samedi 26 mars 2011

Lazarus A.D: Black Rivers Flow


Une baffe monumentale, énorme, monstrueux, le renouveau du Thrash!!!!
C'est comme cela que j'aurais aimé commencer à vous parler du deuxième album de Lazarus A.D...
J'avais adoré le premier album, le bien nommé The Onslaught, sorti en 2009 (pour la réédition), c'était frais, direct, ça envoyait, 10 chansons pour autant de pains dans la gueule, du thrash old school, certes, mais avec cette petite touche de modernité bienvenue, un peu la relève d'Exodus en quelque sorte.
The Onslaught mettait la barre très haut pour un premier album, et force est de constater que cette barre était bien trop haute pour les p'tits gars du Wisconsin.
Pas de suspens, donc, ce Dark Rivers Flow est raté.
Premier titre, American Dreams, et d'emblée, ça ne sent pas très bon, non pas que le titre soit totalement mauvais, mais ce qui choque le plus, c'est la nouvelle orientation du groupe, beaucoup plus groovy, beaucoup plus Metalcoré...
Première constatation, Lazarus n'est plus un groupe de retro-thrash, et ça fait mal.
Le problème de ce premier titre, c'est qu'il aurait été génial sur un album de Shadow Falls ou de All that Remains, ou n'importe quel groupe de metalcore américain en fait.
Notons également le chant clair absolument dégueulasse sur le refrain...
Aaaaah ben oui, parce que maintenant ils nous pondent des refrains en chant clair, problème, ils sont ultra téléphonés, stéréotypés, sans intérêt, médiocres. (yep, tout ça à la fois)
Ensuite, le "single" de l'album The Ultimate Sacrifice, avec son refrain tout aussi lamentable.
Certes ça groove bien, poliment, et ça ressemble quand même vachement à du Pantera, surtout son riff final. (ouais, on dirait Walk).
The Song prevails est ultra direct, presque punk, mais assez quelconque.
Ensuite vient le titre éponyme, et franchement, je commence à en avoir marre d'écouter ce disque, une fois de plus, le refrain est minable et on se croirait dans un album de Trivium.
Cet album est... quelconque.
Tout n'est pas mauvais loin de là, Eternal vengeance, Light a city sont assez corrects, mais dans l'ensemble, tout transpire le déjà entendu.
Alors attention, tout n'est pas à jeter, loin de là, techniquement, c'est parfait, les solos sont énormes, et c'est bien le point fort du disque.
Ce Black River Flow n'est pas nul, il est même parfois plaisant à écouter, il est juste banal.
Car à force d'emprunter à droite à gauche, à Pantera, Trivium, Shadows Falls, Lazarus a un peu perdu de son identité Thrash, et là réside la grande déception de ce disque.
Bien sûr, j'ai parfois pris du plaisir avec ce disque, les gars savent jouer, mais semblent incapable d'écrire un refrain correct, la palme de la médiocrité du refrain à la Shadow falls revenant a Casting Forward, celui de Through your eyes n'étant pas loin derrière.
Je me demande si les types ne se sont pas rendu-compte que finalement, ils n'arriveraient jamais à faire mieux que The Onslaught, et ont donc décidé d'emprunter une autre voie.
Le problème, c'est que pour moi, ils se sont plantés en beauté.
Donc voilà, cet album est profondément décevant, certes, c'est bien joué, ça reste direct et rentre-dedans, les solos sont géniaux, mais cette orientation Metalcore me reste en travers de la gorge.
Ce Black Rivers Flow est donc un produit agréable à l'écoute, mais assez quelconque et banal finalement.
Un peu comme un charme rompu, le prince redevient un crapaud, et Lazarus AD ne confirme pas tout le potentiel qu'il laissait entrevoir sur The Onslaught.
Une déception.
2.5/5

mercredi 16 mars 2011

The Haunted: Unseen


Quelque part, je dois être un peu masochiste...
En effet, j'avais déjà exprimé ma déception après l'écoute des 2 premiers titres du nouveau The Haunted, No Ghost et Disappear, je m'étais même dit que je n'écouterai pas l'album, et pourtant...
Le disque était en streaming sur un blog quelconque, alors je me suis lancé, je l'ai écouté, une première fois, et même une seconde, afin d'être sûr de moi; Il n'y a désormais plus de doute, The Haunted vient de tout pulvériser en terme de médiocrité et de banalité.
Un truc que je n'ai jamais compris avec The Haunted, c'est la réaction des gens à chaque sortie, toujours encensé par la critique, malgré des albums plus que douteux.
Certes, j'ai adoré The Haunted, même si le terme adorer est un peu fort, mais voilà, The Haunted envoyait du lourd, ça ne prenait pas la tête, après tout, il y a quand même des gars d'At the Gates dans ce groupe.
Ok, le virage mélodique pris par le groupe m'avait bien refroidi, mais ce n'est pas le changement qui me gênait, c'est surtout cette incapacité à composer de bonnes chansons, et à sortir de bons riffs, The Haunted devenait ce groupe un peu perdu, le cul entre 2 chaises, entre mélodicité et agressivité, incapable de trouver la bonne formule.
Alors, ce Unseen?
The Haunted a donc définitivement fait son choix, adieu le Thrash, et plongeon définitif dans une sorte de gloubi-goulba metalcore-emo-neo-rock-alternatif...
Pas de problème, The Haunted évolue et semble désormais n'écrire des chansons que pour se faire plaisir, sans se soucier des autres, c'est tout à leur honneur.

L'album commence par Never Better, qui démarre plutôt bien, malgré son riff bidon déjà entendu 3000fois, et là c'est le drame, Dolving déboule et donne une coloration neo-metal très désagréable.
Un premier titre assez médiocre, impression confirmée par le suivant, No ghost, qui malgré son groove n'en demeure pas moins ultra convenu, avec un riff qui tourne en rond.
Troisième titre, Catch 22, qui lui est entièrement un titre de neo bien moisi...
J'arrête donc la chronique titre par titre, ça va m'ennuyer de dire toujours la même chose.
Cet album est une grosse daube sans saveur, sans âme, sans couilles, sans rien...
On pourrait tenter de sauver la prestation de Dolving, qui prouve ici qu'il est un putain de chanteur de... Rock Emo.
On pourrait aussi dire que The Haunted à au moins le mérite de proposer un truc original, avec sa propre personnalité, mais c'est tout le contraire en fait, tant les gars bouffent à tous les râteliers, en empruntant des éléments à droite à gauche, et en étant incapable d'en faire un truc correct.
Alors ouais, en écoutant Unseen, on pense à Tool, Corrosion of Conformity, Clutch, Chevelle, et même parfois on se croirait chez Foo Fighter, tant l'ensemble apparaît totalement inoffensif.
Mais au milieu de ce marasme, où est passé The Haunted?
J'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé, les gars ont disparu dans ce bourbier aseptisé, qui sent le rock emo, les refrains neo metal et les riffs d'une platitude absolue, Jansen et Björler se contentant de recycler leur vieux stock de riffs que t'as déjà écouté plein de fois avant, un travail bien médiocre. (D'un autre côté, ce manque d'originalité des guitares est bien la seule chose permettant de se souvenir qu'on est en train d'écouter The Haunted)
C'est fade, c'est un pur produit de consommation courante, c'est de la soupe sans saveur.
Putain, mais c'est d'la merde!! (désolé, cri du coeur...)
Ok, si vous aimez le metalcore gentil, le neo, le rock emo, et le metal passe partout qui ne contient aucune trace d'agression sonore, ce Unseen est fait pour vous, et je suis presque sûr que dans les semaines qui suivent, on pourra lire dans la presse ou les sites spécialisés que cet album est un putain de chef d'oeuvre, l'un des disque majeur de l'année, comme d'habitude quand il s'agit de The haunted, bien sûr, les hardcore fans de Dolving vont hurler au génie et se masturber sur sa "performance" pendant des semaines...
Pour moi, ce n'est que de la vulgaire soupe, ouais, vulgaire est le bon terme.
C'est donc la fin de ma relation avec The Haunted, bonne route les gars, ce sera sans moi.
Chacun son truc, mais ce The Haunted là, je vous le laisse.

0.5/5
(Et je suis généreux dans ma notation)

samedi 12 mars 2011

Mercenary - Metamorphosis

Rarement un album n'aura aussi mal porté son nom que ce dernier essai des danois de Mercenary, le 6ème.
A moins que cette métamorphose ne fasse référence à cet énième changement de Line-up, la moitié du groupe s'étant barré/fait viré, du premier album ne restant plus que le guitariste Jakob Mølbjerg.
Communiqué du groupe: "we no longer share the same vision and enthusiasm about the direction and the future of the band"
Bon, ok, divergences musicales, comme d'habitude...
Exit donc l'excellent chanteur Mikkel Sandager, ce qui me semblait être un putain de coup dur pour le groupe tant il était très bon sur l'album précedent Architect of Lies.
Nouveau batteur, et... pas de nouveau chanteur ni de clavieriste?
En effet, le chant clair sera donc repris par le Bassiste/Hurleur de service, René Pedersen.
J'avoue, je ne le sentais pas trop ce coup là, mais pourquoi pas.
Le guitariste Martin Buus prenant en charge les claviers.
Ok, le groupe passe de 6 à 4 membres, à voir ce que ça donne...

lundi 7 mars 2011

Ulcerate: The Destroyers Of All


Y'a des jours comme ça, où on écoute un album un peu par hasard, on ne s'attend à rien, juste un album de Death Metal de plus, et on prend une baffe monumentale en pleine gueule!
C'est le cas du dernier Ulcerate, the destroyers of all.
7 titres pour 50minutes, mais en fait, plutôt un seul, tant l'ensemble est homogène.
Cet album est un bloc, massif, indestructible, qui vous écrase totalement, une machine que rien n'arrête et qui vous lacère le corps et l'âme.
Violent, brutal, labyrinthique, apocalyptique, dévastateur, Ulcerate est à la croisé des chemins, d'un côté le Brutal death d'Immolation ou Suffocation, d'un autre les groupes de post-métal comme Neurosis (dans l'esprit tout du moins), sans oublier certaines influences propres au Black, en somme une version death metal de Deathspell Omega, pour le côté oppressant et malsain.
Ulcerate déborde de haine et de désespoir, défonce tout sur son passage, mais n'en oublie pas son sens de la mélodie, dissonante, riffs labyrinthiques, parfois torturés, parfois dévastateurs, et cette batterie de Jamie Saint Merat, implacable.
Ulcerate n'a pas que composé un putain d'album, mais l'hymne de la fin du monde, désespéré, d'une profondeur inouïe.
Alors oui, je ne suis clairement pas objectif en ce qui concerne ce disque, qui frôle la perfection.
Un défaut pour certains, peut être, sa longueur, l'écoute s’avérer épuisante, je l'admets, mais longueur ne signifie pas ennui.
The Destroyers of All est donc une sorte de voyage dont on ne ressort pas indemne, une plongée dans les ténèbres, dans un monde en ruine, Ulcerate repousse les limites du brutal death.
Brutal et dérangeant, un putain de disque, une des sorties majeures de 2011.

5/5
(Note réelle 4/5, mais je n'ai pas envie d'être objectif)