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samedi 28 septembre 2019

[Chronique] Exhorder - Mourn the Southern Skies

Cette année est marquée par de nombreux retours pour des vieilles gloires dont on imaginait pas forcément qu'elles étaient encore capables de sortir des albums corrects, c'est le cas évidemment de Mike Browning et de la nouvelle version de son Nocturnus qui a sorti un très bon Paradox il y a quelques mois, mais aussi et surtout d'un Possessed qui aura mis plus de trente ans à sortir son troisième disque, le point commun entre ses albums, en dehors de leur bonne tenue, est le petit caractère nostalgique et légèrement passéiste de ces aventures, mais comme le public est particulièrement demandeur de ces voyages dans le passé on ne peut pas blâmer ces groupes de se satisfaire de ça et de se contenter de donner aux fans ce qu'ils veulent.
Aujourd'hui est un autre retour au premier plan d'un groupe du passé, un groupe globalement culte, mais à un degré moindre que les deux groupes cités au dessus, Exhorder est un groupe un peu plus anonyme mais foutrement important pour une période très spécifique du Metal des années 90, qui se rapporte à l'émergence sur la scène mondiale de Pantera, et ouais, il va être difficile de ne pas continuer à citer Pantera lors de cette chronique...

jeudi 14 février 2019

[Chronique] Carnal Forge - Gun to Mouth Salvation

Carnal Forge putain! Voilà un nom qu'on avait pas entendu depuis bien longtemps, on savait le groupe plus ou moins actif puisqu'il avait sorti la bagatelle de... deux singles en 2010 et 2014 (des stakhanovistes quoi...), mais avec un dernier album studio datant de 2007, cela fait douze longues années sans que le groupe suédois fasse vraiment parler de lui, mais vous savez quoi? bah faut bien payer les factures et Carnal Forge est un nom qui pèse dans le milieu du Death/Thrash suédois au rayon gros tâcherons de seconde division et y'a bien moyen de monétiser ce qui leur reste de notoriété, en plus y'a pas trop de risque, Carnal Forge est bien le genre de groupe à être capable de torcher un album correct vite-fait sans trop se fouler tout en maintenant certains standards de qualité, et c'est ça qui est cool, car vous savez ce qu'il y aura à retenir de ce nouvel album? ouais... Rien. wait... what?

jeudi 27 septembre 2018

[Chronique] Voivod - The Wake

Sorti il y a déjà cinq ans, Target Earth marquait ce que l'on pouvait considérer comme un vrai retour pour Voivod, non pas que le groupe avait vraiment disparu, mais il faut bien avouer que depuis le milieu des années 90, entre les problèmes de line-up, le décès de son guitariste Piggy en 2005, et des albums pas vraiment bons, surtout dans les années 2000, la trajectoire de Voivod s'était écrite en pointillés au point qu'on imaginait pas forcément que les canadiens parviennent à se reprendre et à remettre la machine en route, c'est pourtant ce qui s'était passé avec Target Earth, album remarquable qui était parvenu à complètement relancer le groupe et à le replacer sur l’échiquier des légendes du Metal encore en activité, parce que ouais, Voivod est un groupe légendaire, peut-être pas le plus accessible ni le plus bankable, mais probablement l'un des plus novateurs et influents des années 80, toujours prompt à se remettre en question et à continuer son évolution plutôt que de vainement se répéter...

mardi 12 juin 2018

[Chronique] The Konsortium - Rogaland

On ne peut pas dire que les norvégiens aient été les plus productifs depuis la sortie de leur premier album éponyme qui date déjà de 2011, on peut même dire qu'ils ont absolument rien branlé depuis et que l'annonce de la préparation d'un second album avait surpris un peu tout le monde, mais bon, puisque Teloch, l'un des instigateurs du projet et membre le plus connu en compagnie du batteur Dirge Rep, a du temps libre pendant le petit break actuel de Mayhem, voilà donc que vient de sortir ce Rogaland qui ne va pas trop chambouler ceux qui avaient apprécier le premier effort, c'est toujours du Black/Thrash typiquement norvégien, mais du Black/Thrash à la The Konsortium, diaboliquement in your face avec une petite touche d'avant-garde, et cette fois-ci, le développement de quelques éléments folk dans la tambouille.

mercredi 16 mai 2018

[Chronique] Angelus Apatrida - Cabaret de la Guillotine

Il y a une dizaine d'années le Thrash était partout, toute une nouvelle génération de jeunes groupes biberonnée au Thrash des années 80 formait un mouvement que l'on a subtilement appelé le Re-Thrash, c'était pas du génie, juste de vieilles recettes passées sous le spectre de la modernité avec des productions puissantes et actuelles, mais le mouvement apportait un vent de fraîcheur à une scène qui en avait bien besoin, les labels se sont mis à signer tout et n'importe quoi du moment que le groupe jouait pas trop mal et avait un nom cool, et même certains vieux seconds couteaux oubliés depuis la fin des années 80 en avaient profité pour tenter un comeback, et puis comme toutes les modes, la hype s'est lentement mais surement éteinte, le Re-Thrash est presque mort, et seuls quelques gros poissons (et encore, gros à l'échelle du Thrash, donc ceux qui gagnent à peine de quoi payer le loyer chaque mois avec leur musique) subsistent, Angelus Apatrida est de ceux là, l'une des forces majeures d'un mouvement aujourd'hui en état de mort cérébrale, un groupe dans une situation particulière, puisque les espagnols sont depuis quelques temps à la recherche du son de la maturité, et autant le dire tout de suite, ce n'est pas avec Cabaret de la Guillotine qu'ils l'ont trouvé.

vendredi 17 novembre 2017

[Chronique] Annihilator - For The Demented

La carrière d'Annihilator sera toujours faite de hauts, de bas, et d'albums bancals et brinquebalants entre deux, enfin bon, quand je vous parle des hauts, ce sera limité au duo originel Alice in Hell et Never Neverland hein, ce qui nous reste donc depuis plus de vingt ans une collection presque grotesque d'albums foireux moyens et de grosses bouses honteuses, c'est ce qui s'était passé il y a deux ans quand Jeff Waters, désormais en solo (tout le monde se contrefout des intérimaires qu'il emploie) et pleinement chanteur (ce qui n'a JAMAIS été une bonne idée) nous avait balancé un Suicide Society foutrement incompréhensible et WTF à la limite du ridicule, après un tel échec cataclysmique, n'importe quelle personne sensée aurait lâché l'affaire pour partir vivre seul dans une grotte, tout le monde, sauf Jeff Waters, grande gueule, dictateur en chef, le mec sait très bien qu'il s'est vautré comme une merde il y a deux ans, mais il sait aussi qu'il a une base de fans qui est habituée aux disques de merde et qui est surtout prête à tout lui pardonner (il sait aussi qu'il est à la tête d'un groupe au nom mythique qui se monnaie très bien sur le circuit des festivals européens, ce serait con d'arrêter...), c'est précisément ce qu'est For the Demented, une lettre d'excuse... écrite par un cinglé, dans le style toujours aussi particulier et erratique de Jeff Waters.

lundi 30 janvier 2017

[Chronique] Kreator - Gods of Violence

Cela fait déjà cinq ans que c'est sorti Phantom Antichrist? La vache, comme le temps passe, je ne m'en étais même pas rendu compte, il faut dire aussi que Kreator a largement occupé le terrain en tournant inlassablement depuis 2012, et c'est justement ça qui justifie un nouvel album des allemands, bah ouais, il faut bien trouver une excuse pour tourner et renouveler le stock de merch avec de nouveaux visuels.

samedi 19 novembre 2016

[Chronique] Metallica - Hardwired... to Self-Destruct

Putain, ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé de Metallica sur ce blog, la dernière fois c'était... merde, c'était Lulu, ça remonte déjà à cinq ans, le groupe n'ayant globalement rien branlé depuis, à part sortir des live et surtout un film tout pourri qui fut un monumental échec leur ayant fait perdre des millions de dollars, bref, on va passer sous silence ces huit années de néant et se dire qu'il ne s'est rien passé depuis 2008 et la sortie de Death Magnetic, qui était bien mauvais et qui avait déjà une pochette dégueulasse.
Huit ans plus tard donc, et partant du principe que le dernier bon disque de Metallica remonte déjà à 1988 (non, ne me parlez pas du fameux "Black Album", qui est juste l'avis de décès de la période Thrash du groupe, ce moment où le groupe s'est dit que plutôt de sortir de la bonne musique, il était temps de faire du pognon), je n'attendais rien de Metallica, enfin si, j'aurais aimé que ces couillons nous sortent un Lulu 2 avec l'aide d'un Medium qui aurait fait participer Lou Reed au projet depuis le royaume des morts, avouez-le, ça aurait été du putain de génie, pas de bol, ce n'était pas (encore) au programme, et il va falloir se farcir un nouveau disque de nos millionnaires du Metal, qui n'ont qu'une seule mission, sortir l'album le moins mauvais possible...

samedi 29 octobre 2016

[Chronique] Testament - Brotherhood of the Snake

La carrière d'un groupe de Thrash comme Testament est finalement similaire à tous les autres groupes de la même époque, un âge d'or durant les années 80, une longue traversée du désert pendant les années 90 (même si l'improbable bonne qualité de The Gathering fait figure d'anomalie) et un retour en grâce vers la moitié des années 2000 en profitant d'un vent favorable suite à l'explosion de la scène Re-Thrash, Testament est presque revenu à la mode ces dernières années, pas au point non plus de le faire sortir de la seconde division dans laquelle il évolue depuis le début, mais vu l'état pitoyable de la concurrence du Big Four (genre Megadeth, ou Slayer, ou aussi Anthrax, et ne citons même pas qui vous savez...) et le fait que le monde du Metal est en galère pour faire apparaître de nouveaux gros noms dans la nouvelle génération, avoir un vieux groupe qui pèse avec plus de trente ans de carrière qui continue de sortir des disques pas trop mauvais est surement rassurant pour le fan du genre, probablement pas pour l'avenir du Thrash et du Metal en général, mais tant que le fan de base suivra et que l'affaire sera rentable pour le groupe, tout ira bien...

mardi 9 août 2016

[Chronique] Ghoul - Dungeon Bastards

Il y a des moments dans la vie, on a besoin d'un truc simple qui arrache les poils et qui soit super fun et simple, surtout en été d'ailleurs, il fait beau, c'est décontracté, et t'as peut-être besoin d'un disque sympa à balancer à fond dans ton auto-radio en roulant comme un sauvage les vitres baissées dans les rues de ton patelin pourri, bref, n'importe quel album de Ghoul sert globalement à ça, et ça tombe super bien, Dungeon Bastars est sorti cet été pour te vider la tête à coup de Death/Thrash/Crossover débile à l'humour douteux, bref, ça partait bien, surtout que le dernier longue durée des hommes masqués de Creepsylvania remontait à plus de cinq ans, il y avait presque un petit manque, seulement voilà, après écoute... bah c'est peut-être pas si bien que ça...

lundi 30 mai 2016

[Chronique] Vektor - Terminal Redux

Avec ses deux premiers albums Black Future et Outer Isolation, Vektor a réussi une chose, tuer le Thrash game et complètement annihiler l'intégralité de la scène Re-Thrash, pulvérisant dans le vide cosmique tous les clones de Slayer/Megadeth/Metallica en culottes courtes sévissant depuis une bonne dizaine d'années en se pensant les rois du monde, sauf que voilà, Vektor est le seul roi du monde du Thrash, un titan, qui a su voir plus loin que les autres, aller plus loin que les autres, des autres qui se sont peut-être cru à l'abri puisque le roi avait plus ou moins disparu de la circulation depuis 2011, cinq longues années où de toute évidence, à l'abri des regards dans une lointaine galaxie obscure, Vektor ourdissait son plan de conquête du monde, car c'est bien de cela qu'il s'agit avec Terminal Redux, après l'éradication de toute concurrence dans le Thrash, il fallait voir plus grand afin de conquérir de nouveaux espaces... 
Euh, ouais, sinon, à part ça, Terminal Redux est une tuerie.

dimanche 24 janvier 2016

[Chronique] Megadeth - Dystopia

Cher Dave Mustaine,

Je t'avais écrit une première lettre ouverte il y a trois ans, lors de la sortie de ton Super Disaster, afin de te faire part de mon profond mécontentement, ouais, tu t'étais vautré avec ce disque, et ce n'était pas la première fois, cette lettre, je me doute bien que tu ne l'as pas lue, mais il faut croire que tu as pris compte du désarroi dans lequel tu avais plongé les fans de Megadeth pour ce nouveau disque... mais on sait bien que ce n'est pas le cas, car pour faire machine arrière comme tu le fais ici, c'est que le changement de direction musicale n'a surement pas été payant commercialement parlant, je te l'avais dit pourtant, Megadeth, c'est un groupe de Thrash, tu as beau vouloir faire de la soupe pour passer en radio et toucher un public plus large, ça ne marchera jamais, tu n'as fait que salir ta légende, une fois de plus.
Partant de là, tu n'avais qu'une seule solution possible, la même que d'habitude après chaque échec, tu nous fait le coup du retour au Thrash, t'as même ressorti Vic sur la pochette histoire de bien faire comprendre que ça allait être old school à mort, mais on sait très bien ce que va être Dystopia, ce ne sera pas une résurrection, ce qu'on aura, c'est le moins mauvais disque possible de Megadeth en 2016, tu me diras, c'est déjà pas mal et ça fera surement illusion.

mercredi 20 janvier 2016

[Chronique] Anthrax - For All Kings

Vous vous sou_venez de Worship Music sorti il y a déjà 5 ans? C'était loin d'être fameux, marketé uniquement sur le retour au bercail de Belladonna, et même si c'était souvent bancal, c'était pas si dégueulasse que ça, l'album ayant au moins le mérite de proposer quelques morceaux plutôt efficaces qui renvoyait directement à l'âge d'or du groupe, et bien vous voyez cet album un peu foireux, à côté de For All kings, c'est un chef d'oeuvre, ouais, on en est là avec cet Anthrax cuvée 2016.
Vous aimez le Thrash, l'agression, la puissance? (même si dans le cas d'Anthrax on est aussi habitué à des incartades alternatives...) Hahahaha oubliez tout ça, sur For All Kings, il n'y aura ni Thrash, ni agression, ni puissance, QUE DALLE! Anthrax, vient, ni plus ni moins, de nous sortir son Super Collider à lui, ce nouvel album est tellement mauvais qu'il en devient carrément embarrassant...

mercredi 23 septembre 2015

[Chronique] Metal Allegiance - Metal Allegiance

Les temps sont durs ma bonne dame, y'a plus de saison, tout augmente, c'était mieux avant, et surtout, surtout, y'a plus d'argent dans le Metal, enfin, dans la musique en général, mais c'est particulièrement criant dans le Metal, et de ce fait, les musiciens se doivent de trouver d'autres sources de revenus en dehors de leurs groupes respectives, c'est ainsi qu'on a assisté à l'émergence de tout un tas de All-star bands, bah ouais, vous prenez quelques musiciens connus pour un projet en commun, et vous pouvez être sûr que ça va attirer les fans des différents groupes, d'emblée, le marché est assez large et vous trouverez toujours des couillons pour acheter n'importe quelle galette sur laquelle joue leur guitariste ou chanteur préféré, c'est aussi un bon plan pour les labels qui trouvent un produit très facile à marketer, il suffit de mettre l'accent sur l'aspect événementiel du projet et de jouer sur le côté all-stars, tout le monde y gagne, sauf généralement le fan qui se retrouve généralement à écouter une merde.

lundi 21 septembre 2015

[Chronique] Annihilator - Suicide Society

Il y a bien un mot qui permet de résumer la carrière d'Annihilator, c'est l'Inconstance, au niveau de line-up, avec des changements perpétuels dans le personnel, où la liste des anciens membres du groupe commence à ressembler à l'annuaire du Canada, mais aussi au niveau de la discographie, faite de fulgurances et d'albums médiocres, et seuls les deux premiers albums, surtout Alice in Hell et dans une moindre mesure Never, Neverland, font figure de classiques inattaquables.
L'inconstance, c'était la conclusion de ma réflexion concernant Feast, l'album sorti en 2013, c'était pas mauvais, pas brillant non plus, mais l'album résumait assez bien la collaboration entre Jeff Waters et Dave Padden, un cocktail de Heavy/Thrash souvent technique, de Groove, et bien évidemment de délires et d'expérimentations WTF, brinquebalant mais plutôt sympa ce Feast, une chronique où j'écrivais d'ailleurs: "Miracle chez Annihilator, Jeff Waters n'a toujours pas viré Dave Padden", ce qui était une bonne chose, car en regardant de plus près la discographie du groupe, on se rend bien compte que c'est quand Waters est bien entouré qu'il parvient à sortir de bons disques, malheureusement, ce qui devait bien arriver un jour arriva, Padden, qui était en quelque sorte l'artisan du renouveau, quittait le groupe en début d'année après douze ans de présence, laissant Waters de nouveau seul à la barre du navire, ce qui va à l'encontre de la règle numéro 1 pour que que le "groupe" sorte un bon disque: NE JAMAIS LAISSER JEFF WATERS SEUL DANS ANNIHILATOR!

mercredi 16 septembre 2015

[Chronique] Slayer - Repentless

Quand je vous disais récemment que certains gros groupes n'avaient pas sorti un bon disque depuis 25 ans, j'aurais pu rajouter Slayer à la liste, et non, divine Intervention n'était pas un très bon disque.
Bref, ça fait 25 ans que Slayer capitalise sur ses classiques allant de Show no Mercy à Seasons in the Abyss, cinq albums pour l'histoire, plus ou moins intouchables, et l'on sait pertinemment qu'on aura plus jamais un Slayer de ce niveau, ce qui n'empêche pas les fans de continuer à acheter leurs disques foireux, du Merch, et à se rendre en concert, même si sur ce point-là, les dernières tournées américaines du groupe étaient loin d'afficher complet et on était plus proche de la débandade que du triomphe, Slayer vieillit, sort des disques médiocres comme les fonctionnaires du Thrash qu'ils sont devenus, continuant juste parce que financièrement ils s'y retrouvent encore et que ce sera quand même bien con de fermer une entreprise qui fait encore des bénéfices.

mardi 18 août 2015

[Chronique] Black Fast - Terms of Surrender

Ça fait toujours plaisir de voir de bons petits groupes indépendants grandir et se développer, en 2013, sans le soutien d'un label, Black Fast avait réussi à s'extirper de l'anonymat de son Missouri natal avec un Starving out the Light qui était parvenu à mettre tout le monde d'accord, même moi, alors que je considère encore que la vague ReThrash est complètement morte désormais, Black Fast avait réussit ça, sortir un album de Thrash intéressant alors que le genre est de nouveau moribond, dans cet océan de groupes de merde et quelconques qui font tous la même chose, Starving out the Light était une bouffée d'air frais.
Seulement voilà, c'est bien joli tout ça, mais après un premier album aussi bluffant, leur ayant permis de signer un deal avec un label, il y a désormais des attentes concernant ce second album, et confirmer, c'est finalement ce qu'il y a de plus compliqué pour ce genre de groupes, réitérer l'exploit sans l'effet de surprise, et malgré toutes ses qualités, Terms of Surrender sera à la fois une relative confirmation, mais également une très légère déception, allons droit au but, c'est un peu moins bandant cette fois-ci.

mercredi 12 août 2015

[Chronique] Trials - This ruined World

Il y a des choses bizarres dans ce monde, à une époque où signer un deal avec un gros label indé n'a jamais été aussi facile, où ces mêmes labels signent un peu n'importe quoi en suivant les modes et en espérant tomber sur la next big thing du Metalcore, du ReThrash, du Rock vintage ou que sais-je encore, il existe encore des groupes indépendants qui évoluent un peu en marge du système alors qu'ils mériteraient bien mieux, surtout, certains sont parfois largement supérieurs à pas mal de leurs collègues jouissant de la force de frappe médiatique d'un label, nous sommes en 2015 et le groupe américain Trials est toujours en mode DIY, surement par choix, car je n'imagine pas un seul instant que le groupe n'ait jamais reçu de proposition de contrat digne de ce nom, c'est ainsi, Trials préfère tout faire lui-même, et tant pis s'il ne sera jamais reconnu à sa juste valeur par le grand public.
Mais passons, car après deux albums, les très bons Witness to the downfall en 2011 et In the Shadow of Swords il y a deux ans, voilà que déboule déjà le troisième album, et on sent bien que les natifs de Chicago sont bien décidée à frapper un grand coup, tout du moins pour ceux qui en ont quelque chose à faire, car ne tournons pas autour du pot, This Ruined World est le meilleur album du groupe, dans un style à la fois très accessible et difficile à définir.

samedi 2 mai 2015

[Chronique] Noisem - Blossoming Decay

Salut les kids! Vous aimez la violence? Vous en avez marre que je vous casse les couilles avec des groupes d'Avant-garde? Super! J'ai précisément quelque chose pour vous, de quoi satisfaire vos bas instincts avec de la violence gratuite.
Les américains de Noisem avaient déjà fait forte impression en 2013 avec son premier album Agony Defiled, qui était en fait une réédition du Endless Aggression sorti l'année précédente alors que le groupe n'était pas encore signé chez A389 Recordings et évoluait encore sous le nom de Necropsy.
Partant de là, après un album déjà bien burné, le groupe biberonné au vieux Thrash de bourrin et au Death se doit de confirmer l'essai, avec deux problématiques, faire au moins aussi bien qu'Agony Defiled, mais aussi mais aussi tenter d'apporter quelques trucs différents afin que le groupe ne soit pas condamner à sortir inlassablement le même disque, certains aiment ça, personnellement, je trouve que la stagnation est le pire qui puisse arriver à un groupe, ça tombe bien, Blossoming Decay, même si toujours profondément ancré dans le Thrash/Death rageur et couillu, va parvenir à répondre à ces deux problématiques avec aplomb et conviction, ouais, on va encore se prendre de grosses mandales dans la gueule, mais parfois de manière un peu plus subtile que prévu...

jeudi 16 octobre 2014

[Chronique] Sanctuary - The Year the Sun Died

25 ans après son dernier album et 22 ans après son split, Sanctuary fait enfin son retour sur le devant de la scène avec son nouvel album, mouais, le "enfin" est surement de trop dans la phrase puisque dans un monde idéal, Nevermore n'aurait jamais splitté et on n'aurait jamais entendu reparlé de Sanctuary, après tout, Nevermore, fondé par les Sanctuary Warrel Dane et Jim Sheppard, accompagné de leur ancien guitariste live Jeff Loomis, représente l'évolution logique de Sanctuary post-Into The Mirror Black, un Power Metal sombre, torturé, et plus enclin au progressif, assez éloigné d'un Refuge Denied forgé dans le Power Thrash.
Sauf que voilà, Nevermore n'a pas résisté à l'alcoolisme de ses membres, créant des dissensions insurmontables qui ont entraîné l'explosion du groupe en 2011, et sans Loomis, démissionnaire en plus de du batteur Van Williams, plus de Nevermore, fin de l'histoire, ... enfin, en attendant que l’appât du gain n'apaise les dissensions et que le groupe fasse un come-back...
Bref, en attendant, il faudra donc se contenter de la reformation de Sanctuary, un choix logique de la part de Dane et Sheppard que de ressusciter un vieux groupe au nom déjà connu et jouissant d'une certaine notoriété à l'époque plutôt que de repartir sur un projet neuf aux perspectives de succès plus difficiles à prévoir, et plutôt que de l'aléatoire, il fallait surement mieux jouer sur la nostalgie avec Sanctuary, ce qui ne change pas grand chose à l'affaire en fin de compte, car The Year the Sun Died aurait pu aisément être un album de Nevermore, voilà le truc, Sanctuary, c'est du Nevermore sous un autre nom...