Il y a une dizaine d'années le Thrash était partout, toute une nouvelle génération de jeunes groupes biberonnée au Thrash des années 80 formait un mouvement que l'on a subtilement appelé le Re-Thrash, c'était pas du génie, juste de vieilles recettes passées sous le spectre de la modernité avec des productions puissantes et actuelles, mais le mouvement apportait un vent de fraîcheur à une scène qui en avait bien besoin, les labels se sont mis à signer tout et n'importe quoi du moment que le groupe jouait pas trop mal et avait un nom cool, et même certains vieux seconds couteaux oubliés depuis la fin des années 80 en avaient profité pour tenter un comeback, et puis comme toutes les modes, la hype s'est lentement mais surement éteinte, le Re-Thrash est presque mort, et seuls quelques gros poissons (et encore, gros à l'échelle du Thrash, donc ceux qui gagnent à peine de quoi payer le loyer chaque mois avec leur musique) subsistent, Angelus Apatrida est de ceux là, l'une des forces majeures d'un mouvement aujourd'hui en état de mort cérébrale, un groupe dans une situation particulière, puisque les espagnols sont depuis quelques temps à la recherche du son de la maturité, et autant le dire tout de suite, ce n'est pas avec Cabaret de la Guillotine qu'ils l'ont trouvé.
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mercredi 16 mai 2018
dimanche 25 juin 2017
[Chronique] Foscor - Les irreals visions
Foscor est un groupe catalan (certains rageux diront espagnol) qui à l'origine faisait dans le Black Metal raw et rugueux très influencé par la scène norvégienne, qui ne laissait pas forcément présager de la tournure des événements, car ouais, le Black Metal c'est désormais terminé pour Foscor, et il aura fallu un grosse dizaine d'années et cinq albums pour s'en débarrassé.
Ce changement ne sera pas une surprise pour qui a quelque peu suivi la trajectoire du groupe, déjà il y a trois ans Those Horrors Wither introduisait une dose massive de chant clair dans un Black qui était déjà principalement tourné vers le Post-Black, et Les Irreals Visions ne fait qu'entériner le choix du groupe d'aller ailleurs, du côté de chez Solstafir et de Katatonia, même si prévisible, le changement n'en reste pas moins particulièrement drastique.
Ce changement ne sera pas une surprise pour qui a quelque peu suivi la trajectoire du groupe, déjà il y a trois ans Those Horrors Wither introduisait une dose massive de chant clair dans un Black qui était déjà principalement tourné vers le Post-Black, et Les Irreals Visions ne fait qu'entériner le choix du groupe d'aller ailleurs, du côté de chez Solstafir et de Katatonia, même si prévisible, le changement n'en reste pas moins particulièrement drastique.
vendredi 27 janvier 2017
[Découverte] Heid - Alba
Comme on est en janvier et que bizarrement il y a plein de plus ou moins grosses sorties de groupes connus, c'est tout naturellement qu'aujourd'hui nous allons nous intéresser au premier album d'un groupe espagnol inconnu qui est sorti en fin d'année dernière et que vous avez peut-être raté puisque c'est paru en indépendant, bref, Heid, c'est du pur produit artisanal ibérique, ça tombe bien, c'est du Folk, ou du Pagan, je dois bien vous avouer que la frontière est particulièrement floue entre les deux et que les explications données par les principaux intéressés se réclamant de l'une de ces deux mouvances relèvent davantage de l'enculage de mouche que de la définition claire et précise, donc j’appellerai ça du Folk, et même que dans le cas présent, c'est du Folk Melodeath, un genre que je n'aime pas trop habituellement, mais dans le cas de nos ibériques, Alba s'avère être un album vraiment efficace dans son genre, qu'il soit Pagan ou Folk.
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jeudi 30 juin 2016
[Chronique] Sheidim - Shrines of the Void
Tiens, ça fait longtemps qu'on a pas parlé de Black Metal ici, je parle de vrai Black hein, pas de trucs expérimentaux avant-gardiste avec du Black dedans, du pur et dur qui sent la vieille crypte humide, pour ça, il est évident que l'on ne va pas du tout parler du dernier Dark Funeral parce que je m'en fous complètement et qu'il a rejoint la corbeille après une seule écoute, et on va plutôt se diriger vers un groupe inconnu qui sort son premier disque, des espagnols en plus, parce que c'est bien connu, entre deux siestes et une fournée de tapas, c'est en Espagne qu'on fait le meilleur Black suédois (affirmation à prendre avec des pincettes quand même).
jeudi 24 mars 2016
[Chronique] Wormed - Krighsu
Wormed est un groupe ridicule, formé en 1998, le combo espagnol a attendu 2003 pour sortir son premier album, et Planisphærium était une véritable tuerie, après ça, les mecs ont glandé pendant dix ans, et en 2013, Exodromos était encore davantage une tuerie, nous voici en 2016, ce qui est un intervalle très court à l'échelle du groupe, et voilà que déboule le troisième album Krighsu, et ouais, une fois de plus, il est ridicule, ridiculement génial, comme si le groupe était incapable de sortir un mauvais disque, mieux encore, Wormed est tellement un groupe ridicule que Krighsu, bien que très proche du monumental Exodromos, sera peut-être encore meilleur, Wormed est ridicule à ce point-là, on pensait qu'ils avaient sorti leur disque définitif, insurpassable, le chef-d'oeuvre d'une carrière, et trois ans plus tard, ils font mieux, tout simplement ridicule...
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dimanche 20 décembre 2015
[Chronique] Körgull the Exterminator - Reborn from the Ashes
Dans ce monde de merde en constante évolution (souvent pour le pire), il est toujours rassurant de pouvoir se raccrocher à un point fixe, prenez les espagnols catalans de Körgull the Exterminator, vous pensez vraiment que ces mecs en ont quelque chose à foutre de l'évolution, du changement, ou de la recherche artistique? Non, il était acquis dès le premier album Dogs of War que Körgull n'évoluerait jamais vraiment, War of the Voivodes et Metal Fist Destroyer n'ont fait que confirmer cet état de fait, assumant de facto son statut de sympathique groupe de gros tâcherons qu'on a plaisir à retrouver à chaque sortie d'album tout en sachant très bien qu'on ne sera pas surpris ni ébloui par la prestation, c'est ça Körgull, du Metal de tâcheron en mode destruction totale qui flatte le cerveau reptilien, nourrissant vos besoins primitifs, qui s'assume totalement, qui ne cherche pas à péter plus haut que son cul, bourrin for life!
jeudi 26 novembre 2015
[Chronique] Dark Moor - Project X
Dark Moor, un groupe de Power Metal sympa dont tout le monde se fout un peu et dont on a peine à croire qu'il a désormais une vingtaine d'années d'existence et une tripotée d'albums au compteur.
Pourtant, c'est pas mal Dark Moor, peut importent les innombrables changements de line-up autour de l'inamovible guitariste Enrik Garcia, ou même le changement de chanteur en 2003 quand Alfred Romero remplaça la pourtant excellent Elisa C. Martin, les espagnols ont toujours su maintenir le cap et continuer leur route, dans l'ombre des plus grands du genre, dans un certain anonymat à moins d'être un fan de Power espagnol, la carrière de Dark Moor n'a jamais vraiment décollé malgré une discographie plutôt consistante, neuf albums à ferrailler dans le Power Metal sympathique, parfois c'était moyen, parfois c'était un peu mieux, ça tenait la route, jusqu'à aujourd'hui, parce que voici le cap du dixième album pour le combo madrilène, et pour l'occasion, plutôt que de nous resservir notre ration bi-annuelle de Power sympa, la bande d'Enrik Garcia a choisi de tout changer et de sortir des sentiers battus, pourquoi pas après tout, on ne peut pas en vouloir à un groupe parce qu'il essaie de sortir de sa routine, par contre, on peut leur en vouloir quand on écoute le résultat final, car avec son concept à base d'extra-terrestres, le vaisseau espagnol s'est mangé un astéroïde et vient d'exploser dans l'immensité de l'espace...
Pourtant, c'est pas mal Dark Moor, peut importent les innombrables changements de line-up autour de l'inamovible guitariste Enrik Garcia, ou même le changement de chanteur en 2003 quand Alfred Romero remplaça la pourtant excellent Elisa C. Martin, les espagnols ont toujours su maintenir le cap et continuer leur route, dans l'ombre des plus grands du genre, dans un certain anonymat à moins d'être un fan de Power espagnol, la carrière de Dark Moor n'a jamais vraiment décollé malgré une discographie plutôt consistante, neuf albums à ferrailler dans le Power Metal sympathique, parfois c'était moyen, parfois c'était un peu mieux, ça tenait la route, jusqu'à aujourd'hui, parce que voici le cap du dixième album pour le combo madrilène, et pour l'occasion, plutôt que de nous resservir notre ration bi-annuelle de Power sympa, la bande d'Enrik Garcia a choisi de tout changer et de sortir des sentiers battus, pourquoi pas après tout, on ne peut pas en vouloir à un groupe parce qu'il essaie de sortir de sa routine, par contre, on peut leur en vouloir quand on écoute le résultat final, car avec son concept à base d'extra-terrestres, le vaisseau espagnol s'est mangé un astéroïde et vient d'exploser dans l'immensité de l'espace...
lundi 3 août 2015
[Live] Rock Fest Barcelona 2015
Je n'avais pas prévu de faire de gros festivals cette année, je ne vais plus au Hellfest pour plein de raisons, et j'en ai un peu marre des grosses machines estivales, leur préférant des petits fests à taille humaine, et surtout un peu plus pointus dans leurs programmations, ça et le fait qu'aller dans un gros fest, c'est cotoyer un public de gros beaufs, généralement.
Malgré tout, cette année, j'avais prévu de passer mes vacances à Barcelone afin de voir mes potes catalans Lix et Marc, qui habitent à Santa Coloma, ce qui tombe super bien puisque la seconde édition du Rock Fest se déroule à... Santa Coloma, soit à dix minutes en métro, un festival pas cher (70€ les trois jours en s'y prenant à l'avance) avec la possibilité de dormir tranquille dans un vrai lit, je dois vous avouer que c'est particulièrement cool, allez hop, direction Barcelone pour un Festival à l'affiche bien old-school qui sent bon les années 80, un petit report sans trop de photos puisque ça me saoule d'en prendre quand je suis à un concert.
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vendredi 14 mars 2014
[Chronique] Vita Imana - Oceanidae
On avait quitté les espagnols de Vita Imana sur une très bonne impression avec Uluh, sorti il y a déjà deux ans, un disque que j'avais particulièrement apprécié même si j'avais émis quelques réserves concernant des influences toujours trop présentes malgré une orientation atmosphérique plutôt judicieuse, qui lui permettait malgré tout de développer une certaine personnalité.
J'attendais donc beaucoup du nouvel album, avec une certaine appréhension concernant l'orientation du groupe, il y avait après Uluh une question que le groupe allait devoir trancher assez vite, choisir entre le Groove Tribal Brutal, au risque de se transformer en un vulgaire Ektomorf ibérique, ou faire All-in sur l'atmosphérique et s'embarquer vers autre chose, surement au risque de perdre une partie du public sans forcement en gagner de nouveau: A cette question métaphysique, Vita Imana a choisi de ne pas y répondre, et de prendre finalement une autre direction, la plus logique et la moins risquée, et nous allons couper court à tout suspense, Oceanidae est un coup gagnant pour les madrilènes, et surtout un album très très malin dans sa construction, qui voit un groupe imposer une réelle personnalité au sein de compositions bien plus fines que par le passé...
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vendredi 7 mars 2014
[Chronique] Noctem - Exilium
Cela fait déjà cinq ans et la sortie de son premier album Divinity que les valencianos de Noctem terrorisent la population locale, empêchant les gentils autochtones de manger leur paella en paix, les méchants sauvageons que voilà, pratiquant un Black/Death brutal et violent, en en faisant des tonnes sur l'imagerie satanique.
C'est d'ailleurs à cause de ce dernier point que Noctem est souvent vilipendé par les trve défenseurs de l'underground, qui voit en eux un groupe de posers bien plus intéressé par le bling-bling et leur imagerie, la vérité est surement plus complexe que cela, car il faut bien avouer que musicalement, ça tient plutôt la route, et que leur second album sorti en 2011, Oblivion, envoyait le pâté de manière plutôt convaincante.
Mais dites-donc, un groupe de Death/Black ultra bourrin qui en fait des caisses sur le visuel et le bling-bling, ça ne vous rappelle rien? bah ouais, Behemoth, et Noctem est donc une espèce de Behemoth ibérique, une sale bête vindicative, un peu bas-de-plafond, le genre de bête sauvage qui te viole les fesses à grands coups de chorizo, et avec son troisième album, les choses n'ont pas trop changé, Noctem fait dans l'über brutal sans aucune concession, sauf que voilà, c'est un peu lourdingue quand même...
samedi 13 avril 2013
[Chronique] Graveyard - The Sea Grave
La vie de chroniqueur Troll Metal sur le Web n'est pas de tout repos, souvent faite de doute et de déception, et de moments où t'as pas envie d'écrire sur un album en particulier, cette semaine, je devais pondre un truc sur le nouveau Ghost, bof, je n'ai pas réussi à me motiver pour vous expliquer pourquoi je n'avais pas du tout aimé, j'aurais pourtant dû écrire cette chronique, car soyons sérieux, les gros groupes, ça fait du clic, et ça flatte mon ego, mais le nombre de clic, je m'en fous un peu, alors j'ai décidé de vous parler d'un groupe de l'underground, pour ce qui sera sans nul doute une des chroniques les moins lue de l'année, mais je m'en tape, car parfois, dans la vie, c'est bien de retourner aux bases et d'écouter un pur produit artisanal bien sanglant, comme c'est le cas avec les catalans de Graveyard (à ne pas confondre avec les rockers suédois du même nom), et au passage, merci à mon pote catalan également Marc de m'avoir filé cette galette, qu'il soit béni sur plusieurs générations, car The Sea Grave est une redoutable boucherie...
vendredi 23 novembre 2012
[Chronique] Zarpa - Las Puertas Del Tiempo
Il semble que ce blog baigne quelque peu dans le old school depuis quelques temps, alors j'assume, jusqu'au bout, car aujourd'hui on file en Espagne, une fois de plus, à la découverte d'un groupe qui m'était jusqu'ici totalement inconnu, malgré son âge canonique, c'est d'ailleurs un pote espagnol (Marc, qui par ailleurs m'a fait découvrir une tripotée de groupes ibériques ces dernières années) qui m'a envoyé ce truc, car vous devez bien vous en douter, avec le chant espagnol de rigueur, c'est pas demain la veille que le groupe sera distribué correctement ici.
Bref, voici donc Zarpa, groupe formé en 1977 du côté de Valencia, qui déboule avec son neuvième album sous le bras (seulement neuf? ben ouais, le groupe a splitté pendant plus de dix ans vers la fin des années 80 avant de se reformer en 2000), Las Puertas del Tiempo, afin de donner une bonne petite leçon de Heavy Metal traditionnel à l'ancienne, un album que bien évidemment je ne jugerai pas par rapport aux albums précédents car c'est pour moi une découverte, et qui donne malgré tout l'envie de se plonger davantage dans la discographie du groupe...
dimanche 21 octobre 2012
[Chronique] Vita Imana - Uluh
Marre des nouveautés décevantes de cette rentrée pas terrible, aujourd'hui nous allons nous intéresser à un album sorti au tout début de l'année et que je n'avais pas eu le temps de chroniquer.
Ce groupe vous ne le connaissez surement pas, car Vita Imana vient d'Espagne, chante en espagnol, et n'est absolument pas distribué de ce côté-ci des Pyrénées, autant dire que ce n'est pas demain la veille que le groupe va s'exporter hors de ses frontières, ce qui est bien dommage, car Vita Imana est surement le groupe espagnol le plus bandant de la scène ibérique de ces dernières années, une scène en pleine ébullition et riche de groupes intéressants, à condition de savoir séparer le bon grain de l'ivraie.
Formé en 2005 à Madrid, Vita Imana nous délivre ici avec Uluh son deuxième album, deux ans après son très correct premier essai, En Otro Lugar, qui posait les bases du son particulier du groupe, mais ayant malgré tout du mal à se détacher de ses influences, heureusement, avec ce second album, Vita Imana affirme de plus en plus sa personnalité et gagne en maturité...
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lundi 23 avril 2012
Angelus Apatrida - The Call
Alors que la vague Revival Thrash commence a s'essouffler un peu partout, on ne lâche pas l'affaire de l'autre côté des Pyrénées, les castillans d'Angelus Apatrida sont donc de retour avec leur quatrième album sous le bras, avec une furieuse envie d'en découdre, après un Clockwork en 2010 déjà de très bonne facture, The Call montre un groupe toujours aussi conquérant et ayant gagné en maturité.
Bien sûr, on parle ici de Thrash, alors niveau originalité, on repassera, mais ce qui fait la force des espagnols, c'est cette capacité à ne pas tomber dans la bête copie et surtout à utiliser leurs influences pour créer un son qui leur est propre...
mardi 20 mars 2012
Diabulus in Musica - The Wanderer
Qu'il est difficile de se faire une place dans le créneau ultra-saturé du Metal symphonique à chanteuse, surtout quand on arrive sur le tard et que l'on ne vient pas du nord de l'Europe.
C'est pourtant le défi devant lequel se dressent les espagnols de Diabulus in Musica, qui nous livre ce mois-ci leur second album, The Wanderer, qui fait suite à leur très bon premier opus, Secrets, sorti en 2010, et que j'avais chroniqué en retard en août dernier.
Le défi est donc de taille pour les navarrais, confirmer toutes les qualités entrevues lors du premier album, gommer les quelques défauts de jeunesse, et surtout évoluer pour éviter la redite, chose toujours compliquée dans un genre aussi formaté, bref, la troupe de Pampelune se doit de frapper un grand coup, et également de prendre quelques risques avec The Wanderer...
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