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dimanche 7 juillet 2019

[Chronique] Abbath - Outstrider

Dans la grande lutte post-split d'Immortal pour savoir qui allait faire du meilleur Immortal entre l'ex-Immortal et meme-humain Abbath et le Immortal avec Demonaz de retour aux affaires, il n'y avait pas vraiment eu match, malgré toutes les limitations dues au recyclage pratiqué par l'Immortal de Demonaz, Northern Chaos Gods était un album bien plus cool que la petite chiure éponyme d'Abbath sortie il y a déjà trois ans, il faut dire que là où Immortal puisait son inspiration et son énergie aux origines du groupe (alors que paradoxalement il recyclait plutôt du Immortal post-2000), Abbath avait choisi de recycler... All Shall Fall, ce qui était carrément une putain d'impasse artistique et le signe que le gars avait décidé de vite torcher son disque sans trop se faire chier.
Partant de là, qu'attendre de ce second album d'Abbath en solo? bah rien, et ça tombe super bien, puisque c'est exactement ce que va nous donner le père Abbath, un grand rien.

mercredi 17 avril 2019

[Chronique] Waste of Space Orchestra - Syntheosis

Cet album de Waste of Space Orchestra est probablement l'un des albums les plus attendus de l'année par tous les amateurs de la frange Metal orientée machin psychédélique avant-gardiste, un objet musical difficilement identifiable qui est le fruit d'une collaboration finlandaise entre Dark Buddha Rising et Oranssi Pazuzu, à l'origine un projet commissionné par le Festival Roadburn pour une prestation live lors de l'édition 2018, ce qui devait être éphémère semble désormais s'inscrire dans une certaine réalité, et plutôt que nous servir une captation live de la performance, les finlandais se sont enfermés en studio pour livrer une lecture plus approfondie du concept développé à l'origine, et partant de là, quand on parle de concept et qu'on inclut le Black psychédélique d'Oranssi Pazuzu et le Sludge/Doom de Dark Buddha Rising, on obtient une mixture progressive incroyablement dense et compliquée à appréhender, ce qui n'empêchera pas Syntheosis d'être une réussite en tout point pour qui décidera de se perdre dans ce labyrinthe sonore.

lundi 25 février 2019

[Chronique] Vanum - Ageless Fire

Vanum est un peu la nouvelle sensation du Black américain depuis son premier album Realm of Sacrifice sorti en 2015, sauf que voilà, cet album, je me souviens surtout qu'il était chiant à crever et qu'on était assez loin de la bonne presse que le groupe avait eu à l'époque, mais il faut dire aussi que certains avis étaient probablement biaisés par le fait que le groupe était signé par le label à la mode Profound Lore et qu'il est composé de membres dont les plus importants sont Kyle Morgan d'Ash Borer et et Mark Rekevics de Yellow Eyes, ça doit surement aider à générer de la presse positive.
Quatre ans plus tard c'est reparti et voilà que refleurissent les articles dithyrambiques au sujet de leur second album, encore un soufflet qui va vite retomber, me disais-je, sauf que... non, Ageless Fire est cool, pas brillant, pas phénoménal, juste cool, ce qui est un sacré pas en avant pour ce groupe.

vendredi 8 février 2019

[Découverte] Mo'ynoq - Dreaming in a Dead Language

Vous saviez que Mo'ynoq (ou Муйнак en russe ou Moynak en karakalpak) était une ville d’Ouzbékistan? ouais, un ancien port de la mer d'Aral, qui a eu un petit souci, qui explique le terme ancien port, avec la-dite mer qui s'est retirée, laissant à la ville un joli cimetière de bateau et des carcasses rouillées en plein désert comme vestiges de sa richesse passée, autant dire que c'est pas franchement la fête du côté de Mo'ynoq, et qu'après une telle catastrophe environnementale, il n'en fallait pas plus pour que des américains se disent que c'était un super nom pour un groupe de Black Metal, et plus précisément de Black Metal qui navigue dans l'atmosphérique et le Death progressif.

mardi 18 décembre 2018

[Chronique] Svartidauði - Revelations of the Red Sword

L'Islande, caillou insignifiant perdu dans l'Atlantique, environ 350000 habitants, au moins deux fois plus de moutons, et une horde de groupes de Black Metal qui forme une scène vivace qui s'est largement développée ces dernières années, une scène évidemment consanguine où chaque artiste joue dans divers projets en même temps quand ce n'est pas un seul gars qui se cache derrière plusieurs one-man bands, mais quand même, le nombre de groupe de Black par habitant doit péter tous les records mondiaux.
Svarti Dauði, que google translate traduit par Peste Noire, ou Black Death pour les anglophones, est donc un groupe... de Black ouais, comme vous pouviez vous en douter, mais du Black qui a la densité d'un bon gros parpaing que tu reçois dans la tronche dans un déluge de dissonance et de mélodies cataclysmiques, un parpaing délivré par l'un des groupes les plus importants de la scène Black Metal islandaise depuis la sortie de son premier album Flesh Cathedral il y a déjà six ans.

jeudi 13 décembre 2018

[Chronique] Marsh Dweller - Wanderer

Si le nom de Marsh Dweller vous dit quelque chose, félicitations, vous êtes un lecteur assidu de ces pages et vous savez déjà que ce one-man band de l'américain John Owen Kerr avait sorti il y a deux ans avec The Weight of Sunlight un premier album particulièrement croustillant œuvrant dans un Black/Folk très référencé et largement influencé par Panopticon, peut-être un peu trop d'ailleurs, car ma chronique de cet album se terminait par ses mots: "dommage cependant qu'il n'est pas suffisamment aventureux pour se détacher complètement de ses influences parfois trop pesantes."
Partant de là, si vous suivez un peu ce qui se passe ici, vous vous doutez probablement que si je prends le temps de vous parler de ce second album de Marsh Dweller, c'est qu'on va avoir affaire avec Wanderer à une bestiole radicalement différente de son prédécesseur, à tel point qu'il va désormais être difficile de classer ça dans la case Black Metal...

vendredi 30 novembre 2018

[Chronique] Sigh - Heir to Despair

Difficile de décrire la carrière de Sigh à ce stade de son histoire tant le groupe de Mirai Kawashima apparaît plus insaisissable que jamais après presque trente ans d'existence, Sigh est indescriptible depuis ses débuts en 1990 et personne ne semble en mesure d'en donner une grille de lecture aujourd'hui, Sigh se traîne aussi une discographie complètement disparate et hétéroclite où le pire côtoie le meilleur, avec de fugaces moments de génies qui semblent être chez le fan largement suffisants pour éclipser les larges passages à vide qualitatifs et ses albums au mieux passables comme autant d'expérimentations ratées, Sigh étant un groupe aussi bizarre qu'innovant qui a toujours eu le mérite d'essayer de nouvelles choses, et tant pis le fort taux d'échec, la discographie de Sigh peut être résumer par les deux derniers albums, In Somniphobia était un putain de coup de génie, un album éblouissant et presque l'accomplissement de toute la trajectoire du groupe, à son opposé, l'album suivant Graveward était... une merde ¯\_(ツ)_/¯

mardi 27 novembre 2018

[Chronique] Devouring Star - The Arteries of Heresy

Le premier album de Devouring Star, Through Lung and Heart, sorti il y a déjà trois ans n'avait pas franchement retenu mon attention, c'était pas mauvais du tout, entendons-nous bien là-dessus, mais ce mystérieux projet finlandais pratiquait un Black Metal dissonant teinté de Death bien trop proche de Deathspell Omega pour dégager une réelle personnalité, ce qui était dommage pour un groupe de toute évidence particulièrement compétent.
Et puis il y a eu l'EP Antihedron l'année dernière qui changeait radicalement la donne pour les finlandais, qui s'étaient aventurés en territoire Doom pour vingt-cinq minutes bien plus intéressantes que son premier album, Devouring Star nous a donc présenté deux facettes différentes de son art qu'il a décidé de fusionner avec son second album, et autant le dire tout de suite, cette fois-ci ce sera bien plus convaincant et enthousiasmant.

jeudi 15 novembre 2018

[Chronique] A Forest of Stars - Grave Mounds and Grave Mistakes

Quand on parle de A Forest of Stars sur ce blog on ne plaisante pas, c'est du sérieux, car pour qu'un "gros connard qui n'aime rien"™ (sic) comme moi offre à leur album précédent le titre d'album de l'année 2015, c'est que Beware the Sword you cannot see était, et est toujours d'ailleurs, un putain de bon disque qui déchire sa mère la pute, mais vous le savez très bien si vous me suivez un peu, je ne suis pas du genre à tenir compte des statuts des groupes que je chronique, et ce ne serait pas la première fois que je déverse un peu de bile sur un album après avoir encensé le précédent, il faut dire aussi que quand on atteint des sommets, généralement la suite a tendance à être un peu en dessous et à provoquer un désagréable sentiment de déception, fort heureusement, de déception il ne sera pas DU TOUT question avec nos amis britanniques de The Gentleman's Club of A Forest of Stars, Grave Mounds and Grave Mistakes n'est pas meilleur, n'est pas moins bon non plus, il est juste à l'image de la discographie du groupe, à savoir un autre disque à la fois étrangement familier mais fondamentalement différent dans son approche, tout en conservant le style tout à fait particulier du groupe, car ouais, vous ne trouverez pas un groupe qui fait du A Forest of Stars, eux seuls sont capables d'atteindre ce nouveau de raffinement dans leur Black à la théâtralisation avant-gardiste aussi excentrique qu'il peut être déconcertant...

mardi 16 octobre 2018

[Chronique] Behemoth - I Loved You at Your Darkest

On avait quitté Behemoth en 2014 après la piteuse entreprise visant à capitaliser sur la notoriété acquise par son leader Nergal après la médiatisation de sa leucémie, The Satanist était un album plutôt raté malgré quelques très bonnes idées disséminées vers la fin de la galette, et même si je le qualifiais d'échec à l'époque, il n'y avait pas grand chose de honteux musicalement, après au niveau des intentions, on pouvait y trouver à redire, The Satanist était marqué par la volonté de Nergal de s'établir comme un vrai artiste et de toucher un public bien plus large et mainstream, l'album étant porté presque uniquement par la personnalité de son chef d'orchestre/attention whore de service, Behemoth n'étant plus qu'un vecteur servant à emmener Nergal vers la célébrité à grand coup de Black/Death aseptisé, parce que ouais, autant aller droit au but, I Loved You at Your Darkest est de très loin l'album le plus dégueulasse infligé à nos oreilles par le polonais et ses sbires, une authentique merde putassière dépourvue de couilles, autopsie du cadavre...

vendredi 28 septembre 2018

[Chronique] Anaal Nathrakh - A New Kind of Horror

C'était vachement cool avant Anaal Nathrakh, vous vous souvenez, quand le duo anglais parvenait à créer de véritable bulldozers auditifs tout en étant impitoyablement texturés et étrangement mélodiques, du Black, du Grind, de l'industriel qui ressemblait à un curieux mélange bruitiste entre le City de Strapping Young Lad et du Prometheus d'Emperor, la musique en forme de terrorisme sonore du groupe frappait juste avec une précision insoutenable et demeurait diaboliquement abrasive, mais ça c'était avant, avant que le groupe modernise son son en se débarrassant de sa crasse qui lui allait si bien, et ne tournons pas autour du pot, A New Kind of Horror c'est A Same kind of Usual Shit musicalement parlant, en encore moins bien que les albums précédents, à croire que le groupe a choisi de continuer à patauger dans l'ornière artistique dans laquelle il est tombé il y a maintenant une dizaine d'années.

mercredi 12 septembre 2018

[Chronique] Windfaerer - Alma

Windfaerer est un petit groupe sympa que j'avais découvert il y a trois ans avec leur deuxième album Tenebrosum, c'était marrant de voir un groupe américain aborder comme thème les mythes et légendes de la péninsule ibérique, mais surtout, le groupe était très bon dans ce qu'il faisait, à savoir du Black Folk avec quelques touches de Death mélodique, Windfaerer évolue dans ce genre typiquement américain qu'est le Cascadian Black Metal, qui est devenu la case où l'on range tout ce qui est Black avec du Folk et du violon, enfin, tout ce qui est plus ou moins mélodique et naturaliste.
Mais passons, tout ça pour vous dire que ce nouvel album de Windfaerer, j'espérais qu'il soit excellent et j'en attendais probablement trop, car la vie c'est de la merde et une salope qui vous crache à la gueule au moment ou vous vous y attendez le moins, car contre tout attente, Alma m'a irrémédiablement déçu...

jeudi 30 août 2018

[Découverte] Panegyrist - Hierurgy

Ce mois-ci on s'emmerde salement avec tout un tas d'albums pas intéressants qui sortent et dont je n'ai pas du tout envie de parler, c'est pour ça qu'aujourd'hui on va causer d'un album sorti en mai dernier, je l'avais mis de côté en cas de période de vaches maigres comme c'est le cas en ce moment, et croyez moi, ce sera plus intéressant qu'une chronique crapoteuse sur le quarante-troisième album de Primal Fear.
Bref, Panegyrist donc, est un jeune groupe de Black Metal avant-gardiste qui a ajouté à la bizarrerie inhérente au genre qu'il pratique un bon gros concept obtus et difficilement compréhensible à base de théosis et de spiritualisme transcendantal avec un soupçon de perennis philosophia, ou un truc comme ça, et vice-versa voir tout le contraire, parce que bon, je ne vais pas vous la faire à l'envers, j'ai absolument rien compris au truc, on va résumer ça à un album qui traite de la relation entre l'homme et dieu et ça ira très bien, si vous voulez vous triturer le cerveau y'a les paroles sur Bandcamp.

mercredi 15 août 2018

[Chronique] Oubliette - The Passage

Les américains d'Oubliette avaient fait un peu parler d'eux il y a déjà quatre ans avec Apparitions, un premier effort qui posait les bases d'un Black mélodique fougueux et classieux de très bonne qualité malgré certaines maladresses et un caractère encore hésitant, et après être passé, comme presque tous les groupes du genre, par l'obligatoire, et dans leur cas dispensable, reprise de Dissection avec Thorns of Cromson Death, revoilà la famille Low, mari et femme, Mike le guitariste (le même que chez Inferi) et Emily la vocaliste, de retour avec un nouvel album accompagnée d'un tout nouveau line-up et d'un réajustement de la tambouille qui sera, spoiler, une certaine réussite tout au long de la petite quarantaine de minutes de The Passage, avec certaines limites, certes, mais une réussite malgré tout.

mardi 31 juillet 2018

[Chronique] Imperial Triumphant - Vile Luxury

Il n'aura pas fallu longtemps pour qu'Imperial Triumphant se débarrasse de son étiquette très réductrice de clone américain de Deathspell Omega, et même si la référence est restée un élément du son particulier des américains, Imperial Triumphant est désormais une entité en tout point singulière et presque inimitable.
Imperial triumphant évolue dans cette petite niche de groupe abstrait mêlant Black tortueux et torturé, Death technique dissonant à la Gorguts, et sonorités et constructions expérimentales, son précédent album Abyssal Gods était d'ailleurs une sacré claque dans la gueule d'Art noir avant-gardiste qui n'avait pas laissé indifférent les amateurs de brutalité extrême non-linéaire, et après avoir écouté son EP Inceste il y a deux ans, il y avait peu de doute qu'Abyssal Gods n'était qu'une étape dans la carrière du groupe et que Vile Luxury allait être un peu différent, car il suit en quelque sorte la seule constante dans l'évolution d'Imperial Triumphant, l'immersion de plus en plus profonde dans le bizarre et l'avant-garde jazzy, avec un groupe qui continue inlassablement de sonder les ténèbres les plus cauchemardesques et de retranscrire ses visions névrotiques en musique, tout ça pour vous prévenir que ce ne sera pas vraiment pour tout le monde...

vendredi 20 juillet 2018

[Chronique] Gaerea - Unsettling Whispers

Le corpsepaint n'est plus trop à la mode en ce moment, ce qui marche ce sont les cagoules, surtout quand y'a des trucs ésotériques dessus, ça fait mystérieux et profond, il faut dire aussi que le corpsepaint est plutôt associé au Black à l'ancienne à la formule traditionaliste qui ne fait plus trop recette aujourd'hui, en plus des cagoules et autres capuches et masques, le Black a évolué vers pas mal de choses différentes avec l'incorporation d'éléments soit Death abstrait, avant-gardistes, atmosphériques, ou encore de Hardcore, un Black de plus en plus plus hybride donc, et comme je vous parle de ça, vous pouvez déjà vous imaginer que les portugais de Gaerea 1-portent des cagoules, et 2-font du Black mais pas seulement, que vous êtes perspicaces, car c'est exactement ça.

mardi 17 juillet 2018

[Chronique] Sear Bliss - Letters From The Edge

On ne peut pas dire que les hongrois de Sear Bliss, où plutôt le hongrois András Nagy puisqu'il est la tête pensante et le seul membre permanent du groupe, aient été particulièrement productif depuis la sortie en 2007 de ce que je considère comme leur chef-d'oeuvre The Arcane Odyssey, il aura fallu attendre 2012 pour que Sear Bliss lui donne un successeur qui n'était pas forcément ce que les fans attendaient puisque Eternal Recurrence était marquait par un gros changement de style et une orientation progressive presque typée avant-garde de leur Black atmosphérique originel, ce qui n'empêchait pas cet album d'être une excellente réussite dans son genre, après tout, on parle de Sear Bliss, ce n'est pas comme si le groupe était capable de sortir un mauvais disque même si ce dernier est marqué par une évolution stylistique, et évolution stylistique il y aura encore avec un Letters from the Edge qui arrive six ans plus tard et qui vient de sortir le mois dernier dans une certaine indifférence, dommage, l'album vaut mieux que sa quasi absence de promo.

mardi 10 juillet 2018

[Chronique] Immortal - Northern Chaos Gods

C'est marrant quand même, s'il n'y avait pas eu le grand Schisme de 2015 (avec un Abbath qui veux s'accaparer seul le nom du groupe, son départ et la formation de son groupe solo, puis l'annonce surprise de la continuité d'Immortal), on en aurait probablement pas eu grand chose à faire d'un nouvel album d'Immortal, la faute, un peu, à un dernier album All Shall Fall qui souffrait d'un songwritting en pilotage automatique navrant, faisant penser que le groupe aurait dû définitivement mettre la clé sous la porte après le chef-d'oeuvre Sons of Northern Darkness, qui remonte quand même à plus de quinze ans, et ne plus jamais sortir d'album, continuer de cachetonner en festival en ne sortant plus rien aurait été une sage décision.
Seulement voilà, après le départ d'Abbath, la sortie de son album solo tout moyen, et le retour au affaires de Demonaz en tant qui chanteur/guitariste, il y a de quoi être émoustillé par ce nouveau disque, que ce soit un putain de désastre ou un glorieux succès, ce nouvel album allait forcément être intéressant à écouter et susciter des débats passionnés afin de savoir qui a sorti le meilleur disque, Immortal ou Abbath? Je vous réponds tout de suite, Northern Chaos Gods est largement supérieur à la petite chiure que nous a servi Abbath.

vendredi 29 juin 2018

[Chronique] Funeral Mist - Hekatomb

A la fin de ma chronique du dernier Marduk, je vous disais que plutôt que d'écouter ce disque, vous pourriez écouter le dernier Funeral Mist qui était bien meilleur, partant de là, c'était un peu con de ne pas vous parler de ce dernier, donc voilà, c'est pour cela que nous en sommes là, à parler de Funeral Mist, ne vous en faites pas, ce sera court.
Bref, ça faisait longtemps qu'on avait plus eu de nouvelles de Funeral Mist, depuis Maranatha en 2009 pour être précis, un album qu'à peu près tout le monde considère comme étant inférieur au premier album Salvation qui était sorti six ans plus tôt, ce dernier pouvait être considéré comme un putain d'album culte dans le genre du Black orthodoxe version bande-son de l'apocalypse, et là, sans s'annoncer, voilà que sort complètement par surprise ce troisième album de Funeral Mist que personne n'avait vu venir, mais un choix de date qui n'est pas si innocent que ça puisqu'il sort pile au même moment que le nouveau Marduk, et pourquoi je vous parle encore de Marduk? bah ouais, Arioch, le seul membre du groupe, est en fait Mortuus, vocaliste actuel de Marduk, et donc voilà, pourquoi se faire chier à faire de la promo quand on peut juste parasiter la sortie d'un album attendu et profiter de la hype pour refourguer son projet solo, malin...

mercredi 27 juin 2018

[Chronique] Marduk - Viktoria

On ne peut pas dire que Marduk ait bonne presse depuis quelques mois, depuis que les social justice warriors en mousse des médias spécialisés américains ont décidé de faire les poubelles pour ressortir les vieilles histoires borderline de certains groupes de Black européens dont Marduk, cible toujours facile quand il s'agit de faire dans le clic putassier et de se faire passer pour un héro défendant la veuve et l'orphelin du péril nazi de ces méchants groupes de Black.
Bref, ici on est en Europe donc on s'en bat les couilles de ces connards yankees donneurs de leçons et de ces fragiles SJW antifa, ce qui compte c'est la musique non? peu importe qu'elle vienne de collectionneurs d'objets du troisième Reich qui ne font qu'écrire des lyrics borderline sur la guerre et les nazis, tout ça pour vous dire que ce nouvel album de Marduk ne sera pas franchement une révolution stylistique, loin de là, c'est juste du Marduk en fait, qui nous balance un album super court mais paradoxalement pas avare en mauvaises surprises et en moments gênants, il serait certes trop dur de déclarer que Viktoria pue la défaite mais c'est pas de première fraîcheur non plus, restez concentré et choisissez votre camp, je vous explique tout ça...