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samedi 28 septembre 2019

[Chronique] Exhorder - Mourn the Southern Skies

Cette année est marquée par de nombreux retours pour des vieilles gloires dont on imaginait pas forcément qu'elles étaient encore capables de sortir des albums corrects, c'est le cas évidemment de Mike Browning et de la nouvelle version de son Nocturnus qui a sorti un très bon Paradox il y a quelques mois, mais aussi et surtout d'un Possessed qui aura mis plus de trente ans à sortir son troisième disque, le point commun entre ses albums, en dehors de leur bonne tenue, est le petit caractère nostalgique et légèrement passéiste de ces aventures, mais comme le public est particulièrement demandeur de ces voyages dans le passé on ne peut pas blâmer ces groupes de se satisfaire de ça et de se contenter de donner aux fans ce qu'ils veulent.
Aujourd'hui est un autre retour au premier plan d'un groupe du passé, un groupe globalement culte, mais à un degré moindre que les deux groupes cités au dessus, Exhorder est un groupe un peu plus anonyme mais foutrement important pour une période très spécifique du Metal des années 90, qui se rapporte à l'émergence sur la scène mondiale de Pantera, et ouais, il va être difficile de ne pas continuer à citer Pantera lors de cette chronique...

dimanche 26 mai 2019

[Chronique] Possessed - Revelations of Oblivion

La carrière de Possessed peut se résumer à un seul disque, Seven Churches, classique intemporel ayant influencé toute la scène Death Metal et aidé à le définir en tant que genre à part entière, peu de groupes peuvent se vanter d'être autant cité dans la catégorie influences de la plupart des groupes de Metal extrême des années 80/90, et pourtant, la carrière de Possessed n'a jamais explosé et malgré son statut culte, le groupe se sépara en 1987 après un second album Beyond the Gates qui était juste un poil moins bon que son définitif et encombrant aîné et un EP plutôt cool, le guitariste Larry LaLonde rejoignait Primus alors que Jeff Becerra recevait une balle qui le laissa dans un fauteuil roulant, ce qui n'allait pas empêcher ce dernier de continuer malgré tout avec une toute nouvelle version de Possessed où il est le seul membre originel restant, un Possessed qui sort aujourd'hui, et plus de trente ans après, son troisième album, qui est exactement conforme à ce que l'on pouvait attendre du projet vu les personnes impliquées aujourd'hui dedans.

lundi 22 avril 2019

[Chronique] Black Sites - Exile

Sorti il y a déjà deux ans, le premier album de Black Sites, In Monochrome, était marqué par une réelle dichotomie, ou l'on se demandait si on était face à une continuité de Trials ou si la volonté de Mark Sugar, chanteur/guitariste/tête pensante, était de faire quelque chose de différent, un peu des deux probablement, Sugar n'était pas décidé à trancher à l'époque et cette indécision avait quelque peu impacté la cohérence de l'ensemble par un certain manque de direction.
Difficile de dire si In Monochrome était une sorte de quatrième album de Trials sorti sous un autre nom ou un autre projet bien distinct destiné à voguer vers d'autres horizons, on sera heureux d'apprendre que c'est la seconde voie qui a été empruntée avec cet Exile à la curieuse pochette qui sent bon le cochon grillé.

vendredi 22 mars 2019

[Chronique] Misery Index - Rituals of Power

A l'origine un rassemblement d'anciens Dying Fetus, et donc pleinement influencé par Dying Fetus sur ses quatre premiers albums, Misery Index avait surpris son monde en 2014 avec la sortie d'un The Killing Gods qui, enfin, semblaient se détacher de ses encombrantes influences, bien sûr les références Death/Grind étaient toujours présentes sur bien des aspects, mais au sein d'un ensemble bien plus ambitieux en terme d'écriture et développant de nombreuses ramifications Thrash ou Death mélodique, on ne pouvait que saluer cette stratégie visant à faire autre chose que d'appliquer la bonne vieille recette bourrine encore et encore, surtout que malgré ce revirement mélodique, The Killing Gods était bien chargé de riffs assassins et de groove brise-nuque, et si vous pensiez que Misery Index était sur le chemin du ramollissement en chargeant la mule mélodique du Death édulcoré, Rituals of Power va vous mettre un bon coup pied au cul car ce n'est pas du tout ce qui va se passer.

vendredi 15 mars 2019

[Chronique] Týr - Hel

Il y a peu de groupes qui sonnent comme Týr, en fait il n'y en a aucun, ce qui est étrange vu le caractère très balisé de sa musique, un melting-pot où s'entrecroisent le Folk, le Power Metal, les relents Thrash, les hymnes guerriers, au sein d'un enrobage progressif, les ingrédients sont plutôt convenus, mais malgré tout, Týr a toujours su créer un truc qui n'appartenait qu'à lui, un son unique, inimitable, dont eux seuls ont la recette, une recette qu'on avait presque oublié parce que ce nouvel album met fin à une longue période de silence radio puisque six ans séparent le brillant Valkyrja de cette nouvelle offrande du porte-étendard du Metal des Îles Féroé.

jeudi 14 février 2019

[Chronique] Carnal Forge - Gun to Mouth Salvation

Carnal Forge putain! Voilà un nom qu'on avait pas entendu depuis bien longtemps, on savait le groupe plus ou moins actif puisqu'il avait sorti la bagatelle de... deux singles en 2010 et 2014 (des stakhanovistes quoi...), mais avec un dernier album studio datant de 2007, cela fait douze longues années sans que le groupe suédois fasse vraiment parler de lui, mais vous savez quoi? bah faut bien payer les factures et Carnal Forge est un nom qui pèse dans le milieu du Death/Thrash suédois au rayon gros tâcherons de seconde division et y'a bien moyen de monétiser ce qui leur reste de notoriété, en plus y'a pas trop de risque, Carnal Forge est bien le genre de groupe à être capable de torcher un album correct vite-fait sans trop se fouler tout en maintenant certains standards de qualité, et c'est ça qui est cool, car vous savez ce qu'il y aura à retenir de ce nouvel album? ouais... Rien. wait... what?

mercredi 21 novembre 2018

[Chronique] Azusa - Heavy Yoke

J'espère que vous aviez apprécié l'album come-back d'Extol sorti il y a déjà cinq ans, parce que comme c'est parti on est pas sûr d'en avoir un autre, le groupe est reparti en hibernation et ne donne plus aucun signe de vie.
La raison pour laquelle je vous parle d'Extol en intro de cette chronique d'Azusa est que justement on trouve dans ce nouveau projet la batteur David Husvik et l'ancien guitariste de la formation norvégienne Christer Espevoll, deux membres originaux d'Extol qui ont récupéré dans l'aventure l'ancien bassiste de The Dillinger Escape Plan Liam Wilson et, plus surprenant, la chanteuse Eleni Zafiriadou qui nous vient du groupe de pop Sea + Air, ce premier album Heavy Yoke est finalement conforme à ce qu'on pouvait en attendre, ouais, Azusa c'est tout simplement Extol avec une chanteuse...

mardi 23 octobre 2018

[Chronique] Soulfly - Ritual

Si vous pensiez vraiment que je n'allais pas m'intéresser à ce nouveau disque du gros Cavalera vous vous mettiez le doigt dans l’œil, cela fait des années que je suis en croisade pour vous dire à quel point les albums de Cavalera Conspiracy ou de Soulfly sont des furoncles infâmes, ce n'est pas aujourd'hui que je vais arrêter, bien sûr que je vais recycler mes arguments, mes jeux de mots pourris, mes insultes, mais le recyclage n'est-il pas la seule chose qu'est capable de faire également Max Cavalera et sa troupe de baltringues ? alors ouais, c'est parti pour une chronique de vieux cons qui radotent et qui recyclent des deux côtés, parce que ce Ritual est tout aussi dégueulasse que le précédent Archangel ou le dernier Cavalera Conspiracy (de toute façon c'est exactement la même merde), un produit vite torché qui ne servira que d'excuse à une nouvelle tournée intensive pour remplir les caisses où notre sac poubelle brésilien se traînera comme une vieille daube rincée...

jeudi 27 septembre 2018

[Chronique] Voivod - The Wake

Sorti il y a déjà cinq ans, Target Earth marquait ce que l'on pouvait considérer comme un vrai retour pour Voivod, non pas que le groupe avait vraiment disparu, mais il faut bien avouer que depuis le milieu des années 90, entre les problèmes de line-up, le décès de son guitariste Piggy en 2005, et des albums pas vraiment bons, surtout dans les années 2000, la trajectoire de Voivod s'était écrite en pointillés au point qu'on imaginait pas forcément que les canadiens parviennent à se reprendre et à remettre la machine en route, c'est pourtant ce qui s'était passé avec Target Earth, album remarquable qui était parvenu à complètement relancer le groupe et à le replacer sur l’échiquier des légendes du Metal encore en activité, parce que ouais, Voivod est un groupe légendaire, peut-être pas le plus accessible ni le plus bankable, mais probablement l'un des plus novateurs et influents des années 80, toujours prompt à se remettre en question et à continuer son évolution plutôt que de vainement se répéter...

mardi 12 juin 2018

[Chronique] The Konsortium - Rogaland

On ne peut pas dire que les norvégiens aient été les plus productifs depuis la sortie de leur premier album éponyme qui date déjà de 2011, on peut même dire qu'ils ont absolument rien branlé depuis et que l'annonce de la préparation d'un second album avait surpris un peu tout le monde, mais bon, puisque Teloch, l'un des instigateurs du projet et membre le plus connu en compagnie du batteur Dirge Rep, a du temps libre pendant le petit break actuel de Mayhem, voilà donc que vient de sortir ce Rogaland qui ne va pas trop chambouler ceux qui avaient apprécier le premier effort, c'est toujours du Black/Thrash typiquement norvégien, mais du Black/Thrash à la The Konsortium, diaboliquement in your face avec une petite touche d'avant-garde, et cette fois-ci, le développement de quelques éléments folk dans la tambouille.

mercredi 16 mai 2018

[Chronique] Angelus Apatrida - Cabaret de la Guillotine

Il y a une dizaine d'années le Thrash était partout, toute une nouvelle génération de jeunes groupes biberonnée au Thrash des années 80 formait un mouvement que l'on a subtilement appelé le Re-Thrash, c'était pas du génie, juste de vieilles recettes passées sous le spectre de la modernité avec des productions puissantes et actuelles, mais le mouvement apportait un vent de fraîcheur à une scène qui en avait bien besoin, les labels se sont mis à signer tout et n'importe quoi du moment que le groupe jouait pas trop mal et avait un nom cool, et même certains vieux seconds couteaux oubliés depuis la fin des années 80 en avaient profité pour tenter un comeback, et puis comme toutes les modes, la hype s'est lentement mais surement éteinte, le Re-Thrash est presque mort, et seuls quelques gros poissons (et encore, gros à l'échelle du Thrash, donc ceux qui gagnent à peine de quoi payer le loyer chaque mois avec leur musique) subsistent, Angelus Apatrida est de ceux là, l'une des forces majeures d'un mouvement aujourd'hui en état de mort cérébrale, un groupe dans une situation particulière, puisque les espagnols sont depuis quelques temps à la recherche du son de la maturité, et autant le dire tout de suite, ce n'est pas avec Cabaret de la Guillotine qu'ils l'ont trouvé.

samedi 24 mars 2018

[Chronique] Susperia - The Lyricist

Cela fait tellement longtemps qu'on avait plus de nouvelles des norvégiens de Susperia que si on m'avait annoncé qu'ils avaient splitté ça ne m'aurait pas surpris plus que ça, car on ne peut pas dire que le groupe a suivi une trajectoire ascendante depuis 2009, date de sortie de leur dernier album, une crise cardiaque du chanteur Athera, un single moisi pour participer aux sélections norvégiennes pour l'Eurovision et une compilation bricolée en 2011, et depuis plus grand chose, un Athera qui part dépanner chez Borknagar avant de définitivement lâcher l'aventure en 2015, ce qui dans le cas de Susperia semblait plutôt dramatique vue l'importance de son vocaliste dans la tambouille des norvégiens, un groupe qui n'a jamais su où se placer, et que le public n'a jamais réussi à classer non plus, du Thrash, du Melodeath, du Black, du Power, la musique de Susperia a toujours évolué autour de ces courants-là, délaissant malgré tout progressivement le Black au profit d'une certaine ouverture mélodique, et avec ce caractère alternatif, on voyait mal comment Susperia allait pouvoir remplacer un chanteur aussi versatile du calibre d'Athera...

jeudi 23 novembre 2017

[Chronique] Cavalera Conspiracy - Psychosis

Cela fait longtemps que je n'ai pas chroniqué une bonne grosse bouse, vous savez, pas seulement un mauvais disque, ça il y en a toujours, mais une merde irrécupérable et honteuse, tellement puante qu'elle redéfinit à elle le seule le concept même d'album de merde, ces albums sont rares, très rares même, et cette raréfaction de chroniques d'albums de merde à une explication, car tout est de la faute d'une personne, le gros Max Cavalera, notre sac poubelle brésilien préféré, qui a ralenti sa production de merdes, la dernière fois que nos routes s'étaient croisées, c'était il y a deux ans avec le tout bonnement ignoble Archangel, et depuis plus rien, il faut dire que ce gros tas à la ramasse était trop occupé à faire du cash-grab facile en reprenant Roots en live, une stratégie payante puisque le Metal a la bonne idée d'avoir des fans suffisamment teubés pour payer afin de voir une idole rincée jouer un album de Neo Metal vaguement culte, bref, le Max a fait du pognon, et il est temps désormais de relancer Cavalera Conspiracy, le projet vendu par Max et son management comme étant le vrai Sepultura puisqu'il y a aussi le frangin DJ Iggor dedans, ça aurait pu être un album de Soulfly, mais comme l'idée de Max est de surfer sur la vague nostalgique vu qu'il reprend des vieilleries, vaut mieux choisir le projet en duo avec le frangin, ce qui ne fait aucune putain de différence puisque sans surprise, Psychosis est une gigantesque merde.

vendredi 17 novembre 2017

[Chronique] Annihilator - For The Demented

La carrière d'Annihilator sera toujours faite de hauts, de bas, et d'albums bancals et brinquebalants entre deux, enfin bon, quand je vous parle des hauts, ce sera limité au duo originel Alice in Hell et Never Neverland hein, ce qui nous reste donc depuis plus de vingt ans une collection presque grotesque d'albums foireux moyens et de grosses bouses honteuses, c'est ce qui s'était passé il y a deux ans quand Jeff Waters, désormais en solo (tout le monde se contrefout des intérimaires qu'il emploie) et pleinement chanteur (ce qui n'a JAMAIS été une bonne idée) nous avait balancé un Suicide Society foutrement incompréhensible et WTF à la limite du ridicule, après un tel échec cataclysmique, n'importe quelle personne sensée aurait lâché l'affaire pour partir vivre seul dans une grotte, tout le monde, sauf Jeff Waters, grande gueule, dictateur en chef, le mec sait très bien qu'il s'est vautré comme une merde il y a deux ans, mais il sait aussi qu'il a une base de fans qui est habituée aux disques de merde et qui est surtout prête à tout lui pardonner (il sait aussi qu'il est à la tête d'un groupe au nom mythique qui se monnaie très bien sur le circuit des festivals européens, ce serait con d'arrêter...), c'est précisément ce qu'est For the Demented, une lettre d'excuse... écrite par un cinglé, dans le style toujours aussi particulier et erratique de Jeff Waters.

lundi 17 juillet 2017

[Chronique] Decapitated - Anticult

Quelle curieuse trajectoire que celle de Decapitated, je ne vais pas trop revenir sur le passé du groupe, que l'on peut résumer à ça: Putain de groupe de Death technique à ses débuts, accident, décès, split, résurrection par le guitariste Vogg, un album qui voyait le groupe devenir un médiocre clone Deatheux de Meshuggah, pour ensuite aboutir avec Blood Mantra à une daube Techno Groove fortement influencé par Soulfly, avec la même qualité que ce dernier, bref, la carrière de Decapitated depuis dix ans et une longue descente aux enfers dans les abîmes de la médiocrité, je ne sais pas ce qu'a fait Vogg dans une vie antérieure, mais putain ça doit être foutrement sale pour que le karma le punisse autant dans cette vie-ci, où alors il souffre encore de sérieuses séquelles cérébrales dues à l'accident qui a coûté la vie à son frangin, putain de camion...

lundi 30 janvier 2017

[Chronique] Kreator - Gods of Violence

Cela fait déjà cinq ans que c'est sorti Phantom Antichrist? La vache, comme le temps passe, je ne m'en étais même pas rendu compte, il faut dire aussi que Kreator a largement occupé le terrain en tournant inlassablement depuis 2012, et c'est justement ça qui justifie un nouvel album des allemands, bah ouais, il faut bien trouver une excuse pour tourner et renouveler le stock de merch avec de nouveaux visuels.

vendredi 20 janvier 2017

[Chronique] Sepultura - Machine Messiah

C'est la première "grosse" sortie de l'année, et comme il s'agit de Sepultura, il est évident que ça va diviser, car le monde se sépare en deux catégories, les fanatiques du gros sac-poubelle brésilien Max Cavalera et de son frangin qui a retourné sa veste, et ceux qui n'ont pas quitté le navire après Roots, je ne vais pas trop revenir sur ça, je vous renvoie à mon introduction de l'album précédent de Sepultura où je vous explique globalement où je me situe là-dedans.
Bref, The Mediator Between Head And Hands Must Be The Heart, c'était un disque cool, et plutôt clivant, comme tout ce qu'à pu faire Sepultura depuis une vingtaine d'années, pour aborder ce nouvel album, il faut bien être conscient d'une chose, Sepultura n'en a absolument rien à branler de ce que pensent les gens, et pas seulement les haters pro-Cavalera, Kisser et ses potes se voyant davantage comme une force créative qui se remet constamment en question plutôt que comme un groupe qui se doit de ne pas prendre de risque afin de défendre son héritage, on ne peut au moins pas leur enlever ça, leur volonté d'avancer et de regarder devant soi, tant pis si ça choque les gens, tant pis également si, comme c'est le cas avec Machine Messiah, l'expérience part un peu en vrille en cours de route.

samedi 19 novembre 2016

[Chronique] Metallica - Hardwired... to Self-Destruct

Putain, ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé de Metallica sur ce blog, la dernière fois c'était... merde, c'était Lulu, ça remonte déjà à cinq ans, le groupe n'ayant globalement rien branlé depuis, à part sortir des live et surtout un film tout pourri qui fut un monumental échec leur ayant fait perdre des millions de dollars, bref, on va passer sous silence ces huit années de néant et se dire qu'il ne s'est rien passé depuis 2008 et la sortie de Death Magnetic, qui était bien mauvais et qui avait déjà une pochette dégueulasse.
Huit ans plus tard donc, et partant du principe que le dernier bon disque de Metallica remonte déjà à 1988 (non, ne me parlez pas du fameux "Black Album", qui est juste l'avis de décès de la période Thrash du groupe, ce moment où le groupe s'est dit que plutôt de sortir de la bonne musique, il était temps de faire du pognon), je n'attendais rien de Metallica, enfin si, j'aurais aimé que ces couillons nous sortent un Lulu 2 avec l'aide d'un Medium qui aurait fait participer Lou Reed au projet depuis le royaume des morts, avouez-le, ça aurait été du putain de génie, pas de bol, ce n'était pas (encore) au programme, et il va falloir se farcir un nouveau disque de nos millionnaires du Metal, qui n'ont qu'une seule mission, sortir l'album le moins mauvais possible...

samedi 29 octobre 2016

[Chronique] Testament - Brotherhood of the Snake

La carrière d'un groupe de Thrash comme Testament est finalement similaire à tous les autres groupes de la même époque, un âge d'or durant les années 80, une longue traversée du désert pendant les années 90 (même si l'improbable bonne qualité de The Gathering fait figure d'anomalie) et un retour en grâce vers la moitié des années 2000 en profitant d'un vent favorable suite à l'explosion de la scène Re-Thrash, Testament est presque revenu à la mode ces dernières années, pas au point non plus de le faire sortir de la seconde division dans laquelle il évolue depuis le début, mais vu l'état pitoyable de la concurrence du Big Four (genre Megadeth, ou Slayer, ou aussi Anthrax, et ne citons même pas qui vous savez...) et le fait que le monde du Metal est en galère pour faire apparaître de nouveaux gros noms dans la nouvelle génération, avoir un vieux groupe qui pèse avec plus de trente ans de carrière qui continue de sortir des disques pas trop mauvais est surement rassurant pour le fan du genre, probablement pas pour l'avenir du Thrash et du Metal en général, mais tant que le fan de base suivra et que l'affaire sera rentable pour le groupe, tout ira bien...

mardi 9 août 2016

[Chronique] Ghoul - Dungeon Bastards

Il y a des moments dans la vie, on a besoin d'un truc simple qui arrache les poils et qui soit super fun et simple, surtout en été d'ailleurs, il fait beau, c'est décontracté, et t'as peut-être besoin d'un disque sympa à balancer à fond dans ton auto-radio en roulant comme un sauvage les vitres baissées dans les rues de ton patelin pourri, bref, n'importe quel album de Ghoul sert globalement à ça, et ça tombe super bien, Dungeon Bastars est sorti cet été pour te vider la tête à coup de Death/Thrash/Crossover débile à l'humour douteux, bref, ça partait bien, surtout que le dernier longue durée des hommes masqués de Creepsylvania remontait à plus de cinq ans, il y avait presque un petit manque, seulement voilà, après écoute... bah c'est peut-être pas si bien que ça...