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samedi 30 juillet 2016

[Chronique] Witherscape - The Northern Sanctuary

"Les bonnes vieilles recettes d'autrefois du père Swanö"
C'est par cette phrase que j'avais conclu ma chronique du premier album de Witherscape, The Inheritance, il y a déjà trois ans, le disque était bon, vachement bon même, mais sans trop de surprises, car après tout, il ne s'agissait que d'un mix entre du Edge of Sanity et du Nightingale.
Malgré tout, comme Edge of Sanity n'existe plus, et surtout, comme Opeth ne joue plus du tout de Prog Death et fait de la merde, Witherscape arrivait à point nommé pour occuper un créneau délaissé, un Death Progressif à l'ancienne, rassemblant subtilement toutes les influences disséminées tout au long de la très très longue discographie du légendaire suédois, on pourrait presque considérer Witherscape comme étant une sorte de chaînon manquant entre Edge of Sanity, Nightingale, Moontower, une oeuvre somme en quelque sorte, d'un Swanö n'ayant plus rien à prouver, à part le fait qu'il est encore capable de pondre des putain de bonnes chansons...

mardi 20 octobre 2015

[Chronique] Sadist - Hyaena

Sadist a toujours été un groupe assez intéressant à voir en live, car voir le guitariste Tommy Talamanca jongler entre sa guitare et son clavier, voir même parfois jouer des deux à la fois, reste une expérience plutôt fascinante, mais bon, on ne va pas réduire le combo italien à un simple gimmick scénique, Sadist est avant tout un très bon groupe de Death/Jazz, qui avait complètement disparu de la circulation depuis la sortie de Season in Silence en 2010, le groupe donnait tellement peu de nouvelles qu'il était tout à fait possible qu'ils avaient encore splitté.
Bref, Season in Silence, c'était pas génial, oh bien sûr, il y avait de très bons trucs dedans, mais tout ça côtoyait le plus que moyen, ou plutôt le bordélique, à force de plonger dans le Jazz et d'expérimenter, Sadist s'était un peu perdu dans l'overdose de complexité, nous donnant un album plutôt illisible, certains diront que c'est pour ça qu'ils aiment Sadist, le groupe n'en fait qu'à sa tête et n'en a rien à foutre d'être bankable ou attirant (ils nous avaient déjà habitué à des changements stylistiques majeurs, passant du Death bizarre au Thrash avant de tomber dans le Jazz/Death), mais à force d'être trop élitiste, on finit par se couper de sa base, cinq ans plus tard, après être sorti par la petite porte, Sadist pète un carreau et revient par la fenêtre, pour une opération rachat? oui et non, mais plutôt non en fait...

jeudi 9 avril 2015

[Chronique] Ad Nauseam - Nihil Quam Vacuitas Ordinatum Est

"Mode: tendance temporaire dans les références ou comportements collectifs, propre à une période donnée et liée à un phénomène d'imitation. Les modes peuvent exister dans divers domaines, notamment artistiques.
Une tendance est un phénomène observé sur un groupe particulier, groupe qui fait partie d'un autre groupe plus important. Souvent abordée sous l'angle des statistiques, une tendance est surtout très utilisée pour orienter la production de biens et services."
Il y a toujours eu des modes dans le Metal, des tendances aussi, que cela soit dans le Metal au sens général du terme, ou dans les sous-genres, par exemple, la mode dans le Death Metal actuellement est de pomper Gorguts, euh, pardon, plutôt de proposer un Death Metal technique aux structures non-linéaires que l'on pourra qualifier de Death Metal abstrait, même s'il est tout à fait possible d'appeler ça le Post-Death Metal, peut importe que l'on accole à tout ça le terme progressif, ce ne change pas grand chose à la tendance actuelle, difficile de nier également l'influence énorme de Gorguts sur cette tendance.
Si je vous parle de ça, c'est bien entendu car Ad Nauseam a parfaitement étudié le marché du Death Metal, le constat est simple, pour sortir de la masse, il vaut mieux pratiquer un Death abstrait élitiste et complexe, ce qui correspond à la demande actuelle, surtout que je genre est particulièrement bien vu de la part des faiseurs d'opinion des internets, plutôt que de faire dans le Death Brutal et prosaïque, pour l'instant cette élitisme n'est pas encore devenu le nouveau mainstream, mais c'est en passe de le devenir, l'entreprise italienne de démolition cryptique et labyrinthique Ad Nauseam positionne donc son produit sur le créneau du Death haut de gamme, loin de la plèbe pratiquant du Death bas-de-plafond, où finalement, tout se jouera sur la capacité du groupe à apporter sa pierre à l'édifice et à se démarquer, car il est très facile de tomber dans le piège de la copie pure et simple...