Je suppose que si vous en êtes à lire une chronique d'un album d'Amon Amarth, c'est que vous êtes très probablement connaisseur de la série Vikings, c'était une série vachement cool au début, c'était bien foutu, c'était épique, mystique, brutale, avec une réelle tension dramatique, une dramaturgie intense très stylisée, et puis au fur et à mesure que la série enquillait des saisons, est venu le temps de l'usure, aujourd'hui, on regarde Vikings par habitude, de manière blasée, peut-être en faisant autre chose à côté, parce que bon, on veut juste savoir où ça va et comment ça va se terminer, il n'y a aujourd'hui pas vraiment d'autres raisons de regarder une nouvelle saison de Vikings, série qui enchaîne les clichés et les trames scénaristiques usées, comme un beau livre d'image d'une machinerie qui tourne à vide et qui se contente de vivre sur une gloire passée, et à partir de là, avec mon allégorie foireuse tu sens arriver à des kilomètres ma comparaison avec la discographie d'Amon Amarth, bah ouais, Amon Amarth a exactement la même trajectoire, en pire, parce que contrairement à Viking qui n'a pas fait encore la saison de trop tout en flirtant avec une relative médiocrité, Amon Amarth a plongé dedans la tête la première, c'est maintenant que ça se passe et ça fait mal au cul à entendre.
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samedi 4 mai 2019
lundi 4 mars 2019
[Chronique] In Flames - I, The Mask
Nous sommes en 2019 et cela fait désormais dix-neuf ans que In Flames n'a pas sorti un disque correct.
Putain ça commence à dater hein?
Il faut désormais réaliser une chose avec In Flames, ce groupe n'est désormais plus un groupe de Death mélodique, il faut s'y faire, ce n'est pas nouveau, mais il faut croire qu'il y a encore des gens qui n'ont pas reçu le message par le biais des sept albums post-Clayman et qui s'attendent encore à ce que les suédois fassent marche-arrière, ça n'arrivera jamais, ce qui ne serait pas problématique en soi si In Flames nous avait produit des albums tout au moins équivalent qualitativement même dans un genre différent, pas de bol, saperlipopette, In Flames s'est embarqué dans un rock alternatif de qualité douteuse et très souvent embarrassante, en touchant le fond avec l'absolument horrible Battles il y a trois ans, aujourd'hui la question avec ce nouvel album est juste de savoir si le groupe réussira à produire un album encore plus honteux où s'il parviendra à arrêter sa course folle dans les abîmes de la nullité, et sait-on jamais, peut-être que ce sera bien pour la première fois depuis dix-neuf ans?
Il faut désormais réaliser une chose avec In Flames, ce groupe n'est désormais plus un groupe de Death mélodique, il faut s'y faire, ce n'est pas nouveau, mais il faut croire qu'il y a encore des gens qui n'ont pas reçu le message par le biais des sept albums post-Clayman et qui s'attendent encore à ce que les suédois fassent marche-arrière, ça n'arrivera jamais, ce qui ne serait pas problématique en soi si In Flames nous avait produit des albums tout au moins équivalent qualitativement même dans un genre différent, pas de bol, saperlipopette, In Flames s'est embarqué dans un rock alternatif de qualité douteuse et très souvent embarrassante, en touchant le fond avec l'absolument horrible Battles il y a trois ans, aujourd'hui la question avec ce nouvel album est juste de savoir si le groupe réussira à produire un album encore plus honteux où s'il parviendra à arrêter sa course folle dans les abîmes de la nullité, et sait-on jamais, peut-être que ce sera bien pour la première fois depuis dix-neuf ans?
jeudi 21 février 2019
[Chronique] Diabolical - Eclipse
Authentique second couteau de la scène Black/Death suédoise, Diabolical est pourtant un groupe assez différent dans son genre, car plutôt que de nous sortir les mêmes albums tous les deux ans comme tous les gros tâcherons du genre, le groupe a choisi d'espacer les sortis et de prendre son temps pour nous proposer des albums très distincts, d'abord particulièrement ancré dans le Black à ses débuts, Diabolical s'était plutôt orienté vers un Blackened Death très inspiré par Behemoth avant de nous sortir en 2013 un gros pavé de Death symphonique avec un Neogenesis que je considère aujourd'hui encore comme le meilleur album du groupe, en plus d'être le plus ambitieux de leur discographie, de quoi en tout cas avoir des attentes assez élevées alors que déboule six ans plus tard cet Eclipse qui sera une fois de plus assez différent de ce qu'à pu faire le groupe auparavant.
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jeudi 14 février 2019
[Chronique] Carnal Forge - Gun to Mouth Salvation
Carnal Forge putain! Voilà un nom qu'on avait pas entendu depuis bien longtemps, on savait le groupe plus ou moins actif puisqu'il avait sorti la bagatelle de... deux singles en 2010 et 2014 (des stakhanovistes quoi...), mais avec un dernier album studio datant de 2007, cela fait douze longues années sans que le groupe suédois fasse vraiment parler de lui, mais vous savez quoi? bah faut bien payer les factures et Carnal Forge est un nom qui pèse dans le milieu du Death/Thrash suédois au rayon gros tâcherons de seconde division et y'a bien moyen de monétiser ce qui leur reste de notoriété, en plus y'a pas trop de risque, Carnal Forge est bien le genre de groupe à être capable de torcher un album correct vite-fait sans trop se fouler tout en maintenant certains standards de qualité, et c'est ça qui est cool, car vous savez ce qu'il y aura à retenir de ce nouvel album? ouais... Rien. wait... what?
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vendredi 25 janvier 2019
[Chronique] Evergrey - The Atlantic
Pour un groupe qui était tombé au fond du trou il y a une petite dizaine d'années avec les médiocres Torn et Glorious collision, Evergrey affiche aujourd'hui une bonne forme et semble profiter de vents favorables depuis Hymns for the Broken il y a cinq ans, un album qui marquait le début de l'opération reconquête pour les suédois, un redressement qui allait prendre du temps, comme le démontrait un The Storm Within inconstant et imparfait où le groupe de Tom Englund assumait tous ses défauts avec une désarmante sincérité.
Après deux bons disques qui remontaient le niveau, on ne voyait pas ce qui pouvait empêcher Evergrey de nous sortir une fois de plus un disque meilleur que le précédent, j'étais très confiant là-dessus, jusqu'à ce que j'écoute The Atlantic dans son intégralité, et autant le dire tout de suite, c'est de peu que le Tom Englund et son équipage évitent le naufrage, analyse de la boîte noire...
samedi 5 janvier 2019
[Chronique] Soilwork - Verkligheten
Curieuse situation que celle de Soilwork, un groupe qui depuis l’avènement de The Night Flight Orchestra semble ne plus trop être la priorité principale de son chanteur, il faut dire que cela fait plus de dix ans que Soilwork galère un peu et qu'il a du mal à trouver sa place et son identité dans un monde où le Death mélodique est complètement passé de mode, le précédent album The Ride Generic Majestic date de 2015 et franchement, personne n'était en manque après un tel disque en tout point moyen et réchauffé, quatre ans où Björn Strid et le guitariste David Anderson ont pu se concentrer sur le développement de leur autre projet vintage que l'on imagine bien plus lucratif, mais comme il y a encore un petit billet à prendre parce que le nom Soilwork vaut encore quelque chose, voilà que débarque un nouvel album qui sera tout aussi enthousiasmant qu'une visite chez le proctologue (enfin ça dépend des gens j'imagine), ouais, si vous pensiez que The Ride Majestic était mauvais, vous n'avez encore rien entendu, Verkligheten, c'est pire.
vendredi 29 juin 2018
[Chronique] Funeral Mist - Hekatomb
A la fin de ma chronique du dernier Marduk, je vous disais que plutôt que d'écouter ce disque, vous pourriez écouter le dernier Funeral Mist qui était bien meilleur, partant de là, c'était un peu con de ne pas vous parler de ce dernier, donc voilà, c'est pour cela que nous en sommes là, à parler de Funeral Mist, ne vous en faites pas, ce sera court.
Bref, ça faisait longtemps qu'on avait plus eu de nouvelles de Funeral Mist, depuis Maranatha en 2009 pour être précis, un album qu'à peu près tout le monde considère comme étant inférieur au premier album Salvation qui était sorti six ans plus tôt, ce dernier pouvait être considéré comme un putain d'album culte dans le genre du Black orthodoxe version bande-son de l'apocalypse, et là, sans s'annoncer, voilà que sort complètement par surprise ce troisième album de Funeral Mist que personne n'avait vu venir, mais un choix de date qui n'est pas si innocent que ça puisqu'il sort pile au même moment que le nouveau Marduk, et pourquoi je vous parle encore de Marduk? bah ouais, Arioch, le seul membre du groupe, est en fait Mortuus, vocaliste actuel de Marduk, et donc voilà, pourquoi se faire chier à faire de la promo quand on peut juste parasiter la sortie d'un album attendu et profiter de la hype pour refourguer son projet solo, malin...
mercredi 27 juin 2018
[Chronique] Marduk - Viktoria
On ne peut pas dire que Marduk ait bonne presse depuis quelques mois, depuis que les social justice warriors en mousse des médias spécialisés américains ont décidé de faire les poubelles pour ressortir les vieilles histoires borderline de certains groupes de Black européens dont Marduk, cible toujours facile quand il s'agit de faire dans le clic putassier et de se faire passer pour un héro défendant la veuve et l'orphelin du péril nazi de ces méchants groupes de Black.
Bref, ici on est en Europe donc on s'en bat les couilles de ces connards yankees donneurs de leçons et de ces fragiles SJW antifa, ce qui compte c'est la musique non? peu importe qu'elle vienne de collectionneurs d'objets du troisième Reich qui ne font qu'écrire des lyrics borderline sur la guerre et les nazis, tout ça pour vous dire que ce nouvel album de Marduk ne sera pas franchement une révolution stylistique, loin de là, c'est juste du Marduk en fait, qui nous balance un album super court mais paradoxalement pas avare en mauvaises surprises et en moments gênants, il serait certes trop dur de déclarer que Viktoria pue la défaite mais c'est pas de première fraîcheur non plus, restez concentré et choisissez votre camp, je vous explique tout ça...
jeudi 21 juin 2018
[Découverte] Mylingar - Döda Drömmar
Le moins que l'on puisse c'est qu'on ne sait pas grand chose concernant Mylingar, à part le fait qu'ils sont suédois, rien, que dalle, personne ne sait qui est dans le groupe, ce que certains savent par contre, c'est qu'il y a deux ans le groupe avait sorti avec Döda Vägar un putain d'EP de Black/Death punitif et apocalyptique, sorte de mur sonore bruitiste et quelque peu dissonant, qui n'avait pas laissé indifférent ceux qui l'avait écouté à l'époque, deux ans plus tard on ne sait toujours rien sur le groupe et c'est produit en indépendant et distribué via Amor Fati Productions pour l'Europe que vient de sortir Döda Drömmar, un premier album tout aussi punitif qu'attendu.
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samedi 13 janvier 2018
[Chronique] Watain - Trident Wolf Eclipse
Avec The Wild Hunt, sorti il y a déjà cinq ans, Watain nous avait pondu un album controversé et particulièrement clivant, qui finalement était à l'image de la carrière de ce gang suédois de bikers du Black Metal à l'hygiène tout ce qu'il y a de plus douteuse, difficile à suivre, constamment tiraillé entre le trve Black, sa volonté de plaire à un public mainstream, et son appétence pour les expérimentations, ce qui nous avait donné un album bancal à mort de Trve Black Thrash Grand Public Expérimental (ouais, tout ça) foutraque et schizophrénique.
Cinq ans plus tard, que reste-t-il des expérimentations de The Wild Hunt? rien.
Bah ouais, si vous vous attendiez à un pas supplémentaire vers le mainstream ou encore plus d'expérimentations, c'est raté, Trident Wolf Eclipse est un disque tout ce qu'il y a de plus classique pour du Watain, et un certain retour à un Black direct et sans concessions, même si comme d'habitude avec Watain, on aura toujours un doute concernant la sincérité de la démarche.
Cinq ans plus tard, que reste-t-il des expérimentations de The Wild Hunt? rien.
Bah ouais, si vous vous attendiez à un pas supplémentaire vers le mainstream ou encore plus d'expérimentations, c'est raté, Trident Wolf Eclipse est un disque tout ce qu'il y a de plus classique pour du Watain, et un certain retour à un Black direct et sans concessions, même si comme d'habitude avec Watain, on aura toujours un doute concernant la sincérité de la démarche.
dimanche 24 décembre 2017
[Chronique] Diablo Swing Orchestra - Pacifisticuffs
Diablo Swing Orchestra est un groupe étrangement clivant, la musique pratiquée par les suédois est du genre qu'on aime ou qu'on déteste, avec presque rien au milieu, c'est marrant pour un projet aussi positif qui se veut particulièrement fun et sans prise de tête; sorti en 2012, Pandora's Piñata avait créé deux types de réactions, amour inconditionnel ou détestation, j'étais plutôt dans le premier camp, il faut dire que l'album, marqué par quelques évolutions notables, pas toujours acceptées par certains cependant, faisait office d'aboutissement dans le cheminement stylistique des suédois, qui avaient complètement disparu de la circulation après ce cycle Pandora's Piñata, au point qu'on était pas sûr du réel statut du groupe ou d'une éventuelle mise en chantier d'un quatrième album, qui vient donc tout juste de sortir après des tonnes de changements...
lundi 6 novembre 2017
[Chronique] Sons of Crom - The Black Tower
Il y a déjà trois ans j'étais tombé sous le charme du premier album de Sons of Crom, un duo composé d'un finlandais et d'un suédois qui revisitait avec son Riddle of Steel la période viking de Bathory en y ajoutant deux-trois trucs à eux et une petite pincée de modernité, pas beaucoup cependant, Sons of Crom demeurant un fan absolu de l'oeuvre de Quorthon et son Heavy/Doom épique à forte coloration Folk restait malgré tout dans le trip nostalgique de la vague neo-vintage, ceci n'a pas forcément changé avec ce nouvel album, The Black Tower est toujours aussi influencé par Conan le Barbare et Bathory, mais cette fois-ci avec encore plus d'influences versées dans le chaudron, donnant un curieux amalgame qui s'avérera parfois... étrange.
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jeudi 7 septembre 2017
[Chronique] Arch Enemy - Will to Power
Dix ans, cela fait désormais dix ans que le navire Arch Enemy est inexorablement en perte de vitesse, dix ans déjà depuis la sortie de Rise of the Tyrant, le dernier disque pleinement satisfaisant d'Arch Enemy, et une décennie à voir un Michael Amott perdre en inspiration à chaque album, même le changement de chanteuse, en échangeant la bonne vieille Gossow pour un modèle canadien plus jeune et plus rutilant, n'y aura rien fait, War Eternal était juste un album d'Arch Enemy pas top où le groupe appliquait sa formule en déroulant ses gimmicks habituels, partant de là, il n'y avait pas grand chose à attendre de ce nouveau disque qui arrive avec sa pochette remplie de tous les pires clichés, au moins vous êtes prévenu par le visuel, l'originalité et la prise de risque ne sont pas au menu de cette cuvée 2017, ce qui dévient une sale habitude...
mercredi 31 mai 2017
[Chronique] The Night Flight Orchestra - Amber Galactic
La carrière de Bjorn Strid en est à un point où plus personne n'en a rien à branler des albums de Soilwork et où les gens de bon goût attendent désormais davantage des sorties de The Night Flight Orchestra, on en est là aujourd'hui, surtout qu'avec désormais trois albums au compteur, le projet a dépassé le cadre de one-shot et s'est débarrassé de son étiquette "groupe de Rock fun avec des gars connus venant du Death mélodique dedans", ouais, on ne va pas franchement parler de Metal aujourd'hui, voir même pas du tout, c'est d'ailleurs la chronique la moins Metal que vous lirez ici cette année, ce qui n'empêche pas que ça va être bien, car ce n'est pas encore aujourd'hui que NFO va faillir.
samedi 12 novembre 2016
[Chronique] In Flames - Battles
Nous sommes en 2016 et cela fait désormais seize ans que In Flames n'a pas sorti un disque correct.
Putain ça commence à dater hein?
Que s'est-il passé pour que l'ancienne légende du Death mélodique en arrive là? Facile, la réussite et le pognon, car il faut être réaliste, c'est quand le groupe a commencé à faire de la grosse merde que les ventes ont explosé, ouais, à partir de Reroute To Remain, c'est le changement de style vers un son moderne et alternatif qui leur a ouvert les portes du succès commercial, plus c'est nul plus ça se vend, c'est pourtant pas compliqué, alors tu vois, toi le fan de Death mélodique qui regrette la bonne époque du groupe, ton avis, In Flames s'en torche le cul et te pisse à la gueule, t'es trop con de vivre dans le passé, le groupe a du succès, les détracteurs ont tort, de toute façon, le fan de Metal n'est plus du tout le cœur de cible du projet, In Flames est devenu un groupe de Rock alternatif putassier à mort qui racole ta petite sœur et son argent de poche.
Putain ça commence à dater hein?
Que s'est-il passé pour que l'ancienne légende du Death mélodique en arrive là? Facile, la réussite et le pognon, car il faut être réaliste, c'est quand le groupe a commencé à faire de la grosse merde que les ventes ont explosé, ouais, à partir de Reroute To Remain, c'est le changement de style vers un son moderne et alternatif qui leur a ouvert les portes du succès commercial, plus c'est nul plus ça se vend, c'est pourtant pas compliqué, alors tu vois, toi le fan de Death mélodique qui regrette la bonne époque du groupe, ton avis, In Flames s'en torche le cul et te pisse à la gueule, t'es trop con de vivre dans le passé, le groupe a du succès, les détracteurs ont tort, de toute façon, le fan de Metal n'est plus du tout le cœur de cible du projet, In Flames est devenu un groupe de Rock alternatif putassier à mort qui racole ta petite sœur et son argent de poche.
jeudi 3 novembre 2016
[Chronique] Dark Tranquillity - Atoma
Que faire maintenant?
C'est la question sur laquelle je concluais il y a trois ans ma chronique de Construct, ouais, que faire quand ça fait vingt-cinq ans que t'es là, que t'as déjà sorti dix albums, que t'as déjà tout fait dans un genre que tu as contribué à faire naître, faisant de toi une sorte de parrain de toute la scène Death mélodique.
A toutes ses questions, Dark Tranquillity n'avait pas choisi de répondre il y'a trois ans, préférant botter en touche et se lancer dans une espèce de trip rétrospectif annonçant une fin de carrière en douceur, des albums en forme de best-of retraçant toutes les époques du groupes, malgré tout en se concentrant davantage sur le troisième, celle qui débute globalement avec Fiction en 2017, ce son Dark Tranquillity moderne préférant un certain minimalisme aux compositions alambiquées sera bien évidemment la base de ce que sera Atoma, c'était déjà le cas avec Construct, et comme ce dernier, on va souvent regarder dans le rétroviseur pendant la cinquantaine de minutes du trajet, faudrait faire gaffe et jeter un coup d’œil devant soi à un moment donné, un ravin est si vite arrivé...
vendredi 16 septembre 2016
[Chronique] Evergrey - The Storm Within
Auto-flagellation, tristesse, amour déçu, mélancolie, trahison, solitude, ouais, autant vous prévenir tout de suite, cette chronique sera réservée aux gros fragiles du Metal, toi le gros dur au cœur tendre, c'est ton moment, car voici enfin le nouvel album d'Evergrey!
Je dis enfin car pour la première fois depuis globalement une dizaine d'années, j'attends quelque chose du groupe, qui, après des années d'errance et des albums salement moyens, avait sorti avec Hymns for the Broken en 2014 un disque plutôt pas mal, ce n'était pas encore une résurrection, mais l'inspiration était plutôt de retour, et en tant que gros fragile moi même, réécouter Tom Englund chanter de sa voix particulière ses lyrics Emo/Goth sur fond de Power/Dark Progressif enfin de retour à un niveau de qualité acceptable m'avait plutôt rassuré sur la capacité du groupe à continuer l'aventure et l'opération redressement, tout en sachant que ça n'allait pas se faire d'un claquement de doigts, faut dire aussi qu'on partait de tellement bas avec Torn ou Glorious Collision que le contraire eut été surprenant.
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vendredi 9 septembre 2016
[Chronique] Pain - Coming Home
N'y allons pas par quatre chemins, je n'attendais rien, absolument rien, de la part de Peter Tägtgren avec cette nouvelle livraison de Pain, même après cinq ans d'absence du projet, il n'y avait aucune excitation particulière, faut dire aussi que le bon vieux Peter a depuis quelques années mis tous ses projets en pilotage automatique, notamment Hypocrisy, c'est pas que c'est véritablement de la merde, mais c'est toujours pareil, Tägtgren n'en a plus rien à foutre, il ne fait plus de musique, encore moins de l'art, il fait des produits, calibrés et prémâchés à destination d'un public déjà acquis à sa cause et qui achètera de toute façon le bouzin sans être trop regardant, un public qui s'est peut-être élargi depuis l'année dernière et sa participation au dégueulassement dégueulasse album solo de Till Lindemann, qui lui avait déjà permis à l'époque de recycler... du Pain, tiens tiens...
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mercredi 31 août 2016
[Chronique] Sabaton - The Last Stand
Ça fait déjà deux ans?
Putain ouais, comme le temps passe vite, et donc réglé comme les rouages d'un char d'assaut, revoilà Sabaton avec un nouveau disque sous le bras pour nous proposer un Power Metal brillant et novateur ... oups, pour plutôt redémarrer un cycle de tournée avec du nouveau merch et deux-trois singles vite-torchés qui viendront se greffer à la setlist, ça fait rêver hein? Mais ne vous inquiétez pas, le groupe cartonne en ce moment et tout sera fait pour que le recyclage fonctionne et que ça se vende par palette entière, et même que le gros pigeon lâchera 150 boules pour se procurer l'édition ultra limitée livrée avec un tank.
Bref, The Last Stand, c'est encore une fois du pur recyclage, et à l'instar des suédois, je n'ai pas trop envie de me faire chier, donc je vais également recycler dans ce texte quelques bons mots que j'avais déjà utilisés lors de mes précédentes chroniques du groupe, rien ne se perd, rien ne se crée, rien ne se transforme...
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samedi 30 juillet 2016
[Chronique] Witherscape - The Northern Sanctuary
"Les bonnes vieilles recettes d'autrefois du père Swanö"
C'est par cette phrase que j'avais conclu ma chronique du premier album de Witherscape, The Inheritance, il y a déjà trois ans, le disque était bon, vachement bon même, mais sans trop de surprises, car après tout, il ne s'agissait que d'un mix entre du Edge of Sanity et du Nightingale.
Malgré tout, comme Edge of Sanity n'existe plus, et surtout, comme Opeth ne joue plus du tout de Prog Death et fait de la merde, Witherscape arrivait à point nommé pour occuper un créneau délaissé, un Death Progressif à l'ancienne, rassemblant subtilement toutes les influences disséminées tout au long de la très très longue discographie du légendaire suédois, on pourrait presque considérer Witherscape comme étant une sorte de chaînon manquant entre Edge of Sanity, Nightingale, Moontower, une oeuvre somme en quelque sorte, d'un Swanö n'ayant plus rien à prouver, à part le fait qu'il est encore capable de pondre des putain de bonnes chansons...
C'est par cette phrase que j'avais conclu ma chronique du premier album de Witherscape, The Inheritance, il y a déjà trois ans, le disque était bon, vachement bon même, mais sans trop de surprises, car après tout, il ne s'agissait que d'un mix entre du Edge of Sanity et du Nightingale.
Malgré tout, comme Edge of Sanity n'existe plus, et surtout, comme Opeth ne joue plus du tout de Prog Death et fait de la merde, Witherscape arrivait à point nommé pour occuper un créneau délaissé, un Death Progressif à l'ancienne, rassemblant subtilement toutes les influences disséminées tout au long de la très très longue discographie du légendaire suédois, on pourrait presque considérer Witherscape comme étant une sorte de chaînon manquant entre Edge of Sanity, Nightingale, Moontower, une oeuvre somme en quelque sorte, d'un Swanö n'ayant plus rien à prouver, à part le fait qu'il est encore capable de pondre des putain de bonnes chansons...
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