Devourment est un groupe important dans le Death Metal, on parle ici d'un groupe qui, même s'il n'est pas réellement le géniteur d'un genre (coucou Suffocation, même si on laissera le débat aux historiens), est celui qui a défini les contours de ce que l'on appellera le Slam Death moderne, ce dérivé du Br00tal Death qui mêle la vélocité naturelle du Death à un groove langoureux tout ce qu'il y a de plus putride, le premier album de Devourment, Molesting the Decapitated, sorti en 1999, est un monument inattaquable du genre, c'est l'album que tous les groupes de Slam depuis vingt ans ont essayé d'imiter, c'est aussi l'album que Devourment à lui même essayé, vainement, de répliquer tout au long d'une carrière aussi chaotique qu'erratique, avec ses nombreux splits, changements de line-up (tout ça pour des raisons diverses dont on se s’attardera pas ici), et donc albums qui peinaient à s'approcher qualitativement parlant de cet encombrant classique du genre...
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dimanche 8 septembre 2019
jeudi 8 août 2019
[Chronique] Lord Gore - Scalpels for Blind Surgeons
Lord Gore, rien qu'à entendre le nom et en voyant le logo, même sans connaître le groupe il y a 99,999% de chances pour que l'on soit face à un groupe de Death/grind, peu importe que la pochette avec le cerveau avec des pics et le code couleur fassent un peu tech Death, Lord Gore est définitivement un groupe de Death/Grind qui a eu une première carrière au début des années 2000, le temps de sortir deux albums, The Autophagous Orgy en 2002 et Resickened en 2004 avant de splitter en 2006, les gars partant vadrouiller chacun de leur côté afin d'explorer le Death underground américain, à moins qu'ils étaient trop occupés à bosser au salaire minimum dans les fast-food de l'Oregon, bref, Scalpels for Blind Surgeons est l'album de retour de Lord Gore, et quinze ans après leur dernier album, les gars se sont décidés à faire les choses de façon un peu différente, enfin pas trop hein, mais le fait que ce soit moins orienté Death/grind de gros mongole est quand même un putain de progrès, ouais, Lord Gore a appris à composer des morceaux efficaces sans trop s'appuyer sur des samples de séries Z horrifiques.
dimanche 21 juillet 2019
[Chronique] Damim - A Fine Game Of Nil
Cela fait bien plus de dix ans qu'on avait pas eu de nouvelles de Dāmim, enfin, plutôt de Dām, le patronyme que le groupe utilisait lors de sa donc première incarnation jusqu'en 2016 et sa réactivation post-hiatus, Dām n'avait sorti que deux albums en 2005 et 2007, ça commence à dater, et le changement de nom signifie peut-être que des trucs se sont passés en coulisse, ou que Nathanael Underwood souhaitait donner une toute nouvelle impulsion/orientation à son projet, car c'est bien ce qu'est Dāmim, le vecteur de la vision toute personnelle d'Underwood, musicien plus connu pour ses participations sporadiques à Akercocke, lui qui s'était retrouvé temporairement bassiste sur l'excellent album come-back des anglais il y a deux ans, ça n'a pas duré et c'est donc Dāmim qui s'est retrouvé réactivé pour un troisième tour de piste, ou un premier selon la manière dont on voit les choses, une chose est sûre cependant, c'est musicalement... bizarre, mais on en attendait pas moins de la part du bonhomme.
dimanche 23 juin 2019
[Découverte] Hath - Of Rot and Ruin
Hey! vous aimez Slugdge?
Parce que moi aussi hein, c'est pas comme si j'avais élu Esoteric Malacology meilleur album de l'année dernière, et vous vous imaginez bien que si j'attaque cette chronique du premier album des américains de Hath en vous parlant de Slugdge, c'est qu'il y a limace sous roche et qu'on va donc parler de Blackened Death Metal progressif et qu'on va pouvoir sans trop de peine affirmer que Hath est une sorte de version américaine de Slugdge, alors ouais, il ne faudra pas vraiment chercher de l'originalité chez Hath, il n'y a pas de concept, c'est très basique avec les lieux communs habituels dans les thèmes abordés, mais malgré son emballage un peu passe-partout et le manque d'originalité du propos, il faut bien se rendre à l'évidence, Of Rot and Ruin est une bonne petite tuerie, peu importe finalement qu'il soit incroyablement proche de Slugdge, même si le nombre de références va quelque peu plomber l'album en fin de compte...
Parce que moi aussi hein, c'est pas comme si j'avais élu Esoteric Malacology meilleur album de l'année dernière, et vous vous imaginez bien que si j'attaque cette chronique du premier album des américains de Hath en vous parlant de Slugdge, c'est qu'il y a limace sous roche et qu'on va donc parler de Blackened Death Metal progressif et qu'on va pouvoir sans trop de peine affirmer que Hath est une sorte de version américaine de Slugdge, alors ouais, il ne faudra pas vraiment chercher de l'originalité chez Hath, il n'y a pas de concept, c'est très basique avec les lieux communs habituels dans les thèmes abordés, mais malgré son emballage un peu passe-partout et le manque d'originalité du propos, il faut bien se rendre à l'évidence, Of Rot and Ruin est une bonne petite tuerie, peu importe finalement qu'il soit incroyablement proche de Slugdge, même si le nombre de références va quelque peu plomber l'album en fin de compte...
lundi 10 juin 2019
[Chronique] Nocturnus AD - Paradox
Il y a presque trente ans, en 1990, venait au monde l'un des albums les plus importants de toute l'histoire du Death Metal, bien sûr que j'exagère totalement mais on est pas si loin que ça de la vérité vu l'impact qu'à pu avoir The Key sur toute la scène Death de l'époque, une influence qui a même débordé sur d'autres genres, The Key est un disque complètement culte, une oeuvre dense et unique fruit de la vision du batteur/vocaliste Mike Browning, qui n'a malheureusement pas réussit à renouveler l'exploit avec Thresholds, dernier disque du groupe avec Browning avant qu'il ne se fasse virer de son propre groupe par des collègues ayant copyrighté le nom Nocturnus dans son dos, ce Nocturnus post-Browning continua quelques années avant de disparaître peu de temps après un troisième album anecdotique, pendant ce temps-là, Browning galérait un peu entre divers projets à durée de vie limitée et les différentes incarnations de Nocturnus AD/After Death qui jouaient principalement du Nocturnus (parfois sous le nom Nocturnus en dehors des USA pour des raisons de copyright), avant de se fixer depuis quelques années sur ce Nocturnus AD qui sort son premier album, qui officieusement serait la continuation du Nocturnus original, Paradox démontrera que ce n'est pas aussi simple que ça...
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jeudi 30 mai 2019
[Chronique] Fleshgod Apocalypse - Veleno
On avait quitté Fleshgod Apocalypse il y a trois ans sur un quatrième album, King, qui était, à défaut d'être brillant, enfin écoutable, pour la première fois depuis le premier album Oracles, les italiens n'avaient pas accouché d'une horrible chiasse dégueulasse mal produite et inaudible comme il l'avait fait avec Labyrinth, avec un songwritting qui se décidait enfin à intégrer vraiment les éléments symphoniques et le travail d'un producteur qui connaissait son boulot, King était un honnête petit disque de Death symphonique pas honteux.
Et puis le groupe a traversé une période de turbulences avec le départ de deux de ses guitaristes/chanteurs, Cristiano Trionfera et Tommaso Riccardi, qui laissait penser à une reprise en main totale de l'entreprise par l'omniprésent Francesco Paoli, cette période d'incertitudes expliquerait peut-être l'absence totale d'évolution dans un album qui se veut avant tout rassurant à défaut d'aller de l'avant.
Et puis le groupe a traversé une période de turbulences avec le départ de deux de ses guitaristes/chanteurs, Cristiano Trionfera et Tommaso Riccardi, qui laissait penser à une reprise en main totale de l'entreprise par l'omniprésent Francesco Paoli, cette période d'incertitudes expliquerait peut-être l'absence totale d'évolution dans un album qui se veut avant tout rassurant à défaut d'aller de l'avant.
dimanche 26 mai 2019
[Chronique] Possessed - Revelations of Oblivion
La carrière de Possessed peut se résumer à un seul disque, Seven Churches, classique intemporel ayant influencé toute la scène Death Metal et aidé à le définir en tant que genre à part entière, peu de groupes peuvent se vanter d'être autant cité dans la catégorie influences de la plupart des groupes de Metal extrême des années 80/90, et pourtant, la carrière de Possessed n'a jamais explosé et malgré son statut culte, le groupe se sépara en 1987 après un second album Beyond the Gates qui était juste un poil moins bon que son définitif et encombrant aîné et un EP plutôt cool, le guitariste Larry LaLonde rejoignait Primus alors que Jeff Becerra recevait une balle qui le laissa dans un fauteuil roulant, ce qui n'allait pas empêcher ce dernier de continuer malgré tout avec une toute nouvelle version de Possessed où il est le seul membre originel restant, un Possessed qui sort aujourd'hui, et plus de trente ans après, son troisième album, qui est exactement conforme à ce que l'on pouvait attendre du projet vu les personnes impliquées aujourd'hui dedans.
samedi 4 mai 2019
[Chronique] Amon Amarth - Berserker
Je suppose que si vous en êtes à lire une chronique d'un album d'Amon Amarth, c'est que vous êtes très probablement connaisseur de la série Vikings, c'était une série vachement cool au début, c'était bien foutu, c'était épique, mystique, brutale, avec une réelle tension dramatique, une dramaturgie intense très stylisée, et puis au fur et à mesure que la série enquillait des saisons, est venu le temps de l'usure, aujourd'hui, on regarde Vikings par habitude, de manière blasée, peut-être en faisant autre chose à côté, parce que bon, on veut juste savoir où ça va et comment ça va se terminer, il n'y a aujourd'hui pas vraiment d'autres raisons de regarder une nouvelle saison de Vikings, série qui enchaîne les clichés et les trames scénaristiques usées, comme un beau livre d'image d'une machinerie qui tourne à vide et qui se contente de vivre sur une gloire passée, et à partir de là, avec mon allégorie foireuse tu sens arriver à des kilomètres ma comparaison avec la discographie d'Amon Amarth, bah ouais, Amon Amarth a exactement la même trajectoire, en pire, parce que contrairement à Viking qui n'a pas fait encore la saison de trop tout en flirtant avec une relative médiocrité, Amon Amarth a plongé dedans la tête la première, c'est maintenant que ça se passe et ça fait mal au cul à entendre.
vendredi 22 mars 2019
[Chronique] Misery Index - Rituals of Power
A l'origine un rassemblement d'anciens Dying Fetus, et donc pleinement influencé par Dying Fetus sur ses quatre premiers albums, Misery Index avait surpris son monde en 2014 avec la sortie d'un The Killing Gods qui, enfin, semblaient se détacher de ses encombrantes influences, bien sûr les références Death/Grind étaient toujours présentes sur bien des aspects, mais au sein d'un ensemble bien plus ambitieux en terme d'écriture et développant de nombreuses ramifications Thrash ou Death mélodique, on ne pouvait que saluer cette stratégie visant à faire autre chose que d'appliquer la bonne vieille recette bourrine encore et encore, surtout que malgré ce revirement mélodique, The Killing Gods était bien chargé de riffs assassins et de groove brise-nuque, et si vous pensiez que Misery Index était sur le chemin du ramollissement en chargeant la mule mélodique du Death édulcoré, Rituals of Power va vous mettre un bon coup pied au cul car ce n'est pas du tout ce qui va se passer.
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lundi 11 mars 2019
[Chronique] Children Of Bodom - Hexed
C'est marrant quand même, on est en 2019 et il y a encore des gens qui attendent des choses d'un nouvel album de Children of Bodom, faudrait peut-être vous réveiller les gars, ça fait quinze ans que l'âge d'or du groupe est terminée, complètement fracassée par des Blooddrunk ou des Relentless Reckless Forever, vous m'objecterez peut-être que Halo of Blood était un vague retour à quelque chose d'écoutable, pourquoi pas, une anomalie puisque dès l'album suivant les finlandais nous sortaient le furoncle I Worship Chaos, définitivement, l'âge d'or du groupe est clairement derrière lui.
Le meilleur que l'on puisse espérer de Children of Bodom en 2019 est simplement qu'il sorte l'album le moins mauvais possible, cela fait longtemps que Laiho n'a plus rien dans le réservoir et n'est pas capable de plus, Chrildren of Bodom n'est plus mû que par le souvenir de ses albums pré-2005 et n'avance encore que par l'inertie qu'il en a tiré, c'est ce que sera Hexed, le disque le moins mauvais possible... et c'est vraiment pas terrible.
mercredi 27 février 2019
[Découverte] Kaleikr - Heart Of Lead
Depuis une dizaine d'années, l'Islande est devenue une solide place forte du Metal, avec un nombre de groupes assez étonnant pour un pays de 350000 habitants, et le développement d'une scène extrême plutôt singulière et de qualité, plutôt enclin à l'exploration sonore.
C'est sur les cendres d'un groupe de Black nommé Draugsól, qui avait sorti il y a deux ans un excellent premier album, que s'est formé Kaleikr, désormais un duo comprenant le batteur Kjartan Harðarson et Maximilian Klimko pour... tout le reste, et il ne sera pas trop question de Black cette fois-ci, car même si Kaleikr a gardé de sa précédente incarnation le goût des structures alambiquées et des atmosphères dissonantes, Heart of Lead naviguera dans le Death Metal blackisé du genre abstrait et teinté de post-Metal progressif.
C'est sur les cendres d'un groupe de Black nommé Draugsól, qui avait sorti il y a deux ans un excellent premier album, que s'est formé Kaleikr, désormais un duo comprenant le batteur Kjartan Harðarson et Maximilian Klimko pour... tout le reste, et il ne sera pas trop question de Black cette fois-ci, car même si Kaleikr a gardé de sa précédente incarnation le goût des structures alambiquées et des atmosphères dissonantes, Heart of Lead naviguera dans le Death Metal blackisé du genre abstrait et teinté de post-Metal progressif.
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jeudi 21 février 2019
[Chronique] Diabolical - Eclipse
Authentique second couteau de la scène Black/Death suédoise, Diabolical est pourtant un groupe assez différent dans son genre, car plutôt que de nous sortir les mêmes albums tous les deux ans comme tous les gros tâcherons du genre, le groupe a choisi d'espacer les sortis et de prendre son temps pour nous proposer des albums très distincts, d'abord particulièrement ancré dans le Black à ses débuts, Diabolical s'était plutôt orienté vers un Blackened Death très inspiré par Behemoth avant de nous sortir en 2013 un gros pavé de Death symphonique avec un Neogenesis que je considère aujourd'hui encore comme le meilleur album du groupe, en plus d'être le plus ambitieux de leur discographie, de quoi en tout cas avoir des attentes assez élevées alors que déboule six ans plus tard cet Eclipse qui sera une fois de plus assez différent de ce qu'à pu faire le groupe auparavant.
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jeudi 14 février 2019
[Chronique] Carnal Forge - Gun to Mouth Salvation
Carnal Forge putain! Voilà un nom qu'on avait pas entendu depuis bien longtemps, on savait le groupe plus ou moins actif puisqu'il avait sorti la bagatelle de... deux singles en 2010 et 2014 (des stakhanovistes quoi...), mais avec un dernier album studio datant de 2007, cela fait douze longues années sans que le groupe suédois fasse vraiment parler de lui, mais vous savez quoi? bah faut bien payer les factures et Carnal Forge est un nom qui pèse dans le milieu du Death/Thrash suédois au rayon gros tâcherons de seconde division et y'a bien moyen de monétiser ce qui leur reste de notoriété, en plus y'a pas trop de risque, Carnal Forge est bien le genre de groupe à être capable de torcher un album correct vite-fait sans trop se fouler tout en maintenant certains standards de qualité, et c'est ça qui est cool, car vous savez ce qu'il y aura à retenir de ce nouvel album? ouais... Rien. wait... what?
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vendredi 18 janvier 2019
[Chronique] Phlebotomized - Deformation Of Humanity
Phlebotomized, voilà un nom que personne n'avait entendu depuis bien longtemps, depuis 1997 précisément, l'année où le groupe hollandais a décidé de lâcher l'affaire après une carrière bien trop courte et bien trop discrète à mon goût, car vous ne le savez peut-être pas, mais Phlebotomized est l'un des groupes les plus importants des années 90, principalement grâce à un premier album, Immense Intense Suspense sorti en 1994, qui a contribué à dessiner les contours de ce qui deviendra par la suite le Death symphonique, Phlebotomized fait parti de ces groupes qui ont marqué leur époque en défrichant de nouveaux territoires, ils sont d'ailleurs allés beaucoup plus loin que le Death/Doom symphonique en 1997 en sortant un Skycontact davantage avant-gardiste et psychédélique qui avait pas mal décontenancé certains fans à l'époque, ces fans seront donc heureux d'apprendre que l'histoire ne reprendra pas là où elle s'était arrêtée...
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vendredi 21 décembre 2018
[Chronique] Sulphur Aeon - The Scythe of Cosmic Chaos
Après un brillant premier album, Swallowed by the Ocean's Tide, en 2013, les allemands de Sulphur Aeon sont partis dans un curieux délire, tout faire comme Behemoth, une stratégie qui nous avait Gateway to the Antisphere deux ans plus tard et c'était l'une des plus grosse déception de l'année, c'est un drôle de choix de carrière que de modifier une tambouille particulièrement savoureuse pour se rapprocher du cadavre puant qu'est devenu Behemoth (j'ai une chronique pour ça), Sulphur Aeon passant d'un occulte Lovecraftian Death Metal™ à un Black/Death putassier et facile, et si vous pensiez que le groupe allait se refaire la cerise et reprendre enfin là où les choses s'étaient arrêtées en 2013, vous allez une fois de plus tomber de haut, The Scythe of Cosmic Chaos étant encore plus mauvais que Gateway to the Antisphere, monde de merde...
mardi 16 octobre 2018
[Chronique] Behemoth - I Loved You at Your Darkest
On avait quitté Behemoth en 2014 après la piteuse entreprise visant à capitaliser sur la notoriété acquise par son leader Nergal après la médiatisation de sa leucémie, The Satanist était un album plutôt raté malgré quelques très bonnes idées disséminées vers la fin de la galette, et même si je le qualifiais d'échec à l'époque, il n'y avait pas grand chose de honteux musicalement, après au niveau des intentions, on pouvait y trouver à redire, The Satanist était marqué par la volonté de Nergal de s'établir comme un vrai artiste et de toucher un public bien plus large et mainstream, l'album étant porté presque uniquement par la personnalité de son chef d'orchestre/attention whore de service, Behemoth n'étant plus qu'un vecteur servant à emmener Nergal vers la célébrité à grand coup de Black/Death aseptisé, parce que ouais, autant aller droit au but, I Loved You at Your Darkest est de très loin l'album le plus dégueulasse infligé à nos oreilles par le polonais et ses sbires, une authentique merde putassière dépourvue de couilles, autopsie du cadavre...
dimanche 7 octobre 2018
[Chronique] Horrendous - Idol
L'air de rien, en même pas quatre ans et en trois albums sortis entre 2012 et 2015, le jeune groupe américain s'est hissé dans les hautes sphères du Death Metal, en partant d'un Death vindicatif façon revival Old School qui malgré tout apportait un regard neuf sur le genre, Horrendous s'est fait de plus en plus explorateur et apte a faire bouger les lignes, après le juvénile The Chills, Ecdysis puis Anareta n'ont fait que rapprocher le groupe de l'excellence progressiste qui avait habité les productions de grands anciens comme Atheist ou Cynic.
Aujourd'hui le groupe est dans une situation étrange, il a passé le fameux cap du troisième album avec brio et une classe folle, et l'attente est désormais énorme, il ne bénéficie plus de l'effet de surprise non plus, il se doit de répondre à une question, on va où quand on est déjà au sommet?
Aujourd'hui le groupe est dans une situation étrange, il a passé le fameux cap du troisième album avec brio et une classe folle, et l'attente est désormais énorme, il ne bénéficie plus de l'effet de surprise non plus, il se doit de répondre à une question, on va où quand on est déjà au sommet?
dimanche 23 septembre 2018
[Chronique] Deicide - Overtures of Blasphemy
Ce qui est dommage avec la carrière de Deicide, c'est que Glen Benton n'ait pas respecté sa promesse de se suicider à l'âge de trente-trois ans, c'est super con, ça aurait éviter que son groupe continue de sortir des albums tous plus moyens les uns que les autres, voir parfois complètement nuls, et c'est un peu toute l'histoire de Deicide, un groupe superbement moyen qui a sorti un disque en 1992, Legion, appartenant au panthéon du Death Metal, et qui depuis n'a eu de cesse de sortir des album crapoteux en hurlant de manière tout ce qu'il y a de plus puérile sa haine contre le petit-jésus™.
Bon, ok, si Benton s'était mis une balle comme c'était prévu, on aurait pas eu cette anomalie Stench of Redemption en 2006, ce qui aurait été dommage, une anomalie car putain de merde ce que ce disque était putain de bon, ce qui n'a pas empêché Deicide de reprendre sa routine d'albums alternant entre le moyen et le nul, dont le dernier il y a cinq ans qui sans être mauvais était fabuleusement chiant et ennuyeux, ce qui ne laissait pas augurer d'un nouveau disque particulièrement brillant...
Bon, ok, si Benton s'était mis une balle comme c'était prévu, on aurait pas eu cette anomalie Stench of Redemption en 2006, ce qui aurait été dommage, une anomalie car putain de merde ce que ce disque était putain de bon, ce qui n'a pas empêché Deicide de reprendre sa routine d'albums alternant entre le moyen et le nul, dont le dernier il y a cinq ans qui sans être mauvais était fabuleusement chiant et ennuyeux, ce qui ne laissait pas augurer d'un nouveau disque particulièrement brillant...
mercredi 5 septembre 2018
[Chronique] Omnium Gatherum - The Burning Cold
Omnium Gatherum a une trajectoire très typique du second couteau qui aurait largement pu mériter mieux avec des circonstances différentes, seulement voilà, les planètes ne se sont pas alignées et la carrière du groupe finlandais n'a jamais explosé, il faut dire qu'il est arrivé exactement au moment où la hype Death mélodique commençait à montrer de sérieux signes de faiblesse, le fait que leurs premiers albums n'aient pas été particulièrement passionnants n'a pas aidé non plus à leur enlever l'étiquette d'énième groupe de Melodeath qui arrive avec la masse sans pouvoir s'en extirper, c'est con, car on peut facilement imaginer que si le groupe avait débuté sa carrière début 2000 avec un album de la trempe de New World Shadows, celle-ci aurait été forcément différente, pas de bol le disque est sorti en 2011 et c'était trop tard, Omnium Gatherum restera surement à jamais cet excellent groupe de Death mélodique ayant sorti un chef-d'oeuvre au mauvais moment et qui a raté le coche...
jeudi 23 août 2018
[Chronique] Sinsaenum - Repulsion for Humanity
Comment lancer un groupe qui va faire le buzz malgré le fait qu'il produise un Death Metal tout ce qu'il y a de plus quelconque et médiocre? facile, Frédéric Leclercq (Dragonforce) a trouvé la solution, une superstar à la ramasse qui veut prouver qu'il pas aussi rincé que tout le monde le dit et un gros line-up hétéroclite avec des gros noms histoire d'attirer l'attention, et il faut être réaliste, le line-up est bel et bien le seul argument de vente de Sinsaenum, le premier album sorti il y a deux ans était gavé de Death Metal bourrin d'une banalité abyssale qui piochait sans vergogne dans son petit manuel du Death tout ce qu'il était incapable de produire lui-même, ce qui déjà nous donnait un album qui n'avait pas vraiment de raison d'exister, nous sommes désormais deux ans plus tard, et alors que le soufflet médiatique est largement retombé, la joyeuse troupe de Sinsaenum est de retour avec un second méfait qui réussit l'exploit d'être encore plus nul que le premier, déjà que ce premier album était de trop, alors imaginez le niveau désastreux atteint par Repulsion for Humanity...
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