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dimanche 25 juin 2017

[Chronique] Foscor - Les irreals visions

Foscor est un groupe catalan (certains rageux diront espagnol) qui à l'origine faisait dans le Black Metal raw et rugueux très influencé par la scène norvégienne, qui ne laissait pas forcément présager de la tournure des événements, car ouais, le Black Metal c'est désormais terminé pour Foscor, et il aura fallu un grosse dizaine d'années et cinq albums pour s'en débarrassé.
Ce changement ne sera pas une surprise pour qui a quelque peu suivi la trajectoire du groupe, déjà il y a trois ans Those Horrors Wither introduisait une dose massive de chant clair dans un Black qui était déjà principalement tourné vers le Post-Black, et Les Irreals Visions ne fait qu'entériner le choix du groupe d'aller ailleurs, du côté de chez Solstafir et de Katatonia, même si prévisible, le changement n'en reste pas moins particulièrement drastique.

vendredi 19 mai 2017

[Découverte] White Ward - Futility Report

Faible que je suis, comment pouvais-je résister à écouter un disque où l'on peut lire dans la description sur Bandcamp que ce Futility Report est the metallic version of ULVER’s legendary "Perdition City", ouais, rien que ça, en toute décontraction et en toute humilité, Debemur Morti ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de promouvoir son nouveau poulain ukrainien qui sort ici son premier effort longue durée après une traditionnelle longue série de Split/EP/Demo depuis 2012, vue la hype autour du groupe en ce moment, la stratégie marketing semble payante, et on ne va pas se mentir, c'est bien évidemment largement surcôté.

jeudi 10 mars 2016

[Chronique] Todtgelichter - Rooms

A l'origine un groupe de Black assez quelconque, les allemands de Todtgelichter avaient su se faire un nom en évoluant fortement du côté de l'avant-garde et du post-Black, évolution qui avait culminé avec Angst en 2010, album qui aurait du permettre à Todtgelichter de prendre son envol et d'entrer au panthéon du genre... Sauf que non, tout s'est cassé la gueule avec Apnoe en 2013, alors qu'on attendait que les allemands confirme tout le bien que l'on pensait de Angst, on avait eu droit à, globalement, un disque de Rock émo tout dégueulasse remplit de guimauve, monde de merde...
De ce fait, je dois vous avouer que, marre d'être déçu, je n'avais pas trop envie d'écouter ce cinquième album, mais bon, vu que le groupe avait dégagé Tobias, son principal vocaliste sur Apnoe, j'avais repris un peu espoir, et heureusement que je suis passé outre mes appréhensions initiales, car je serais passé à côté d'un excellent, ouais, avec son artwork toujours aussi minimaliste, Rooms est bel et bien le retour en grâce de Todtgelichter, on efface la tache Apnoe et on recommence, Rooms est le vrai quatrième album que l'on attendait après Angst...

vendredi 26 février 2016

[Chronique] Entropia - Ufonaut

Il y a trois ans, Vesper, le premier album des polonais, m'avait laissé un arrière-goût un peu amer, non pas qu'il était mauvais, enfin pas complètement, mais on sentait bien que Entropia était passé à côté de quelque chose, Vesper était décevant car on avait affaire à un groupe qui voulait expérimenter, qui était capable de faire preuve d'un certain esprit d'aventure, mais qui étrangement s'enfermait dans des codes de Black Shoegaze qui plombaient irrémédiablement le disque.
Vesper était facilement oubliable, mais suffisamment intéressant pour que l'on puisse imaginer qu'un jour, Entropia puisse s'affranchir de ses structures rigides et véritablement démontrer tout son potentiel, ouais, je voulais y croire, Entropia devait évoluer pour ne pas s'enfermer définitivement dans la case shoegaze et tomber dans l'oubli en se noyant dans la masse, et voyez-vous, ça tombe super bien que je vous dise ça, car Ufonaut, c'est précisément ça, un changement drastique de direction, une évolution, et enfin, Entropia est en train de confirmer tous les espoirs qu'on avait placé en lui.

mercredi 13 août 2014

[Chronique] Nachtmystium - The World We Left Behind

Après des débuts discographiques marqués par le Black Metal d'obédience très norvégienne, les américains de Nachtmystium ont assez rapidement changé leur fusil d'épaule, s'orientant davantage vers ce que l'on appelle de manière simpliste le Black psychédélique, étiquette un peu foireuse quand même, mais qui convient relativement bien au style pratiqué ici, où le Black Metal se retrouve immergé dans une marmite d'influences allant de Pink Floyd à Killing Joke, sauf que voilà, Nachtmystium ne peut plus vraiment être considéré comme un groupe de Black Metal, même s'il en conserve certains attributs.
L'évolution de Nachtmystium a finalement trouvé son apogée avec les deux Black Meddle, Assassins et Addicts, c'est vraiment à partir de ce moment là que Blake Judd a trouvé sa propre niche et un son qui lui était propre, malheureusement, comme c'est souvent le cas, l'album suivant, Silencing Machine, était un testament de l'incapacité de Nachtmystium à aller plus loin et à se surpasser.
The World We Left Behind est un album particulier, car destiné à être le dernier du groupe avant sa séparation (peut-on d'ailleurs parler de séparation quand un groupe n'est composé que d'une tête pensante et d'intérimaires en CDD?), du fait des gros problèmes personnels de son leader, arrêté l'année dernière pour vol, et toujours addict à tout un tas de substances illégales, même s'il essaye de s'en sortir depuis quelques temps; Cet album n'est donc pas le dernier si l'on en croit les déclarations récentes de Judd, et en lieu et place d'un glorieux épitaphe final, on a affaire avec The World We Left Behind à une nouvelle démonstration d'un artiste en manque d'inspiration et de ressources...

jeudi 12 septembre 2013

[Chronique] Satyricon - Satyricon

Cela fait déjà cinq ans qu'on avait plus trop de nouvelles de Satyricon, et je ne fais pas vous mentir, ils ne m'avaient pas du tout manqué, d'ailleurs si le dernier titre de The age of Nero, intitulé Den Siste avait été prémonitoire, cela ne m'aurait pas dérangé plus que ça.
Sauf que non, Den Siste ne marquait pas la fin du groupe, juste la fin d'une ère pour l'ancien groupe culte norvégien, la fin du second cycle de Satyricon en fait, car après avoir défouraillé dans le Black pendant les années 90, Frost et Satyr avait plongé la tête la première dans la marmite Black n' Roll à partir de Volcano, point de départ du long déclin de sa créativité, car après ce disque plutôt respectable (et un coup de force commercialement parlant), les choses s'étaient sérieusement gâtées avec Now, Diabolical et The age of Nero.
Un nouveau cycle donc, avec un album éponyme histoire de marquer le coup et pour vous annoncer fièrement ce qu'est Satyricon en 2013, un mauvais groupe de Post-Black...