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mardi 12 juin 2018

[Chronique] The Konsortium - Rogaland

On ne peut pas dire que les norvégiens aient été les plus productifs depuis la sortie de leur premier album éponyme qui date déjà de 2011, on peut même dire qu'ils ont absolument rien branlé depuis et que l'annonce de la préparation d'un second album avait surpris un peu tout le monde, mais bon, puisque Teloch, l'un des instigateurs du projet et membre le plus connu en compagnie du batteur Dirge Rep, a du temps libre pendant le petit break actuel de Mayhem, voilà donc que vient de sortir ce Rogaland qui ne va pas trop chambouler ceux qui avaient apprécier le premier effort, c'est toujours du Black/Thrash typiquement norvégien, mais du Black/Thrash à la The Konsortium, diaboliquement in your face avec une petite touche d'avant-garde, et cette fois-ci, le développement de quelques éléments folk dans la tambouille.

samedi 24 mars 2018

[Chronique] Susperia - The Lyricist

Cela fait tellement longtemps qu'on avait plus de nouvelles des norvégiens de Susperia que si on m'avait annoncé qu'ils avaient splitté ça ne m'aurait pas surpris plus que ça, car on ne peut pas dire que le groupe a suivi une trajectoire ascendante depuis 2009, date de sortie de leur dernier album, une crise cardiaque du chanteur Athera, un single moisi pour participer aux sélections norvégiennes pour l'Eurovision et une compilation bricolée en 2011, et depuis plus grand chose, un Athera qui part dépanner chez Borknagar avant de définitivement lâcher l'aventure en 2015, ce qui dans le cas de Susperia semblait plutôt dramatique vue l'importance de son vocaliste dans la tambouille des norvégiens, un groupe qui n'a jamais su où se placer, et que le public n'a jamais réussi à classer non plus, du Thrash, du Melodeath, du Black, du Power, la musique de Susperia a toujours évolué autour de ces courants-là, délaissant malgré tout progressivement le Black au profit d'une certaine ouverture mélodique, et avec ce caractère alternatif, on voyait mal comment Susperia allait pouvoir remplacer un chanteur aussi versatile du calibre d'Athera...

mercredi 8 février 2017

[Chronique] Aborym - Shifting.negative

Mais qu'est-ce qui a pu se passer dans la tête de Fabban?
Fabban, c'est le seul membre permanent d'Aborym, la tête pensante, le chef, la seule chose constante dans un projet qui a toujours manqué de constance justement, mais c'est aussi ce qui faisait le charme d'Aborym, car Fabban a toujours été radical dans ses choix, qu'ils soient bons ou mauvais, et chaque album apportait son lot de changements, dans la musique où dans un line-up qui a toujours été à géométrie variable.
Le fait que Shifting.Negative soit différent d'un Dirty sorti il y a déjà quatre ans ne sera pas une surprise pour qui a suivi un peu la trajectoire d'Aborym, ce qui est plus surprenant, c'est l'ampleur du désastre, car n'y allons pas par quatre chemins, Shifting.Negative est tout simplement l'Illud Divinum Insanus d'Aborym, rien que ça.

vendredi 27 mai 2016

[Chronique] In Mourning - Afterglow

In Mourning a surement sorti les meilleurs albums de Death mélodique suédois depuis une dizaine d'années... dans une indifférence quasi-générale, cela fait parti de ces choses incompréhensibles dans la vie, In Mourning, comme d'une certaine manière les australiens de Be'Lakor, semble être bloqué ad vitam aeternam dans cette catégorie des groupes géniaux dont le grand public se fout totalement, surtout que dans le cas d'In Mourning, le combo de Falun doit vivre dans l'ombre de tout ce qu'à pu faire Opeth dans sa carrière, car même s'il s'agit de Death mélodique, c'est également de progressif dont il est question ici, un progressif prenant d'ailleurs de plus en plus de place dans la musique d'In Mourning, de plus en plus raffinée, et Afterglow ne va faire que confirmer cette tendance, sauf que contrairement à ce qu'est devenu Opeth, on a affaire à un très bon disque, un de plus finalement, même si l'on émettra quelques réserves...

lundi 24 novembre 2014

[Chronique] Centinex - Redeeming Filth

Il y a des choses dans ma vie que je ne parviendrais jamais vraiment à expliquer de manière rationnelle, mon attraction pour les nanards horrifiques de série Z, mon dégoût profond du vin et de ses dérivés, et donc, ce qui nous intéresse ici, ma fascination pour Centinex, qui doit surement être l'un des seuls groupes de Death Metal dont j'ai toute la discographie, ce qui doit faire de moi un fan du groupe, pourtant, Centinex, c'est la seconde division du Death Metal européen dans tout sa splendeur.
Centinex est-il véritablement un groupe culte? mouais, bof, pas sûr de ça, Centinex a toujours plus ou moins végété dans l'underground sans jamais vraiment faire d'éclat, livrant quand même quelques albums plutôt moyens, malgré tout, Centinex avait une chose pour lui, la volonté de faire un Death typiquement suédois en y incorporant pas mal d'éléments très audacieux et parfois à la limite du progressif, à la limite seulement hein, Centinex n'a jamais été non plus le groupe le plus novateur du genre, et après un début de carrière très influencé par Grave ou Dismember, le groupe s'est ensuite dirigé vers un Death teinté de MeloDeath et de Thrash qui fonctionnait par intermittence en fonction de leur faculté ou non à y intégrer des choses un peu plus aventureuses.
Partant de là, malgré mon amour pour le groupe, le split en 2006 ne m'avait pas troublé plus que ça, une bonne partie du groupe était parti fonder Demonical, et c'était bien comme ça, fin de l'histoire, ce qui ne m’empêcha pas d'être à la fois excité et perplexe par l'annonce du retour de Centinex en janvier dernier, malheureusement, même si je n'attendais pas de miracle de ce retour, je n'étais surement pas préparé à une telle débâcle, ne tournons pas autour du pot, Redeeming Filth est un ratage dans les grandes largeurs...

lundi 21 avril 2014

[Chronique] Enthroned - Sovereigns

Enthroned est un authentique second couteau du Black Metal, le groupe qui aurait rêvé d'être norvégien, seulement voilà, pas de bol, ils sont belges, autant dire que ça partait mal dès le début, mais malgré tout, ce désavantage géographique n'a pas empêché la horde du plat-pays de faire une honnête petite carrière en seconde division.
Depuis vingt ans et donc avec Sovereigns, dix albums au compteur, ce qui fait une bonne moyenne dans le genre, les belges sont restés fidèles à certains principes de base, avec un Black Metal rageur, speedé et malfaisant, avec une constance dans la qualité malgré les multiples changements de personnel, un grand classique chez les seconds couteaux, comme tous les groupes de seconde division, Enthroned a un avantage et un inconvénient, tout deux majeurs et indissociables, l'avantage, c'est la constance dans la qualité, aucun album n'est réellement mauvais, vous pouvez fouiller la discographie, tout est solide, et cette constance créé le problème majeur qui empêchera toujours un groupe de passer au niveau au-dessus, jamais enthroned n'a sorti un grand disque, de ceux qui vous marque une carrière à jamais, et après donc dix albums, ce n'est pas près d'arriver, car une fois de plus, Sovereigns est juste un bon disque d'Enthroned, même si le groupe a quelque peu changé les choses...

mardi 11 mars 2014

[Chronique] Nocturnal Breed - Napalm Nights

Après avoir sortie trois albums en peu de temps vers la fin des années 90, la horde norvégienne Nocturnal Breed est devenue un groupe de feignasse, ayant désormais adopté un rythme confortable d'un album tous les sept ans, un rythme donc ferait bien de s'inspirer quelques groupes qui nous abreuvent de sorties médiocres, car avec Nocturnal Breed, l'attente n'est jamais vaine.
C'est ainsi qu'en 2007, sept ans donc après The Tool of the Trade, Nocturnal Breed avait balancé pour son quatrième album un redoutable méfait avec Fields of Rot, une dizaine de mandales Thrash/Black qui pourrait être résumée par l'hymne d'ouverture Wicked, Vicious and violent, du Thrash/Black, mais pas seulement, car les norvégiens développaient déjà un sérieux penchant pour le Rock 'n' Roll old school d'obédience Motorheadienne, et c'est ce point là qui est important avec Napalm Nights, car Nocturnal Breed n'avait pas du tout envie de nous balancer un simple Fields of Rot II, et les sept ans d'attente auront permis au groupe d'opérer une évolution drastique dans leur tambouille, faisant de Napalm Nights un disque différent, mais malgré tout toujours aussi impactant...

mercredi 27 novembre 2013

[Chronique] Code - Augur Nox

Code est le genre de groupe qui échappe à toute tentative de catégorisation, car depuis le début, les anglais ont toujours pris un malin plaisir à brouiller les cartes, et surtout repousser les frontières du Black Metal, dépasser les limites réductrices du genre, expérimenter, mélanger, et se retrouver au carrefour d'un nombre improbable d'influences.
Code est un groupe obscur, dont le line-up est chaotique, qui ne donne que très peu de concerts et qui aime bien prendre son temps, un groupe que l'on a tendance à oublier un peu pendant ses longues périodes d'hibernation, qui sort des ténèbres tous les quatre ans afin de montrer au monde le résultat de ses recherches.
Quatre années séparent donc ce troisième album, Augur Nox de son excellent prédécesseur, Resplendent Grotesque, et c'est une fois de plus avec un line-up tout neuf que les anglais ont décidé de rompre le silence, et comme à leur habitude, l'évolution est de mise, car ce n'est pas le genre de la maison de faire du surplace et de sortir deux fois le même disque...