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vendredi 7 août 2015

[Chronique] Fear Factory - Genexus

C'est marrant comment on peut faire des parallèles entre la franchise Terminator et la discographie de Fear Factory, Soul of a New Machine, c'est un peu le premier Terminator de 1984, Demanufacture est clairement le Terminator 2 du groupe, Obsolete étant une continuation agréable ne souffrant pas la comparaison avec ses aînés, et comme avec la franchise cinématographique, c'est avec les années 2000 que tout est parti en couilles pour Fear Factory, le médiocre Digimortal, suivi du départ de Dino et les problèmes de line-up avec des albums plutôt quelconque, il aura fallu attendre le retour de son guitariste en surpoids pour que Fear Factory fasse exactement ce que veut faire la franchise Terminator, revenir à son âge d'or.
La même année où sort Genisys, voilà que Fear Factory sort un album intitulé Genexus, avouez que le parallèle est troublant, retour aux sources dans les deux cas, Genisys veut revenir à Terminator 2 et se veut comme une vraie suite, Genexus veut exactement la même chose pour Fear Factory, revenir à son Terminator à lui, Demanufacture.
Bon, vu comment Genisys est un film incompréhensible que l'on peut qualifier sans peine de gros bordel foiré, il est aujourd'hui temps de savoir si Fear Factory va lui aussi foutre la merde dans le continuum espace-temps et nous pondre une merde, car historiquement, les groupes en quête de retour aux sources se sont toujours immanquablement vautrés, Genexus va-t-il nous prouver qu'il est possible de se rappeler deux lignes temporelles quand tu pénètres le champ quantique pendant un moment nexus?

dimanche 3 juin 2012

[Chronique] Fear Factory - The Industrialist


Après un premier brouillon sorti au début des années 90, Soul of a new Machine, Fear factory avait marqué de son empreinte la décennie avec deux brûlots définitifs, Demanufacture et Obsolete, définissant leur style, basé sur les rythmiques inhumaines et implacables de Raymond Herrera, les riffs mitraillettes de Dino Cazares, sans oublié le chant et les refrains catchy de Burton C. Bell, la suite fut malheureusement beaucoup moins glorieuse, avec l'horrible Digimortal et le split qui suivit...
Pourtant, sans le gros Dino (et avec un Christian Olde Wolbers reprenant le poste de guitariste), Fear Factory avait continué l'aventure, en forme de hit and miss, avec le très bon Archetype, et le désastreux Transgression, avant un nouveau split/Hiatus qui semblait marquer la fermeture définitive de l'usine à peur.
Mais une fois de plus, alors que personne ne s'y attendait, Fear Factory renaissait de ses cendres avec à la clé un invraisemblable imbroglio juridique, Burton faisait la paix avec Dino, qui rejoignait le groupe, en virant au passage Herrera et Olde Wolbers sans autre forme de procès, ces deux derniers déclarant plus ou moins qu'ils faisaient encore partie du groupe et que burton et Dino avait monté un nouveau groupe nommé Fear Factory, autant dire un beau bordel...
Malgré tout, avec Gene Hoglan à la batterie, les ricains délivrèrent un très brutal Mechanize, qui ne révolutionnait pas grand chose en se rapprochant plus d'un Archetype que d'un Demanufacture, mais qui avait le mérite de montrer un groupe solide et revenu à ses fondamentaux.
Bref, autant dire qu'avec ce nouvel album, The Industrialist, marqué par un énième changement dans le line-up, Fear Factory joue gros, et n'a pas intérêt à se vautrer, même si on peut se demander qui attend encore quelque chose de ce groupe...