Être fan d'Atrocity ne doit pas être de tout repos, et doit surement demander une certaine ouverture d'esprit, tant le groupe est passé par tous les genres imaginables en une trentaine d'année de carrière, un peu de Grind au début, beaucoup de Death par la suite, et des orientations déconcertantes, passant par le symphonique, l'industriel, le gothique, le Nü Metal, l'électro, le folk et même la pop, avec les deux albums Werk 80, qui voyaient le groupe faire des reprises de tubes des années 80 en version Death Sympho, de multiples changements, au gré des envies de la tête pensante alexander Krull mais aussi en fonction des modes du moment, et donc une discographie absolument chaotique, et on ne va pas se mentir, remplie d'albums bien foireux.
Bref, Leaves' Eyes étant en pause (Le line up de Leaves' eyes et d'Atrocity étant identique, à une Liv Kristine près), Alexander Krull a réactivé le groupe mère pour un nouveau tour de piste, et un nouveau changement de style, quoique, quand on y regarde de plus près, on est plutôt dans une sorte de retour aux sources avec Okkult (avec deux k, ça fait plus kool), où le groupe revient à un Death d'obédience old-school plus ou moins symphonique, et surprise, c'est pas mauvais du tout, ce n'est pas pour autant que c'est génial non plus...

