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dimanche 7 juillet 2019

[Chronique] Abbath - Outstrider

Dans la grande lutte post-split d'Immortal pour savoir qui allait faire du meilleur Immortal entre l'ex-Immortal et meme-humain Abbath et le Immortal avec Demonaz de retour aux affaires, il n'y avait pas vraiment eu match, malgré toutes les limitations dues au recyclage pratiqué par l'Immortal de Demonaz, Northern Chaos Gods était un album bien plus cool que la petite chiure éponyme d'Abbath sortie il y a déjà trois ans, il faut dire que là où Immortal puisait son inspiration et son énergie aux origines du groupe (alors que paradoxalement il recyclait plutôt du Immortal post-2000), Abbath avait choisi de recycler... All Shall Fall, ce qui était carrément une putain d'impasse artistique et le signe que le gars avait décidé de vite torcher son disque sans trop se faire chier.
Partant de là, qu'attendre de ce second album d'Abbath en solo? bah rien, et ça tombe super bien, puisque c'est exactement ce que va nous donner le père Abbath, un grand rien.

vendredi 22 mars 2019

[Chronique] Misery Index - Rituals of Power

A l'origine un rassemblement d'anciens Dying Fetus, et donc pleinement influencé par Dying Fetus sur ses quatre premiers albums, Misery Index avait surpris son monde en 2014 avec la sortie d'un The Killing Gods qui, enfin, semblaient se détacher de ses encombrantes influences, bien sûr les références Death/Grind étaient toujours présentes sur bien des aspects, mais au sein d'un ensemble bien plus ambitieux en terme d'écriture et développant de nombreuses ramifications Thrash ou Death mélodique, on ne pouvait que saluer cette stratégie visant à faire autre chose que d'appliquer la bonne vieille recette bourrine encore et encore, surtout que malgré ce revirement mélodique, The Killing Gods était bien chargé de riffs assassins et de groove brise-nuque, et si vous pensiez que Misery Index était sur le chemin du ramollissement en chargeant la mule mélodique du Death édulcoré, Rituals of Power va vous mettre un bon coup pied au cul car ce n'est pas du tout ce qui va se passer.

dimanche 7 octobre 2018

[Chronique] Horrendous - Idol

L'air de rien, en même pas quatre ans et en trois albums sortis entre 2012 et 2015, le jeune groupe américain s'est hissé dans les hautes sphères du Death Metal, en partant d'un Death vindicatif façon revival Old School qui malgré tout apportait un regard neuf sur le genre, Horrendous s'est fait de plus en plus explorateur et apte a faire bouger les lignes, après le juvénile The Chills, Ecdysis puis Anareta n'ont fait que rapprocher le groupe de l'excellence progressiste qui avait habité les productions de grands anciens comme Atheist ou Cynic.
Aujourd'hui le groupe est dans une situation étrange, il a passé le fameux cap du troisième album avec brio et une classe folle, et l'attente est désormais énorme, il ne bénéficie plus de l'effet de surprise non plus, il se doit de répondre à une question, on va où quand on est déjà au sommet?

mercredi 30 mai 2018

[Chronique] Alkaloid - Liquid Anatomy

Linus Klausenitzer, actuel bassiste d'Obscura, Hannes Grossmann et Christian Münzner, respectivement batteur et guitariste anciennement chez Obscura (faisant partie de ce que l'on pourrait appeler le line-up "classique" d'Obscura), le guitariste Danny Tunker ex-Aborted mais également guitar tech chez Obscura, ça fait beaucoup d'Obscura dans un groupe tout ça, ajoutons à ça le chanteur/guitariste Morean de Dark Fortress et de Noneuclid, et vous avez devant vous un véritable all-star band du Tech-Death dont on aurait pu penser qu'il se contente de faire du Obscura-like, sauf que non, Alkaloid a prouvé avec son premier album The Malkuth Grimoire sorti il y a pile trois ans qu'il était un tout autre animal, œuvrant dans le Tech-Death, certes, mais davantage décidé à explorer la dimension progressive de son art plutôt que de se contenter des recettes faciles du genre, ce premier album était délicieusement plein de défauts, des failles presque normales pour un projet aussi aventureux et non-conventionnel dans son approche, quand on tente beaucoup, qu'on expérimente, tout ne peut pas être parfait, ce qui nous amène à Liquid Anatomy, un second album où Alkaloid, presque naturellement, ne va pas se restreindre aux codes qu'il a défini il y a trois ans, il va s'en servir de base pour faire... autre chose.

vendredi 12 janvier 2018

[Chronique] Sinistro - Sangue Cássia

Sinistro fait partie de ces groupes difficilement classables, qui semble évoluer dans tellement de références et d'influences qu'il devient très compliqué de lui coller une étiquette, les deux premiers albums des portugais ont constamment navigué entre le Sludge, le post-Metal, le Doom, l'atmosphérique, et l'on pourrait presque ajouter de l'avant-garde, l'art de brouiller les cartes, mais avec une constante cependant, cette volonté de constamment raffiner sa musique au fur et à mesure des albums, ce qui est une trajectoire logique pour pas mal de groupes de cette mouvance, qui consiste à délaisser les velléités abrasives pour s'étendre du côte du post Rock, stratégie désormais classique mais toujours efficace, et pour son troisième album, cette évolution continuera dans ce sens.

dimanche 3 décembre 2017

[Chronique] Impureza - La Caída de Tonatiuh

Il n'est pas évident pour un groupe de Death Metal de se faire un nom dans un genre aussi saturé, surtout quand on est français, difficile de sortir de la masse et de n'être autre chose qu'un second couteau, les français d'Impureza avait trouvé un truc pour se faire remarquer, se faire passer pour des espagnols en chantant en castillan et en foutant du Flamenco dans leur Death à la Nile, genre Rodrigo y Gabriela avec des blast beats et des grosses couilles ou un Flametal sauce Death Metal, ça avait donné un premier album, La Iglesia del Odio, plutôt correct même si le Flamenco apparaissait davantage comme un gimmick plutôt qu'un truc pleinement intégré à leur musique, il n'empêche que ça restait cool quand même, il faut dire que les groupes à gimmicks sont souvent sympathiques même quand c'est pas exceptionnel, ce premier album, c'était il y déjà sept ans l'air de rien, et il s'est passé beaucoup de trucs dans l'intervalle, le temps de passer du Paella Death Metal au Tamales Death Metal, vamos...

mardi 10 octobre 2017

[Chronique] Vulture Industries - Stranger Times

On avait bien compris avec The Tower, sorti il y a déjà quatre ans, que les norvégiens de Vulture Industries n'avaient plus trop envie de s'éterniser dans le petit giron du Black Metal et que son Prog avant-gardiste avait probablement besoin de plus d'espace pour s'exprimer librement, le fait que le chanteur Bjørnar Nilsen assouvisse désormais ses pulsions brutales au sein de Black Hole Generator ne laissant pas entrevoir non plus un retour en arrière.
Il va falloir s'y faire, les racines extrêmes du projet, bien que toujours présentes par moment, ne seront désormais plus qu'une référence parmi d'autres pour un groupe caméléon bien décidé à poursuivre son évolution, Stranger Times s'inscrira dans cette démarche d'adoucissement sur la forme et de développement de ramifications davantage rock et progressives, un autre moyen d'expression en quelque sorte, sans forcément renier le passé, mais toujours tourné vers l'avenir.

dimanche 25 juin 2017

[Chronique] Foscor - Les irreals visions

Foscor est un groupe catalan (certains rageux diront espagnol) qui à l'origine faisait dans le Black Metal raw et rugueux très influencé par la scène norvégienne, qui ne laissait pas forcément présager de la tournure des événements, car ouais, le Black Metal c'est désormais terminé pour Foscor, et il aura fallu un grosse dizaine d'années et cinq albums pour s'en débarrassé.
Ce changement ne sera pas une surprise pour qui a quelque peu suivi la trajectoire du groupe, déjà il y a trois ans Those Horrors Wither introduisait une dose massive de chant clair dans un Black qui était déjà principalement tourné vers le Post-Black, et Les Irreals Visions ne fait qu'entériner le choix du groupe d'aller ailleurs, du côté de chez Solstafir et de Katatonia, même si prévisible, le changement n'en reste pas moins particulièrement drastique.

mardi 30 mai 2017

[Chronique] Ulsect - Ulsect

Formé autour d'un ancien bassiste de Textures et surtout de deux membres actuels des excellents Dodecahedron, le projet Ulsect a de quoi intriguer et créer de la hype avec son line-up et une signature chez Season of Mist pour directement un premier album sans passer par la case EP, il faut dire aussi que c'est presque vendu comme un super-groupe vu comment le label insiste sur le fait que les gars d'Ulsect sont chez d'autres groupes, ce qui va être important pour d'autres raisons que les triviales questions promotionnelles, il y aura beaucoup de Dodecahedron et de Textures chez Ulsect, quelle putain de surprise...

samedi 29 avril 2017

[Chronique] Nightbringer - Terra Damnata

J'avais bien aimé le dernier Nightbringer sorti il y a déjà trois ans, Ego Dominus Tuus était de ces très bons disques de Black qui même s'ils ne touchent pas à l'excellence parviennent à se hisser dans le peloton de tête des prétendants, près du trône, à une marche, mais jamais vraiment apte à prendre la place de l'empereur, qui même désormais absent aura laissé une aura infranchissable pour les prétendants.
Bref, malgré son évolution, ayant délaissé son black occulte et trve à mort pour des délices bourrins et emphatiques, Nightbringer ne sera jamais le nouvel Emperor, cherchez pas, c'est mort, Nightbringer vient de trop loin et Season of Mist aura beau tenter de vous vendre le bouzin comme étant le nouveau géant du genre, Nightbringer ne sera jamais rien d'autre qu'un bon élève appliqué, mais c'est déjà pas mal, il n'y a aucune honte là-dedans.

samedi 1 avril 2017

[Chronique] Dodecahedron - Kwintessens

Sortant de nulle part avec son premier album éponyme sous le bras en 2012, Dodecahedron surpris tout son monde et botté un très grand nombre de culs avec son Black Metal bizarre qui appartient à cette niche de Metal abstrait très à la mode en ce moment, sorte de réponse Black Metal à Gorguts ou Portal, sans oublier les nombreuses références au maître Deathspell Omega voir le plus fou, et il faut bien l'avouer plus visionnaire que nos hollandais, Jute Gyte.
Malgré ce name-dropping massif, Dodecahedron n'est pas forcément un clone, le groupe étant parvenu à se forger un son propre, singulier et reconnaissable à défaut d'être franchement unique, et même si les hollandais sont assez proche stylistiquement d'un Krallice, ce n'est jamais vraiment Krallice, Dodecahedron fait du Dodecahedron avec sa vision du Tech Black abstrait, sa propre philosophie, qui semble s'affirmer encore davantage avec cet album numéro deux qui a beaucoup de temps à arriver.

mardi 14 mars 2017

[Chronique] Benighted - Necrobreed

On est jamais véritablement déçu par un album de Benighted, à condition de se contenter d'une vision d'ensemble et de ne pas trop s'attarder sur certains détails.
Benighted sait très bien ce que veulent les fans, du Br00tal Deathcore qui gruik et qui tabasse sans aucune forme de pitié pendant une quarantaine de minutes, c'est très con, c'est bas-de-plafond, viscéral, ça flatte les bas instincts, mais il faut bien avouer que ça marche pas trop mal, et ceci depuis désormais presque vingt ans, pas encore mais on y arrive.
Au premier abord, Necrobreed sonnera business as usual et tout le monde y trouvera son compte, en y regardant un peu de plus près cependant, on en sera peut-être plus aussi certain...

mercredi 25 mai 2016

[Chronique] Withered - Grief Relic

Il y a quelques jours je vous parlais de Blackened Death fort peu conventionnel, aujourd'hui, nous allons encore parler de Death/Black, mais dans une optique un poil plus traditionnelle que la vision d'Howls of Ebb du genre, plus respectueuse des normes, certes, mais ce n'est pas pour autant que c'est moins bien, surtout qu'on en parle d'un bestiau comme Withered.
Formé en 2003 par Mike Thompson, Withered a connu une évolution au gré des albums qui l'a amené en 2010 à son chef-d'oeuvre Dualitas, le genre d'album qui aurait dû permettre au combo d'Atlanta de passer un niveau supplémentaire en terme de notoriété, sauf que... non, le line-up du groupe s'est désagrégé peu de temps après et ce sont six années de silence qui ont suivi Dualitas avant le retour du géant américain, que l'on retrouve ici avec un line-up plutôt excitant, puisqu'en dehors de Thompson et du fidèle batteur Beau Brandon, complètent le line-up le Primitive Man Ethan McCarthy et l'homme le plus occupé du monde Colin Marston, qui en plus de jouer dans une bonne dizaine de groupes (Gorguts, Krallice, Dysrhythmia, Encenathrakh, Behold the Arctopus...) est également occupé à produire un peu tous les groupes de Metal extrême abstrait d’Amérique du nord, partant de là, et après donc un Dualitas qui avait botté le cul d'à peu près tout le monde, on attendait beaucoup de Grief Relic, bonne nouvelle, personne ne sera déçu.

jeudi 24 mars 2016

[Chronique] Wormed - Krighsu

Wormed est un groupe ridicule, formé en 1998, le combo espagnol a attendu 2003 pour sortir son premier album, et Planisphærium était une véritable tuerie, après ça, les mecs ont glandé pendant dix ans, et en 2013, Exodromos était encore davantage une tuerie, nous voici en 2016, ce qui est un intervalle très court à l'échelle du groupe, et voilà que déboule le troisième album Krighsu, et ouais, une fois de plus, il est ridicule, ridiculement génial, comme si le groupe était incapable de sortir un mauvais disque, mieux encore, Wormed est tellement un groupe ridicule que Krighsu, bien que très proche du monumental Exodromos, sera peut-être encore meilleur, Wormed est ridicule à ce point-là, on pensait qu'ils avaient sorti leur disque définitif, insurpassable, le chef-d'oeuvre d'une carrière, et trois ans plus tard, ils font mieux, tout simplement ridicule...

jeudi 6 novembre 2014

[Chronique] Ne Obliviscaris - Citadel

En 2012, les australiens de Ne Obliviscaris avaient causé une sacré déflagration dans le petit monde du Metal avec son premier album Portal of I, comment un jeune groupe sorti de nulle part pouvait avoir sorti un album pareil, jouant avec aisance avec tous les codes du Metal extrême, proposant un somptueux mélange de Black flirtant avec le Death et de symphonique sans que l'on puisse vraiment cataloguer le groupe dans un style précis, techniquement irréprochable, novateur et original, notamment par la touche Folk apportée par un violoniste, Ne Obliviscaris avait presque tout bon avec son premier album.
Bien sûr, tout ça n'était pas exempt de quelques défauts, pas mal de longueurs, certains passages un peu trop répétitifs, ou encore un tout petit manque d'émotion, Portal of I était un travail peut-être un peu trop scolaire malgré la réelle volonté du groupe d'aller au delà du simple groupe de Metal extrême à gimmick.
Bref, Citadel était attendu au tournant, et l'on pouvait craindre que ce nouveau disque soit moins bon que le précédent... malheureusement, c'est le cas, enfin, c'est un peu plus compliqué que ça, venez, on s'assoit et je vous en parle...

dimanche 12 octobre 2014

[Chronique] Nightbringer - Ego Dominus Tuus

Nightbringer a toujours été ce groupe un peu bâtard de la scène Black Metal américaine, ce mélange de Marduk et de Deathspell Omega saupoudré d'une touche d'Emperor, seulement voilà, malgré la qualité du truc, les trois premiers albums du combo ricains n'ont fait que des vaguelettes dans le petit monde de l'underground et l'on ne peu pas dire que les choses ont vraiment décollé pour eux, bref, on attend toujours le ras-de-marée Nightbringer qui emporterait tout sur son passage et lui offrirait la reconnaissance d'un public plus large.
Trois ans après un Hierophany of the Open Grave qui voyait le groupe s'enfermer dans une certaine routine, voilà que déboule un Ego Dominus Tuus sur lequel Nightbringer semble bien décidé à modifier sa musique et tenter de nous offrir, enfin, son chef d'oeuvre du Black Metal, et pour se faire, quoi de mieux que d'essayer de monter sur le trône vacant en devenant le nouvel Emperor...

mardi 2 septembre 2014

[Chronique] Sólstafir - Ótta

Il y a des évolutions qui sont plus naturelles que d'autres.
Même si le premier album de Sólstafir, Í Blóði og Anda, est étiqueté Black Metal, la Black des islandais n'avait franchement rien de conventionnel, et ce sont justement les conventions que Sólstafir s'est employé à bousculer tout au long de sa carrière, se servant du Metal comme base pour partir vers une autre direction, conservant des bribes métalliques comme fil conducteur à leur évolution, car même si Sólstafir en 2014 n'a plus rien à voir avec le Sólstafir de 2002, les cow-boys islandais ont su conserver leur personnalité et leur identité.
Sólstafir ne fait aujourd'hui plus de Metal mais en conserve l'esprit et toute son essence, on parle aujourd'hui de Post-Rock, d'atmosphérique, de Post-Metal, ou que sais-je encore pour qualifier la musique des islandais, mais malgré sa mutation, Sólstafir ne sonne comme personne d'autre, Sólstafir n'est pas Katatonia, pas Pink Floyd non plus, et encore moins un énième Sigur Ros, non, Sólstafir est Sólstafir, droit dans ses santiags, et Ótta, cinquième album, est une preuve supplémentaire de la brillance des islandais, bien décidés à nous démontrer qu'ils n'avaient pas atteints les limites de leur évolution avec Svartir Sandar...

mardi 17 juin 2014

[Chronique] Septic Flesh - Titan

Depuis sa reformation en 2007, Septic Flesh a profondément modifié son propre ADN, évoluant vers une sorte de Behemoth symphonique, avec la gigantesque baffe Communion, et poussant encore plus loin le délire orchestral avec le brillant et monstrueux The Great Mass, un Septic Flesh 2.0 qui n'a plus grand chose à voir avec celui la première carrière du groupe, avec une récurrence malgré tout, la musique des grecs, malgré le changement de style, demeure toujours aussi unique en son genre, personne ne sonne comme Septic Flesh, et la concurrence est très loin derrière.
Sur le sticker fièrement apposé par Season of Mist sur ce nouvel album de Septic Flesh (en fait c'est désormais Septicflesh pour des raisons juridiques), on peut y lire ceci:
"Septicflesh are taking the fusion of archestral music ans Dark Metal into a new dimension.
A Titan was born and will change the DNA of symphonic Death Metal forever!"
Prétentieux, pompeux, et surtout un peu faux.
Pourtant j'aime Septic Flesh, de tout mon cœur, d'un amour inconditionnel, et je vous le dis tout de suite, Titan est un putain de bon disque, ouais, aucun doute là-dessus, mais de là à dire que cet album va changer l'ADN du Death symphonique et emmener la musique orchestrale dans une autre dimension, NON!
Bah ouais, c'est ça Titan, le disque le plus brillamment décevant de l'année, je vous dois une explication...

vendredi 6 juin 2014

[Chronique] Mayhem - Esoteric Warfare

Mayhem est un cas à part dans le Black, contrairement à ses nombreux congénères issus de la scène norvégienne du début des années 90, le groupe n'a jamais été en mesure de fournir un album en adéquation avec sa supposée légende, car ouais, Mayhem est considéré comme une légende, et je sais d'avance ce que vous allez m'objecter, hey connard, et De Mysteriis Dom Sathanas c'est du poulet? ... bah un peu ouais!
Ce premier album, donc, le fameux disque légendaire, ne prouve qu'une seule chose, qu'un album culte n'a pas nécessairement besoin d'être bon, et bon, De Mysteriis Dom Sathanas ne l'est pas, bien sûr, on y trouve des "classiques", deux-trois bonnes idées, mais en aucune manière cet album ne peut être considéré comme génial, Mayhem y sonne comme un groupe de Black norvégien quelconque comme il y en avait des tas à l'époque, seulement voilà, il y avait l'aura de mystère entourant le groupe, et les controverses/affaires criminelles/Suicide et autres conneries extra-musicales pour faire monter la sauce et transformer ce petit disque quelconque de Black norvégien en album culte et légendaire, quand on pense que la même année Gorgoroth sortait Pentagram ou encore Satyricon Dark Medieval Times, Mayhem était clairement à la traîne musicalement avec son Black rustique et bas-de-plafond, mais déjà à l'époque, le Buzz suffisait à rendre légendaire un peu n'importe quoi, aujourd'hui, De Mysteriis Dom Sathanas est le passage obligé pour les apprentis blackeux prépubères, le premier album à écouter avant d'acheter un Tshirt chez EMP et un pendentif en forme de pentagramme Made in China, putain de légende ouais...

jeudi 29 mai 2014

[Chronique] Arkan - Sofia

Quand Arkan avait sorti Salam en 2011, on avait bien compris que le groupe Franco-Maghrébin n'avait pas franchement l'intention de rester dans le carcan Death très longtemps, malgré tout, même si moins orienté Death que son prédécesseur Hilal, il n'en demeurait pas moins que Salam était un album plutôt bon, moins dur bien sûr, offrant à sa chanteuse un rôle un peu plus important, mais l'album offrait encore de très bons moments, parvenant à mêler assez subtilement le Death avec des aspirations plus mélancoliques, tout en continuant à naviguer dans le folklore oriental, bah ouais, après tout, la référence, c'est Orphaned Land, et Arkan était bien décidé à suivre la trace laissée dans le désert par les israéliens, sauf que voilà, contrairement à All is One, Sofia est un ratage...