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lundi 3 décembre 2018

[Chroniques en rafale] Novembre 2018

Je rappelle le principe des Chroniques en Rafale™, comme il m'est impossible de tout chroniquer, par manque de temps, de motivation, ou tout simplement car je n'ai pas grand chose d'intéressant à dire, je vous propose chaque mois (ou pas en fait, le rythme est plus erratique que ça) un bloc de mini-chroniques où je donnerai mon avis à l'arrache en survolant quelques albums, sans aller en profondeur, en tâchant d'être concis et précis sur ce que j'en pense, il n'en reste pas moins que ce seront des jugements à l'emporte-pièce où l'on sortira souvent le sulfateuse.

vendredi 30 novembre 2018

[Chronique] Sigh - Heir to Despair

Difficile de décrire la carrière de Sigh à ce stade de son histoire tant le groupe de Mirai Kawashima apparaît plus insaisissable que jamais après presque trente ans d'existence, Sigh est indescriptible depuis ses débuts en 1990 et personne ne semble en mesure d'en donner une grille de lecture aujourd'hui, Sigh se traîne aussi une discographie complètement disparate et hétéroclite où le pire côtoie le meilleur, avec de fugaces moments de génies qui semblent être chez le fan largement suffisants pour éclipser les larges passages à vide qualitatifs et ses albums au mieux passables comme autant d'expérimentations ratées, Sigh étant un groupe aussi bizarre qu'innovant qui a toujours eu le mérite d'essayer de nouvelles choses, et tant pis le fort taux d'échec, la discographie de Sigh peut être résumer par les deux derniers albums, In Somniphobia était un putain de coup de génie, un album éblouissant et presque l'accomplissement de toute la trajectoire du groupe, à son opposé, l'album suivant Graveward était... une merde ¯\_(ツ)_/¯

mardi 27 novembre 2018

[Chronique] Devouring Star - The Arteries of Heresy

Le premier album de Devouring Star, Through Lung and Heart, sorti il y a déjà trois ans n'avait pas franchement retenu mon attention, c'était pas mauvais du tout, entendons-nous bien là-dessus, mais ce mystérieux projet finlandais pratiquait un Black Metal dissonant teinté de Death bien trop proche de Deathspell Omega pour dégager une réelle personnalité, ce qui était dommage pour un groupe de toute évidence particulièrement compétent.
Et puis il y a eu l'EP Antihedron l'année dernière qui changeait radicalement la donne pour les finlandais, qui s'étaient aventurés en territoire Doom pour vingt-cinq minutes bien plus intéressantes que son premier album, Devouring Star nous a donc présenté deux facettes différentes de son art qu'il a décidé de fusionner avec son second album, et autant le dire tout de suite, cette fois-ci ce sera bien plus convaincant et enthousiasmant.

dimanche 25 novembre 2018

TV Metal (2018 - Semaine 47)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

J'étais l'impression que c'était hier que je chroniquais le dernier album d'Evergrey The Storm Within sauf que non, ça date déjà de 2016 et les suédois viennent d'annoncer le nouvel album, The Atlantic pour une sortie en janvier prochain, avec un nouveau single tout ce qu'il y a de plus convaincant, je dois vous avouer que j'aime beaucoup ce morceau, par contre concernant la vidéo, on dirait que le groupe a utilisé un stock footage des paysages islandais filmé au drone lors du tournage des clips pour l'album précédent, c'est joli mais qu'est-ce que c'est chiant...

mercredi 21 novembre 2018

[Chronique] Azusa - Heavy Yoke

J'espère que vous aviez apprécié l'album come-back d'Extol sorti il y a déjà cinq ans, parce que comme c'est parti on est pas sûr d'en avoir un autre, le groupe est reparti en hibernation et ne donne plus aucun signe de vie.
La raison pour laquelle je vous parle d'Extol en intro de cette chronique d'Azusa est que justement on trouve dans ce nouveau projet la batteur David Husvik et l'ancien guitariste de la formation norvégienne Christer Espevoll, deux membres originaux d'Extol qui ont récupéré dans l'aventure l'ancien bassiste de The Dillinger Escape Plan Liam Wilson et, plus surprenant, la chanteuse Eleni Zafiriadou qui nous vient du groupe de pop Sea + Air, ce premier album Heavy Yoke est finalement conforme à ce qu'on pouvait en attendre, ouais, Azusa c'est tout simplement Extol avec une chanteuse...

dimanche 18 novembre 2018

TV Metal (2018 - Semaine 46)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

On attaque avec du lourd et le gros pavé Funeral Doom de Bellwitch, 83 minutes le clip, plus qu'un clip d'ailleurs, puisque c'est le dernier album sorti l'année dernière mis en image avec des extraits de films du domaine public, n'espérez aucune trace d'optimisme dans une vidéo hypnotisante qui colle bien avec le Doom misérable du groupe.

jeudi 15 novembre 2018

[Chronique] A Forest of Stars - Grave Mounds and Grave Mistakes

Quand on parle de A Forest of Stars sur ce blog on ne plaisante pas, c'est du sérieux, car pour qu'un "gros connard qui n'aime rien"™ (sic) comme moi offre à leur album précédent le titre d'album de l'année 2015, c'est que Beware the Sword you cannot see était, et est toujours d'ailleurs, un putain de bon disque qui déchire sa mère la pute, mais vous le savez très bien si vous me suivez un peu, je ne suis pas du genre à tenir compte des statuts des groupes que je chronique, et ce ne serait pas la première fois que je déverse un peu de bile sur un album après avoir encensé le précédent, il faut dire aussi que quand on atteint des sommets, généralement la suite a tendance à être un peu en dessous et à provoquer un désagréable sentiment de déception, fort heureusement, de déception il ne sera pas DU TOUT question avec nos amis britanniques de The Gentleman's Club of A Forest of Stars, Grave Mounds and Grave Mistakes n'est pas meilleur, n'est pas moins bon non plus, il est juste à l'image de la discographie du groupe, à savoir un autre disque à la fois étrangement familier mais fondamentalement différent dans son approche, tout en conservant le style tout à fait particulier du groupe, car ouais, vous ne trouverez pas un groupe qui fait du A Forest of Stars, eux seuls sont capables d'atteindre ce nouveau de raffinement dans leur Black à la théâtralisation avant-gardiste aussi excentrique qu'il peut être déconcertant...

dimanche 11 novembre 2018

TV Metal (2018 - Semaine 45)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

Ouais, vous avez bien lu, il existe bel et bien un groupe qui s'appelle Brothers of Metal, bien sûr qu'ils sont suédois et vous savez bien entendu qu'ils font forcément du Power Metal, le fait qu'ils s'habillent avec des cadavres d'animaux afin de prendre des poses guerrières viriles en rase campagne ne sera pas non plus une surprise, ce chef d'oeuvre kitsch est tiré de leur premier album Prophecy Of Ragnarök (évidemment que ça s'appelle comme ça), sorti l'année dernière chez AFM (évidemment que c'est signé chez AFM, putain...)

samedi 10 novembre 2018

[Chronique] Madder Mortem - Marrow

Madder Mortem est peut-être l'un des meilleurs groupes parmi les plus inconnus de Norvège, cela fait vingt ans que le groupe existe, sort des disques excellents et uniques, en étant quand même passé par Peaceville et century Media, et pourtant... tout le monde s'en fout de Madder Mortem à part une poignée d'initiés, on a même failli les perdre en route après un Eight Ways en 2009 qui fut suivi d'une bien trop longue période de silence, il aura fallu attendre 2016 et la sortie de Red in Tooth and Claw, un disque encore une fois bien différent des précédents, pour qu'on ait des nouvelles et que Madder Mortem fasse, un peu, parler de lui, l'approche un peu plus accessible de l'album et la signature sur un petit label comme Dark Essence qui semble s'occuper enfin correctement d'eux a permis au groupe de toucher un public plus large, Marrow arrive seulement deux ans après et semble bien décidé à capitaliser sur ce petit succès, mais comme toujours avec les norvégiens, il n'était pas question de refaire deux fois le même disque, ils ont juste décidé de sortir l'un de leur meilleur album cette année, rien que ça.

dimanche 4 novembre 2018

TV Metal (2018 - Semaine 44)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

Juste à temps pour Halloween, Slipknot a sorti un nouveau single avec un clip où ils ont filmé des types masqués dans un hangar, ouais, c'est pas terrible, mais ce n'est rien à côté de la purge auditive qui accompagne le truc, c'est ce qu'on appelle communément une grosse merde, globalement une sorte de Nü Metal pourri périmé depuis au moins 2002, ça manque de couilles, c'est basique, sans imagination, ça sent le vite-torché et le recyclage, bref, une grosse merde.

dimanche 3 décembre 2017

[Chronique] Impureza - La Caída de Tonatiuh

Il n'est pas évident pour un groupe de Death Metal de se faire un nom dans un genre aussi saturé, surtout quand on est français, difficile de sortir de la masse et de n'être autre chose qu'un second couteau, les français d'Impureza avait trouvé un truc pour se faire remarquer, se faire passer pour des espagnols en chantant en castillan et en foutant du Flamenco dans leur Death à la Nile, genre Rodrigo y Gabriela avec des blast beats et des grosses couilles ou un Flametal sauce Death Metal, ça avait donné un premier album, La Iglesia del Odio, plutôt correct même si le Flamenco apparaissait davantage comme un gimmick plutôt qu'un truc pleinement intégré à leur musique, il n'empêche que ça restait cool quand même, il faut dire que les groupes à gimmicks sont souvent sympathiques même quand c'est pas exceptionnel, ce premier album, c'était il y déjà sept ans l'air de rien, et il s'est passé beaucoup de trucs dans l'intervalle, le temps de passer du Paella Death Metal au Tamales Death Metal, vamos...

dimanche 26 novembre 2017

TV Metal (2017 - Semaine 47)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

On attaque cette semaine, assez pauvre comme vous allez vous en rendre compte, avec un clip live de Kreator qui n'a qu'un seul intérêt, faire de la pub pour une sortie d'un picture disc limité à 1000 exemplaires, c'est super non? bref, montage live, gros plan sur la foule, et hop c'est vite torché, je vous renvoie à la chronique de l'album sorti en début d'année d'où est tiré ce single, Gods of Violence.

jeudi 23 novembre 2017

[Chronique] Cavalera Conspiracy - Psychosis

Cela fait longtemps que je n'ai pas chroniqué une bonne grosse bouse, vous savez, pas seulement un mauvais disque, ça il y en a toujours, mais une merde irrécupérable et honteuse, tellement puante qu'elle redéfinit à elle le seule le concept même d'album de merde, ces albums sont rares, très rares même, et cette raréfaction de chroniques d'albums de merde à une explication, car tout est de la faute d'une personne, le gros Max Cavalera, notre sac poubelle brésilien préféré, qui a ralenti sa production de merdes, la dernière fois que nos routes s'étaient croisées, c'était il y a deux ans avec le tout bonnement ignoble Archangel, et depuis plus rien, il faut dire que ce gros tas à la ramasse était trop occupé à faire du cash-grab facile en reprenant Roots en live, une stratégie payante puisque le Metal a la bonne idée d'avoir des fans suffisamment teubés pour payer afin de voir une idole rincée jouer un album de Neo Metal vaguement culte, bref, le Max a fait du pognon, et il est temps désormais de relancer Cavalera Conspiracy, le projet vendu par Max et son management comme étant le vrai Sepultura puisqu'il y a aussi le frangin DJ Iggor dedans, ça aurait pu être un album de Soulfly, mais comme l'idée de Max est de surfer sur la vague nostalgique vu qu'il reprend des vieilleries, vaut mieux choisir le projet en duo avec le frangin, ce qui ne fait aucune putain de différence puisque sans surprise, Psychosis est une gigantesque merde.

dimanche 19 novembre 2017

TV Metal (2017 - Semaine 46)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

Oh super, du Deathcore lourdingue avec son supplément tribal de baltringue, c'est donc un morceau du gros sac poubelle brésilien et de son Cavalera Conspiracy, c'est servi avec un super clip d'ailleurs, on dirait une lyric video où le stagiaire aurait oublié d'insérer les parole, c'est con, du coup c'est parti pour cinq minutes de symboles cryptiques sur des images de guerre floues, cette purge est tirée de l'album Psychosis, qui vient tout juste de sortir et qui sera pulvérisé lors d'une chronique prochainement.

vendredi 17 novembre 2017

[Chronique] Annihilator - For The Demented

La carrière d'Annihilator sera toujours faite de hauts, de bas, et d'albums bancals et brinquebalants entre deux, enfin bon, quand je vous parle des hauts, ce sera limité au duo originel Alice in Hell et Never Neverland hein, ce qui nous reste donc depuis plus de vingt ans une collection presque grotesque d'albums foireux moyens et de grosses bouses honteuses, c'est ce qui s'était passé il y a deux ans quand Jeff Waters, désormais en solo (tout le monde se contrefout des intérimaires qu'il emploie) et pleinement chanteur (ce qui n'a JAMAIS été une bonne idée) nous avait balancé un Suicide Society foutrement incompréhensible et WTF à la limite du ridicule, après un tel échec cataclysmique, n'importe quelle personne sensée aurait lâché l'affaire pour partir vivre seul dans une grotte, tout le monde, sauf Jeff Waters, grande gueule, dictateur en chef, le mec sait très bien qu'il s'est vautré comme une merde il y a deux ans, mais il sait aussi qu'il a une base de fans qui est habituée aux disques de merde et qui est surtout prête à tout lui pardonner (il sait aussi qu'il est à la tête d'un groupe au nom mythique qui se monnaie très bien sur le circuit des festivals européens, ce serait con d'arrêter...), c'est précisément ce qu'est For the Demented, une lettre d'excuse... écrite par un cinglé, dans le style toujours aussi particulier et erratique de Jeff Waters.

dimanche 12 novembre 2017

TV Metal (2017 - Semaine 45)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

Tiens, encore un clip d'Annihilator, ce qui me fait penser que je n'ai toujours pas écouté le nouvel album, For the Demented, qui vient de sortir, et sincèrement, pas sûr d'avoir envie quand j'écoute ce genre du single qui ressemble à du Megadeth pas frais période Risk, quelle purge...

samedi 11 novembre 2017

[Chronique] Moonspell - 1755

Il y a une chose à savoir avec Moonspell, c'est que les portugais ne feront jamais mieux que Wolfheart et Irreligious, les deux premiers albums qui remontent déjà à plus de vingt ans, ceux-là même qui ont permis au groupe de se créer un statut de groupe culte, Moonspell est probablement lui-aussi au courant puisqu'il semble n'avoir jamais vraiment essayer de faire mieux, préférant les nombreuses bifurcations et changements de styles plus ou moins heureux depuis vingt ans, cette inclinaison aux changements et aux mutations explique surement la discographie en dent de scie des portugais, où il semble que chaque pic, plus ou moins haut, est immédiatement suivi d'une baisse de qualité dès l'album, plus ou moins médiocre, suivant, ce qui tombe bien dans le cas présent puisque le disque précédent Extinct étant un bonne grosse foirade, il y a une bonne probabilité que ce nouvel album 1755 soit plutôt bon, car même si l'on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé avec Moonspell, ils ont le bon goût de ne jamais faire de la merde trop longtemps.

lundi 6 novembre 2017

[Chronique] Sons of Crom - The Black Tower

Il y a déjà trois ans j'étais tombé sous le charme du premier album de Sons of Crom, un duo composé d'un finlandais et d'un suédois qui revisitait avec son Riddle of Steel la période viking de Bathory en y ajoutant deux-trois trucs à eux et une petite pincée de modernité, pas beaucoup cependant, Sons of Crom demeurant un fan absolu de l'oeuvre de Quorthon et son Heavy/Doom épique à forte coloration Folk restait malgré tout dans le trip nostalgique de la vague neo-vintage, ceci n'a pas forcément changé avec ce nouvel album, The Black Tower est toujours aussi influencé par Conan le Barbare et Bathory, mais cette fois-ci avec encore plus d'influences versées dans le chaudron, donnant un curieux amalgame qui s'avérera parfois... étrange.

dimanche 5 novembre 2017

TV Metal (2017 - Semaine 44)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...

Sorti juste pour Halloween, Annihilator nous a offert une bonne petite dose de gore cheap mais plutôt marrante avec un nouveau clip qui saura ravir les plus fins gourmets d'entre-vous, quel dommage que le morceau soit aussi dégueulasse que cet espèce de mauvaise pompe de Power ballade à la Metallica, ce qui laisse augurer un nouvel album particulièrement médiocre une fois encore, For the Demented est d'ailleurs sorti cette semaine et j'ai terriblement peur de l'écouter...

mercredi 1 novembre 2017

[Chronique] Vuur - In This Moment We Are Free - Cities

Depuis son départ de The Gathering il y a déjà dix ans, Anneke van Giersbergen s'est clairement investie dans deux carrières très distinctes, la pop/folk acoustique, d'abord sous le nom d'Agua da Annique puis sous son propre nom, qui ne m'intéresse pas du tout et dont je me contrefous, et, plus intéressant pour moi, ses multiples participations prog métalliques, principalement chez Devin Townsend ou chez Arjen Lucassen avec Ayreon et plus récemment The Gentle Storm, permettant à la batave de se bâtir une sacré discographie, malgré tout difficile à suivre et disparate (et surement difficile à monétiser en live...), c'est ainsi qu'arrive Vuur, le tout nouveau groupe d'Anneke qui a pour but de rassembler toutes les aspirations Heavy et purement Heavy de la hollandaise, et qui nous livre ici un pur produit musical formaté que toute l'émotion et la sensibilité du chant d'Anneke auront du mal à sublimer...