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mardi 31 juillet 2018

[Chronique] Imperial Triumphant - Vile Luxury

Il n'aura pas fallu longtemps pour qu'Imperial Triumphant se débarrasse de son étiquette très réductrice de clone américain de Deathspell Omega, et même si la référence est restée un élément du son particulier des américains, Imperial Triumphant est désormais une entité en tout point singulière et presque inimitable.
Imperial triumphant évolue dans cette petite niche de groupe abstrait mêlant Black tortueux et torturé, Death technique dissonant à la Gorguts, et sonorités et constructions expérimentales, son précédent album Abyssal Gods était d'ailleurs une sacré claque dans la gueule d'Art noir avant-gardiste qui n'avait pas laissé indifférent les amateurs de brutalité extrême non-linéaire, et après avoir écouté son EP Inceste il y a deux ans, il y avait peu de doute qu'Abyssal Gods n'était qu'une étape dans la carrière du groupe et que Vile Luxury allait être un peu différent, car il suit en quelque sorte la seule constante dans l'évolution d'Imperial Triumphant, l'immersion de plus en plus profonde dans le bizarre et l'avant-garde jazzy, avec un groupe qui continue inlassablement de sonder les ténèbres les plus cauchemardesques et de retranscrire ses visions névrotiques en musique, tout ça pour vous prévenir que ce ne sera pas vraiment pour tout le monde...

lundi 26 février 2018

[Découverte] Eigenlicht - Self-Annihilating Consciousness

Avec leur premier EP Sacral Regicide paru il y a déjà trois ans, les jeunes américains d'Eigenlicht était parvenus à fermement démontrer en une grosse vingtaine de minutes qu'il allait être bien difficile de catégoriser leur musique, du Black Metal bien sûr, mais pas seulement, Eigenlicht est le genre de groupe à vouloir repousser les limites d'un genre, en y incorporant tout un tas d'éléments différents, décrivant sa musique comme une sorte de voyage mystique fait d'explorations métaphysiques, Eigenlicht n'est pas le groupe à faire les choses comme tout le monde, et bien que certains rapprochements pourraient facilement être faits avec un Wolves in the Throne Room dont il partage la même origine géographique, Self-Annihilating Consciousness va développer une vraie personnalité et un son qui lui est propre.

vendredi 12 août 2016

[Découverte] Anicon - Exegeses

Aujourd'hui, c'est chronique/découverte, et nous allons filer du côté de New York faire la connaissance d'Anicon, un groupe que vous ne connaissez surement pas, dans le mesure où Exegeses est leur premier album, que les membres sont tous des inconnus à part peut-être le batteur Lev Weinstein qui est chez Krallice, et j'imagine mal que vous ayez écouté toute la série d'EP/Demo/Split qu'a sorti le groupe depuis 2012 en préambule à ce premier effort longue durée.
Bref, avec une pochette pareille, vous savez déjà de quoi on va parler avec Anicon, ouais, de Black Metal, et du très bon en plus, car si je prends la peine de vous parler de ce disque, vous imaginez bien que ça ne va pas être de la merde.

mercredi 2 décembre 2015

[Chronique] Dead to a Dying World - Litany

Il n'y a pas eu de chroniques en rafale pour novembre, il n'y en aura pas non plus en décembre, l'année est quasiment terminée, les grosses sorties sont derrières nous, et l'actualité est très faible en ce moment, c'est l'occasion pour moi de continuer à vous proposer des chroniques de trucs plus underground mais souvent très intéressants, voir de parfois rattraper mon retard en vous parlant d'albums sortis il y a déjà quelque temps, ça tombe bien, ce Litany des américains de Dead to a Dying World tombe dans les deux catégories, l'album est sorti en octobre, et il est tout à fait possible que vous soyez passé à côté du fait du manque d'éclairage entourant sa sortie, session de rattrapage obligatoire donc, car Litany est de ce genre d'album qui ne laisse pas indifférent.

mercredi 1 juillet 2015

[Chronique] False - Untitled (2015)

Après avoir chroniqué tout un tas de merde tout le courant du mois de juin, que diriez-vous de commencer juillet par un vrai bon disque?
Ça tombe bien dites-donc, je m'étais justement mis de côté un album sorti il y a quelques semaines pour l'occasion, car parfois, entre toutes les merdes qui sortent, on trouve un bon disque, c'est rare mais il y en a, et ce qui est encore plus rare par les temps qui courent, c'est de tomber sur un bon disque de Black, car c'est bien de Black dont il va être question aujourd'hui.
Bref, voici False, un petit groupe du Minnesota, qui nous propose son premier album subtilement non intitulé, dont les seules références remontent à 2012 avec un split en compagnie des excellents Barghest et un EP qui s'appelait également Untitled, comme quoi False est le genre de groupe qui n'en a rien à foutre de donner des titres à ses sorties, heureusement, ce premier album sera largement plus inspiré que son absence de titre, après tout, c'est pas comme si je vous avait déjà dit plus haut que c'était bien...