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vendredi 9 septembre 2016

[Chronique] Pain - Coming Home

N'y allons pas par quatre chemins, je n'attendais rien, absolument rien, de la part de Peter Tägtgren avec cette nouvelle livraison de Pain, même après cinq ans d'absence du projet, il n'y avait aucune excitation particulière, faut dire aussi que le bon vieux Peter a depuis quelques années mis tous ses projets en pilotage automatique, notamment Hypocrisy, c'est pas que c'est véritablement de la merde, mais c'est toujours pareil, Tägtgren n'en a plus rien à foutre, il ne fait plus de musique, encore moins de l'art, il fait des produits, calibrés et prémâchés à destination d'un public déjà acquis à sa cause et qui achètera de toute façon le bouzin sans être trop regardant, un public qui s'est peut-être élargi depuis l'année dernière et sa participation au dégueulassement dégueulasse album solo de Till Lindemann, qui lui avait déjà permis à l'époque de recycler... du Pain, tiens tiens...

lundi 25 mars 2013

[Chronique] Hypocrisy - End of Disclosure


Hypocrisy est le genre de groupe qui ne nécessite pas une longue introduction, en plus de 20 de carrière, Peter Tägtgren et ses potes ont accouché d'une redoutable série d'albums avec une certaine constance dans la qualité, une série malheureusement entachée par une grosse sortie de route en 2002 quand le groupe a largué tout le monde avec le très Nü Metal Catch 22, un échec tel que Tägtgren décida de le retravailler pour le ressortir en version plus conforme aux attentes des fans.
Heureusement, le groupe s'est bien rattrapé depuis et a repris sa marche en avant, enchaînant des albums de Melodeath bien gouleyants, sauf que voilà, même si ça déchire, il faut quand même avouer que le groupe n'évolue plus vraiment depuis une dizaine d'année.
En fait, j'ai le sentiment que Peter Tägtgren ne se fait plus trop chier avec sa musique, que ce soit avec Pain, son projet Electro-Pop-Indus dont tous les albums se ressemblent, ou avec Hypocrisy, le Peter fait ce qu'on attend de lui, sans réelle volonté d'aller plus loin (après tout, quand il a tenté d'expérimenter, tout le monde a vomi en écoutant Catch 22...), et donc, sans surprise, End of Disclosure est dans la lignée de Virus ou de A Taste of Extreme divinity, et ne proposera pas grand chose de plus qu'un album de Melodeath bourrin, catchy, extrêmement bien produit, largement supérieur à la moyenne, un disque qui contentera tout le monde, même les plus vieux fans regrettant le Death pur et dur des débuts, c'est déjà pas mal, mais on était surement en droit d'attendre un peu plus après quatre ans d'attente...