Le problème avec les groupes de Heavy-Retro ou de Neo-vintage, c'est qu'ils ont, pour la plupart, énormément de mal à produire un deuxième album qui soit aussi bon que le premier, ou tout du moins un second album qui apporterait une certaine plus-value, car c'est bien gentil de vouloir revenir trente ans en arrière et reproduire l'esthétique des années 80 en piquant les riffs et les structures des grands anciens sans malheureusement en avoir l'attitude, c'est d'ailleurs très facile et à la mode en ce moment, mais quand il s'agit d'aller plus loin que de la pompe en forme d'hommage, tout de suite ça a tendance à se chier dessus, bref, Visigoth avait déboulé en 2015 avec un The Revenant King comme une réponse américaine à Grand Magus, un Heavy/Doom évidemment à l'ancienne et particulièrement référencé qui avait fait son petit effet à l'époque, et un groupe qui doit donc passer le test du fameux second album avec Conqueror's Oath, réussite ou pas?
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jeudi 22 février 2018
mercredi 31 mai 2017
[Chronique] The Night Flight Orchestra - Amber Galactic
La carrière de Bjorn Strid en est à un point où plus personne n'en a rien à branler des albums de Soilwork et où les gens de bon goût attendent désormais davantage des sorties de The Night Flight Orchestra, on en est là aujourd'hui, surtout qu'avec désormais trois albums au compteur, le projet a dépassé le cadre de one-shot et s'est débarrassé de son étiquette "groupe de Rock fun avec des gars connus venant du Death mélodique dedans", ouais, on ne va pas franchement parler de Metal aujourd'hui, voir même pas du tout, c'est d'ailleurs la chronique la moins Metal que vous lirez ici cette année, ce qui n'empêche pas que ça va être bien, car ce n'est pas encore aujourd'hui que NFO va faillir.
mardi 28 février 2017
[Chronique] Black Sites - In Monochrome
Trials est mort, vive Trials!
C'est comme ça, Trials a splitté dans l'indifférence générale l'année dernière, après trois albums dont l'excellent This Ruined World en 2015, Trials, c'était le meilleur groupe dont personne n'avait rien à foutre, triste destin pour un groupe indépendant qui avait choisi de tracer son chemin sans label, échouant à toucher un large public.
Pourquoi je vous parle de Trials? tout simplement car Black Sites est le nouveau projet de Mark Sugar, chanteur, guitariste, mais surtout tête pensante de Trials, qui n'a pas perdu de temps pour se remettre en selle, il a même trouvé un label cette fois-ci pour sortir le premier album de son nouveau rejeton, un album assez proche de Trials, mais en même temps réellement différent.
C'est comme ça, Trials a splitté dans l'indifférence générale l'année dernière, après trois albums dont l'excellent This Ruined World en 2015, Trials, c'était le meilleur groupe dont personne n'avait rien à foutre, triste destin pour un groupe indépendant qui avait choisi de tracer son chemin sans label, échouant à toucher un large public.
Pourquoi je vous parle de Trials? tout simplement car Black Sites est le nouveau projet de Mark Sugar, chanteur, guitariste, mais surtout tête pensante de Trials, qui n'a pas perdu de temps pour se remettre en selle, il a même trouvé un label cette fois-ci pour sortir le premier album de son nouveau rejeton, un album assez proche de Trials, mais en même temps réellement différent.
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samedi 25 juin 2016
[Chronique] Denner / Shermann - Masters of Evil
Bon, et sinon ça en est où Mercyful Fate?
Nulle part? Toujours pas?
Ça commence à faire long quand même...
Bref, quelque chose me dit que ça sent pas bon et qu'on est pas près d'avoir du neuf du côte de Mercyful Fate, et que ça n'arrivera jamais, heureusement, voilà le premier album de Denner/Shermann, qui comme son nom l'indique subtilement, est composé de... Denner et Shermann (duh!), les deux guitaristes du line-up classique de Mercyful Fate, enfin réunis de nouveau après la courte incartade Force of Evil il y a déjà plus de dix ans, et comme l'indique la pochette, réalisée également par Thomas Holm, qui ressemble quand même vachement à celle de Don't Break the Oath, aujourd'hui on va parler de Heavy Metal à l'ancienne, ne cherchez pas une once de modernité ici, ce n'est absolument pas le but du projet...
mardi 25 août 2015
[Chronique] Ghost - Meliora
Recyclage: Ensemble des techniques ayant pour objectif de récupérer des déchets et de les réintroduire dans le cycle de production dont ils sont issus.
Pastiche: Œuvre littéraire ou artistique dans laquelle on imite le style, la manière d'un écrivain, d'un artiste soit dans l'intention de tromper, soit dans une intention satirique.
Cela fait désormais cinq ans que la presse spécialisée tente de nous vendre Ghost comme le renouveau du Metal, et malgré la certaine qualité de son premier album, je dois bien vous avouer que j'ai du mal à voir en renouveau du Metal un groupe dont le fond de commerce est de pomper (certains diront s'inspirer) d'autres groupes légendaires du genre, d'ailleurs en parlant du genre, s'agissant d'un groupe de Rock pompant des groupes de Metal, il n'est pas évident de cataloguer Ghost comme groupe de Metal, mais il faut croire que le Metal est tellement à la recherche d'une nouvelle locomotive commerciale que certains sont prêts à accepter n'importe quoi, même placer sur un piédestal un groupe de recycleurs de vieilleries.
Ghost a tout compris, malgré tout, les suédois ont bien vu que le vintage était à la mode, que le Metal moderne était une impasse, et surtout qu'il fallait du buzz pour que ça marche, Ghost est un buzz band de roublards misant sur l'imagerie et le côté tendancieux de sa musique, et ça a fonctionné, sur le premier album en tout cas, parce que sur le second, on a eu droit à une véritable catastrophe auditive, Infestissumam était un échec artistique presque complet (je ne vais pas y revenir, j'ai une chronique pour ça), après s'être vautré, la seule solution pour le groupe était de revenir à ce qu'il faisait sur Opus Eponymous, et vous savez très bien ce qu'il se passe quand un groupe revient sur ses pas, c'est forcément moins bien.
samedi 13 juin 2015
[Chronique] The Night Flight Orchestra - Skyline Whispers
Internal Affairs en 2012 était un peu la très bonne surprise de l'année que personne n'avait vu venir, il faut dire aussi que la distribution sur un petit label avait contribué à faire voler l'orchestre suédois sous les radars de pas mal de gens, malgré le fait que The Night Flight Orchestra puisse être considéré comme un all-star band, avec des membres venant de groupes n'ayant pas grand chose à voir avec le style pratiqué par le projet.
En effet, qui aurait cru que les deux principaux instigateurs du projet, Björn Strid, vocaliste de Soilwork, et Sharlee D'Angelo, bassiste d'Arch Enemy, étaient capables de sortir un bon disque de... Classic Rock, et c'est surtout le fait que le disque soit bon qui était surprenant, car même si les gars n'inventaient absolument rien, ce qui n'est pas le but du projet, parvenir à faire sonner frais un disque revisitant le vieux Rock de la fin de années 70 aussi référencé n'était pas un mince exploit, faisant d'Internal Affairs un disque fun, simple, ultra catchy, et au songwritting diablement efficace.
Il faut croire que ce n'était pas un simple one-shot, car trois ans plus tard, après également un baptême du feu en live, revoilà les suédois pour une nouvelle ration de Hard Rock vintage, et vous savez quoi? Skyline Whispers est tout aussi bon qu'Internal Affairs, et c'est également un disque de malin, car même si The Night Flight Orchestra navigue globalement dans les mêmes eaux, il va apporter suffisamment de nouveautés sur la table pour lui donner une saveur toute particulière...
En effet, qui aurait cru que les deux principaux instigateurs du projet, Björn Strid, vocaliste de Soilwork, et Sharlee D'Angelo, bassiste d'Arch Enemy, étaient capables de sortir un bon disque de... Classic Rock, et c'est surtout le fait que le disque soit bon qui était surprenant, car même si les gars n'inventaient absolument rien, ce qui n'est pas le but du projet, parvenir à faire sonner frais un disque revisitant le vieux Rock de la fin de années 70 aussi référencé n'était pas un mince exploit, faisant d'Internal Affairs un disque fun, simple, ultra catchy, et au songwritting diablement efficace.
Il faut croire que ce n'était pas un simple one-shot, car trois ans plus tard, après également un baptême du feu en live, revoilà les suédois pour une nouvelle ration de Hard Rock vintage, et vous savez quoi? Skyline Whispers est tout aussi bon qu'Internal Affairs, et c'est également un disque de malin, car même si The Night Flight Orchestra navigue globalement dans les mêmes eaux, il va apporter suffisamment de nouveautés sur la table pour lui donner une saveur toute particulière...
lundi 27 avril 2015
[Chronique] Tribulation - The Children of the Night
N'y allons pas par quatre chemins, le Revival du Death Old-School, c'est de la merde, point barre, la nostalgie à deux balles, c'est pour les gamins idéalisant une époque qu'ils n'ont pas connu, pourtant, le Old School est à la mode, pas seulement dans le Death, ce qui implique que de nouveaux venus arrivent pour ressasser de vieilles recettes avec un son moderne, et que de vieilles gloires en profitent pour revenir en douce en surfant sur la vague.
Le Revival Death Old-School, c'est de la merde, mais malgré tout, il y a trois groupes qui sont sortis du lot avec une trajectoire identique, Morbus Chron, Horrendous, et Tribulation, avec à chaque fois la même histoire, un premier album à l'ancienne et bourrin où l'on sent quand même qu'il se passe quelque chose de différent, et un second disque qui pousse l'expérimentation plus loin en poussant le Death dans une autre direction, Sweven ou Ecdysis répondaient à cet impératif de ne pas s'enfermer dans des codes rigides, d'aller plus loin que la plupart des groupes de Death à l'ancienne, respectueux du genre, mais avec une vision plus large, c'était également le cas pour les suédois de Tribulation avec son second album The Formulas of Death, on était encore dans le Death, mais avec une réelle dimension progressive et une particulièrement gouleyante vibe psychédélique vintage et horrifique.
Partant du fait que Tribulation est un de mes chouchous du Death, vous vous imaginez bien que j'attendais beaucoup de ce troisième album, et comme le veut la tradition, quand t'attends trop d'un disque, t'es forcement déçu, malheureusement, The Children of the Night vient confirmer la règle...
Le Revival Death Old-School, c'est de la merde, mais malgré tout, il y a trois groupes qui sont sortis du lot avec une trajectoire identique, Morbus Chron, Horrendous, et Tribulation, avec à chaque fois la même histoire, un premier album à l'ancienne et bourrin où l'on sent quand même qu'il se passe quelque chose de différent, et un second disque qui pousse l'expérimentation plus loin en poussant le Death dans une autre direction, Sweven ou Ecdysis répondaient à cet impératif de ne pas s'enfermer dans des codes rigides, d'aller plus loin que la plupart des groupes de Death à l'ancienne, respectueux du genre, mais avec une vision plus large, c'était également le cas pour les suédois de Tribulation avec son second album The Formulas of Death, on était encore dans le Death, mais avec une réelle dimension progressive et une particulièrement gouleyante vibe psychédélique vintage et horrifique.
Partant du fait que Tribulation est un de mes chouchous du Death, vous vous imaginez bien que j'attendais beaucoup de ce troisième album, et comme le veut la tradition, quand t'attends trop d'un disque, t'es forcement déçu, malheureusement, The Children of the Night vient confirmer la règle...
samedi 5 octobre 2013
[Chronique] Twilight of the Gods - Fire on the Mountain
Avec la crise et la baisse continue des ventes de disque, on assiste à un phénomène étrange et assez logique, la multiplication des side-projects, comme un seul groupe ne suffit pas à payer les factures, pas mal d'artistes commencent à multiplier les sorties avec des projets parallèles, afin de compenser quelque peu la baisse des ventes de leur groupe principal, et donc par extension, on se retrouve de plus en plus avec des super-groupes, qui attirent l'attention avec des line-ups de folie, et qui excitent le fan avec des collaborations prestigieuses.
Twilight of the Gods est de ceux-là, monté à l'origine comme un tribute band de Bathory (d'où le nom), ce combo international constitué de noms ronflants passe le pas, de groupe hommage créé pour faire de la scène à véritable projet studio, avec donc ce premier album qui, bizarrement, n'est pas vraiment un Bathory-like oeuvrant dans le Metal Viking comme on aurait pu s'y attendre, et c'est plutôt une bonne chose...
Twilight of the Gods est de ceux-là, monté à l'origine comme un tribute band de Bathory (d'où le nom), ce combo international constitué de noms ronflants passe le pas, de groupe hommage créé pour faire de la scène à véritable projet studio, avec donc ce premier album qui, bizarrement, n'est pas vraiment un Bathory-like oeuvrant dans le Metal Viking comme on aurait pu s'y attendre, et c'est plutôt une bonne chose...
jeudi 11 juillet 2013
[Chronique] White Wizzard - The Devil's cut
Le Metal actuellement n'en fini plus de revisiter son glorieux passé (et accessoirement de le piller), le Old school est à la mode, on a eu la vague ReThrash, qui heureusement se termine dans l'indifférence quasi-générale, le retour en force du Death old school, le Glam, et bien sûr, dans la lignée de Ghost, toute une série de groupes ayant décidé de piller encore au-delà des années 80 en tapant directement dans les 70's, ce n'est donc pas étonnant si depuis quelques années des petits malins tentent d'exploiter le filon de la nostalgie en reprenant à leur compte le Heavy Metal classique des eighties (Battle Beast par exemple), on sait jamais, sur un malentendu, ça peu marcher.
Les groupes sont de plus en plus obsédés par le passé, les labels aussi, vu qu'ils les signent, comme si personne ne voulait vraiment regarder droit devant et embrasser l'avenir (Le Djent aurait pu mais se retrouve désormais sclérosé et incapable d'aller plus loin), la peur de l'inconnu? ou peut-être est-ce tout simplement beaucoup plus simple de recycler que d'inventer.
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