Je sais très bien ce que vous êtes en train de vous dire, une chronique d'Iwrestledabearonce sur ce blog, on commence à le connaitre le gaillard, ça va encore être une chronique troll à la con où il va dire de la merde sur un pauvre groupe de crapcore comme il l'a fait la dernière fois avec le slutcore de Butcher Babies.
Ouais, je vous comprends un peu, mais ne partez pas tout de suite, car je ne vais pas trop descendre ce groupe et ce nouvel album, aussi bizarre que cela puisse paraître, Iwrestledabearonce (que je vais d'ailleurs abréger en Iwabo car ça me gave de taper le nom en entier) est un groupe que j'apprécie, un peu, dans la limite du respect que je peux avoir pour ce genre de musique.
En effet, j'avais bien aimé le premier EP et le premier album It's all happening en 2009, certes, c'était du Deathcore, mais pas votre groupe de Deathcore à breakdowns traditionnel, Iwabo mélangeait plein de genres différents, et proposait une musique chaotique et bordélique qui partait dans tous les sens, avec des structures imprévisibles et un sens de l'humour et de la formule plus qu'appréciable, un Electro/Grind/Metal-Death-Mathcore déglingué porté par le chant de furie de Krysta Cameron.
J'avais un peu zappé le truc par la suite, jetant simplement une oreille distraite sur un second opus, Ruining it for everybody, qui ne m'avait pas particulièrement passionné, la faute surement au manque d'effet de surprise cette fois-ci, mais avec son troisième album Late for Nothing, tout a changé chez les américains, un album que l'on pourrait presque qualifier de... mature, enfin, plutôt qui essaie de l'être.

