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dimanche 31 mars 2019

[Chronique] Devin Townsend - Empath

Devin Townsend a beau toujours être super populaire avec une presse qui lui mange dans la main (parce qu'il faut bien avouer que le canadien est un super client pour eux) et une armée de fans hardcore qui achètera tout ce qu'il sort quoi qu'il arrive et peu importe le niveau de qualité ou de pertinence du produit (comme une tonne de live ou de coffrets divers), quand on regarde bien la discographie du bonhomme en suivant toutes les incarnations de ses projets solos, on réalise que cela fait bien quinze ans que Townsend sort inlassablement des disques daubés salement moyen voir médiocres, le Devin Townsend Band s'était mangé le bitume sur la fin, et les albums de la période Devin Townsend Project sont un enchevêtrement de machins foutraques alternant le moyen et le mauvais, bref, après une quinzaine d'années sans vraiment sortir un disque pleinement satisfaisant, on commençait même à oublier le génie qui habitait ses premières œuvres.

samedi 10 novembre 2018

[Chronique] Madder Mortem - Marrow

Madder Mortem est peut-être l'un des meilleurs groupes parmi les plus inconnus de Norvège, cela fait vingt ans que le groupe existe, sort des disques excellents et uniques, en étant quand même passé par Peaceville et century Media, et pourtant... tout le monde s'en fout de Madder Mortem à part une poignée d'initiés, on a même failli les perdre en route après un Eight Ways en 2009 qui fut suivi d'une bien trop longue période de silence, il aura fallu attendre 2016 et la sortie de Red in Tooth and Claw, un disque encore une fois bien différent des précédents, pour qu'on ait des nouvelles et que Madder Mortem fasse, un peu, parler de lui, l'approche un peu plus accessible de l'album et la signature sur un petit label comme Dark Essence qui semble s'occuper enfin correctement d'eux a permis au groupe de toucher un public plus large, Marrow arrive seulement deux ans après et semble bien décidé à capitaliser sur ce petit succès, mais comme toujours avec les norvégiens, il n'était pas question de refaire deux fois le même disque, ils ont juste décidé de sortir l'un de leur meilleur album cette année, rien que ça.

mercredi 21 mars 2018

[Chronique] Oceans of Slumber - The Banished Heart

Il y a deux j'avais été plutôt dur avec Winter, un second album d'Oceans of Slumber qui était marqué par un changement de style drastique après un premier album quelque peu rustique, l'arrivée d'une chanteuse, et l'ouverture à des influences bien plus diverses, malheureusement tout ça n'avait pas trop tenu la route et en dehors de deux-trois morceaux où le groupe parvenait à faire tenir ensemble tout un tas de genres différents dans des structures cohérentes, Winter était plombé par un manque de cohésion certain, un agencement des morceaux foireux, et une propension à l'ennui, à de trop rares moments Oceans of Slumber parvenait à faire converger son Doom/Death progressif et ses aspirations Rock atmosphérique, et quand c'était le cas, putain que c'était bon, et globalement, c'est tout ce que j'espérais de The Banished Heart que Oceans of Slumber trouve enfin la formule magique et parvienne à équilibrer leur tambouille sur l'intégralité d'un album.

lundi 29 janvier 2018

[Chronique] In Vain - Currents

Il y a un truc que je me dis à chaque nouvel album d'In Vain, c'est que quoi qu'il arrive, le groupe ne fera jamais mieux que The Latter Rain, vous allez me dire que je suis dur et que ce changement est idiotement définitif, mais jusqu'à présent, il tient la route, ce qui n'empêche pas que chacun dans leur genre, Mantra et Ænigma soient deux très bons disques aux personnalités et aux orientations bien distinctes, seulement voilà, aucun n'atteint le niveau de brillance du premier album malgré le talent des norvégiens pour proposer une excellente mixture de Death/Black progressif et mélodique, Currents, quatrième album du groupe, sera d'ailleurs ancré dans ce mélange des genres habituel tout en développant sa propre personnalité, comme souvent chez In Vain, leur musique tourne toujours sur les mêmes axes et ils se contentent de l'équilibrer à chaque fois différemment.