Affichage des articles dont le libellé est Debemur Morti Productions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Debemur Morti Productions. Afficher tous les articles

mercredi 27 février 2019

[Découverte] Kaleikr - Heart Of Lead

Depuis une dizaine d'années, l'Islande est devenue une solide place forte du Metal, avec un nombre de groupes assez étonnant pour un pays de 350000 habitants, et le développement d'une scène extrême plutôt singulière et de qualité, plutôt enclin à l'exploration sonore.
C'est sur les cendres d'un groupe de Black nommé Draugsól, qui avait sorti il y a deux ans un excellent premier album, que s'est formé Kaleikr, désormais un duo comprenant le batteur Kjartan Harðarson et Maximilian Klimko pour... tout le reste, et il ne sera pas trop question de Black cette fois-ci, car même si Kaleikr a gardé de sa précédente incarnation le goût des structures alambiquées et des atmosphères dissonantes, Heart of Lead naviguera dans le Death Metal blackisé du genre abstrait et teinté de post-Metal progressif.

vendredi 19 mai 2017

[Découverte] White Ward - Futility Report

Faible que je suis, comment pouvais-je résister à écouter un disque où l'on peut lire dans la description sur Bandcamp que ce Futility Report est the metallic version of ULVER’s legendary "Perdition City", ouais, rien que ça, en toute décontraction et en toute humilité, Debemur Morti ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de promouvoir son nouveau poulain ukrainien qui sort ici son premier effort longue durée après une traditionnelle longue série de Split/EP/Demo depuis 2012, vue la hype autour du groupe en ce moment, la stratégie marketing semble payante, et on ne va pas se mentir, c'est bien évidemment largement surcôté.

vendredi 23 septembre 2016

[Chronique] In The Woods... - Pure

Un nouvel album d'In The Woods putain!!!!!
On ne va pas se mentir, seize ans après le split du groupe, ce nouvel album était pour moi l'un des plus attendus de l'année, car après tout, In the Woods est l'un des groupes les plus importants de la mouvance Avant-Garde Black ésotérique, et dans le genre, son second album Omnio est tout simplement un monument intemporel et inclassable, abscons certes, mais cela fait parti du package In the Woods, le groupe ayant toujours été une énigme insoluble, presque une anomalie.
Et vous savez ce qui ce passe quand un groupe mythique revient après dix-sept ans d'absence avec un nouvel album? ben ouais, c'est toujours moins bien qu'avant; Le fait que Pure n'allait pas atteindre le niveau de perfection d'Omnio, on s'en doutait un peu, mais de là à ce que le groupe change autant, ce n'était pas forcément prévu...

jeudi 29 janvier 2015

[Chronique] Archgoat - The Apocalyptic Triumphator

A une époque où le Black Metal est de plus en plus aseptisé (certains diront de plus en plus nul mais c'est un autre débat), les petits teigneux finlandais d'Archgoat semblent bien décidés à maintenir intact une certaine conception du Black, blasphématoire, sans aucune concession, dégueulasse aussi, Archgoat, c'est plus Trve que Trve, ces mecs n'en ont rien à branler, et ne craignent nullement le ridicule, car sinon, pourquoi utiliser des noms de scène hilarants comme Lord Angelslayer, Ritual Butcherer, et Sinisterror? Typiquement le genre de pseudonyme qu'un gamin de 13 ans qui vient de découvrir Dimmu Borgir prendrait sur le net pour commenter des vidéos de ses héros peinturlurés sur youtube.
Archgoat, c'est un peu des feignasses aussi, le groupe existe depuis plus de vingt ans, mais n'a sorti son premier vrai disque qu'en 2004, Whore of Bethlehem, qui était particulièrement croustillant, The Light-Devouring Darkness trois ans plus tard était même meilleur, enfin, à condition d'aimer le Black ultra punitif, primitif et dégueulasse, Archgoat semblait enfin lancé, et puis plus grand chose à part un EP et quelques splits afin de rappeler au monde que le groupe existait, de ce fait, cela va sans dire que ce troisième album était particulièrement attendu par des fans en mode pucelles qui attendaient impatiemment de se faire déflorer l'anus par ces légions de l'enfer finlandaises, 6 ans c'est long, mais The Apocalyptic Triumphator est là, reste à voir si Archgoat ne va pas nous la jouer petite bite et nous envoyer la sauce dans la gueule...

lundi 22 septembre 2014

[Chronique] Sons of Crom - Riddle of Steel

Sons of Crom est un jeune duo scandinave composé du suédois Janne Posti et du finlandais Iiro Sarkki, deux gaillards bien décidés à vous démontrer avec leur premier album que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes, car c'est bien de cela qu'il s'agit, pas de modernité ici, Sons of Crom se pose en héritier direct de la période viking de Bathory, en même temps, avec un nom pareil, difficile d'imaginer autre chose.
J'ai toujours eu un problème avec ce genre de projet, de même qu'en général avec toute cette vague actuelle de groupes Neo-Vintage, qui est que généralement, on ne dépasse jamais vraiment le cadre de l'hommage trop appuyé et respectueux au point de n'être plus qu'un gros repompage modernisé, et les groupes qui parviennent à renouer avec succès avec l'esprit des grands anciens, en apportant des choses nouvelles et une certaine fraîcheur, se comptent sur les doigts de la main.
Si je vous parle de Sons of Crom, vous devez bien imaginer que ce jeune groupe fait partie de cette catégorie de groupes qui puisent directement leur inspiration dans le passé sans pour autant se contenter d'appliquer à la lettre les vieilles recettes, en dépassant le simple cadre de l'hommage appuyé; C'est précisément ce que réussit Riddle of Steel, proposer une musique qui rappellera directement Bathory, tout en y apportant une petite touche personnelle qui lui donnera une plus-value appréciable... et y'a de la grosse baston et de l'hymne guerrier aussi, histoire de rendre tout ça bien Badass...