Le corpsepaint n'est plus trop à la mode en ce moment, ce qui marche ce sont les cagoules, surtout quand y'a des trucs ésotériques dessus, ça fait mystérieux et profond, il faut dire aussi que le corpsepaint est plutôt associé au Black à l'ancienne à la formule traditionaliste qui ne fait plus trop recette aujourd'hui, en plus des cagoules et autres capuches et masques, le Black a évolué vers pas mal de choses différentes avec l'incorporation d'éléments soit Death abstrait, avant-gardistes, atmosphériques, ou encore de Hardcore, un Black de plus en plus plus hybride donc, et comme je vous parle de ça, vous pouvez déjà vous imaginer que les portugais de Gaerea 1-portent des cagoules, et 2-font du Black mais pas seulement, que vous êtes perspicaces, car c'est exactement ça.
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vendredi 20 juillet 2018
vendredi 12 janvier 2018
[Chronique] Sinistro - Sangue Cássia
Sinistro fait partie de ces groupes difficilement classables, qui semble évoluer dans tellement de références et d'influences qu'il devient très compliqué de lui coller une étiquette, les deux premiers albums des portugais ont constamment navigué entre le Sludge, le post-Metal, le Doom, l'atmosphérique, et l'on pourrait presque ajouter de l'avant-garde, l'art de brouiller les cartes, mais avec une constante cependant, cette volonté de constamment raffiner sa musique au fur et à mesure des albums, ce qui est une trajectoire logique pour pas mal de groupes de cette mouvance, qui consiste à délaisser les velléités abrasives pour s'étendre du côte du post Rock, stratégie désormais classique mais toujours efficace, et pour son troisième album, cette évolution continuera dans ce sens.
samedi 11 novembre 2017
[Chronique] Moonspell - 1755
Il y a une chose à savoir avec Moonspell, c'est que les portugais ne feront jamais mieux que Wolfheart et Irreligious, les deux premiers albums qui remontent déjà à plus de vingt ans, ceux-là même qui ont permis au groupe de se créer un statut de groupe culte, Moonspell est probablement lui-aussi au courant puisqu'il semble n'avoir jamais vraiment essayer de faire mieux, préférant les nombreuses bifurcations et changements de styles plus ou moins heureux depuis vingt ans, cette inclinaison aux changements et aux mutations explique surement la discographie en dent de scie des portugais, où il semble que chaque pic, plus ou moins haut, est immédiatement suivi d'une baisse de qualité dès l'album, plus ou moins médiocre, suivant, ce qui tombe bien dans le cas présent puisque le disque précédent Extinct étant un bonne grosse foirade, il y a une bonne probabilité que ce nouvel album 1755 soit plutôt bon, car même si l'on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé avec Moonspell, ils ont le bon goût de ne jamais faire de la merde trop longtemps.
vendredi 17 février 2017
[Découverte] The Ominous Circle - Appalling Ascension
Quand ce n'est pas pour dire du mal des derniers albums de Moonspell, on ne peut pas vraiment dire qu'on parle beaucoup du Portugal sur ce blog, les bouffeurs de morue voleurs de championnat d'Europe seraient-ils incompétents quand il s'agit de la production métallurgique? pas tout à fait, car il suffit de savoir où chercher, et c'est bien dans l'underground qu'il faut fouiller pour trouver trace de trucs intéressants, qui dit underground dit Metal extrême, vous ne serez donc pas surpris d'apprendre que The Ominous Circle fait dans le Death caverneux et putride qui ne lésine pas sur les atmosphères malfaisantes, ouais, du Death bien moche, qui a tout pour plaire donc.
samedi 10 septembre 2016
[Chronique] Névoa - Re Un
Ah le Portugal, ce pays de Metal où en plus de Moonspell t'as... euh... ben rien en fait, en dehors de Moonspell, tu plonges directement dans l'underground car c'est là qu'il faut aller pour trouver la scène Metal locale, et ça tombe bien, en fouillant dans le souterrain du Metal lusitanien, je suis justement tombé sur un truc bien, bon, j'ai écouté une centaine de merde avant, mais ça fait toujours plaisir de voir son abnégation récompensée.
Bref, il s'agit d'une chronique découverte aujourd'hui, découverte car je suis convaincu que vous n'avez pas écouté le premier album de Névoa sorti l'année dernière, ça s'appelait The absence of Void et c'était plutôt cool, le groupe n'a pas trop tardé avant de livrer un successeur, en prenant au passage un peu de galon puisqu'il se retrouve désormais distribué par l'excellent Avantgarde Music.
Bref, il s'agit d'une chronique découverte aujourd'hui, découverte car je suis convaincu que vous n'avez pas écouté le premier album de Névoa sorti l'année dernière, ça s'appelait The absence of Void et c'était plutôt cool, le groupe n'a pas trop tardé avant de livrer un successeur, en prenant au passage un peu de galon puisqu'il se retrouve désormais distribué par l'excellent Avantgarde Music.
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lundi 9 mars 2015
[Chronique] Moonspell - Extinct
Moonspell a tout au long de sa carrière toujours pris un malin plaisir à prendre ses fans à revers avec des changements de directions parfois très abrupts, surtout dans les années 90, où après Wolfheart et Irreligious, les portugais ont laissé libre court à leurs envies avec les curieux Sin/Pecado et The Butterfly Effect, opportunisme ou véritable volonté d'explorer de nouveaux horizons, peut-être les deux à la fois, qui sait.
Quoi qu'il en soit, la suite ne fut pas une partie de plaisir, Darkness and Hope et The antidote montraient un groupe constamment le cul entre deux chaises, galérant entre le Black originel et la Pop Gothique, Memorial était un album de bourrin trop bas-de-plafond pour être satisfaisant, et il faudra attendre le très satisfaisant recyclage Under Satanæ pour que Moonspell se remette en selle, Night Eternal montrait du mieux, servant de prélude à l'excellent double album Alpha Noir/Omega White, le retour en grande forme de Moonspell que l'on attendait plus vraiment, surtout après plus de vingt ans de carrière, deux disques se répondant, l'un très "Metal" dans l'esprit, puissant, sombre, racé, et l'autre plus orienté Gothique, délicat et éthéré, les deux facettes d'une même pièce en quelque sorte, et bien que l'album Alpha Noir se suffise à lui-même, Omega White (au départ un disque bonus sur l'édition limitée) apportait une excellente plus-value, notamment par la passionnante dichotomie qu'il créait.
Comme dit plus haut, la carrière de Moonspell est remplie de changements de direction, plus ou moins heureux selon les cas, et c'est presque naturellement, le manque de constance étant la marque de fabrique des portugais, que ce nouvel album, Extinct, sera assez différent d'Alpha Noir, ce qui ne serait pas un problème s'il était bon, ce qui est loin d'être le cas ici...
Quoi qu'il en soit, la suite ne fut pas une partie de plaisir, Darkness and Hope et The antidote montraient un groupe constamment le cul entre deux chaises, galérant entre le Black originel et la Pop Gothique, Memorial était un album de bourrin trop bas-de-plafond pour être satisfaisant, et il faudra attendre le très satisfaisant recyclage Under Satanæ pour que Moonspell se remette en selle, Night Eternal montrait du mieux, servant de prélude à l'excellent double album Alpha Noir/Omega White, le retour en grande forme de Moonspell que l'on attendait plus vraiment, surtout après plus de vingt ans de carrière, deux disques se répondant, l'un très "Metal" dans l'esprit, puissant, sombre, racé, et l'autre plus orienté Gothique, délicat et éthéré, les deux facettes d'une même pièce en quelque sorte, et bien que l'album Alpha Noir se suffise à lui-même, Omega White (au départ un disque bonus sur l'édition limitée) apportait une excellente plus-value, notamment par la passionnante dichotomie qu'il créait.
Comme dit plus haut, la carrière de Moonspell est remplie de changements de direction, plus ou moins heureux selon les cas, et c'est presque naturellement, le manque de constance étant la marque de fabrique des portugais, que ce nouvel album, Extinct, sera assez différent d'Alpha Noir, ce qui ne serait pas un problème s'il était bon, ce qui est loin d'être le cas ici...
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jeudi 28 novembre 2013
[Chronique] Malevolence - Antithetical
C'est marrant mais ce mois-ci, on a deux Malevolence qui sortent leurs albums respectifs, l'un est un groupe de Metalcore anglais qui aura surement les honneurs de Metal Hammer qui vous dira pour le 145ème fois de l'année qu'il s'agit du renouveau du Metal et que le groupe va tout casser (lol, la bonne blague), l'autre est portugais, et est déjà condamné à galérer dans l'anonymat, bien sûr, c'est celui-ci qui nous intéresse aujourd'hui, parce que bon, les bouffeurs de morue qui font du Death über brutal, c'est toujours plus intéressant que le crapcore de la perfide Albion.
Bref, Antithetical n'est que le troisième album de nos maçons du cœur portugais en presque 20 ans d'existence, qui fait suite à deux albums sortis au siècle dernier, Dominium en 96 et Martyrialized en 99, deux disques passés tout à fait inaperçu à l'époque, mais il faut dire que le groupe évoluait dans une sorte de MeloDeath vaguement gothique un peu crapoteux et qui était perdu dans la masse des innombrables groupes de Death mélodique de l'époque.
Autant dire que malgré le trou de treize ans dans leur discographie, personne n'attendait le retour de Malevolence, qui nous apparaît ici comme un groupe presque nouveau, car musicalement, tout à changé pour nos portugais...
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