Il y a presque trente ans, en 1990, venait au monde l'un des albums les plus importants de toute l'histoire du Death Metal, bien sûr que j'exagère totalement mais on est pas si loin que ça de la vérité vu l'impact qu'à pu avoir The Key sur toute la scène Death de l'époque, une influence qui a même débordé sur d'autres genres, The Key est un disque complètement culte, une oeuvre dense et unique fruit de la vision du batteur/vocaliste Mike Browning, qui n'a malheureusement pas réussit à renouveler l'exploit avec Thresholds, dernier disque du groupe avec Browning avant qu'il ne se fasse virer de son propre groupe par des collègues ayant copyrighté le nom Nocturnus dans son dos, ce Nocturnus post-Browning continua quelques années avant de disparaître peu de temps après un troisième album anecdotique, pendant ce temps-là, Browning galérait un peu entre divers projets à durée de vie limitée et les différentes incarnations de Nocturnus AD/After Death qui jouaient principalement du Nocturnus (parfois sous le nom Nocturnus en dehors des USA pour des raisons de copyright), avant de se fixer depuis quelques années sur ce Nocturnus AD qui sort son premier album, qui officieusement serait la continuation du Nocturnus original, Paradox démontrera que ce n'est pas aussi simple que ça...
Affichage des articles dont le libellé est Profound Lore Records. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Profound Lore Records. Afficher tous les articles
lundi 10 juin 2019
[Chronique] Nocturnus AD - Paradox
Libellés :
2019,
Chronique,
Death,
death metal,
Death progressif,
juin,
metal,
Nocturnus,
Nocturnus AD,
Paradox,
Profound Lore Records,
progressif,
review,
Tech-Death,
The Key,
USA
lundi 25 février 2019
[Chronique] Vanum - Ageless Fire
Vanum est un peu la nouvelle sensation du Black américain depuis son premier album Realm of Sacrifice sorti en 2015, sauf que voilà, cet album, je me souviens surtout qu'il était chiant à crever et qu'on était assez loin de la bonne presse que le groupe avait eu à l'époque, mais il faut dire aussi que certains avis étaient probablement biaisés par le fait que le groupe était signé par le label à la mode Profound Lore et qu'il est composé de membres dont les plus importants sont Kyle Morgan d'Ash Borer et et Mark Rekevics de Yellow Eyes, ça doit surement aider à générer de la presse positive.
Quatre ans plus tard c'est reparti et voilà que refleurissent les articles dithyrambiques au sujet de leur second album, encore un soufflet qui va vite retomber, me disais-je, sauf que... non, Ageless Fire est cool, pas brillant, pas phénoménal, juste cool, ce qui est un sacré pas en avant pour ce groupe.
Quatre ans plus tard c'est reparti et voilà que refleurissent les articles dithyrambiques au sujet de leur second album, encore un soufflet qui va vite retomber, me disais-je, sauf que... non, Ageless Fire est cool, pas brillant, pas phénoménal, juste cool, ce qui est un sacré pas en avant pour ce groupe.
samedi 10 février 2018
[Chronique] Portal - Ion
Portal a toujours été ce groupe australien mystérieux de Death abstrait noisy blackisé à la densité infernale doublée d'une exemplaire non-linéarité dans la construction de pièces ridiculement chaotiques, bref, de véritables terroristes sonores depuis leur premier album Seepia il y a plus de quinze ans... et une trajectoire en chute libre aussi, car Portal s'est lentement mais surement enfermé dans son propre intégrisme sonore au point qu'il ne restait plus grand chose de palpable dans un Vexovoid comme point culminant d'un maelstrom sonore complètement déstructuré, comme si la volonté de créer des ambiances suffocantes et pernicieuses pouvait se suffire à elle-même au détriment des bases Death Metal désormais anéanties dans un nexus cataclysmique.
Après ce qui peut donc être considéré comme une véritable déconvenue, il était peut-être temps pour Portal de se recentrer sur l'essentiel, et de finalement rebâtir ce qu'ils avaient progressivement annihilé, à moins que ce soit autre chose, car après toutes les expérimentations douloureuses, ION pourrait également être la première étape d'une reconstruction totale apte à emmener le groupe dans une autre dimension...
Après ce qui peut donc être considéré comme une véritable déconvenue, il était peut-être temps pour Portal de se recentrer sur l'essentiel, et de finalement rebâtir ce qu'ils avaient progressivement annihilé, à moins que ce soit autre chose, car après toutes les expérimentations douloureuses, ION pourrait également être la première étape d'une reconstruction totale apte à emmener le groupe dans une autre dimension...
mercredi 10 mai 2017
[Chronique] Artificial Brain - Infrared Horizon
Au même titre qu'il existe une scène Avant-Garde Black Metal, bien que personne n'arrive véritablement à la définir vu qu'on classe dans la catégorie tous les trucs bizarres qui n'entrent dans aucune autre case, s'est développée depuis quelques années une espèce de scène Death avant-gardiste qui rassemble tous les combos touchant au Tech Death abstrait ou au post-Death dissonant tous très très fortement influencés par Gorguts et Demilich.
Sorti de nulle part il y a quelques années, Artificial Brain avait très sérieusement botté des culs en 2014 avec son premier album Labyrinth Constellation en ajoutant à la tambouille Tech-Death bizarre pas mal de références SF à la Nocturnus, et après un tel disque, il allait sans dire que le suivant était particulièrement attendu par les fans du genre, au point de faire de ce second album d'Artificial Brain l'un des albums les plus attendus de l'année, et autant le dire tout de suite, si vous avez aimé Labyrinth Constellation, il va être bien difficile de faire la fine bouche devant Infrared Horizon.
Libellés :
2017,
Artificial Brain,
avant-garde,
Chronique,
Death,
Death abstrait,
death metal,
Infrared Horizon,
mai,
metal,
Post-Death,
Profound Lore Records,
review,
Tech Death
mercredi 19 octobre 2016
[Chronique] Dysrhythmia - The Veil of control
La musique de Dysrythmia Disrytmya Dysrhitmia merde, ah voilà, Dysrhythmia, est aussi complexe à appréhender que l'est son patronyme à orthographier, il faut dire aussi que depuis l'air de rien une bonne quinzaine d'années, le trio américain a créé une niche bien à lui, et passe volontiers pour un groupe prétentieux à destination des geeks, une assertion renforcée par le fait que Dysrhythmia pratique une musique expérimentale et surtout instrumentale, ce dernier point fait qu'il est parfois difficile de rentrer pleinement dans ce genre très spécifique, le rendant plutôt hermétique.
Bref, Dysrhythmia, c'est compliqué, très compliqué même, mais pas si hermétique que ça si on fait l'effort de s'y immerger un tant soit peu, surtout qu'avec ce The Veil of Control bien plus cohérent et fluide que certaines de leurs précédentes sorties, et donc par extension bien plus accessible, c'est votre chance de franchir le pas.
Libellés :
2016,
avant-garde,
Chronique,
Dysrhythmia,
Experimental,
Instrumental,
jazz,
Maths,
metal,
Octobre,
Post-Metal,
Post-Rock,
Profound Lore Records,
progressif,
review,
The Veil of control,
USA
dimanche 28 août 2016
[Chronique] A.M.S.G. - Hostis Universi Generis
Ad Majorem Satanae Gloriam, en voilà un nom bien curieux, et quand on sait que le seul membre permanent du projet se fait appeler Angelfukk Witchhammer, tout de suite on sait où on met les pieds, ouais, A.M.S.G, c'est du Black, du Black qui utilise les pires clichés possibles en toute décontraction, ce qui est assez habituel dans le genre désormais, le souci avec A.M.S.G, c'est que la musique ne va pas relever le niveau, a tel point où l'on se demande comment ce groupe a pu se retrouver signé par Profound Lore.
mardi 5 avril 2016
[Chronique] Cobalt - Slow Forever
ENFIN!!!!!
C'est qu'il s'en est passé des trucs dans le camp de Cobalt depuis son dernier album Gin en 2009... Ah non en fait, rien, que dalle, silence radio, des annonces sporadiques d'un fameux album dans les tuyaux qui ne voyait jamais le jour, un Phil McSorley toujours occupé à botter des culs pour amener la démocratie au moyen-orient et un Erik Wunder cloîtré dans le silence, jusqu'en 2014 et le curieux split du duo, quand McSorley annonça son départ, avant de déclarer qu'il était de nouveau dans le groupe un mois plus tard, puis c'est Wunder qui annonçait en décembre de la même année que cette fois-ci, c'était la bonne, McSorley était définitivement out, laissant la porte ouverte à l'enregistrement d'un nouvel album, avec donc un nouveau chanteur, le fameux album que le monde entier attendait allait enfin sortir, il était temps putain! ... quoi que, à l'écoute du résultat, il y a de quoi être perplexe...
C'est qu'il s'en est passé des trucs dans le camp de Cobalt depuis son dernier album Gin en 2009... Ah non en fait, rien, que dalle, silence radio, des annonces sporadiques d'un fameux album dans les tuyaux qui ne voyait jamais le jour, un Phil McSorley toujours occupé à botter des culs pour amener la démocratie au moyen-orient et un Erik Wunder cloîtré dans le silence, jusqu'en 2014 et le curieux split du duo, quand McSorley annonça son départ, avant de déclarer qu'il était de nouveau dans le groupe un mois plus tard, puis c'est Wunder qui annonçait en décembre de la même année que cette fois-ci, c'était la bonne, McSorley était définitivement out, laissant la porte ouverte à l'enregistrement d'un nouvel album, avec donc un nouveau chanteur, le fameux album que le monde entier attendait allait enfin sortir, il était temps putain! ... quoi que, à l'écoute du résultat, il y a de quoi être perplexe...
Libellés :
2016,
avril,
Black,
black metal,
Chronique,
Cobalt,
Death,
doom,
metal,
Profound Lore Records,
review,
Slow Forever,
Sludge,
USA
vendredi 5 février 2016
[Chronique] Chthe’ilist - Le Dernier Crépuscule
Il y a des groupes comme ça, tu sais que la chronique va être pénible à écrire, pour la simple et bonne raison que tu vas devoir utiliser à fond la copier-coller à chaque fois que tu veux écrire leur nom, Chtell'ist Cthel'list Chte'lliiste, ah putain, ouais, voilà, Chthe'ilist, c'est compliqué, et je n'ai aucune putain d'idée de ce que ça signifie, et heureusement qu'ils se sont calmés sur les titres de morceaux à rallonge car leur première démo sortie en 2012 (d'ailleurs téléchargeable gratuitement) s'appelait Amechth'ntaas'm'rriachth, ouais, comme ça, on dirait qu'un des mecs du groupe s'est endormi sur le clavier en cherchant un titre cool et qu'à son réveil il y avait ce truc écrit, le trouvant suffisamment mystérieux pour en faire le titre définitif.
Bref, Chthe’ilist, ça renvoie directement à Lovecraft, et donc à un autre truc chiant à écrire, Chtulu Cthuhlu Ctuluh, merde, le gros poulpe à la con là, vous voyez? Tout ça pour dire qu'en fin de compte, on va pouvoir classer sans problème Le Dernier Crépuscule (le français c'est classe aussi et plus simple pour moi) dans la case Lovecraftian Death Metal, si vous aimez votre Death intriqué, chaotique, légèrement doomeux, à la fois violent, technique et atmosphérique, vous risquez d'aimer le premier album des québécois.
vendredi 23 octobre 2015
[Chronique] Vhöl - Deeper Than Sky
Plus qu'un super-groupe, Vhöl est surtout un collectif rassemblant plein de gens biens, l'excellente bassiste de Hammers of Misfortune Sigrid Sheie, l'excellent guitariste John Cobbett, également chez les Hammers, l'excellent batteur d'Agalloch Aesop Dekker, et l'excellent chanteur de Yob, Mike Scheidt, ce qui nous fait un sacré paquet d'excellentes personnes dans un seul groupe, conséquence logique, le premier album éponyme du groupe sorti en 2013 était excellent, pour que je place ça aussi haut dans mon Top 20 de fin d'année, vous imaginez bien que ça défonçait ta mère.
Deux ans plus tard, même groupe pour un album sensiblement différent du premier, avec le même niveau d'excellence? bah ouais, pas de suspense ici, Deeper than Sky c'est à la fois complètement différent et assez proche du premier album, on ne pourra pas leur reprocher d'avoir fait deux fois le même disque, et ce qui est tout bonnement ridicule, c'est que même si la formule a changé, c'est toujours aussi bien.
Deux ans plus tard, même groupe pour un album sensiblement différent du premier, avec le même niveau d'excellence? bah ouais, pas de suspense ici, Deeper than Sky c'est à la fois complètement différent et assez proche du premier album, on ne pourra pas leur reprocher d'avoir fait deux fois le même disque, et ce qui est tout bonnement ridicule, c'est que même si la formule a changé, c'est toujours aussi bien.
vendredi 13 mars 2015
[Chronique] Leviathan - Scar Sighted
Il y a des albums dont il est compliqué de parler, par pour la musique, mais pour des choses qu'il se passe en dehors, il y a certains albums où il est difficile de faire abstraction du contexte, la dernière fois, c'était avec Necrophobic, je dois bien vous avouer que je n'étais pas franchement à l'aise pour vous parler d'un album dont le chanteur venait de se faire virer car il se défoulait allègrement sur se femme et ses gosses à coups de chaîne, et l'on ne parle même pas de ce couillon de Varg ou encore des gros problèmes personnels de ce junky/arnaqueur/voleur de Blake Judd; Avec le one-man band Leviathan, on franchit un palier supplémentaire dans le sordide.
Pour vous la faire courte, Jef Whitehead, alias Wrest, avait été accusé en 2011 d'avoir violé de manière très brutale sa petite amie avec plein d'objets dont un pistolet de tatouage (Le Black Metal ne nourrissant pas son homme, le monsieur a un boulot à côté), une histoire bien glauque, dont il s'est sorti grâce à un bon avocat et l'abandon de certaines charges en cours de route, avec deux ans de probation, la vérité, on ne la saura surement jamais, mais le mal est fait, Jef Whitehead est entré dans la catégorie personnage sulfureux du Black Metal.
Ce contexte, il va falloir en faire abstraction afin d'appréhender ce nouvel album de Leviathan, surtout que Wrest a beaucoup à se faire pardonner après un True Traitor, True Whore (notez la subtilité du personnage puisque l'album est sorti peu de temps après que n'éclate l'affaire au grand jour, un album en forme de vengeance envers son ex) complètement chaotique et fourre-tout, et on peut le dire, plutôt foiré, et l'on imagine volontiers que le gars n'avait pas vraiment la tête à l'endroit, bref, quatre ans plus tard, voilà que Scar Sighted est dans les bacs, et l'on peut presque parler d'album de la rédemption pour le sulfureux américain, musicalement bien sûr, humainement, on en sait rien et on s'en tape...
vendredi 21 février 2014
[Chronique] Artificial Brain - Labyrinth Constellation
Pour son premier album, les américains d'Artificial Brain semblent avoir mis toutes les chances de leurs côtés afin de se faire remarquer, une signature chez les excellents Profound Lore, une pochette une fois de plus géniale de Paolo Girardi, et le très occupé Colin Marston (Behold the Arctopus, Dysrhythmia, Krallice, Gorguts) à la production du bouzin, difficile de faire mieux pour ce jeune groupe de New York aux membres inconnus, en dehors du guitariste Dan Gargiulo, qui officie également chez Revocation.
Bref, Artificial Brain, fait du Tech-Death, mais pas seulement, car les américains se situent du côté abstrait du Death technique, chaotique, apocalyptique, dissonant, dans un genre qui se rapprocherait surement de Gorguts ou du Post-Death d'un Ulcerate, le tout saupoudrée d'une délicieuse pincée de Science-fiction à la Nocturnus dans les thèmes et les atmosphères, et Labyrinth Constellation est un redoutable trip dans l'espace, même si tout ceci n'est pas dénué de quelques défauts...
Bref, Artificial Brain, fait du Tech-Death, mais pas seulement, car les américains se situent du côté abstrait du Death technique, chaotique, apocalyptique, dissonant, dans un genre qui se rapprocherait surement de Gorguts ou du Post-Death d'un Ulcerate, le tout saupoudrée d'une délicieuse pincée de Science-fiction à la Nocturnus dans les thèmes et les atmosphères, et Labyrinth Constellation est un redoutable trip dans l'espace, même si tout ceci n'est pas dénué de quelques défauts...
Inscription à :
Articles (Atom)

















