Comment lancer un groupe qui va faire le buzz malgré le fait qu'il produise un Death Metal tout ce qu'il y a de plus quelconque et médiocre? facile, Frédéric Leclercq (Dragonforce) a trouvé la solution, une superstar à la ramasse qui veut prouver qu'il pas aussi rincé que tout le monde le dit et un gros line-up hétéroclite avec des gros noms histoire d'attirer l'attention, et il faut être réaliste, le line-up est bel et bien le seul argument de vente de Sinsaenum, le premier album sorti il y a deux ans était gavé de Death Metal bourrin d'une banalité abyssale qui piochait sans vergogne dans son petit manuel du Death tout ce qu'il était incapable de produire lui-même, ce qui déjà nous donnait un album qui n'avait pas vraiment de raison d'exister, nous sommes désormais deux ans plus tard, et alors que le soufflet médiatique est largement retombé, la joyeuse troupe de Sinsaenum est de retour avec un second méfait qui réussit l'exploit d'être encore plus nul que le premier, déjà que ce premier album était de trop, alors imaginez le niveau désastreux atteint par Repulsion for Humanity...
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jeudi 23 août 2018
vendredi 16 février 2018
[Chronique] Angra - ØMNI
On ne peut pas vraiment dire que la trajectoire d'Angra soit en pente ascendante depuis une dizaine d'années, c'est même carrément la chute libre depuis le médiocre Aqua, triste point final à l'ère Edu Falaschi qui nous avait pourtant offert une vraie résurrection après la fin de l'âge d'or du groupe coïncidant avec le départ de son vocaliste original Andre Matos, il apparaît bien loin ce temps où les brésiliens avaient su se réinventer et proposer un Power Progressif racé et flamboyant (Temple of Shadows restant encore aujourd'hui un putain de bon disque), Secret Garden, premier album avec le mercenaire transalpin Fabio Lione, était une grosse daube ampoulée et molle de la fesse, du symphonique guimauve moisi et sirupeux, on pensait que le groupe avait touché le fond il y a deux ans et que ça ne pouvait pas être... bah putain, qui aurait pu imaginer que cet Ømni allait être encore mauvais, Kiko Loureiro a eu bien raison de lâcher l'affaire pour aller cachetonner chez Mustaine...
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vendredi 11 septembre 2015
[Chronique] Stratovarius - Eternal
Il est loin le temps de l'âge d'or du Power Speed mélodique, ça fait plus de dix ans que le monde entier est passé à autre chose, ce qui n'empêche pas Stratovarius de continuer l'aventure, pourquoi? bof, je ne sais pas trop, le fait que le groupe ait encore une fan-base plus ou moins conséquente doit permettre au combo finlandais de tirer encore suffisamment de revenus, capitaliser sur son âge d'or et sa réputation doit être une stratégie commerciale acceptable.
Après le chaos aux alentours de 2004/2005, qui avait accouché d'un album éponyme en forme de suicide artistique suivit du départ de son maître à penser Timo Tolkki, Stratovarius avait miraculeusement survécu et avait su remonter la pente avec un nouveau guitariste et deux albums pas mauvais du tout, Polaris et Elysium, le groupe avait recommencé à émuler la formule Tolkki de la fin des années 90, comme une base sûre et confortable à laquelle il fallait revenir en cas de problème, c'était pas brillant, mais le fan était content de retrouver un peu d'allant chez son ancien groupe de Speed mélodique préféré, et puis il y a eu Nemesis, une foirade qui prouvait une fois de plus que quand Stratovarius essayait de changer sa formule, ça partait immédiatement en couilles, et suivant la tradition du groupe quand ça va mal, vous savez déjà ce qu'il va se passer avec Eternal, ouais, c'est l'heure du rétropédalage et du fameux retour aux notions de base.
Après le chaos aux alentours de 2004/2005, qui avait accouché d'un album éponyme en forme de suicide artistique suivit du départ de son maître à penser Timo Tolkki, Stratovarius avait miraculeusement survécu et avait su remonter la pente avec un nouveau guitariste et deux albums pas mauvais du tout, Polaris et Elysium, le groupe avait recommencé à émuler la formule Tolkki de la fin des années 90, comme une base sûre et confortable à laquelle il fallait revenir en cas de problème, c'était pas brillant, mais le fan était content de retrouver un peu d'allant chez son ancien groupe de Speed mélodique préféré, et puis il y a eu Nemesis, une foirade qui prouvait une fois de plus que quand Stratovarius essayait de changer sa formule, ça partait immédiatement en couilles, et suivant la tradition du groupe quand ça va mal, vous savez déjà ce qu'il va se passer avec Eternal, ouais, c'est l'heure du rétropédalage et du fameux retour aux notions de base.
dimanche 21 décembre 2014
[Chronique] Angra - Secret Garden
Angra avait tellement disparu ces dernières années que l'on m'aurait annoncé son split, ça ne m'aurait pas surpris, surtout qu'on avait un peu touché le fond avec Aqua en 2010, un disque enfanté dans la douleur pour un groupe dont certaines rumeurs annonçaient le split, déjà, en 2007, des problèmes de management ayant provoqué un hiatus de deux ans.
Aqua donc, disque plutôt médiocre et dernier album de l'époque Edu Falaschi, le chanteur qui avait pris la relève d'Andre Matos en 2001 avec un certain succès, du moins sur album, car ce brave Edu avait un gigantesque problème malgré tout, son incapacité à chanter correctement en live, ce qui faisait un peu tâche pour un groupe plutôt dépendant de son vocaliste pour faire passer de l'émotion.
Aqua mis à part, je dois bien vous avouer que j'ai bien aimé la période post-Matos d'Angra, Rebirth était un bon disque de retour, Temple of Shadows un putain de bon disque de Power prog, et Aurora Consurgens était un poil moins bon mais dans la lignée de cet Angra 2.0 qui avait au moins le mérite de rompre avec ce qu'ils faisaient dans les années 90, et tant pis si leur musique était moins catchy, Angra gagnait en richesse, et puis Aqua, le coup d'arrêt, le départ d'Edu Falaschi, quatre ans de quasi silence pour que sorte ce nouvel album avec un line-up évidemment remanié, et un Angra qui joue très gros avec ce disque qui doit permettre de remettre le groupe sur les rails, surement est-ce pour cela que l'album sort d'abord au Japon (mi-janvier pour l'Europe), histoire de se rassurer dans un pays où le groupe est peut-être moins cramé qu'ailleurs et jouit toujours d'un certain crédit, le retour triomphant ou l'oubli en quelque sorte... bon, ce sera l'oubli alors...
Aqua donc, disque plutôt médiocre et dernier album de l'époque Edu Falaschi, le chanteur qui avait pris la relève d'Andre Matos en 2001 avec un certain succès, du moins sur album, car ce brave Edu avait un gigantesque problème malgré tout, son incapacité à chanter correctement en live, ce qui faisait un peu tâche pour un groupe plutôt dépendant de son vocaliste pour faire passer de l'émotion.
Aqua mis à part, je dois bien vous avouer que j'ai bien aimé la période post-Matos d'Angra, Rebirth était un bon disque de retour, Temple of Shadows un putain de bon disque de Power prog, et Aurora Consurgens était un poil moins bon mais dans la lignée de cet Angra 2.0 qui avait au moins le mérite de rompre avec ce qu'ils faisaient dans les années 90, et tant pis si leur musique était moins catchy, Angra gagnait en richesse, et puis Aqua, le coup d'arrêt, le départ d'Edu Falaschi, quatre ans de quasi silence pour que sorte ce nouvel album avec un line-up évidemment remanié, et un Angra qui joue très gros avec ce disque qui doit permettre de remettre le groupe sur les rails, surement est-ce pour cela que l'album sort d'abord au Japon (mi-janvier pour l'Europe), histoire de se rassurer dans un pays où le groupe est peut-être moins cramé qu'ailleurs et jouit toujours d'un certain crédit, le retour triomphant ou l'oubli en quelque sorte... bon, ce sera l'oubli alors...
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mardi 21 mai 2013
[Chronique] The Resistance - Scars
Il s'était fait discret le Jesper Strömblad depuis son départ surprise d'In Flames il y a deux ans, d'ailleurs, m'est avis que cette histoire de désintox était une bonne excuse pour masquer un split loin d'être amical avec ses anciens collègues, mais ce n'est pas le propos, car le légendaire guitariste suédois est de retour avec un nouveau groupe tout neuf, qui nous avait déjà gratifié d'un EP en début d'année, afin de nous présenter le projet et son orientation musicale.
Pour son retour, Strömblad nous fait le coup du all-stars band, ou presque, puisqu'il fallait bien attirer le chaland avec un autre grand nom, une bonne vieille tactique commerciale mais qui est de bonne guerre, et c'est donc l'ancien Face Down / The Haunted qui rejoint l'aventure, en compagnie du batteur Christofer Barkensjö et d'un autre ancien In Flames (période pré-Colony), Glenn Ljungström.
Bref, vous l'aurez compris, l'argument de vente majeur de The Resistance (bonjour le nom bien cliché), c'est la collaboration Strömblad-Aro, histoire d’appâter le fan de Melodeath old-school, qui a quand même du être bien surpris, car The Resistance ne ressemble pas du tout à du In flames ou du The Haunted, loin de là, car c'est de Death Metal dont il est question, à la suédoise, un peu bas-de-plafond et absolument pas original...
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