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mardi 8 juillet 2014

[Chronique] Betraying the Martyrs - Phantom

Mais pourquoi tant de haine?
C'est dingue comment un groupe comme Betraying the Martyrs se fait pisser dessus depuis leurs débuts, surtout en France, et c'est peut-être encore pire que le Gojira bashing qui sévit sur le net dans les commentaires chez certains sites français, sauf que BTM (Les djeuns ça aime les acronymes) le mérite un peu quand même.
Je ne vais pas vous mentir, je n'ai aucun souvenir du premier album des français sorti en 2011, je me rappelle l'avoir écouté, mais comme je me suis aussitôt nettoyé les conduits auditifs à l'acide, j'ai un peu oublié de quoi il retournait, et comme ce blog est tout à fait sérieux et que j'aime faire les chose bine pour vous fournir une analyse complète... je n'ai pas osé réécouter ce premier album, faut pas déconner quand même, j'ai autre chose à foutre.
Bref, Betraying the Martyrs est un groupe de fusion rassemblant tout ce qui se fait de pire dans le Metal moderne, l'alpha et l'omega du Sumeriancore (ils sont d'ailleurs signé chez Sumerian pour le marché ricain), l'idée est simple, bouffer à tous les râteliers possibles et imaginables, ratisser large chez les kids, et faire la musique la plus putassière de l'univers, subtil mélange de Deathcore, Emocore, Crabcore, Metalcore, Death mélodique, un peu d'Electro par dessus, du symphonique aussi, un discours vaguement chrétien très opportun pour séduire le marché américain, et c'est parti, il manque plus que le Weshcore à la Emmure dans le tableau, heureusement les français nous ont épargné ça.
Betraying the Martyrs mélange donc tout, un brassage Yolocore qui rassemble les pires clichés du Metal moderne, donc ouais, Phantom est une belle bouse...

samedi 21 juin 2014

[Chronique] Body Count - Manslaughter

Ice-T est quand même un type bourré de contradiction, en effet, il faut quand même un sacré cheminement mental pour démarrer dans le Gangsta Rap afin d'aboutir à un Télé-réalité foireuse avec sa gonzesse siliconée, la très distinguée Coco.
De la même manière, on parle d'un type qui chantait cop Killer en 1992 et qui incarne depuis quinze ans le Détective Tutuola dans Law & Order, tu parles d'un grand écart.
Ouais, la carrière d'Ice-T depuis une dizaine d'année tient plutôt du vieil has-been qui essaie tant bien que mal d'exister, à tel point qu'on aurait même tendance à oublier qu'il fut un rappeur plutôt hardcore, et même, ce qui nous intéresse ici, chanteur d'un groupe de Hardcore.
Car Body Count est un groupe de Hardcore, plus proche d'un Biohazard ou d'un Suicidal Tendencies que du Rap-Metal, un genre où il a longtemps, et à tort, été catalogué.
La carrière de Body Count peut être résumé à un seul album, le premier, l'éponyme sorti en 1992, le seul disque cohérent du groupe, porté bien entendu par le single polémique Cop Killer, tellement controversé qu'il a été viré du disque au final, mais ce buzz a permis de lancer le groupe, ce premier album est d'ailleurs le seul album qui vaut le coup, le seul à écouter, car les albums suivants (Born Dead et Violent Demise) ont plutôt fait sombrer le groupe dans la médiocrité et l'anonymat, suivant le même chemin que la carrière en solo d'Ice-T qui s'embourbait dans le n'importe-quoi.
Avec un Ice-T en mode has-been, et après un premier retour totalement foiré en 2006 avec Murder 4 Hire dégueulasse,  ça partait mal ce Manslaughter, et pourtant, par je ne sais quel miracle, Body Count cuvée 2014 s'avère contre toute attente être un cru correct...

lundi 9 juillet 2012

[Chronique] Periphery - Periphery II


Nous vivons une bien triste époque, et si vous lisez régulièrement ce blog, vous devez déjà savoir ce que je pense du Metal moderne, ce metal aux multiples étiquettes foireuses, comme le mathcore, le metalcore, le deathcore, ou encore le crabcore émo progressif végétarien, traitez moi de vieux con si vous voulez, mais j'ai de plus en plus l'impression que le Metal est en train de couler Core et âme (je suis assez satisfait de cette formule), un metal moderne qui se fait de plus en plus déshumanisé, où il semble que maîtriser sa technique et surtout ProTools soit plus important que savoir composer de vraies chansons, où en fin de compte la technologie a pris le pas sur l'âme.
Aujourd'hui, nous allons donc parler d'un des poids lourds de ce fameux metal moderne, parait même que c'est du Djent (ne me demandez pas ce que ça veut dire, j'en sais rien), et même carrément du Metal progressif (ça, c'est Wikipedia qui le dit), bref, nous allons parler du nouvel album de Periphery, un groupe américain qui réussit l'exploit, de cumuler absolument tous les défauts du metal actuel, et par extension tous les défauts de notre époque...