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mardi 27 novembre 2018

[Chronique] Devouring Star - The Arteries of Heresy

Le premier album de Devouring Star, Through Lung and Heart, sorti il y a déjà trois ans n'avait pas franchement retenu mon attention, c'était pas mauvais du tout, entendons-nous bien là-dessus, mais ce mystérieux projet finlandais pratiquait un Black Metal dissonant teinté de Death bien trop proche de Deathspell Omega pour dégager une réelle personnalité, ce qui était dommage pour un groupe de toute évidence particulièrement compétent.
Et puis il y a eu l'EP Antihedron l'année dernière qui changeait radicalement la donne pour les finlandais, qui s'étaient aventurés en territoire Doom pour vingt-cinq minutes bien plus intéressantes que son premier album, Devouring Star nous a donc présenté deux facettes différentes de son art qu'il a décidé de fusionner avec son second album, et autant le dire tout de suite, cette fois-ci ce sera bien plus convaincant et enthousiasmant.

jeudi 7 décembre 2017

[Chronique] Desolate Shrine - Deliverance from the Godless Void

Depuis son apparition en 2011 avec Tenebrous Towers, les finlandais de Desolate Shrine se sont progressivement imposés avec les deux albums suivants comme une force majeure d'un Death Metal obscur et cryptique, punitif et sauvage, qui a eu cette tendance en trois albums à intégrer de plus en plus d'influences diverses afin de créer un art noir singulier, leur troisième offrande, The Heart of the Netherworld, était marquée par cette volonté de gommer les frontières entre des genres extrêmes bien précis et identifiés, développant un Death apocalyptique en tout point impressionnant, tout ça pour vous dire que c'était une grosse branlée et que j'attendais que ce quatrième album soit au moins une aussi grosse mandale dans la gueule, spoiler alert, c'est le cas.

samedi 2 juillet 2016

[Chronique] Phobocosm - Bringer of Drought

Bienvenue en 2016, où mélanger le Death ultra lourd avec du Doom et des atmosphères poisseuses et dissonantes du Black est devenu une sorte de nouvelle norme pour tous les groupes souhaitant sortir des sentiers battus, le problème étant qu'à force, le sentier est devenu une autoroute aussi engorgée qu'un jour de départ en vacances.
J'exagère un peu, comme d'habitude, mais vous saisissez l'idée, dans ce Death plutôt abstrait, parfois qualifié de Post-Death, et poussé dans ses derniers retranchements par des Gorguts et autres Ulcerate, ça commence à être l'embouteillage et il devient de plus en plus ardu de sortir du lot, en même temps, difficile de faire dans l'originalité et de sonner frais dans un genre aussi spécifique et il faut bien l'avouer, désormais très codifié.

jeudi 30 juin 2016

[Chronique] Sheidim - Shrines of the Void

Tiens, ça fait longtemps qu'on a pas parlé de Black Metal ici, je parle de vrai Black hein, pas de trucs expérimentaux avant-gardiste avec du Black dedans, du pur et dur qui sent la vieille crypte humide, pour ça, il est évident que l'on ne va pas du tout parler du dernier Dark Funeral parce que je m'en fous complètement et qu'il a rejoint la corbeille après une seule écoute, et on va plutôt se diriger vers un groupe inconnu qui sort son premier disque, des espagnols en plus, parce que c'est bien connu, entre deux siestes et une fournée de tapas, c'est en Espagne qu'on fait le meilleur Black suédois (affirmation à prendre avec des pincettes quand même).

mercredi 28 octobre 2015

[Chronique] Horrendous - Anareta

I want to believe!
Sale année pour la jeune garde du renouveau du Death old school (ça peut paraître contradictoire comme formule, mais elle est plutôt vraie), ces dernières années s'était formée une espèce de nouveau Big Three du Death, avec une chose en commun, le fait d'avoir sorti chacun un putain de second album, The Formulas of Death pour Tribulation, Sweven pour Morbus Chron, et le brillant Ecdysis pour les américains d'Horrendous, et puis est arrivée 2015, Morbus Chron a inexplicablement explosé en plein vol et vient de splitter, et Tribulation a succombé à la mode du vintage en sortant un bien dégueulasse The Children of the Night opportuniste et racoleur, monde de merde.
Comme quoi il doit être bien difficile de survivre au piège du troisième album, celui de tous les dangers pour des groupes qui se doivent de confirmer après avoir atteint les sommets très tôt, on aura jamais le troisième album de Morbus Chron, Tribulation s'est ramassé la gueule comme une merde, ne reste plus que les valeureux Horrendous pour porter avec fierté l'étendard du Death Metal, je veux y croire, il faut y croire, tous les espoirs du monde libre repose sur les frêles épaules du trio de yankee...

jeudi 15 janvier 2015

[Chronique] Desolate Shrine - The Heart of the Netherworld

On peut toujours compter sur Dark Descent pour ambiancer nos débuts d'années, le reste de l'année aussi d'ailleurs, puisque ce petit label du Colorado a pris la bonne habitude de sortir régulièrement de véritables perles issues du meilleur de l'underground extrême et occulte.
Bref, après Lvcifyre et son Svn Eater en janvier dernier, Dark Descent est bien décidé à nous balancer une fois encore la première grosse baffe extrême de 2015, dans la mesure où l'autre sortie ce mois-ci du label est le premier album de Ghoulgotha, et qu'il n'est pas question que je perde mon temps à le chroniquer, c'est ainsi que nous allons nous intéresser au troisième album des mystérieux finlandais de Desolate Shrine (rien que le nom ça donne envie), The Heart of the Netherworld, et quand on voit le titre et la pochette, il y a peu de doute sur le contenu, ce sera du Death, du sale, du punitif, du malsain, du Death misanthropique qui ne lésine pas sur les atmosphères pour vous envoyer définitivement dans les ténèbres, et bonne nouvelle, Desolate Shrine s'est encore amélioré et surpasse largement ses deux prédécesseurs déjà pas vilaine du tout, avec une dose de raffinement supplémentaire malgré le caractère tout naturellement hideux du propos...

mardi 14 octobre 2014

[Chronique] Horrendous - Ecdysis

Que la mode actuelle soit au Vintage, on le savait, et depuis quelque temps déjà, le Death Metal est affectée par cette étrange lame de fond Vintage qui pousse n'importe quel groupe de gamins à vouloir sonner comme il y a vingt ans, phénomène de mode amenant également le retour de certains anciens que l'on croyait mort et enterré depuis longtemps, bref, nous sommes aujourd'hui saturé de groupes de Death Old School, des nostalgiques d'une époque qu'ils n'ont pour la plupart pas connue, qui appliquent bêtement la formule toute faite des ancêtres du genre, le résultat est, comme pour le ReThrash, un déluge d'albums oscillant entre le médiocre et le quelconque, au mieux correct mais sans intérêt.
Pourtant, il n'en demeure pas moins que dans la masse, on trouve quelques exceptions, elles sont rares, certes, mais en cherchant bien, on en trouve, et principalement deux, les suédois de Tribulation et de Morbus Chron, deux groupes à la trajectoire identique, un premier album très bon qui pue le Old School mais dont on sent qu'il se passe quelque chose d'un peu différent, et des seconds disques en forme de confirmation qui prennent le Death pour base afin de partir dans une direction complètement différente, The Formulas of Death de Tribulation et Sweven de Morbus Chron répondent à cet impératif d'évolution, cette volonté de repousser les limites d'un genre codifié, et d'apporter un regard neuf et de la fraîcheur au Death Metal.
Pourquoi je vous parle de Tribulation et de Morbus Chron en introduction? tout simplement car Horrendous suit exactement le même parcours, et comme ses deux collègues suédois, ce jeune combo américain délivre un second album fondamentalement enraciné dans le Death Metal, mais contenant suffisamment d'évolutions pour emmener son Death dans une autre dimension...

mardi 21 janvier 2014

[Chronique] Lvcifyre – Svn Eater

Je vais vous parler franchement, si ce disque n'avait pas eu une magnifique pochette signée Timo Ketola et qu'il n'était pas sorti chez l'excellent label américain Dark Descent Records (des spécialistes du Death souvent occulte et über méchant), jamais je n'aurais écouté cet album sur la seule base de leur nom, mais putain quoi, déjà, le jeu de mot, c'est plutôt moyen, et ça fait plus groupe Emo-Goth que Death Metal, en plus de cela, le groupe ajoute l'insulte à l'infamie en remplaçant les U par des V, c'est vrai que c'est beavcovp plvs Trve Kvlt comme ça, et le Fyre là, avec un Y, c'est parce que c'est du feu plus Evil? ça brûle avec plus d'intensité orthographié ainsi?
Donc ouais, Lvcifyre n'est pas un groupe de goth, mais une bande de joyeux drilles œuvrant dans un Death br00tal, poisseux, malsain et plutôt technique, Svn Eater étant le deuxième album de ces anglais (ils vivent en Angleterre, mais je crois avoir cru comprendre qu'ils étaient plutôt polonais) après un The Calling Depths sorti en 2011, disque que j'ai récemment écouté vu que je ne connaissais pas le groupe avant la semaine dernière et que j'ai trouvé plutôt sympathique, enfin, façon de parler, car la musique de Lvcifyre est tout sauf sympathique ou amicale, chaos et destruction sont au programme, avec une certaine esthétique de la laideur...