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mercredi 10 juin 2015

[Chronique] Supuration - Reveries

Deux ans après avoir sorti Cu3e, le troisième volet de leur série cubique démarrée il y a plus de 20 ans avec The Cube, et alors que leur pendant avant-gardiste S.U.P. est toujours en sommeil depuis anormalement longtemps (ah, je pars du principe que vous n'êtes pas trop cons et que vous savez que S.U.P. et Supuration sont composés des mêmes personnes, et plus généralement que vous connaissez les deux groupes, sinon, bah vous avez vraiment raté votre vie), revoilà déjà Supuration dans les bacs avec un nouveau disque, et deux ans c'est très court pour un projet qui sort un album tous les dix ans, il faut croire qu'accoucher de concepts albums ambitieux doit prendre un peu de temps.
De concept justement, il n'en sera absolument pas question avec Rêveries, ce qui tranche avec les trois albums précédents des nordistes, à moins que vous ne considériez comme étant un concept en soi le fait de repartir dans le passé pour lancer une entreprise de recyclage/dépoussiérage de vieilleries remontant à l'âge du paléolithique de Supuration, car c'est bien de cela qu'il s'agit, Rêveries est un objet contenant des réenregistrements de la toute première démo et du premier EP Sultry Obsession sortis en 1990, bref, Supuration va tenter ici de faire du neuf avec du vieux, en rajoutant trois reprises au fond du bouzin, et l'entreprise va s'avérer un peu bancale malgré tout le talent des nordistes...

vendredi 30 janvier 2015

[Chronique] Armageddon - Captivity & Devourment

"Thankfully, there is no drama behind the scenes here. This is the best way forward for all involved. Christopher simply does not feel at home with playing extreme metal anymore"
Ceci est donc la raison du (deuxième) départ, cette fois-ci surement définitif, de Christopher Amott d'Arch Enemy en 2012, le gars ne souhaitait plus jouer de Death Metal, c'est donc tout naturellement que la première chose qu'il ait faite (enfin la seconde, l'aventure Ghost Ship Octavius ayant tourné court pour lui) a été de réactiver son ancien groupe Armageddon, un groupe de... Death donc, ce qui est tout à fait logique.
Ça pue le complot à plein nez ça, on nous cache des choses, et tout ça me fait penser que dans le Metal, ce ne sont que magouilles et compagnie et qu'on nous prend pour des jambons!
Bref, Armageddon c'est à la base le side-project de Chris Amott (ça t'ennuie pas que je t'appelle Chris?), un petit truc sympa maintenu en vie entre deux albums d'Arch Enemy, et d'ailleurs, quand je vous disais qu'Armageddon était un groupe de Death, ce n'est pas totalement vrai, le premier album Crossing the Rubicon œuvrait certes dans le MeloDeath, mais les deux suivant bifurquaient allègrement dans le Power et le Heavy, ce dont on se fout désormais car Armageddon revient au Death mélodique pour son retour aux affaires, est-ce une bonne idée? mouais, pas vraiment...

mardi 8 juillet 2014

[Chronique] Betraying the Martyrs - Phantom

Mais pourquoi tant de haine?
C'est dingue comment un groupe comme Betraying the Martyrs se fait pisser dessus depuis leurs débuts, surtout en France, et c'est peut-être encore pire que le Gojira bashing qui sévit sur le net dans les commentaires chez certains sites français, sauf que BTM (Les djeuns ça aime les acronymes) le mérite un peu quand même.
Je ne vais pas vous mentir, je n'ai aucun souvenir du premier album des français sorti en 2011, je me rappelle l'avoir écouté, mais comme je me suis aussitôt nettoyé les conduits auditifs à l'acide, j'ai un peu oublié de quoi il retournait, et comme ce blog est tout à fait sérieux et que j'aime faire les chose bine pour vous fournir une analyse complète... je n'ai pas osé réécouter ce premier album, faut pas déconner quand même, j'ai autre chose à foutre.
Bref, Betraying the Martyrs est un groupe de fusion rassemblant tout ce qui se fait de pire dans le Metal moderne, l'alpha et l'omega du Sumeriancore (ils sont d'ailleurs signé chez Sumerian pour le marché ricain), l'idée est simple, bouffer à tous les râteliers possibles et imaginables, ratisser large chez les kids, et faire la musique la plus putassière de l'univers, subtil mélange de Deathcore, Emocore, Crabcore, Metalcore, Death mélodique, un peu d'Electro par dessus, du symphonique aussi, un discours vaguement chrétien très opportun pour séduire le marché américain, et c'est parti, il manque plus que le Weshcore à la Emmure dans le tableau, heureusement les français nous ont épargné ça.
Betraying the Martyrs mélange donc tout, un brassage Yolocore qui rassemble les pires clichés du Metal moderne, donc ouais, Phantom est une belle bouse...

vendredi 13 juin 2014

[Chronique] Incantation - Dirges Of Elysium

Incantation est le genre de groupe pragmatique, son Death Metal, il l'a défini il y a plus de vingt ans, avec Onward to Golgotha, du Death crasseux, bien gras, occulte et rustique, et vous savez ce qui a changé chez Incantation depuis 1992? QUE DALLE!
C'est comme ça, là où des groupes recherchent l'évolution, tentent d'expérimenter, ou suivent les modes et le tendances, Incantation a trouver son filon et ne l'a jamais lâché, nous offrant une discographie en forme d'ode à l'immobilisme, peu importe les innombrables changements de line-up, John McEntee a su rester fidèle à son dogme, décontracté du gland dans son marécage, sortant inlassablement plus ou moins le même disque, à une ou deux baisse d'inspiration près quand même.
Pourtant, bien que demeurant dans la zone de confort et les limites que s'impose le groupe, Vanquish in Vengeance était une redoutable baffe dans la gueule, album entre tradition et modernité, avec une production "moderne" enfin à la hauteur (ce qui n'avait pas toujours été le cas pas le passé), Incantation parvenait à insuffler un vent de renouveau à son Death des cavernes, le genre d'album tout pareil qu'avant mais en un peu différent quand même, et donc, partant de là, vous vous doutez bien que deux ans plus tard, Dirges of Elysium va de nouveau emprunter le même sillon que son prédécesseur...

mercredi 23 avril 2014

[Chronique] Loudblast - Burial Ground

Le retour de la légende!!!!
Putain de légende ouais, le top du top de la crème de la fine fleur du Death Metal français, et même du Metal tout court, avec une imposante discographie remplie d'albums géniaux! Fragments! ah non, c'était de la daube, Planet Pandemonium!!!! oups, encore raté, la pire daube du groupe, l'album du retour au premier plan en 2011 alors! Frozen Moments Between Life and Death!! raté, pétard mouillé, c'était chiant et sans aucune saveur, et même quand on jette un regard plus loin encore dans le passé, Sensorial Treatment et Disincarnate n'étaient pas franchement géniaux, on pourrait encore parlé du cultissime split Licensed to Thrash avec Agressor, mais tout ce qui est culte n'a pas besoin d'être forcement bon pour atteindre ce statut.
En fait, le seul disque de Loudblast qui mette vraiment tout le monde d'accord, c'est Sublime Dementia, là, pour le coup, on peut vraiment parler de très grand disque, un disque tellement grand qu'il a permis au groupe de vivre dessus depuis vingt ans, et le nom de Loudblast s'associe désormais à la nostalgie du géant qu'il a été le temps d'un disque en 1993, c'est un peu juste pour faire du groupe nordiste une légende, mais c'est le cas, tout du moins en France, on a les légendes qu'on mérite, quitte à se contenter de peu...

vendredi 13 septembre 2013

[Chronique] Otargos - Apex Terror

Cela fait 3 ans qu'on avait plus trop de nouvelles d'Otargos, sur album tout du moins, le groupe tournant pas mal, et après une petite dizaine d'années à œuvrer dans un Black poisseux tout ce qu'il y a de plus underground, Dagoth et Cie avaient annoncé leur volonté de passer à autre chose, c'est vrai quoi, après tout, quel avenir y'a-t-il dans le black à corpsepaint et à bracelets à clous ma bonne dame?
Bref, j'imagine déjà les trve puristes vomir sur le groupe en les traitant de traîtres, de vendus ou de girouettes, car comme l'annonce sa pochette anormalement lumineuse pour le combo bordelais, Apex Terror marque un changement radical dans le son d'Otargos, et surement le début d'une nouvelle ère pour un groupe qui a de toute façon toujours été quelque peu en marge de la scène Black franchouillarde...

vendredi 10 mai 2013

[Chronique] Svart Crown - Profane

Après la mandale dans la gueule Witnessing the Fall qui m'avait pris par surprise en 2010, on peut dire que j'attendais de pied ferme le nouvel album des niçois de Svart Crown, surement l'un des groupes les plus bandant à être apparu ces dernières années, sur album, et sur scène également, car pour les avoir vu plusieurs fois ces dernières années, je peux vous dire que ça botte sévèrement le cul.
Bref, Svart Crown fait du Blackened Death, ce qui le rapproche d'un Behemoth, mais un Behemoth moins martial et moins porté sur la recherche de l'efficacité à tout prix, Svart Crown aime la dissonance, et prendre les chemins de traverse, proposant un véritable tourbillon de riffs et de violence, plutôt malsain, mais tout en conservant une certaine efficacité.
Voilà donc Profane, le troisième album, qui poursuit de fort belle manière l'évolution du groupe, pas une révolution cependant, Svart Crown préférant avancer par petites touches, lentement mais surement, mais avec vacarme et fureur...

lundi 10 décembre 2012

[Chronique] Incantation - Vanquish in Vengeance


Incantation s'était fait discret depuis 2006 et la sortie de Primordial Domination, il y a bien eu un EP et un Split pour meubler quelque peu, ainsi que des participations de John McEntee à d'autres projets (Goreaphobia en 2009, et le très bon Reduced to Sludge en 2011 avec Funerus, groupe familial car sa gonzesse est aussi de la partie), mais tout le monde (euh... les fans qui ont en quelque chose à foutre plutôt) attendait un nouvel album.
Je ne vais pas vous mentir, je suis un gros fanboy d'Incantation, après tout, c'est l'un des premiers groupes de Death que j'ai écouté quand j'étais gamin, et j'ai toujours gardé un tendresse particulière pour le groupe, même s'il sort toujours globalement le même album.
Car Incantation est un groupe pragmatique, qui ne sort jamais de sa zone de confort, et se tient strictement à ce qu'il sait faire, avec quand même une constance dans la qualité, un groupe qui n'a jamais sorti de bouses, et une discographie en forme d'ode à l'immobilisme, un groupe fidèle à son dogme, et une certaine conception de son Death Metal.
Bref, ce Vanquish in Vengeance, avant même de l'avoir écouté entièrement (juste le rassurant extrait distillé en guise d'amuse-bouche), c'était typiquement le genre de disque qui allait se prendre un 3-3.5 /5 sur ce blog, tranquille, sauf que voilà, comme vous le savez déjà puisque c'est surement la première chose que vous êtes allé voir en tombant sur cette chronique, Incantation a dépassé mes attentes cette fois-ci...

mercredi 8 août 2012

[Chronique] Zonaria - Arrival of the Red Sun


Curieuse trajectoire que celle des suédois de Zonaria, un premier album plein de promesses en 2007 avec Infamy and the Breed, une signature dans la foulée avec Century Media afin de sortir The Cancer Empire en 2008, et puis... Rien.
Ce grand espoir du Death Mélodique suédois avait tellement disparu de la circulation que si je n'étais pas tombé complètement par hasard sur ce nouvel album, j'aurais surement vécu encore longtemps avec l'idée (fausse) que ce groupe avait splitté, ce qui aurait été bien dommage car ce Arrival of the Red Sun est quand même un putain de bon disque, même s'il donne le sentiment d'arriver un peu trop tard, à une époque ou le Death Mélodique suédois n'en fini plus d'agoniser...