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dimanche 21 juillet 2019

[Chronique] Damim - A Fine Game Of Nil

Cela fait bien plus de dix ans qu'on avait pas eu de nouvelles de Dāmim, enfin, plutôt de Dām, le patronyme que le groupe utilisait lors de sa donc première incarnation jusqu'en 2016 et sa réactivation post-hiatus, Dām n'avait sorti que deux albums en 2005 et 2007, ça commence à dater, et le changement de nom signifie peut-être que des trucs se sont passés en coulisse, ou que Nathanael Underwood souhaitait donner une toute nouvelle impulsion/orientation à son projet, car c'est bien ce qu'est Dāmim, le vecteur de la vision toute personnelle d'Underwood, musicien plus connu pour ses participations sporadiques à Akercocke, lui qui s'était retrouvé temporairement bassiste sur l'excellent album come-back des anglais il y a deux ans, ça n'a pas duré et c'est donc Dāmim qui s'est retrouvé réactivé pour un troisième tour de piste, ou un premier selon la manière dont on voit les choses, une chose est sûre cependant, c'est musicalement... bizarre, mais on en attendait pas moins de la part du bonhomme.

jeudi 15 novembre 2018

[Chronique] A Forest of Stars - Grave Mounds and Grave Mistakes

Quand on parle de A Forest of Stars sur ce blog on ne plaisante pas, c'est du sérieux, car pour qu'un "gros connard qui n'aime rien"™ (sic) comme moi offre à leur album précédent le titre d'album de l'année 2015, c'est que Beware the Sword you cannot see était, et est toujours d'ailleurs, un putain de bon disque qui déchire sa mère la pute, mais vous le savez très bien si vous me suivez un peu, je ne suis pas du genre à tenir compte des statuts des groupes que je chronique, et ce ne serait pas la première fois que je déverse un peu de bile sur un album après avoir encensé le précédent, il faut dire aussi que quand on atteint des sommets, généralement la suite a tendance à être un peu en dessous et à provoquer un désagréable sentiment de déception, fort heureusement, de déception il ne sera pas DU TOUT question avec nos amis britanniques de The Gentleman's Club of A Forest of Stars, Grave Mounds and Grave Mistakes n'est pas meilleur, n'est pas moins bon non plus, il est juste à l'image de la discographie du groupe, à savoir un autre disque à la fois étrangement familier mais fondamentalement différent dans son approche, tout en conservant le style tout à fait particulier du groupe, car ouais, vous ne trouverez pas un groupe qui fait du A Forest of Stars, eux seuls sont capables d'atteindre ce nouveau de raffinement dans leur Black à la théâtralisation avant-gardiste aussi excentrique qu'il peut être déconcertant...

vendredi 28 septembre 2018

[Chronique] Anaal Nathrakh - A New Kind of Horror

C'était vachement cool avant Anaal Nathrakh, vous vous souvenez, quand le duo anglais parvenait à créer de véritable bulldozers auditifs tout en étant impitoyablement texturés et étrangement mélodiques, du Black, du Grind, de l'industriel qui ressemblait à un curieux mélange bruitiste entre le City de Strapping Young Lad et du Prometheus d'Emperor, la musique en forme de terrorisme sonore du groupe frappait juste avec une précision insoutenable et demeurait diaboliquement abrasive, mais ça c'était avant, avant que le groupe modernise son son en se débarrassant de sa crasse qui lui allait si bien, et ne tournons pas autour du pot, A New Kind of Horror c'est A Same kind of Usual Shit musicalement parlant, en encore moins bien que les albums précédents, à croire que le groupe a choisi de continuer à patauger dans l'ornière artistique dans laquelle il est tombé il y a maintenant une dizaine d'années.

vendredi 14 septembre 2018

[Chronique] Satan - Cruel Magic

Difficile de faire plus culte que les anglais de Satan quand on parle de NWOBHM, difficile aussi de faire plus chaotique comme carrière, car malheureusement, malgré la brillance de son premier opus de 1983 Court in the Act, Satan a eu une trajectoire intermittente et fragmentée, entre changements de personnels, changements de nom s'accompagnant souvent de changements de style, il est quasiment impossible de résumer tout ça de manière claire et c'est bien évidemment ce qui a empêché le groupe d'avoir la carrière qu'il aurait du avoir, lui offrant juste le statut de groupe culte et légendaire.
Pourtant, contre toute attente, et après trente ans de bordel, il y a eu un miracle, Satan est parvenu à revenir avec son line-up de 83 afin de s'offrir l'un des plus improbables come-back de l'histoire du Heavy Metal, car Satan n'est pas revenu pour prendre des chèques en festival en jouant sur la fibre nostalgique comme des vieux cyniques, Satan est revenu pour botter des culs à la chaîne et donner la leçon aux petits cons du neo-vintage, avec sincérité et intégrité, et l'amour du travail bien fait, les excellents Life Sentence en 2013 et Atom by Atom deux ans plus tard ne faisant que renforcer leur statut de légende...

lundi 2 avril 2018

[Chronique] Primordial - Exile Amongst the Ruins

On avait quitté Primordial il y a quatre ans sur un Where Greater Men Have Fallen plutôt très bon et malin dans son processus de consolidation de sa légende, le genre d'album pas exceptionnel mais largement au dessus de la mêlée, de quoi maintenir le statut du groupe et satisfaire n'importe quel fan du gang irlandais, un disque plutôt classique dans son approche, certes, mais qui amenait malgré tout quelques évolution dans le son de Primordial, principalement une dose de Heavy Metal en plus grande proportion qui laissait indiquer que le qualificatif Black Metal ne pouvait plus réellement s'appliquer à un Primordial attaquant à l'époque sa troisième décennie d'existence, que le Primordial d'aujourd'hui soit différent du Primordial d'il y a dix ou surtout vingt ans est quelque chose de normal et un processus naturel d'évolution qu'on ne peut pas leur reprocher, surtout quand la qualité a toujours été au rendez-vous... jusqu'à aujourd'hui, parce que pour la première fois, on ressort irrémédiablement déçu de l'écoute d'Exile Amongst the Ruins.

mercredi 14 mars 2018

[Chronique] Judas Priest - Firepower

La carrière de Judas Priest depuis vingt-cinq ans ressemble à une mauvaise franchise de slashers de série B (ou Z plutôt), à chaque fois tu crois que le bogeyman est mort à la fin du film mais il revient toujours pour un film suivant toujours plus nul que le précédent.
Judas Priest était donc mort en 1992 quand Rob Halford s'était barré, mais il est revenu à la vie dix ans plus tard après l'échec de la carrière solo du Metal God, Judas Priest était également mort en 2008 après le dégueulasse Nostradamus, Judas Priest était re-re-mort vers 2011 après le départ de K.K Downing et la grosse arnaque de sa putain de """tournée d'adieux""" où ils ont fait passé les fans à la caisse tout en sachant très bien que ce n'était pas encore tout à fait terminé, et puis il y a eu Redeemer of Souls, encore une autre dégueulasserie où le groupe était vieux, usé, fatigué, à la ramasse et incapable de sortir un bon riff, cette fois on pouvait penser que c'était la bonne... sauf que non, et vous savez ce qui se passe quand une franchise autrefois à succès est au fond du trou et qu'il faut continuer à faire du pognon? ouais, tout à fait, c'est l'heure du reboot!!!!

samedi 10 mars 2018

[Chronique] Slugdge - Esoteric Malacology

Il y a énormément de gimmicks dans le Metal, si vous cherchez du Death inspiré de Dune, vous allez trouver, comme le Death Flamenco ou le Black/Death sumérien salade/tomate/oignon, pas de souci, du Black Folk misanthropique végétarien néo-nazi, ça doit probablement exister aussi, il y en a pour tout le monde de nos jours, prenez ce duo anglais par exemple, Slugdge (le genre de nom que t'arriveras jamais à chercher sur Google puisque t'oublieras forcément un d ou un g), de véritables maniaques qui depuis cinq ans ont développé toute une mythologie et une philosophie autour des... limaces, ouais, des limaces, imaginez un Lovecraft obnubilé et fasciné par des limaces et vous obtenez les thèmes abordés par le duo anglais, gros gimmick délirant à la con penserez-vous, sauf que pas seulement, en dehors de son gimmick, Slugdge est avant tout un exceptionnel groupe de... machin qui mélange plein de trucs, du Death, du Sludge, du Prog, du Blackened Death, du Melodeath, et tout un tas d'autres choses, gimmick chelou et Blackened Sludge/Death, miam, ça fait déjà envie.

lundi 30 octobre 2017

[Chronique] Horrified - Allure of the Fallen

C'est marrant quand même, cela fait des années que j'écris ici et jamais encore je n'avais parlé d'Horrified, pourtant groupe de très grande qualité mais qui a peut-être le défaut d'être sur le même créneau Death Old-School revisité qu'un Horrendous tout en étant toujours un poil moins bien que les américains, c'est du moins comme cela que je vois la chose dans mon esprit, Of Despair, le second album d'Horrified sorti l'année dernière était globalement bon, mais je n'avais pas forcément envie de pondre une chronique pour vous expliquer que c'était un Horrendous en légèrement moins bien.
Partant de là, à peine un an après leur second disque, si je choisi de vous parler d'Allure of the Fallen, c'est que les choses ont changé chez les anglais, et on va assister à une espèce de mutation d'un Horrified qui va choisir d'embrasser et de brasser des influences bien plus larges que par le passé.

mercredi 20 septembre 2017

[Chronique] Akercocke - Renaissance in Extremis

Je dois bien vous avouer que je n'avais jamais imaginé avoir à chroniquer un jour un nouvel album d'Akercocke, dix ans après leur dernier album et cinq ans après un split jamais officiellement annoncé, le groupe avait disparu dans l'indifférence générale, Jason Mendonça semblant avoir totalement disparu de la circulation, laissant un vide immense que n'a surement pas réussi à combler Voices, sorte de mauvais ersatz créé par d'anciens membres du groupe dont on espère qu'il sera définitivement mis au repos, parce que cela n'a plus aucun sens depuis que le singe est enfin sorti de sa cage, Mendonça s'est enfin décidé à se remettre au boulot, et allons droit au but, Renaissance in Extremis est l'un des plus brillants comeback de ces dernières années, rien que ça, Akercocke n'est pas revenu pour plaisanter, mais ça on en avait l'habitude.

jeudi 31 août 2017

[Chronique] Paradise Lost - Medusa

Depuis son album éponyme en 2005, Paradise Lost avait bien redressé la barre après de longues années de perdition sur les routes de l'Electro/Pop/Goth honteuse (on parle quand même d'un groupe dont l'ambition à un moment était de devenir une sorte de nouveau Depeche Mode, autant dire qu'on partait de très loin et que le groupe était descendu bien bas), enchaînant les pavés sur le chemin de la résurrection, avec comme point culminant Faith Divides Us et Tragic Idol, malheureusement, on est chez Paradise Lost et la constance n'est pas vraiment le genre de la maison, c'est ainsi qu'il y a deux ans, The Plague Within voyait le groupe se vautrer dans du Doom/Death bourrin et ultra bancal avec un Nick Holmes qui growlait comme jamais, The Plague Within, plus qu'un disque globalement médiocre, était une curieuse impasse artistique qu'on avait pas vu venir, Paradise Lost embrassait la mode actuelle des groupes approchant de la trentaine d'années de carrière et qui essaie par tous les moyens de redevenir le groupe qu'il n'est plus depuis bien trop longtemps en nous faisant le coup du retour aux sources, bref, The Plague Within était nul, et si vous voulez savoir à quelle sauce vous allez être mangé avec Medusa, c'est bien simple, c'est globalement la même recette qu'il y a deux ans, mais c'est quand même un peu moins nul, Paradise Lost viens de sortir un album moyen, ça a au moins le mérite de redresser la barre et il faudra s'en satisfaire cette fois-ci...

dimanche 23 juillet 2017

[Chronique] Wode - Servants of the Countercosmos

Il y a des groupes qui n'ont pas de temps à perdre et qui préfère battre le fer tant qu'il est chaud plutôt que de se poser et d'analyser, ou parfois de sur-analyser d'ailleurs, les raisons d'un succès, c'est le cas des anglais de Wode, qui reviennent déjà un an à peine après avoir délivré en guise de premier album une véritable master-class du Black Metal dans tout ce qu'il a de plus féroce et sans concession, un Black à l'ancienne redoutable et finement référencé qui faisait entrer le groupe dans le cercle très fermé des jeunes formations à fort potentiel, c'est surement afin de profiter de cette "hype" qu'est sorti il y a quelques semaines ce second album, qui va s'avérer curieusement bien différent de son prédécesseur, et il est moins bien aussi, pas de beaucoup, mais c'est malheureusement le cas...

mardi 8 septembre 2015

[Chronique] Iron Maiden - The Book Of Souls

On se gausse souvent du fait que Metallica n'ait pas sorti un bon disque depuis plus de vingt-cinq ans, mais Iron Maiden jouit d'une certaine complaisance alors qu'il est dans la même situation, peut-être que les anglais ont une image plus "sympa" dans les médias, je n'en sais rien, mais ils semblent passer entre les gouttes malgré des albums au mieux moyens, au pire complètement médiocres et indignes.
Iron Maiden a traversé les années 90 comme un fantôme, dans le genre groupe de vieux has-been à la ramasse à l'époque, il n'y avait pas pire, il faut dire que c'est la décennie où les anglais nous ont sorti leurs pires albums, les plus dégueulasses de leur discographie, No Prayer for the Dying, Fear of the Dark avec un Dickinson démotivé déjà sur le départ, et bien entendu le massacre Virtual XI avec Bayley au chant, chose bizarre, c'est aussi à cette époque que Maiden nous a pondu son seul disque intéressant hors albums typés 80's avec The X Factor, le seul moment depuis vingt-cinq ans où Harris et ses sbires ont tenté de faire les choses différemment, le seul disque aussi où ils ont à peu près réussi à emmener leur Heavy traditionnel à la frontière du progressif.
Et puis il y a eu le retour de Dickinson (et d'Adrian Smith aussi) pour un Brave New World en 2000, sympa mais pas terrible, pour ce qui est le moins mauvais des albums du groupe post-réunion, car la suite fut un enchaînement de disques de merde, le tas de fumier britannique culminant avec le dégueulasse The Final Frontier, et l'on ne sera pas surpris à l'écoute de The Book of Souls de réaliser que les anglais ont réussi à faire encore pire, les légendes sont bien fatiguées...

jeudi 9 juillet 2015

[Chronique] Cradle of Filth - Hammer of the Witches

Le problème avec les albums de Cradle of Filth depuis plus de dix ans, c'est que bien que ce soit de la merde, ce n'est jamais suffisamment mauvais pour justifier un trollage massif de ma part et un déferlement d'insultes et de gifs, j'avais eu ce problème avec la précédente livraison du groupe, The Manticore and Other Horrors, le disque n'avait aucun intérêt, et était même parfois carrément idiot dans sa brutalité, mais ne tombait jamais dans le ridicule ou la grosse bouse infâme, ce qui est toujours dommage pour un chroniqueur/Troll comme moi.
Mais tout n'est pas perdu, car j'avais secrètement espoir qu'avec Hammer of the Witches, Cradle of Filth allait enfin sortir une vraie belle merde dégueulasse, j'avais même prévu des gifs pour l'occasion, c'est vous dire si j'y croyais... sauf que vous ne verrez pas ces gifs aujourd'hui, ce qui me chagrine un peu, car Hammer of the Witches n'est pas une catastrophe, merde, c'est con quand même, mais ce n'est pas pour autant qu'il est très bon, faut pas déconner, mais on a peut-être affaire à un disque de transition vers quelque chose qui pourrait être vaguement bon un jour, car il y a des trucs pas mal dans cet Hammer of the Witches, de là à dire que ce disque est intéressant, il y a quand même une certaine marge, mais c'est un peu mieux que prévu.

lundi 1 juin 2015

[Chronique] Paradise Lost - The Plague Within

J'aurais toujours une affection particulière pour Paradise Lost, un groupe que je suis quasiment depuis le début quand j'étais gamin, l'un des seuls groupes dont j'ai toute la discographie en physique (l'autre étant Dark Tranquillity), bref, cela fait de moi ce qu'on appelle un fanboy, même si je suis le premier à condamner fermement l'orientation prise et le caractère indigne des albums post One Second (que j'aime bien pour le coup, même si ça m'a pris du temps).
Depuis son album éponyme en 2005 où le redressement était perceptible, Paradise Lost a enchaîné les pavés sur le chemin de résurrection, avec les très bons In Requiem, Faith Divides Us, et le point culminant que représentait un Tragic Idol que l'on espérait plus, avec une trame générale qui se dessinait, le retour progressif de Paradise Lost dans le giron du Metal en général, et du Death/Doom en particulier, sans pour autant renier ce que l'on qualifiera d'expérimentations les errements de la période noire du groupe (Host et Believe in nothing en tête).
Partant de là, il y avait de quoi être excité quand Paradise Lost nous annonçait un retour au Doom/Death originel, le fait que Nick Holmes avait recommencé à utiliser son growl chez Bloodbath était un point rassurant, sauf que voilà, comme d'habitude avec ce genre de déclarations, ce n'est jamais la vérité, Paradise Lost ne sera plus jamais le Paradise Lost du débuts des années 90, et The Plague Within est une vaine tentative de recoller à un passé depuis trop longtemps révolu.

vendredi 6 mars 2015

[Chronique] A Forest of Stars - Beware The Sword You Cannot See

L'Avant-garde, ce genre merveilleux qu'il est impossible de définir clairement tant il rassemble un peu tout et n'importe quoi, globalement, on a tendance à classer sous cette étiquette tout ce qui sort de l'ordinaire dans le Metal, tous les groupes qui repoussent les limites et explorent de nouvelles contrées sonores se retrouvent sous cet étendard qui veut à la fois tout et rien dire, l'Avant-Garde étant tellement hétéroclite qu'il ne peut pas vraiment être considéré comme un genre à part entière, comme un univers bien trop vaste pour être correctement cartographié.
A Forest of Stars est donc indéfinissable, et c'est sans peine qu'on le classe dans cette catégorie fourre-tout, le septuor anglais fait partie de cette caste de groupes mystérieux et diablement originaux, uniques, dont la vision de leur art n'appartient à personne d'autre, évoluant dans un style inimitable, que ce soit musicalement ou au niveau de l'imagerie, A Forest of Stars, ou plutôt, comme ils aiment à le rappeler, The Gentleman's Club of A Forest of Stars, évolue comme une société secrète de l'époque victorienne, cultivant le mystère et le mysticisme, bref, pour parler prosaïquement, une belle bande de cinglés qui ne fait rien comme tout le monde, et c'est tout naturellement que Beware the Sword you Cannot See, quatrième album de l'orchestre de la perfide Albion, sera radicalement différent de ses trois prédécesseurs, tout en en étant une continuation logique, l'identité et la personnalité du groupe demeurent trop fortes pour se diluer malgré la nouvelle évolution stylistique...

jeudi 22 janvier 2015

[Chronique] Napalm Death - Apex Predator - Easy Meat

Encore une légende au menu de la chronique du jour, et de l'authentique cette fois, pas une petite légende frelatée au statut douteux, non, Napalm Death est du genre à avoir participé à l'élaboration d'un genre, ce qui n'est pas rien (en compagnie de Repulsion, Carcass, et un peu Terrorizer aussi), également un groupe que presque tout le monde respecte et qui fait l'unanimité, ce qui est plutôt rare de nos jours, bref, il est difficile de ne pas aimer Napalm Death.
Véritable institution du Grindcore depuis une bonne trentaine d'années, on ne peut pas vraiment dire que les anglais aient jamais véritablement déçu tout au long de leur discographie, même si l'on oubliera bien volontiers les errements artistiques de la fin des années 90 et du début des années 2000, quasiment une décennie de perdue avant le retour en forme en 2005 avec The code is Red, le début de l'âge moderne pour Napalm Death, le moment où ils se sont dit qu'il ne servait plus à rien d'expérimenter et que s'en tenir à ce qu'il savaient faire de mieux était le bon plan pour continuer une petite carrière sans décevoir personne, et sur chaque album depuis 2005, c'est la même chose, du classique Napalm Death, avec tout le savoir-faire des anglais, avec à chaque fois quelques incartades bizarres le temps de deux-trois titres, partant de là, si vous avez suivi Napalm Death ces dix dernières années, vous savez déjà à quoi vous en tenir...

jeudi 30 octobre 2014

[Chronique] Anaal Nathrakh - Desideratum

Le problème avec les groupes à formule, c'est qu'ils font, naturellement, toujours un peu la même chose, mais chaque nouvel album a cette fâcheuse tendance à être moins bon que le précédent, car souvent, la formule s'use quelque peu, et malheureusement, ce genre de groupes s'enferme dans ce qu'il sait faire et tourne en rond, alors qu'on aimerait qu'ils se remettent en question plutôt que de servir leur soupe tiédasse.
Anaal Nathrakh est un groupe à formule qui a trouvé ses gimmicks, du Black, du Grind, de l'industriel, et une fascination dans la création de véritables bulldozers auditifs, ultra brutal, violent, indomptable, avec une réelle volonté de créer la musique la plus extrême de l'univers... enfin ça, c'était avant.
Car malheureusement, Anaal Nathrakh est un groupe qui stagne, depuis quelques temps déjà, et qui donne l'impression de ne plus trop savoir où aller, cette stagnation produit un certain ennui et un enfermement dans des stéréotypes qui va se faire ressentir tout au long de ce huitième album, Desideratum, à la fois bourrin et plus accueillant, et donc irrémédiablement bancal.

vendredi 4 juillet 2014

[Chronique] Judas Priest - Redeemer of Souls

Salut les kids! Aujourd'hui, on ne va pas parler de musique de pédé, yeah, on va parler de Rob Hlaford...
Oh... Wait, laissez tomber cette phrase en fait...
Bref, il est là le tant attendu nouvel (et dernier?) album de la légende Judas Priest, un groupe qui ne se fout pas de votre gueule, puisque malgré le fait de s'être embarqué pour une large tournée d'adieux, les gaillards sortent un disque et ont bien l'intention de faire quelques concerts, après tout, y'a bien moyen de faire un peu d'argent avant la retraite définitive... ou plutôt avant que la voix du Metal God Rob Halford ne le lâche complètement.
Que pouvons-nous attendre d'un groupe comme Judas Priest en 2014? Rien.
Bah ouais, car il faut quand même voir la réalité en face, le dernier disque culte du Priest remonte à Painkiller en 90, et l'on oubliera bien volontiers la période bourrine médiocre avec l'intérimaire Tim Owens, bien entendu, Angel of Retribution, l'album du retour d'Halford, n'était pas mauvais, on pourra même aller jusqu'à dire qu'il était vaguement bon, ce qui n'enlève rien au fait que depuis une vingtaine d'année, les meilleurs albums de Judas Priest ont été sortis par... Primal Fear, c'est triste, mais c'est comme ça.
Partant de là, avec le poids des années qui commencent à faire son effet, un Halford dont la puissance vocale n'en finit plus de s'étioler, rien ne laisser présager que Redeemer of Souls allait être un bon disque, donc ouais, c'est mauvais, ultime cash grab avant la quille, nous voilà...

mercredi 14 mai 2014

[Chronique] Vallenfyre - Splinters

Vallenfyre avait surpris son monde en 2011 avec son premier album, A Fragile King, le super groupe (ouais, quand on réunit Greg Mackintosh de Paradise Lost, Adrian Erlandsson d'At the Gates/également Paradise Lost, Hamish Glencross de My Dying Bride et Scoot d'Extinction of Mankind, on peut véritablement parler d'all-Star band) nous avait mis une bonne baffe dans la tête, la surprise venant de la dimension old school du projet, car on attendait pas forcement Mackintosh lorgner du côté de la scène Death suédoise, et encore moins qu'il se retrouve hurleur en chez du truc.
Bref, A Fragile King était un très bon disque de Death/Doom à l'ancienne, avec quelques emprunts à Paradise Lost, mais ce qui faisait toute l'âme du disque, c'était bien évidemment toute la dimension cathartique de l'oeuvre, dont le thème principal était le lutte perdue du père du guitariste britannique contre le cancer, tout ça n'était pas très gai, A Fragile King évoquait la mort, la religion, l'hypocrisie, la misère humaine, et le tour de force avait été de parvenir à faire transparaître tous ces thèmes dans sa musique, avec une profonde sincérité...

lundi 7 avril 2014

[Chronique] Ageless Oblivion - Penthos

Cela faisait bien longtemps qu'on avait pas eu de nouvelles des anglais d'Ageless Oblivion, un groupe qui m'avait fait très forte impression avec leur premier album Temples of Transcendent Evolution, surement l'un des premiers albums qui m'avait le plus botter le cul ces dernières années dans le Death Metal, il faut dire que ce Death technique à tendance schizophrénique avait quelques relents d'Akercocke pas désagréables du tout, et comme je voue un véritable culte au groupe de Mendonca, nous étions faits pour nous entendre.
Quatre années séparent donc ce premier brûlot de Penthos, sorti courant mars chez Siege of Amida, quatre ans, c'est long, très long même, surtout quand on attend autant d'un groupe qui, même si apparu récemment, doit déjà relever le challenge de donner un successeur à un disque aussi marquant, le groupe se doit de frapper fort, une nouvelle fois, afin de ne pas décevoir, et il faut croire que ces quatre années ont été mises à profit pour nous concocter une gigantesque frappe tactique qui va s'abattre dans vos conduits auditifs avec violence et fureur, mais pas seulement, car Penthos, bien que dans la continuité de Temples of Transcendent Evolution, va encore plus loin que ce dernier, avec un Death Metal plus porté sur les mélodies et les atmosphères, rendant la musique des anglais encore plus vicieuse que par le passé...