne restant qu'un vague souvenir de groupe sympa qui envoie du gros, et c'est à peu près tout.
Un groupe qui ne changera pour ainsi dire jamais sa formule, Legion of the Damned, c'est du Thrash/Death à l'ancienne, de l'agression constante et rustique, bricolé avec amour par de vieux routiers du genre, car ces types sont dans le circuit depuis plus de vingt ans, enfin, surtout le chanteur Maurice Swinkels et le batteur Erik Fleuren, les deux seuls présents depuis le début, une carrière commencée dans un Thrash relativement blackisé en 92 sous le nom d'Occult, avant de se réorienter vers un son un peu plus Death en changeant de nom en 2005, et pour son sixième album, déjà, les hollandais ont comme prévu décidé de ne rien changer...

lundi 22 juillet 2013

[Chronique] Powerwolf - Preachers of the Night

Les groupes à gimmicks ont toujours eu le même problème, au début, c'est marrant, ils te sortent un concept rigolo plus ou moins original rendant leur musique plutôt fun, mais irrémédiablement, au fur et à mesure des albums, ça devient de plus en plus pénible, car le concept à tendance à s'user très vite, un peu comme si ce qui était au départ une blague rafraîchissante commence à être prise bien trop au sérieux par son auteur.
Chez Powerwolf, Aka l'Alliance des lycanthropes d'Outre-Rhin unis contre le Christianisme, le truc, c'est de faire du Power Metal classique, à l'allemande en somme, avec tout ce que cela implique de clichés, ayant pour thèmes les loups-garous et la religion, ou des loups-garous religieux, ou encore des prêtres lycanthropes, ce que vous voulez, les déclinaisons sont multiples et Powerwolf nous a déjà tout fait, absolument tout, et avec Preachers of the Night, le groupe est vraiment à bout de souffle...

dimanche 5 mai 2013

[Chronique] Atrocity - Okkult


Être fan d'Atrocity ne doit pas être de tout repos, et doit surement demander une certaine ouverture d'esprit, tant le groupe est passé par tous les genres imaginables en une trentaine d'année de carrière, un peu de Grind au début, beaucoup de Death par la suite, et des orientations déconcertantes, passant par le symphonique, l'industriel, le gothique, le Nü Metal, l'électro, le folk et même la pop, avec les deux albums Werk 80, qui voyaient le groupe faire des reprises de tubes des années 80 en version Death Sympho, de multiples changements, au gré des envies de la tête pensante alexander Krull mais aussi en fonction des modes du moment, et donc une discographie absolument chaotique, et on ne va pas se mentir, remplie d'albums bien foireux.
Bref, Leaves' Eyes étant en pause (Le line up de Leaves' eyes et d'Atrocity étant identique, à une Liv Kristine près), Alexander Krull a réactivé le groupe mère pour un nouveau tour de piste, et un nouveau changement de style, quoique, quand on y regarde de plus près, on est plutôt dans une sorte de retour aux sources avec Okkult (avec deux k, ça fait plus kool), où le groupe revient à un Death d'obédience old-school plus ou moins symphonique, et surprise, c'est pas mauvais du tout, ce n'est pas pour autant que c'est génial non plus...

samedi 1 septembre 2012

[Chronique] Ex Deo - Caligula


Ave sales plébéiens!
Après un premier album plutôt sympathique, Romulus, sorti en 2009, Kataklysm Ex Deo revient pour nous casser les couilles donner une nouvelle leçon d'histoire sur l'empire romain, par le biais de son nouvel album Caligvla, avec un V parce que ça fait plus classe, historique, tout ça...
C'est un projet sympa à la base, tu prends les mecs de Kataklysm (tout le groupe) pour le gros Death qui tâche, auxquels tu ajoutent un claviériste, pour gaver tout ça d'orchestrations épiques, tu mélanges bien ta tambouille, et tu obtiens un Death Metal Péplum bourrin mais pas trop, grandiloquent, qui change un peu de la pitance habituelle servie par les québécois.
Ex Deo, c'est donc sympa, pas inoubliable, pas mauvais, correct, le genre de side project permettant aux gars de sortir un peu de leur habituel Death Metal mélodique et bourrin, pas sûr cependant qu'un second album s'imposait réellement...

lundi 2 juillet 2012

[Chronique] Vintersorg - Orkan

Après plusieurs années de calme relatif, avec la mise en sommeil de ses nombreux projets, et le ralentissement du rythme des sorties de son principal projet solo (encore que, c'est un duo depuis un bout de temps déjà), Mr V, alias Andreas Hedlund, (également très occupé par Borknagar, qui nous a déjà sorti une monstrueuse galette cette année), semble depuis un an débordant de créativité, puisqu'en dehors de cet Orkan, faisant suite à un excellent Jordpuls sorti l'année dernière que j'avais chroniqué, des rumeurs circulent concernant d'éventuelles nouvelles sorties d'Otyg et de Cronian, autant dire qu'on en a pas fini avec le suédois cette année. 
Toujours accompagné de son fidèle lieutenant Mattias Marklund, Vintersorg nous délivre donc avec Orkan le second volet d'un concept sur les quatre éléments, continuant dans le même style défini lors de l'album précédent, mais avec heureusement quelques légères différences, pour simplifier, ça ressemble beaucoup à Jordpuls, mais c'est pas tout à fait pareil...