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jeudi 27 septembre 2018

[Chronique] Voivod - The Wake

Sorti il y a déjà cinq ans, Target Earth marquait ce que l'on pouvait considérer comme un vrai retour pour Voivod, non pas que le groupe avait vraiment disparu, mais il faut bien avouer que depuis le milieu des années 90, entre les problèmes de line-up, le décès de son guitariste Piggy en 2005, et des albums pas vraiment bons, surtout dans les années 2000, la trajectoire de Voivod s'était écrite en pointillés au point qu'on imaginait pas forcément que les canadiens parviennent à se reprendre et à remettre la machine en route, c'est pourtant ce qui s'était passé avec Target Earth, album remarquable qui était parvenu à complètement relancer le groupe et à le replacer sur l’échiquier des légendes du Metal encore en activité, parce que ouais, Voivod est un groupe légendaire, peut-être pas le plus accessible ni le plus bankable, mais probablement l'un des plus novateurs et influents des années 80, toujours prompt à se remettre en question et à continuer son évolution plutôt que de vainement se répéter...

dimanche 23 septembre 2018

[Chronique] Deicide - Overtures of Blasphemy

Ce qui est dommage avec la carrière de Deicide, c'est que Glen Benton n'ait pas respecté sa promesse de se suicider à l'âge de trente-trois ans, c'est super con, ça aurait éviter que son groupe continue de sortir des albums tous plus moyens les uns que les autres, voir parfois complètement nuls, et c'est un peu toute l'histoire de Deicide, un groupe superbement moyen qui a sorti un disque en 1992, Legion, appartenant au panthéon du Death Metal, et qui depuis n'a eu de cesse de sortir des album crapoteux en hurlant de manière tout ce qu'il y a de plus puérile sa haine contre le petit-jésus™.
Bon, ok, si Benton s'était mis une balle comme c'était prévu, on aurait pas eu cette anomalie Stench of Redemption en 2006, ce qui aurait été dommage, une anomalie car putain de merde ce que ce disque était putain de bon, ce qui n'a pas empêché Deicide de reprendre sa routine d'albums alternant entre le moyen et le nul, dont le dernier il y a cinq ans qui sans être mauvais était fabuleusement chiant et ennuyeux, ce qui ne laissait pas augurer d'un nouveau disque particulièrement brillant...

mercredi 27 juin 2018

[Chronique] Marduk - Viktoria

On ne peut pas dire que Marduk ait bonne presse depuis quelques mois, depuis que les social justice warriors en mousse des médias spécialisés américains ont décidé de faire les poubelles pour ressortir les vieilles histoires borderline de certains groupes de Black européens dont Marduk, cible toujours facile quand il s'agit de faire dans le clic putassier et de se faire passer pour un héro défendant la veuve et l'orphelin du péril nazi de ces méchants groupes de Black.
Bref, ici on est en Europe donc on s'en bat les couilles de ces connards yankees donneurs de leçons et de ces fragiles SJW antifa, ce qui compte c'est la musique non? peu importe qu'elle vienne de collectionneurs d'objets du troisième Reich qui ne font qu'écrire des lyrics borderline sur la guerre et les nazis, tout ça pour vous dire que ce nouvel album de Marduk ne sera pas franchement une révolution stylistique, loin de là, c'est juste du Marduk en fait, qui nous balance un album super court mais paradoxalement pas avare en mauvaises surprises et en moments gênants, il serait certes trop dur de déclarer que Viktoria pue la défaite mais c'est pas de première fraîcheur non plus, restez concentré et choisissez votre camp, je vous explique tout ça...

mercredi 16 mai 2018

[Chronique] Angelus Apatrida - Cabaret de la Guillotine

Il y a une dizaine d'années le Thrash était partout, toute une nouvelle génération de jeunes groupes biberonnée au Thrash des années 80 formait un mouvement que l'on a subtilement appelé le Re-Thrash, c'était pas du génie, juste de vieilles recettes passées sous le spectre de la modernité avec des productions puissantes et actuelles, mais le mouvement apportait un vent de fraîcheur à une scène qui en avait bien besoin, les labels se sont mis à signer tout et n'importe quoi du moment que le groupe jouait pas trop mal et avait un nom cool, et même certains vieux seconds couteaux oubliés depuis la fin des années 80 en avaient profité pour tenter un comeback, et puis comme toutes les modes, la hype s'est lentement mais surement éteinte, le Re-Thrash est presque mort, et seuls quelques gros poissons (et encore, gros à l'échelle du Thrash, donc ceux qui gagnent à peine de quoi payer le loyer chaque mois avec leur musique) subsistent, Angelus Apatrida est de ceux là, l'une des forces majeures d'un mouvement aujourd'hui en état de mort cérébrale, un groupe dans une situation particulière, puisque les espagnols sont depuis quelques temps à la recherche du son de la maturité, et autant le dire tout de suite, ce n'est pas avec Cabaret de la Guillotine qu'ils l'ont trouvé.