Au commencement fut Windir, puis mourut Valfar en 2004, ce qui provoquera la fin du groupe et la créations de diverses entités dans le but plus ou moins assumé de perpétuer l'héritage de Windir, deux principaux groupes formés par les anciens Windir, Vreid et Cor Scorpii, un Vreid qui a globalement évolué vers autre chose au fil des années, et qui surtout a une carrière régulière, ce qui n'est pas le cas de Cos Scorpii, le groupe qui nous intéresse ici, puisque depuis son premier album Monument en 2008, le groupe a sorti... que dalle, rien, nada, juste le vide, ce qui est plutôt con pour les fans puisque Cor Scorpii est probablement ce qui se rapproche le plus de l'esprit de Windir, et il aura fallut attendre dix ans pour qu'enfin voit le jour ce second disque, et heureusement pour les fans, il est plutôt bon et personne ne sera déçu par la tournure des événements, personne ne sera bluffé et sur le cul non plus, Ruin appliquant finalement à la lettre la formule du Sognametal.
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mardi 26 juin 2018
vendredi 27 janvier 2017
[Découverte] Heid - Alba
Comme on est en janvier et que bizarrement il y a plein de plus ou moins grosses sorties de groupes connus, c'est tout naturellement qu'aujourd'hui nous allons nous intéresser au premier album d'un groupe espagnol inconnu qui est sorti en fin d'année dernière et que vous avez peut-être raté puisque c'est paru en indépendant, bref, Heid, c'est du pur produit artisanal ibérique, ça tombe bien, c'est du Folk, ou du Pagan, je dois bien vous avouer que la frontière est particulièrement floue entre les deux et que les explications données par les principaux intéressés se réclamant de l'une de ces deux mouvances relèvent davantage de l'enculage de mouche que de la définition claire et précise, donc j’appellerai ça du Folk, et même que dans le cas présent, c'est du Folk Melodeath, un genre que je n'aime pas trop habituellement, mais dans le cas de nos ibériques, Alba s'avère être un album vraiment efficace dans son genre, qu'il soit Pagan ou Folk.
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vendredi 5 décembre 2014
[Chronique] Primordial - Where Greater Men Have Fallen
La grande question qui se pose à chaque nouvel album de Primordial, est de savoir si un jour les irlandais sortiront un mauvais disque, car difficile de trouver plus consistant dans le Metal actuel que la horde emmenée par Alan Averill, surtout depuis 2007 et la sortie de l'immense monument To the Nameless Dead.
L'appréhension est d'autant plus légitime que, soyons sérieux, il est très peu probable que Primordial atteigne à nouveau un tel niveau de qualité, mais fort heureusement, surement conscient de cet état de fait, les irlandais ont, depuis 2007, choisi de rester dans la même veine que To the Nameless Dead, ce qui nous a donné un Redemption at the Puritan's Hand particulièrement bon, mais également un peu en dessous de son illustre prédécesseur, comme quoi il est difficile d'enchaîner après un chef-d'oeuvre, désormais, chaque nouvel album de Primordial sera comparé à To the Nameless Dead, c'est dommage et quelque peu réducteur, mais c'est ainsi.
Heureusement, Primordial est un groupe talentueux et plutôt malin, du genre à poursuivre sur la même voie, mais en apportant quelques petits changements mineurs à leur musique, pas grand chose, certes, mais juste ce qu'il faut pour que chaque nouvel album se suffise à lui même sans que l'on soit trop tenté de le comparer avec son encombrant aîné.
C'est précisément ce que fait Where Greater Men Have Fallen, déjà le huitième album mine de rien, perpétuer la légende, œuvrer dans un style très caractéristique, sans forcément faire dans la simple redite, en parvenant à donner à ce nouveau disque une personnalité propre, et à ce petit jeu-là, de plus grands hommes sont tombés là où Primordial parvient à maintenir un niveau de qualité largement supérieur à la concurrence...
L'appréhension est d'autant plus légitime que, soyons sérieux, il est très peu probable que Primordial atteigne à nouveau un tel niveau de qualité, mais fort heureusement, surement conscient de cet état de fait, les irlandais ont, depuis 2007, choisi de rester dans la même veine que To the Nameless Dead, ce qui nous a donné un Redemption at the Puritan's Hand particulièrement bon, mais également un peu en dessous de son illustre prédécesseur, comme quoi il est difficile d'enchaîner après un chef-d'oeuvre, désormais, chaque nouvel album de Primordial sera comparé à To the Nameless Dead, c'est dommage et quelque peu réducteur, mais c'est ainsi.
Heureusement, Primordial est un groupe talentueux et plutôt malin, du genre à poursuivre sur la même voie, mais en apportant quelques petits changements mineurs à leur musique, pas grand chose, certes, mais juste ce qu'il faut pour que chaque nouvel album se suffise à lui même sans que l'on soit trop tenté de le comparer avec son encombrant aîné.
C'est précisément ce que fait Where Greater Men Have Fallen, déjà le huitième album mine de rien, perpétuer la légende, œuvrer dans un style très caractéristique, sans forcément faire dans la simple redite, en parvenant à donner à ce nouveau disque une personnalité propre, et à ce petit jeu-là, de plus grands hommes sont tombés là où Primordial parvient à maintenir un niveau de qualité largement supérieur à la concurrence...
jeudi 8 mai 2014
[Chronique] Arkona - Yav
Arkona a toujours eu un peu le cul entre deux chaises, constamment partagé entre le fait de développer un Pagan Metal original et personnel, et également la volonté de plaire au folkeux de base, ouais, le débile bourré en kilt qui s'éclate sur des chansons à boire simplistes, d'ailleurs, pour avoir vu le groupe deux-trois fois sur scène, j'ai toujours trouvé dommage que les russes mettent l'accent sur les titres les plus Patrick Sebastien de leur répertoire, alors que leur musique est souvent radicalement différente sur album.
Il y a trois ans, Slovo était marqué par cette dichotomie, et cette volonté de rassembler les deux franges du public Folk païen, l'ivrogne et le rêveur, un qui attend de l'efficacité pure et simple en en ayant rien à foutre que le groupe déverse tous les clichés de la chanson à boire, et l'autre qui attend de longs titres sombres, épiques, ambitieux et contemplatif, de ce fait, Slovo était bancal, plutôt bon, mais une fois encore, les russes ne semblaient pas foutus de choisir dans quelle direction aller, toujours avec cette volonté de ménager la chèvre et le chou, ce qui est rarement une bonne idée, avec Yav, la donne est différente, et ce nouvel album marque un réel tournant stylistique dans la discographie des russes...
Il y a trois ans, Slovo était marqué par cette dichotomie, et cette volonté de rassembler les deux franges du public Folk païen, l'ivrogne et le rêveur, un qui attend de l'efficacité pure et simple en en ayant rien à foutre que le groupe déverse tous les clichés de la chanson à boire, et l'autre qui attend de longs titres sombres, épiques, ambitieux et contemplatif, de ce fait, Slovo était bancal, plutôt bon, mais une fois encore, les russes ne semblaient pas foutus de choisir dans quelle direction aller, toujours avec cette volonté de ménager la chèvre et le chou, ce qui est rarement une bonne idée, avec Yav, la donne est différente, et ce nouvel album marque un réel tournant stylistique dans la discographie des russes...
lundi 10 septembre 2012
[Chronique] Winterfylleth - The Threnody of Triumph
Après la claque qu'avait mise Wodensthrone avec Curse en début d'année, c'est au tour de leurs compatriotes, et également grands espoirs de la scène Black Metal anglaise, Winterfylleth de relever le gant avec leur troisième album, The Threnody of Triumph, à qui revient la lourde tâche de succéder au déjà très bon The Mercian Sphere sorti en 2010.
Si Wodensthrone avait su confirmer tous les espoirs placés en lui après son premier album, la situation est ici quelque peu différente avec ce nouveau disque de Winterfylleth, qui, même s'il est loin d'être un échec, montre un groupe pas vraiment conquérant et pas des plus inspirés...
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