Après un premier brouillon sorti au début des années 90, Soul of a new Machine, Fear factory avait marqué de son empreinte la décennie avec deux brûlots définitifs, Demanufacture et Obsolete, définissant leur style, basé sur les rythmiques inhumaines et implacables de Raymond Herrera, les riffs mitraillettes de Dino Cazares, sans oublié le chant et les refrains catchy de Burton C. Bell, la suite fut malheureusement beaucoup moins glorieuse, avec l'horrible Digimortal et le split qui suivit...
Pourtant, sans le gros Dino (et avec un Christian Olde Wolbers reprenant le poste de guitariste), Fear Factory avait continué l'aventure, en forme de hit and miss, avec le très bon Archetype, et le désastreux Transgression, avant un nouveau split/Hiatus qui semblait marquer la fermeture définitive de l'usine à peur.
Mais une fois de plus, alors que personne ne s'y attendait, Fear Factory renaissait de ses cendres avec à la clé un invraisemblable imbroglio juridique, Burton faisait la paix avec Dino, qui rejoignait le groupe, en virant au passage Herrera et Olde Wolbers sans autre forme de procès, ces deux derniers déclarant plus ou moins qu'ils faisaient encore partie du groupe et que burton et Dino avait monté un nouveau groupe nommé Fear Factory, autant dire un beau bordel...
Malgré tout, avec Gene Hoglan à la batterie, les ricains délivrèrent un très brutal Mechanize, qui ne révolutionnait pas grand chose en se rapprochant plus d'un Archetype que d'un Demanufacture, mais qui avait le mérite de montrer un groupe solide et revenu à ses fondamentaux.
Bref, autant dire qu'avec ce nouvel album, The Industrialist, marqué par un énième changement dans le line-up, Fear Factory joue gros, et n'a pas intérêt à se vautrer, même si on peut se demander qui attend encore quelque chose de ce groupe...

