Affichage des articles dont le libellé est Blackened Death. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blackened Death. Afficher tous les articles

dimanche 23 juin 2019

[Découverte] Hath - Of Rot and Ruin

Hey! vous aimez Slugdge?
Parce que moi aussi hein, c'est pas comme si j'avais élu Esoteric Malacology meilleur album de l'année dernière, et vous vous imaginez bien que si j'attaque cette chronique du premier album des américains de Hath en vous parlant de Slugdge, c'est qu'il y a limace sous roche et qu'on va donc parler de Blackened Death Metal progressif et qu'on va pouvoir sans trop de peine affirmer que Hath est une sorte de version américaine de Slugdge, alors ouais, il ne faudra pas vraiment chercher de l'originalité chez Hath, il n'y a pas de concept, c'est très basique avec les lieux communs habituels dans les thèmes abordés, mais malgré son emballage un peu passe-partout et le manque d'originalité du propos, il faut bien se rendre à l'évidence, Of Rot and Ruin est une bonne petite tuerie, peu importe finalement qu'il soit incroyablement proche de Slugdge, même si le nombre de références va quelque peu plomber l'album en fin de compte...

jeudi 21 février 2019

[Chronique] Diabolical - Eclipse

Authentique second couteau de la scène Black/Death suédoise, Diabolical est pourtant un groupe assez différent dans son genre, car plutôt que de nous sortir les mêmes albums tous les deux ans comme tous les gros tâcherons du genre, le groupe a choisi d'espacer les sortis et de prendre son temps pour nous proposer des albums très distincts, d'abord particulièrement ancré dans le Black à ses débuts, Diabolical s'était plutôt orienté vers un Blackened Death très inspiré par Behemoth avant de nous sortir en 2013 un gros pavé de Death symphonique avec un Neogenesis que je considère aujourd'hui encore comme le meilleur album du groupe, en plus d'être le plus ambitieux de leur discographie, de quoi en tout cas avoir des attentes assez élevées alors que déboule six ans plus tard cet Eclipse qui sera une fois de plus assez différent de ce qu'à pu faire le groupe auparavant.

mardi 16 octobre 2018

[Chronique] Behemoth - I Loved You at Your Darkest

On avait quitté Behemoth en 2014 après la piteuse entreprise visant à capitaliser sur la notoriété acquise par son leader Nergal après la médiatisation de sa leucémie, The Satanist était un album plutôt raté malgré quelques très bonnes idées disséminées vers la fin de la galette, et même si je le qualifiais d'échec à l'époque, il n'y avait pas grand chose de honteux musicalement, après au niveau des intentions, on pouvait y trouver à redire, The Satanist était marqué par la volonté de Nergal de s'établir comme un vrai artiste et de toucher un public bien plus large et mainstream, l'album étant porté presque uniquement par la personnalité de son chef d'orchestre/attention whore de service, Behemoth n'étant plus qu'un vecteur servant à emmener Nergal vers la célébrité à grand coup de Black/Death aseptisé, parce que ouais, autant aller droit au but, I Loved You at Your Darkest est de très loin l'album le plus dégueulasse infligé à nos oreilles par le polonais et ses sbires, une authentique merde putassière dépourvue de couilles, autopsie du cadavre...

jeudi 21 juin 2018

[Découverte] Mylingar - Döda Drömmar

Le moins que l'on puisse c'est qu'on ne sait pas grand chose concernant Mylingar, à part le fait qu'ils sont suédois, rien, que dalle, personne ne sait qui est dans le groupe, ce que certains savent par contre, c'est qu'il y a deux ans le groupe avait sorti avec Döda Vägar un putain d'EP de Black/Death punitif et apocalyptique, sorte de mur sonore bruitiste et quelque peu dissonant, qui n'avait pas laissé indifférent ceux qui l'avait écouté à l'époque, deux ans plus tard on ne sait toujours rien sur le groupe et c'est produit en indépendant et distribué via Amor Fati Productions pour l'Europe que vient de sortir Döda Drömmar, un premier album tout aussi punitif qu'attendu.

samedi 10 mars 2018

[Chronique] Slugdge - Esoteric Malacology

Il y a énormément de gimmicks dans le Metal, si vous cherchez du Death inspiré de Dune, vous allez trouver, comme le Death Flamenco ou le Black/Death sumérien salade/tomate/oignon, pas de souci, du Black Folk misanthropique végétarien néo-nazi, ça doit probablement exister aussi, il y en a pour tout le monde de nos jours, prenez ce duo anglais par exemple, Slugdge (le genre de nom que t'arriveras jamais à chercher sur Google puisque t'oublieras forcément un d ou un g), de véritables maniaques qui depuis cinq ans ont développé toute une mythologie et une philosophie autour des... limaces, ouais, des limaces, imaginez un Lovecraft obnubilé et fasciné par des limaces et vous obtenez les thèmes abordés par le duo anglais, gros gimmick délirant à la con penserez-vous, sauf que pas seulement, en dehors de son gimmick, Slugdge est avant tout un exceptionnel groupe de... machin qui mélange plein de trucs, du Death, du Sludge, du Prog, du Blackened Death, du Melodeath, et tout un tas d'autres choses, gimmick chelou et Blackened Sludge/Death, miam, ça fait déjà envie.

mardi 27 février 2018

[Chronique] Horizon Ablaze - The Weight of a Thousand Suns

Malgré déjà deux albums sous le bras et une petite dizaine d'années d'existence, on ne peut pas dire que la carrière d'Horizon Ablaze ait véritablement décollé, il faut dire que bien qu'évoluant dans le Black/Death, les norvégiens en ont toujours eu une conception quelque peu excentrique et à la limite du non-conventionnel, sans que l'on puisse véritablement appeler ça progressif, leur second album Dødsverk marquait cependant une réelle évolution par rapport à Spawn, leur Black/Death restait particulièrement obscur et sauvage mais plus tortueux, plus enclin à quelques expérimentations aussi, de quoi penser que le groupe n'avait peut-être pas envie de s'éterniser dans ce genre-là et de s'enfermer dans certains carcans qui pourraient s'avérer réducteurs, quatre ans après Dødsverk, voici The Weight of a Thousand Suns, qui s'était annoncé curieusement le mois dernier par un single complètement à l'opposée de ce qu'on aurait pu attendre du groupe, le genre de morceau disruptif qui annonçait un album qui allait forcément être différent...

vendredi 17 mars 2017

[Chronique] Svart Crown - Abreaction

On récapitule la carrière de Svart Crown depuis 2008, Ages of Decay, c'était cool mais brouillon, Witnessing the Fall, c'était une bonne grosse baffe dans la gueule, puis Profane, c'était aussi une bonne grosse baffe dans la gueule, en même pas dix ans, le groupe de JB Le Bail est devenu l'un des plus beaux fleurons du Metal hexagonal, un groupe qui joue gros avec son quatrième album puisque cette fois-ci, Svart Crown joue dans la cour des grands depuis sa signature avec le tout puissant Century Media qui a flairé la bonne affaire, nouveau label, changement de stature, il va falloir assurer et ne pas se vautrer, ça tombe bien, JB Le Bail n'est pas du genre à se déballonner, mieux encore, plutôt que d'assurer, il va continuer à faire évoluer son bébé, Abreaction, ça ressemble à du Profane, mais ça va encore un peu plus loin.

mercredi 25 mai 2016

[Chronique] Withered - Grief Relic

Il y a quelques jours je vous parlais de Blackened Death fort peu conventionnel, aujourd'hui, nous allons encore parler de Death/Black, mais dans une optique un poil plus traditionnelle que la vision d'Howls of Ebb du genre, plus respectueuse des normes, certes, mais ce n'est pas pour autant que c'est moins bien, surtout qu'on en parle d'un bestiau comme Withered.
Formé en 2003 par Mike Thompson, Withered a connu une évolution au gré des albums qui l'a amené en 2010 à son chef-d'oeuvre Dualitas, le genre d'album qui aurait dû permettre au combo d'Atlanta de passer un niveau supplémentaire en terme de notoriété, sauf que... non, le line-up du groupe s'est désagrégé peu de temps après et ce sont six années de silence qui ont suivi Dualitas avant le retour du géant américain, que l'on retrouve ici avec un line-up plutôt excitant, puisqu'en dehors de Thompson et du fidèle batteur Beau Brandon, complètent le line-up le Primitive Man Ethan McCarthy et l'homme le plus occupé du monde Colin Marston, qui en plus de jouer dans une bonne dizaine de groupes (Gorguts, Krallice, Dysrhythmia, Encenathrakh, Behold the Arctopus...) est également occupé à produire un peu tous les groupes de Metal extrême abstrait d’Amérique du nord, partant de là, et après donc un Dualitas qui avait botté le cul d'à peu près tout le monde, on attendait beaucoup de Grief Relic, bonne nouvelle, personne ne sera déçu.

samedi 21 mai 2016

[Chronique] Howls of Ebb - Cursus Impasse: The Pendlomic Vows

Ce second album des américains de Howls of Ebb fait partie des albums que j'attendais avec impatience cette année, par forcément car j'espérais une suite logique à leur premier album Vigils of the 3rd Eye, mais plutôt parce que leur EP The Marrow Veil paru l'année dernière laissait apparaître une orientation tout ce qu'il y avait de plus intrigante, il n'en reste pas moins que le premier album est encore aujourd'hui un putain de bon disque de Death/Black flirtant avec une certaine forme d'Avant-garde bizarre, mais à partir de l'EP, il y avait de quoi s'attendre à quelque chose d'un peu plus étrange encore, et... c'est le cas, ouais, le trio devenu depuis peu duo est encore allé plus loin.

lundi 16 mai 2016

[Chronique] Abhomine - Larvae Offal Swine

A son niveau, l'américain Pete Helmkamp est vaguement une légende, plus de vingt ans d'activisme à galérer dans l'underground du Death, et souvent dans le Death mélangé avec du Black d'ailleurs, puisque l'ami Helmkamp est une sorte de monomaniaque du genre, ayant collectionné au cours des années de très nombreux projets Death/Black bien bourrins (Revenge, Kerasphorus, Terror Organ et j'en passe), et c'est assez surprenant de le retrouver dans un énième one-man band comme celui-ci dans la mesure où il avait annoncé l'année dernière la reprise des activités du projet qui lui avait permis de se faire connaitre, le mythique Angelcorpse, oui, le groupe auteur des monumentaux Hammer of Gods ou Exterminate à la fin des années 90, qui avait déjà tenté un retour il y a une dizaine d'années avec un album... de merde, ouais, bah c'est comme ça, le label Pete Helmkamp n'est pas toujours gage de qualité, il faut s'y faire, et même si ce premier album d'Abhomine n'est pas pourri du tout, il n'est pas non plus particulièrement brillant...

samedi 16 avril 2016

[Chronique] Sulphur - Omens of Doom

Cela faisait quelques temps qu'on avait pas eu de nouvelles de Sulphur, sept ans précisément, je pourrais vous dire que le monde entier a trouvé le temps long, mais ce serait faux, ce n'est pas que les deux albums précédents de Sulphur soient mauvais, ils ne le sont pas, mais ça n'a jamais été la folie non plus, Sulphur a toujours gravité à la marge, sous le radar, Cursed Madness en 2007 et Thorns in Existence en 2009 étaient deux disques corrects, de quoi satisfaire les fanatiques du Blackened Death, mais ces deux albums n'avaient pas fait forte impression à l'époque, je me rappelle les avoir écouté à l'époque, m'être dit, ouais, c'est pas mal, et n'y être jamais revenu passées quelques écoutes, on ne va pas y aller par quatre chemins, l'orchestre norvégien était un groupe mineur du genre, comme il en existe finalement des tonnes.
Partant de là, je dois bien vous avouer que j'étais plutôt surpris d'apprendre cette année que le groupe existait encore et qu'il allait sortir un troisième album, un Omens of Doom que je pensais écouter une fois sur Bandcamp et vite passer à autre chose, sauf que, les choses ne se passent pas toujours comme prévu, car ce nouvel album montre une sacrée évolution chez Sulphur, qui a enfin réussi à sortir un album intéressant, enfin, un peu... nah je déconne, c'est certes très différent mais vous allez quand même vite passer à autre chose...

jeudi 16 juillet 2015

[Chronique] Immortal Bird - Empress/Abscess

Au départ j'étais supposé vous pondre une chronique du nouveau Powerwolf, mais comme je me suis rendu compte que je pouvais ressortir mot pour mot ma chronique de l'album précédent concernant ce nouvel album, ça ne m'intéressait pas plus que ça, bref, comme je l'avais fait avec False, j'ai choisi de plutôt vous parler d'un premier album d'un groupe pas trop connu mais qui vaut le coup que l'on s'intéresse à son cas, c'est plus intéressant pour vous, mais aussi pour moi.
Donc voilà Immortal Bird pour son premier album, qui fait suite à un premier Ep assez prometteur paru il y a deux ans mais un peu passé inaperçu, alors que le groupe évoluait en trio, ce qui n'est plus le cas désormais puisque la jeune demoiselle Rae Amitay ne s'occupant plus que du chant, un batteur est arrivé en la personne de Garry Naples (Novembers Doom), le reste du line-up étant toujours composé du bassiste John Picillo et de l'excellent guitariste Evan Anderson Berry, qui a une année chargée puisqu'il a déjà sorti cette année un très bon disque, Sleep at the Edge of the Earth, avec son autre groupe Wilderun.

jeudi 7 août 2014

[Chronique] Belphegor - Conjuring the Dead

Vous aimez le sexe, Satan, les chèvres et le latex, pas forcément dans cet ordre? voir même les chèvres sataniques aguicheuses en latex? Cool, le nouveau Belphegor (Helmuth et ses intérimaires quoi) est enfin là pour vous offrir une bonne rasade de Blackened Death outrancier, je dis enfin car celui-ci s'est fait attendre, d'abord prévu l'année dernière, il s'est vu repousser à cause des problèmes de santé de ce bon vieil Helmuth.
Ces fétichistes autrichiens sont parvenus après neuf albums studio à se faire une place au soleil dans la crypte du Black/Death européen, un véritable exploit pour un groupe qui cultive un tel mauvais goût pour l'imagerie grotesque et le blasphématoire grand-guignol, où l'on ne sait jamais si Helmuth est sérieux quand il écrit ses paroles, pourtant, bien qu'étant un groupe très con, Belphegor est bien un groupe à prendre au sérieux, rien que pour la force de frappe de sa musique, croisement absolument pas subtil entre Morbid Angel et Marduk, et plus que l'imagerie dégueulasse à se pisser dessus, c'est bien la musique qui compte.
Sur ce point là, Belphegor n'a pas à rougir de ses prestations, le dernier album, Blood Magick Necromance, était étrangement bon, un album marqué par les petites expérimentations d'Helmuth et des ambiances plus fouillées, on pouvait presque parler d'évolution avec ce disque, ce qui est... ouais, bizarre pour du Belphegor.
Avec Conjuring the Dead, la donne est différente, et Helmuth n'avait semble-t-il pas l'intention de poursuivre sur la même voie, ni même de produire un album de qualité supérieure, car voilà le problème, Conjuring the Dead, même si pas totalement foiré, atteint péniblement le niveau de petit disque sympa, et pas grand chose d'autre...

vendredi 7 mars 2014

[Chronique] Noctem - Exilium

Cela fait déjà cinq ans et la sortie de son premier album Divinity que les valencianos de Noctem terrorisent la population locale, empêchant les gentils autochtones de manger leur paella en paix, les méchants sauvageons que voilà, pratiquant un Black/Death brutal et violent, en en faisant des tonnes sur l'imagerie satanique.
C'est d'ailleurs à cause de ce dernier point que Noctem est souvent vilipendé par les trve défenseurs de l'underground, qui voit en eux un groupe de posers bien plus intéressé par le bling-bling et leur imagerie, la vérité est surement plus complexe que cela, car il faut bien avouer que musicalement, ça tient plutôt la route, et que leur second album sorti en 2011, Oblivion, envoyait le pâté de manière plutôt convaincante.
Mais dites-donc, un groupe de Death/Black ultra bourrin qui en fait des caisses sur le visuel et le bling-bling, ça ne vous rappelle rien? bah ouais, Behemoth, et Noctem est donc une espèce de Behemoth ibérique, une sale bête vindicative, un peu bas-de-plafond, le genre de bête sauvage qui te viole les fesses à grands coups de chorizo, et avec son troisième album, les choses n'ont pas trop changé, Noctem fait dans l'über brutal sans aucune concession, sauf que voilà, c'est un peu lourdingue quand même...

dimanche 19 mai 2013

[Chronique] Shade Empire - Omega Arcane


Il y a presque dix ans, en 2004, j'étais tombé sous le charme du premier album d'un jeune groupe finlandais qui m'avait pris par surprise avec son Synthetic, un premier essai enthousiasmant qui m'avait fasciné par la capacité de ses finlandais à emmener son Black symphonique dans des contrées expérimentales, comme pouvait le faire Arcturus à son âge d'or, un Black aux ambiances cosmiques, déroutantes, mêlant également Death Metal et sonorités industrielles.
Les deux albums suivants, Intoxicate O.S. et Zero Nexus, bien que très bons, m'avaient un peu désappointé, car même si le groupe conservait quelques relents avant-gardistes, leur musique se faisait plus concise et directe, presque plus évidente, leur Black s'enrobant d'une fine pellicule de Death mélodique, pas mauvais, certes, mais bien moins fascinant.
Malgré tout, Shade Empire restait un groupe prometteur qui était à suivre malgré le fait qu'il évoluait dans un relatif anonymat, sauf que voilà, après 2008, plus rien, le trou noir, le groupe avait disparu de la circulation, un long silence de cinq ans (même si le chanteur était occupé, officiant également chez les excellents Chaosweaver), enfin rompu en début d'année avec l'annonce miraculeuse d'un nouvel album, un Omega Arcane qu'on attendait pas/plus et qui a pour lourde charge de remettre le groupe sur le devant de la scène...