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lundi 22 septembre 2014

[Chronique] Sons of Crom - Riddle of Steel

Sons of Crom est un jeune duo scandinave composé du suédois Janne Posti et du finlandais Iiro Sarkki, deux gaillards bien décidés à vous démontrer avec leur premier album que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes, car c'est bien de cela qu'il s'agit, pas de modernité ici, Sons of Crom se pose en héritier direct de la période viking de Bathory, en même temps, avec un nom pareil, difficile d'imaginer autre chose.
J'ai toujours eu un problème avec ce genre de projet, de même qu'en général avec toute cette vague actuelle de groupes Neo-Vintage, qui est que généralement, on ne dépasse jamais vraiment le cadre de l'hommage trop appuyé et respectueux au point de n'être plus qu'un gros repompage modernisé, et les groupes qui parviennent à renouer avec succès avec l'esprit des grands anciens, en apportant des choses nouvelles et une certaine fraîcheur, se comptent sur les doigts de la main.
Si je vous parle de Sons of Crom, vous devez bien imaginer que ce jeune groupe fait partie de cette catégorie de groupes qui puisent directement leur inspiration dans le passé sans pour autant se contenter d'appliquer à la lettre les vieilles recettes, en dépassant le simple cadre de l'hommage appuyé; C'est précisément ce que réussit Riddle of Steel, proposer une musique qui rappellera directement Bathory, tout en y apportant une petite touche personnelle qui lui donnera une plus-value appréciable... et y'a de la grosse baston et de l'hymne guerrier aussi, histoire de rendre tout ça bien Badass...

samedi 5 octobre 2013

[Chronique] Twilight of the Gods - Fire on the Mountain

Avec la crise et la baisse continue des ventes de disque, on assiste à un phénomène étrange et assez logique, la multiplication des side-projects, comme un seul groupe ne suffit pas à payer les factures, pas mal d'artistes commencent à multiplier les sorties avec des projets parallèles, afin de compenser quelque peu la baisse des ventes de leur groupe principal, et donc par extension, on se retrouve de plus en plus avec des super-groupes, qui attirent l'attention avec des line-ups de folie, et qui excitent le fan avec des collaborations prestigieuses.
Twilight of the Gods est de ceux-là, monté à l'origine comme un tribute band de Bathory (d'où le nom), ce combo international constitué de noms ronflants passe le pas, de groupe hommage créé pour faire de la scène à véritable projet studio, avec donc ce premier album qui, bizarrement, n'est pas vraiment un Bathory-like oeuvrant dans le Metal Viking comme on aurait pu s'y attendre, et c'est plutôt une bonne chose...

lundi 17 juin 2013

[Chronique] Amon Amarth - Deceiver of the Gods

Je me rappelle quand était sorti Surtur Rising en 2011, j'avais pris la décision de ne pas le chroniquer en disant, c'est toujours la même chose, je n'ai pas grand chose à en dire, deux ans plus tard, avec ce nouvel album, c'est toujours la même chose, je n'ai toujours pas grand chose à en dire, mais je vais vous le dire quand même, c'est un peu idiot, mais c'est exactement ce que fait Amon Amarth depuis des lustres.
Je sais, cette chronique démarre mal, et je vois déjà les fanboys sortir les haches, mais il faut dire les choses comme elles sont, Amon Amarth est un groupe pratiquement un immobilisme presque total, qui fait de lui une sorte de AC/DC du Death mélodique, avec malgré tout une certaine constance qualitative, tous les deux ans en moyenne, on y a droit, les vikings descendent de leur drakkar pour piller les terres avec un nouvel album sous le bras, l'occasion de remplir les caisses, les leurs et celles de Metal Blade, car après tout, cette joyeuse troupe de guerriers suédois n'a jamais était aussi populaire que maintenant, surtout depuis leur conquête du marché américain, et ses consommateurs friands de clichés guerriers nordiques, l'occasion d'écouler du merch, des éditions limitées en pagaille et même des coffrets avec des bustes de Loki en plastique, et avec la sortie de ce nouvel opus, ce n'est pas prêt de changer, car Deceiver of the Gods ne décevra personne tant il est dans la ligne droite de ses prédécesseurs...

vendredi 20 avril 2012

Borknagar - Urd






Mes biens chers frères, mes bien chères soeurs (sérieusement, si des gonzesses lisent ce blog, qu'elles me contactent...), nous voici réunis ici pour célébrer une résurrection, non pas celle du zombie nazaréen, mais celle d'un géant nordique, sortant d'un long sommeil (en gros une période où il faisait de la merde).
Bref, la horde Borknagar est de retour, avec Urd, pour ce qui est sans conteste le retour le plus improbable de l'année, sachant que plus personne n'attendait quoique ce soit du groupe depuis bien longtemps.
C'est donc après Epic en 2004 que le groupe s'était vautré dans les grandes largeurs, avec deux disques ineptes, Origin et Universal, un trou noir de huit ans donc, le temps de tomber quelque peu dans l'oubli, et peut-être d'apprendre de ses erreurs.
Urd est donc l'album que l'on attendait pas, le meilleur du groupe depuis bien trop longtemps, et peut-être (oui j'ose le dire) le meilleur album de l'histoire Borknagar...