mardi 9 septembre 2014

[Chronique] The Autumn League - Concept of Irony

Aujourd'hui je vous emmène dans l'inconnu avec un groupe qui sort un peu de nulle part, la seule chose que l'on sait de The Autumn League, c'est qu'ils viennent d'Australie, même l'utilisation du pluriel est sujette à caution car il est tout à fait possible que ce soit un One-man band, mais comme le line-up est inconnu, par défaut je vais employer le terme de groupe.
Formé en 2012, parait-il un side-project (sic), The Autumn League nous propose un premier album qui aurait dû normalement être un EP, mais après quelques développements, cet EP s'est transformé en un premier essai longue durée, de très longue durée même, puisque le bestiau pèse au final une bonne heure, cela peut paraître beaucoup, mais ce n'est pas si inusuel que ça dans le domaine de l'atmosphérique.
Concept of Irony est donc un long disque de Metal atmosphérique où The Autumn League va mélanger du Death et du Black, en développant une personnalité intéressante, ce qui est toujours une bonne idée pour un premier album, mais malheureusement, malgré tout un tas de bonnes idées, je dois bien vous avouer que j'aurais préféré écouter un EP plutôt qu'un album, car la monotonie va très vite se faire ressentir et The Autumn League va vraiment avoir du mal à tenir la distance...

dimanche 7 septembre 2014

TV Metal (2014 - Semaine 36)

Ce n'est pas une défaillance de votre moniteur, n'essayez donc pas de régler l'image, nous maîtrisons à présent toute retransmission, nous contrôlons les horizontales et les verticales, nous pouvons vous noyer sous un millier de vidéos, ou dilater une simple image jusqu'à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà, nous pouvons modeler votre vision, et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir, pendant les minutes qui viennent, nous contrôlons tout ce que vous allez voir et entendre, nous partagerons les angoisses, et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses, au-delà du Metal...
Bref, toutes les vidéos Metal de la semaine, le meilleur et surtout le pire, c'est maintenant, et ça ne va pas être glorieux, je vous préviens tout de suite.

On attaque avec un groupe canadien pratiquant un genre de musique typiquement européen à la base, un mélange de Power Metal et de Death mélodique, et vous savez quoi? c'est pas mauvais du tout, c'est rapide et galopant, les riffs sont tranchants, c'est la foire au solo, les deux types de chant fonctionnent bien, de quoi passer un bon moment, le titre est tiré de leur second album, Kings amongs Men, sorti fin août chez Napalm...

mercredi 3 septembre 2014

[Chronique] In Flames - Siren Charms

Trois après un particulièrement fade Sounds of a Playground Fading, et quatorze ans après son dernier bon disque, le groupe suédois de Heavy/Rock Alternatif In Flames, ex-légende du Death mélodique des années 90, est de retour avec un nouvel album sous le bras, pourquoi? aucune idée, j'imagine que le groupe doit encore vendre suffisamment de disques pour que l'affaire reste rentable, surtout que cette fois-ci, In Flames a enfin réussi à signer sur une major pour sortir sa nouvelle daube.
Ouais, nouvelle daube, je vous lâche ça dès l'introduction vu que je n'ai pas vraiment envie de tourner autour du pot pour vous parler de Siren Charms, nouvel album qui est sans conteste le pire album de toute la discographie du groupe, tout du moins pour toi, le vieux fan qui regrette le MeloDeath d'antan, sache qu'In Flames n'en a rien a branler de ce que tu penses, après tout, c'est bien dans les années 2000 en se mettant à faire de la merde que la carrière du groupe a explosé, les voies du mainstream son impénétrables et la réalité cruelle pour le bon goût, les nouveaux fans ayant rejoint le navire ont été plus nombreux que les fans qui se sont barrés en gueulant, In Flames ne refera plus jamais de MeloDeath, c'est acquis, ce qui est plus problématique aujourd'hui avec Siren charms, c'est qu'on peut se demander si In Flames refera un jour du Metal... Ouais, on en est là...

mardi 2 septembre 2014

[Chronique] Sólstafir - Ótta

Il y a des évolutions qui sont plus naturelles que d'autres.
Même si le premier album de Sólstafir, Í Blóði og Anda, est étiqueté Black Metal, la Black des islandais n'avait franchement rien de conventionnel, et ce sont justement les conventions que Sólstafir s'est employé à bousculer tout au long de sa carrière, se servant du Metal comme base pour partir vers une autre direction, conservant des bribes métalliques comme fil conducteur à leur évolution, car même si Sólstafir en 2014 n'a plus rien à voir avec le Sólstafir de 2002, les cow-boys islandais ont su conserver leur personnalité et leur identité.
Sólstafir ne fait aujourd'hui plus de Metal mais en conserve l'esprit et toute son essence, on parle aujourd'hui de Post-Rock, d'atmosphérique, de Post-Metal, ou que sais-je encore pour qualifier la musique des islandais, mais malgré sa mutation, Sólstafir ne sonne comme personne d'autre, Sólstafir n'est pas Katatonia, pas Pink Floyd non plus, et encore moins un énième Sigur Ros, non, Sólstafir est Sólstafir, droit dans ses santiags, et Ótta, cinquième album, est une preuve supplémentaire de la brillance des islandais, bien décidés à nous démontrer qu'ils n'avaient pas atteints les limites de leur évolution avec Svartir Sandar...