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mardi 8 mai 2018

[Chronique] Dimmu Borgir - Eonian

Tiens c'est marrant, j'entends partout que cette année c'est le grand retour de Dimmu Borgir après huit ans d'absence, huit ans? vous êtes sûrs de vous là? parce que bon, ça fait peut-être huit ans depuis Abrahadabra, mais ça fait surtout pile-poil quinze ans qu'on a pas entendu un vrai bon Dimmu Borgir satisfaisant, In Sorte Diaboli c'était super moyen, Stormblåst MMV c'était le réenregistrement cash-grab facile du premier album, et ça nous ramène à 2003, Death Cult Armageddon, le dernier disque des norvégiens qu'il n'est pas totalement honteux d'écouter.
Huit ans depuis Abrahadabra donc, ce disque super vilain qui voyait le groupe délaisser de plus en plus le Black Metal pour un merdier symphonique à gros budget putassier, un album marqué par les départs de Vortex et de Mustis, et bien entendu encore davantage gâché par la présence que l'on qualifiera poliment de crispante et clivante d'un Snowy Shaw for heureusement absent de cette nouvelle livraison, et Eonian, c'est le Titanic de Dimmu Borgir, un naufrage insensé qu'on avait vu venir de loin vue la trajectoire de ce qui reste du groupe depuis une quinzaine d'années, autant le dire tout de suite, c'est une belle grosse merde qu'il vaut éviter à tout prix.

vendredi 20 mars 2015

[Chronique] Nightwish - Endless Forms Most Beautiful

Nightwish au départ c'était pas trop mal puis c'est parti en couilles, à partir de Once globalement, quand le groupe s'est dit qu'ajouter de la grosse pop dégueulasse à son Metal déjà pas trop couillu et easy listening était bien plus vendeur, bingo, faire de la merde c'est le jackpot assuré, bien vu, après tout, les fans de Nightwsish sont tellement cons qu'ils sont capables de tout pardonner, même un changement de chanteuse dans des conditions troubles, les avantages d'un public mainstream amateur de soupe.
Bref, après l'intermède Anette Olzon, virée comme une merde en pleine tournée, elle même succédant à une Tarja Turunen... également virée comme une merde (sérieusement, les finlandais ont pris des cours chez Anthrax pour la gestion de leurs vocalistes ou quoi?), troisième étape dans la carrière du groupe de Tuomas Holopainen, puisque c'est la géante batave Floor Jansen qui reprend le flambeau, une arrivée qui fait de Floor la membre du groupe ayant plus de virilité que tous les autres réunis, mais un bon choix quand même, car après tout, j'adore Floor Jansen, surement la plus compétente pour assurer à la fois les voix d'opéra de Tarja et les morceaux plus pop de la période Olzon, enfin, une bonne idée, à la base, on verra plus tard que tout ne se passe pas comme prévu.
Donc voilà, après l'horrible mi-album mi-bande originale de film Imaginaerum sorti en 2011 et qui m'avait valu l'ire des fans du combo finlandais, Nightwish va-t-il redresser la barre? coupons court à tout suspense, la réponse est non, et un gros non en plus, car Endless Forms Most Beautiful est un autre disque complètement foiré à ajouter au passif déjà bien chargé de Nightwish...

dimanche 25 août 2013

[Chronique] Turisas - Turisas2013

La scène Folk finlandaise est une blague.
A l'exception de Moonsorrow, qui est de toute façon le groupe le plus épique de toute la galaxie, les folkeux finnois sont presque tous à la ramasse, Ensiferum donne dans la guimauve viking orchestrale, Finntroll est un clown de fête foraine, Korpiklaani est devenu une sorte de Patrick Sebastien du Metal, réduit à bricoler des chansons à boire faciles et totalement connes, de la merde qui devient magiquement géniale quand t'es bourré, et puis il y a Turisas, qui est sans doute le plus gros troll de Finlande.
Après avoir pris le monde par surprise avec Batlle Metal, hybride Power Folk Viking alcoolisé naviguant entre Finntroll, Bal Sagoth et Rhapsody, l'orchestre finnois s'était mis à patauger un peu avec The Varangian way avant de plonger totalement dans le Nawak orchestral grotesque et théâtral avec son Stand Up and Fight, sans trop de surprise, Turisas2013 (soyons sérieux, voici le titre d'album le plus pourri de l'histoire de la musique) est dans la parfaite continuation de son prédécesseur, de moins en moins de Metal, pour de plus en plus de... délires orchestraux expérimentaux...