Il y a des groupes qui n'ont pas de temps à perdre et qui préfère battre le fer tant qu'il est chaud plutôt que de se poser et d'analyser, ou parfois de sur-analyser d'ailleurs, les raisons d'un succès, c'est le cas des anglais de Wode, qui reviennent déjà un an à peine après avoir délivré en guise de premier album une véritable master-class du Black Metal dans tout ce qu'il a de plus féroce et sans concession, un Black à l'ancienne redoutable et finement référencé qui faisait entrer le groupe dans le cercle très fermé des jeunes formations à fort potentiel, c'est surement afin de profiter de cette "hype" qu'est sorti il y a quelques semaines ce second album, qui va s'avérer curieusement bien différent de son prédécesseur, et il est moins bien aussi, pas de beaucoup, mais c'est malheureusement le cas...
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dimanche 23 juillet 2017
dimanche 20 décembre 2015
[Chronique] Körgull the Exterminator - Reborn from the Ashes
Dans ce monde de merde en constante évolution (souvent pour le pire), il est toujours rassurant de pouvoir se raccrocher à un point fixe, prenez les espagnols catalans de Körgull the Exterminator, vous pensez vraiment que ces mecs en ont quelque chose à foutre de l'évolution, du changement, ou de la recherche artistique? Non, il était acquis dès le premier album Dogs of War que Körgull n'évoluerait jamais vraiment, War of the Voivodes et Metal Fist Destroyer n'ont fait que confirmer cet état de fait, assumant de facto son statut de sympathique groupe de gros tâcherons qu'on a plaisir à retrouver à chaque sortie d'album tout en sachant très bien qu'on ne sera pas surpris ni ébloui par la prestation, c'est ça Körgull, du Metal de tâcheron en mode destruction totale qui flatte le cerveau reptilien, nourrissant vos besoins primitifs, qui s'assume totalement, qui ne cherche pas à péter plus haut que son cul, bourrin for life!
samedi 19 avril 2014
[Chronique] Impaled Nazarene - Vigorous And Liberating Death
On ne peut pas vraiment dire que les finlandais d'Impaled Nazarene soient particulièrement productifs depuis quelques années, après avoir imprimée un rythme soutenu depuis 1992 et les débuts avec Tol Cormpt Norz Norz Norz, à raison d'un album tous les deux ans, voir un par an, la bande de Mika Luttinen a ralenti le rythme, et se fait de plus en plus discrets entre ses sorties d'album, à tel point que l'on se demande même souvent s'ils existent encore et s'ils n'ont pas splitté dans un relative indifférence, heureusement qu'ils déboulent de temps en temps sur les affiches des festivals pour qu'on se rappellent d'eux.
Bref, même si les sorties d'albums sont désormais plus espacées, il n'en reste pas moins que musicalement, Impaled Nazarene s'est fait bien plus cohérent que par le passé, notamment par rapport aux fameux albums que certains qualifient de cultes des années 90, des Latex cult, Ugra-Karma ou encore Suomi Finland Perkele (Perkele étant d'ailleurs le seul putain de mot que je connais en finnois), autant de brûlots devenus cultes malgré une qualité très inégale pour des œuvres pas toujours très cohérentes.
Avec les années 2000, la donne a changé, Impaled Nazarene est devenu enfin cohérent et régulier, et nous a même livré ses œuvres les plus abouties, Absence of War Does Not Mean Peace ou Pro Patria finlandia en tête, seulement voilà, après les années fastes, le soufflet et un peu retombé depuis Manifest en 2007, il aura fallu attendre trois ans pour que le groupe nous sorte un Road to the Octagon correct sans plus, dont le seul intérêt était de nous dire hey on est toujours là, et de nous rappeler d'écouter les vieux albums...
Bref, même si les sorties d'albums sont désormais plus espacées, il n'en reste pas moins que musicalement, Impaled Nazarene s'est fait bien plus cohérent que par le passé, notamment par rapport aux fameux albums que certains qualifient de cultes des années 90, des Latex cult, Ugra-Karma ou encore Suomi Finland Perkele (Perkele étant d'ailleurs le seul putain de mot que je connais en finnois), autant de brûlots devenus cultes malgré une qualité très inégale pour des œuvres pas toujours très cohérentes.
Avec les années 2000, la donne a changé, Impaled Nazarene est devenu enfin cohérent et régulier, et nous a même livré ses œuvres les plus abouties, Absence of War Does Not Mean Peace ou Pro Patria finlandia en tête, seulement voilà, après les années fastes, le soufflet et un peu retombé depuis Manifest en 2007, il aura fallu attendre trois ans pour que le groupe nous sorte un Road to the Octagon correct sans plus, dont le seul intérêt était de nous dire hey on est toujours là, et de nous rappeler d'écouter les vieux albums...
dimanche 14 juillet 2013
[Chronique] Philip H. Anselmo and the Illegals - Walk Through Exits Only
Je ne pense pas avoir à présenter Mr Phil Anselmo, tout le monde le connait, tout le monde connait l'histoire, chacun a d'ailleurs sa propre interprétation du split de Pantera, on ne va pas revenir là-dessus, ni sur le décès de Dimebag et toutes les merdes qu'Anselmo et Vinnie Paul se sont balancées dans la gueule depuis une dizaine d'années.
Bref, Phil Anselmo, c'est un peu le dernier badass dans le monde du Metal (soyons sérieux, les nécrologies de Lemmy sont déjà prêtes au cas où...), mieux, il est presque le Badass ultime, authentique, true, brut de décoffrage, ce que vous voulez, le genre de légende alcoolo et ancien toxico dont la vie est un roman épique, et malgré tous ses projets en dehors de son groupe principal, Down, on n'avait jamais vraiment eu un véritable album solo du bonhomme, c'est désormais chose faite, et sincèrement, avec tout le respect que j'ai pour lui, il aurait pu s'abstenir de nous sortir cette daube...
Bref, Phil Anselmo, c'est un peu le dernier badass dans le monde du Metal (soyons sérieux, les nécrologies de Lemmy sont déjà prêtes au cas où...), mieux, il est presque le Badass ultime, authentique, true, brut de décoffrage, ce que vous voulez, le genre de légende alcoolo et ancien toxico dont la vie est un roman épique, et malgré tous ses projets en dehors de son groupe principal, Down, on n'avait jamais vraiment eu un véritable album solo du bonhomme, c'est désormais chose faite, et sincèrement, avec tout le respect que j'ai pour lui, il aurait pu s'abstenir de nous sortir cette daube...
lundi 8 avril 2013
[Chronique] Kvelertak - Meir
En 2010, les norvégiens de Kvelertak avait pris tout le monde par surprise avec son premier album éponyme, qui lui avait permis d'exploser à la face du monde en proposant un disque quasi définitif, un melting pot explosif de Punk, Rock n' Roll, Hardcore et même avec une petite touche de Black Metal.
Après un tel succès, commercial et critique, autant dire que Meir était attendu au tournant, et malgré la pression, Kvelertak ne déçoit pas vraiment avec ce second album, même si le disque ne va rien révolutionner du tout, proposant une fois de plus ce qui faisait le charme et l'originalité du premier opus... original? vraiment? moauis, faut quand même pas pousser, Kvelertak, c'est surtout le Turbonegro du Hardcore...
lundi 4 mars 2013
[Chronique] Darkthrone - The Underground Resistance
Groupe culte de la scène Black norvégienne, Darkthrone a toujours divisé (je parle musique hein, je ne dirai rien sur l'idéologie nauséabonde qui leur a longtemps collé aux basques..) , même si on peut presque affirmer que trois albums mettent à peu près tout le monde d'accord, avec le trio A Blaze in the Northern Sky, Under a Funeral Moon, et Transilvanian Hunger, notons l'emploi du "presque", car je suis persuadé qu'on trouve encore des gens traitant les norvégiens de vendus pour avoir abandonner le Death originel pour se lancer dans le Black, le genre à la mode de l'époque.
Je suis un bon client de ces trois albums, que je considère moi-même comme culte et assez représentatif du Black norvégien du début des années 90, malheureusement, le reste de la discographie de Darkthrone n'a franchement jamais été à la hauteur par la suite, Panzerfaust peut-être, ou Hate Them? Bof, une discographie alternant albums moyens et grosses bouses, qui voyaient surtout un Darkthrone en pleine mutation, abandonnant progressivement le Black Metal pour un mélange Black/Punk crasseux, pas vraiment ma tasse de thé.
Bref, je n'ai pas aimé les derniers albums du duo, Dark Thrones and Black Flags et Circle the Wagons, pourtant, il y a bien une chose que j'aime avec le Darkthrone récent, c'est cette capacité à se foutre ouvertement de la gueule de leurs fans, glaviot en pleine face et majeur fièrement dressé, Fenriz et Nocturno culto n'en ont clairement plus rien à foutre de ce que pensent les gens, une attitude nihiliste tout à fait respectable.
Mais c'est bien joli de nous faire l'historique du groupe, mais ce nouvel album alors? me direz-vous... et bien il est plus que moyen, comme prévu, mais pas dans le sens où je m'y attendais...
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