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lundi 4 mars 2019

[Chronique] In Flames - I, The Mask

Nous sommes en 2019 et cela fait désormais dix-neuf ans que In Flames n'a pas sorti un disque correct.
Putain ça commence à dater hein?
Il faut désormais réaliser une chose avec In Flames, ce groupe n'est désormais plus un groupe de Death mélodique, il faut s'y faire, ce n'est pas nouveau, mais il faut croire qu'il y a encore des gens qui n'ont pas reçu le message par le biais des sept albums post-Clayman et qui s'attendent encore à ce que les suédois fassent marche-arrière, ça n'arrivera jamais, ce qui ne serait pas problématique en soi si In Flames nous avait produit des albums tout au moins équivalent qualitativement même dans un genre différent, pas de bol, saperlipopette, In Flames s'est embarqué dans un rock alternatif de qualité douteuse et très souvent embarrassante, en touchant le fond avec l'absolument horrible Battles il y a trois ans, aujourd'hui la question avec ce nouvel album est juste de savoir si le groupe réussira à produire un album encore plus honteux où s'il parviendra à arrêter sa course folle dans les abîmes de la nullité, et sait-on jamais, peut-être que ce sera bien pour la première fois depuis dix-neuf ans?

mardi 8 mai 2018

[Chronique] Dimmu Borgir - Eonian

Tiens c'est marrant, j'entends partout que cette année c'est le grand retour de Dimmu Borgir après huit ans d'absence, huit ans? vous êtes sûrs de vous là? parce que bon, ça fait peut-être huit ans depuis Abrahadabra, mais ça fait surtout pile-poil quinze ans qu'on a pas entendu un vrai bon Dimmu Borgir satisfaisant, In Sorte Diaboli c'était super moyen, Stormblåst MMV c'était le réenregistrement cash-grab facile du premier album, et ça nous ramène à 2003, Death Cult Armageddon, le dernier disque des norvégiens qu'il n'est pas totalement honteux d'écouter.
Huit ans depuis Abrahadabra donc, ce disque super vilain qui voyait le groupe délaisser de plus en plus le Black Metal pour un merdier symphonique à gros budget putassier, un album marqué par les départs de Vortex et de Mustis, et bien entendu encore davantage gâché par la présence que l'on qualifiera poliment de crispante et clivante d'un Snowy Shaw for heureusement absent de cette nouvelle livraison, et Eonian, c'est le Titanic de Dimmu Borgir, un naufrage insensé qu'on avait vu venir de loin vue la trajectoire de ce qui reste du groupe depuis une quinzaine d'années, autant le dire tout de suite, c'est une belle grosse merde qu'il vaut éviter à tout prix.

samedi 27 janvier 2018

[Chronique] Machine Head - Catharsis

C'est marrant comment avec du recul, la discographie de Machine ressemble de plus en plus à des montagnes russes où les bons disques apparaissent finalement comme des anomalies, Burn my Eyes avait permis au groupe de débuter sa carrière au sommet, c'en est suivi une descente qualitative progressive avant de toucher le fond avec le combo de la honte Burning Red/Supercharger, le groupe avait ensuite remonté la pente pour nous pondre après un disque de transition un inespéré The Blackening, et comme Machine Head était revenu au top, Robb Flynn s'est bien évidemment dit qu'il était temps de re-flinguer la carrière de son groupe, partant de là, après s'être farci un Into the Locust fadasse, la seule chose que l'on pouvait espérer du dégueulasse Bloodstone & Diamonds, c'est que Machine Head avait une fois encore touché le fond et qu'il allait se re-bouger le cul pour renaître à nouveau... LOL! même pas en rêve bande de naïfs, je ne sais même pas comment c'est possible, mais Machine s'est encore enfoncé dans les abysses de la dégueulasserie afin de nous proposer avec Catharsis le pire album de son histoire, ouais, c'est encore pire que Supercharger, putain de bordel de merde...

mardi 31 mars 2015

[Chronique] Liturgy - The Art Work

S'il y a bien un groupe détesté par les Trve du Black Metal, c'est bien Liturgy, un groupe dont on a bien du mal à savoir si c'est un Troll ou un véritable projet artistique, il faut dire aussi que son leader Hunter Hunt-Hendrix cristallise la haine des trve par son discours pompeux et abscons, c'est au moins la seule chose qui rapproche Liturgy du Black, le fait d'avoir un leader attention whore qui se recherche la lumière à tout prix et qui se prend ridiculement trop au sérieux.
Bref, après Renihilation et Aesthethica, il était difficile de dire si le groupe était une blague ou non, mais ça c'était avant, car pour son troisième album, Liturgy enlève définitivement le masque, et il n'y a désormais plus aucun doute, Hunter Hunt-Hendrix est un Troll, et The Art Work est une gigantesque merde, mais pas une petite hein, un furoncle, une daube, du n'importe quoi, c'est un peu comme si Liturgy voulait aussi redéfinir à lui seul le concept même d'album de merde, et il y parvient sans mal, The Art Work, c'est l'alpha et l'oméga de la merde, impossible de descendre plus bas, à moins de s'enregistrer en train de chier sur un tambour, mais ce sera peut-être pour le quatrième album...

vendredi 20 mars 2015

[Chronique] Nightwish - Endless Forms Most Beautiful

Nightwish au départ c'était pas trop mal puis c'est parti en couilles, à partir de Once globalement, quand le groupe s'est dit qu'ajouter de la grosse pop dégueulasse à son Metal déjà pas trop couillu et easy listening était bien plus vendeur, bingo, faire de la merde c'est le jackpot assuré, bien vu, après tout, les fans de Nightwsish sont tellement cons qu'ils sont capables de tout pardonner, même un changement de chanteuse dans des conditions troubles, les avantages d'un public mainstream amateur de soupe.
Bref, après l'intermède Anette Olzon, virée comme une merde en pleine tournée, elle même succédant à une Tarja Turunen... également virée comme une merde (sérieusement, les finlandais ont pris des cours chez Anthrax pour la gestion de leurs vocalistes ou quoi?), troisième étape dans la carrière du groupe de Tuomas Holopainen, puisque c'est la géante batave Floor Jansen qui reprend le flambeau, une arrivée qui fait de Floor la membre du groupe ayant plus de virilité que tous les autres réunis, mais un bon choix quand même, car après tout, j'adore Floor Jansen, surement la plus compétente pour assurer à la fois les voix d'opéra de Tarja et les morceaux plus pop de la période Olzon, enfin, une bonne idée, à la base, on verra plus tard que tout ne se passe pas comme prévu.
Donc voilà, après l'horrible mi-album mi-bande originale de film Imaginaerum sorti en 2011 et qui m'avait valu l'ire des fans du combo finlandais, Nightwish va-t-il redresser la barre? coupons court à tout suspense, la réponse est non, et un gros non en plus, car Endless Forms Most Beautiful est un autre disque complètement foiré à ajouter au passif déjà bien chargé de Nightwish...

vendredi 27 septembre 2013

[Chronique] Soulfly - Savages

Ça devient une sale habitude, tous les ans, je dois me taper la chronique d'un album de Max Cavalera, quand ce n'est pas avec Cavalera Conspiracy, c'est avec Soulfly, et à chaque fois, c'est un peu la même chose, je n'ai pas d'autre solution que de pulvériser ces daubes.
Vous allez croire que je lui en veux et que c'est de l'acharnement de ma part, mais soyons réaliste, ça remonte à quand le dernier disque correct de Soulfly? Dark Ages peut-être? où alors l'un des albums post-Roots ethnico-tribal foireux? J'ai cette impression qu'aucun des huit albums de Soulfly n'est véritablement bon, car entre le recyclage de Roots au début et la réorientation vers un son plus dur à base de Groove/Thrash bas-de-plafond, on ne peut pas vraiment dire que la discographie soit enthousiasmante, et ce serait mentir de vous dire que ce neuvième effort va changer la donne, loin de là, car une fois de plus, Savages navigue dans les abîmes de la médiocrité...