Affichage des articles dont le libellé est Psychédélique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Psychédélique. Afficher tous les articles

vendredi 30 novembre 2018

[Chronique] Sigh - Heir to Despair

Difficile de décrire la carrière de Sigh à ce stade de son histoire tant le groupe de Mirai Kawashima apparaît plus insaisissable que jamais après presque trente ans d'existence, Sigh est indescriptible depuis ses débuts en 1990 et personne ne semble en mesure d'en donner une grille de lecture aujourd'hui, Sigh se traîne aussi une discographie complètement disparate et hétéroclite où le pire côtoie le meilleur, avec de fugaces moments de génies qui semblent être chez le fan largement suffisants pour éclipser les larges passages à vide qualitatifs et ses albums au mieux passables comme autant d'expérimentations ratées, Sigh étant un groupe aussi bizarre qu'innovant qui a toujours eu le mérite d'essayer de nouvelles choses, et tant pis le fort taux d'échec, la discographie de Sigh peut être résumer par les deux derniers albums, In Somniphobia était un putain de coup de génie, un album éblouissant et presque l'accomplissement de toute la trajectoire du groupe, à son opposé, l'album suivant Graveward était... une merde ¯\_(ツ)_/¯

jeudi 15 novembre 2018

[Chronique] A Forest of Stars - Grave Mounds and Grave Mistakes

Quand on parle de A Forest of Stars sur ce blog on ne plaisante pas, c'est du sérieux, car pour qu'un "gros connard qui n'aime rien"™ (sic) comme moi offre à leur album précédent le titre d'album de l'année 2015, c'est que Beware the Sword you cannot see était, et est toujours d'ailleurs, un putain de bon disque qui déchire sa mère la pute, mais vous le savez très bien si vous me suivez un peu, je ne suis pas du genre à tenir compte des statuts des groupes que je chronique, et ce ne serait pas la première fois que je déverse un peu de bile sur un album après avoir encensé le précédent, il faut dire aussi que quand on atteint des sommets, généralement la suite a tendance à être un peu en dessous et à provoquer un désagréable sentiment de déception, fort heureusement, de déception il ne sera pas DU TOUT question avec nos amis britanniques de The Gentleman's Club of A Forest of Stars, Grave Mounds and Grave Mistakes n'est pas meilleur, n'est pas moins bon non plus, il est juste à l'image de la discographie du groupe, à savoir un autre disque à la fois étrangement familier mais fondamentalement différent dans son approche, tout en conservant le style tout à fait particulier du groupe, car ouais, vous ne trouverez pas un groupe qui fait du A Forest of Stars, eux seuls sont capables d'atteindre ce nouveau de raffinement dans leur Black à la théâtralisation avant-gardiste aussi excentrique qu'il peut être déconcertant...

mardi 16 mai 2017

[Découverte] John Frum - A Stirring in the Noos

Pour ceux que ça intéresse, John Frum est le prophète d'un culte du cargo au Vanuatu, et si vous voulez en savoir plus, me cassez pas les couilles et allez sur Wikipedia, me connaissances en conneries polynésiennes s'arrête à Moana, donc on va plutôt se concentrer sur le groupe John Frum qui est américain, et qui sort ici son premier album, le projet est d'ailleurs un énième groupe du multi-instrumentaliste Eli Litwin, chantre du bidulecore free jazz improvisé avec notamment Intensus ou son pendant Blackisé Eskia, qui se lance ici avec ce qui semble être un vrai groupe avec un line-up à tomber à la renverse.

vendredi 25 novembre 2016

[Chronique] Hail Spirit Noir - Mayhem In Blue

Dans la catégorie Rock neo-vintage, Hail Spirit Noir sera toujours meilleur que Ghost, pourtant, tout le monde écoute Ghost et se contrefout des grecs, c'est quoi votre putain de problème putain?
Ah ouais, Hail Spirit Noir n'est pas signé par une grosse major qui vous matraque la gueule sa com', les grecs n'ont pas non plus le gimmick masqués/membres inconnus mystérieux, puisque Hail Spirit Noir est composé de gars issus du défunt Transcending Bizarre?, j'aimerais d'ailleurs bien ne pas employer le terme défunt en parlant de ce groupe, mais vu qu'il est dans un état végétatif profond depuis cinq ans, ça a l'air bien mort, bref, Hail Spirit Noir c'est mieux que Ghost, pour une raison principale, Hail Spirit Noir n'a jamais oublié qu'il faisait du Metal, il n'a pas oublié non plus ses racines Black, même s'il a lentement mais surement dévié vers le Rock vintage psychédélique, Mayhem in Blue, troisième album du trio, ne va certes pas réinventer la formule Hail Spirit Noir, mais c'est une nouvelle fois un sacré exercice de style complètement maîtrisé, maintenir le même niveau de qualité, une chose que les hommes masqués suédois ne sont même pas capables de faire...

samedi 10 septembre 2016

[Chronique] Névoa - Re Un

Ah le Portugal, ce pays de Metal où en plus de Moonspell t'as... euh... ben rien en fait, en dehors de Moonspell, tu plonges directement dans l'underground car c'est là qu'il faut aller pour trouver la scène Metal locale, et ça tombe bien, en fouillant dans le souterrain du Metal lusitanien, je suis justement tombé sur un truc bien, bon, j'ai écouté une centaine de merde avant, mais ça fait toujours plaisir de voir son abnégation récompensée.
Bref, il s'agit d'une chronique découverte aujourd'hui, découverte car je suis convaincu que vous n'avez pas écouté le premier album de Névoa sorti l'année dernière, ça s'appelait The absence of Void et c'était plutôt cool, le groupe n'a pas trop tardé avant de livrer un successeur, en prenant au passage un peu de galon puisqu'il se retrouve désormais distribué par l'excellent  Avantgarde Music.

vendredi 6 mars 2015

[Chronique] A Forest of Stars - Beware The Sword You Cannot See

L'Avant-garde, ce genre merveilleux qu'il est impossible de définir clairement tant il rassemble un peu tout et n'importe quoi, globalement, on a tendance à classer sous cette étiquette tout ce qui sort de l'ordinaire dans le Metal, tous les groupes qui repoussent les limites et explorent de nouvelles contrées sonores se retrouvent sous cet étendard qui veut à la fois tout et rien dire, l'Avant-Garde étant tellement hétéroclite qu'il ne peut pas vraiment être considéré comme un genre à part entière, comme un univers bien trop vaste pour être correctement cartographié.
A Forest of Stars est donc indéfinissable, et c'est sans peine qu'on le classe dans cette catégorie fourre-tout, le septuor anglais fait partie de cette caste de groupes mystérieux et diablement originaux, uniques, dont la vision de leur art n'appartient à personne d'autre, évoluant dans un style inimitable, que ce soit musicalement ou au niveau de l'imagerie, A Forest of Stars, ou plutôt, comme ils aiment à le rappeler, The Gentleman's Club of A Forest of Stars, évolue comme une société secrète de l'époque victorienne, cultivant le mystère et le mysticisme, bref, pour parler prosaïquement, une belle bande de cinglés qui ne fait rien comme tout le monde, et c'est tout naturellement que Beware the Sword you Cannot See, quatrième album de l'orchestre de la perfide Albion, sera radicalement différent de ses trois prédécesseurs, tout en en étant une continuation logique, l'identité et la personnalité du groupe demeurent trop fortes pour se diluer malgré la nouvelle évolution stylistique...

mercredi 13 août 2014

[Chronique] Nachtmystium - The World We Left Behind

Après des débuts discographiques marqués par le Black Metal d'obédience très norvégienne, les américains de Nachtmystium ont assez rapidement changé leur fusil d'épaule, s'orientant davantage vers ce que l'on appelle de manière simpliste le Black psychédélique, étiquette un peu foireuse quand même, mais qui convient relativement bien au style pratiqué ici, où le Black Metal se retrouve immergé dans une marmite d'influences allant de Pink Floyd à Killing Joke, sauf que voilà, Nachtmystium ne peut plus vraiment être considéré comme un groupe de Black Metal, même s'il en conserve certains attributs.
L'évolution de Nachtmystium a finalement trouvé son apogée avec les deux Black Meddle, Assassins et Addicts, c'est vraiment à partir de ce moment là que Blake Judd a trouvé sa propre niche et un son qui lui était propre, malheureusement, comme c'est souvent le cas, l'album suivant, Silencing Machine, était un testament de l'incapacité de Nachtmystium à aller plus loin et à se surpasser.
The World We Left Behind est un album particulier, car destiné à être le dernier du groupe avant sa séparation (peut-on d'ailleurs parler de séparation quand un groupe n'est composé que d'une tête pensante et d'intérimaires en CDD?), du fait des gros problèmes personnels de son leader, arrêté l'année dernière pour vol, et toujours addict à tout un tas de substances illégales, même s'il essaye de s'en sortir depuis quelques temps; Cet album n'est donc pas le dernier si l'on en croit les déclarations récentes de Judd, et en lieu et place d'un glorieux épitaphe final, on a affaire avec The World We Left Behind à une nouvelle démonstration d'un artiste en manque d'inspiration et de ressources...

lundi 13 janvier 2014

[Chronique] Hail Spirit Noir - Oi Magoi

Le fait de ne pas vous avoir chroniqué le premier album des grecs d'Hail Spirit Noir fut l'un des drames de ma vie de chroniqueur en 2012, pour une raison bien simple, Pneuma était l'un des premiers albums les plus impressionnants de ces dernières années, ni plus ni moins.
Surprenant de voir débarquer un premier album aussi mature et maîtrisé? pas tant que ça quand on sait que les trois membres d'Hail spirit Noir font également parti de l'excellent combo de Black Avant-gardiste Transcending Bizarre?, on a donc affaire à de vieux routiers dans le genre Metal étrange, suffisant pour éviter le traditionnel piège du second album?
Car c'est bien gentil de sortir un premier album absolument génial, mais le plus compliqué n'est-il pas de confirmer l'essai, comme nous l'a récemment prouvé l'échec presque total du second album de Ghost?
Recapturer la magie d'un premier album n'est jamais chose aisée, et mettons fin au suspense tout de suite, Hail Spirit Noir évite presque tous les pièges inhérents à l'exercice du fameux second album, mieux encore, il est presque aussi bon, ce qui n'était pas gagné d'avance...